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La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
L’autre jour, je discutais avec Lilvirgo sur MSN. La demoiselle venait me féliciter pour mon CDD et je lui explique que je suis d’autant plus contente que je vais bosser dans le bureau du DRH le plus choupinou qu’il m’ait été donné de rencontrer (certes, j’en ai rencontré peu). Mais je précise : je ne m’emballe pas, je ne compte absolument pas tenter quoi que ce soit avec cet homme. Il va juste devenir mon plan M.
Qu’est-ce que le plan M (© Lilvirgo) ? M, c’est pour miam. Un plan M, c’est un gars que l’on trouve super choupinou et qu’on mate sans espoir de plus. En discutant, nous nous sommes rendues compte que nous avions la même façon d’agir. Quand nous allons en cours ou pour travailler, nous choisissons un jeune homme délicieusement miam miam que nous allons pouvoir mater à loisir, le plan M (comme miam ou mate, toujours © Lilvirgo). J’avoue que célibataire ou en couple, j’ai toujours eu mon plan M. En première année de fac, j’en avais un dans chaque cours, quasiment (hého, j’étais célibataire, à l’époque) sans compter les profs. J’en avais deux particulièrement choupinous. D’abord Cédric, sorti tout droit d’un boys band avec ses t-shirt moulant délicatement ses pectoraux et laissant échapper deux bras bien musclées, son jean blanc qui permet d’entrevoir son boxer bleu marine dessous. Il avait le cheveux soyeux, mmmm ! (enfin, ils avaient l’air soyeux, j’ai jamais touché). Je me souviens, au premier semestre, vous aviez la brochettes des nanas de la classe au premier rang. Au second semestre, notre délicieux thésard a été remplacé par son vilain directeur de thèse, normalement en charge de cours et, là, la brochette de nanas (y compris moi) a curieusement disparu de la classe. Il y avait ensuite Pierre, le fils caché de Steve McQueen aux yeux plus bleus que le ciel azuré et au petit cul qui ne demandait qu’à être mordu. Ce qui était génial avec ce prof, c’est qu’il faisait tout le temps tomber sa craie et se penchait donc pour la ramasser, miam ! En plus, il m’avait à la bonne, lui, il m’a dit un jour : « vous êtes une des meilleures élèves que j’ai eue, je ne vous oublierai pas ! ». Aaaaaaaaaaah ! Putain, ça, ça fait plaisir.
Bon, comme en première année, j’ai eu plein de beaux profs et de beaux camarades, le sort s’est vengé et je me suis ensuite retrouvée en cours qu’avec des vilains pas beaux et des profs de l’âge de mon grand-père même pas gentils. Enfin, si, y en avait des sympas mais rien ne pouvant entrer dans la catégorie plan M. Quoi qu’en deuxième année, il y avait l’inconnu du mercredi matin, une histoire débile. Le mercredi matin, donc, j’avais cours avec une connasse finie qui nous avait pris en grippe, Gauthier et moi. Juste avant d’aller en cours, je croisais donc ce beau gosse qui restait dehors, juste devant nos fenêtres quelques instants de plus et je matais jusqu’à ce qu’il aille en cours. Après la rupture avec Pierre, je décidais de le passer en plan M et plus si affinités, j’avais un plan : un matin, j’ai « oublié » ma montre pour lui demander l’heure… Oui, j’étais vraiment TRES nulle en drague à l’époque. Sauf que l’inconnu n’est jamais plus venu.
En science po, par contre, dès le départ, je repère un magnifique brun aux yeux de braise et à la peau diaphane, Guillaume qu’il s’appelait (évidemment). Comme je suis très forte, au bout d’un mois, je me retrouve à faire un exposé avec lui, on s’installe à un café avec un coca… Et là, il me rote littéralement à la gueule et ne s’excuse qu’après avoir remarqué que je le regarde, atterrée. Bon, tu dégages de la catégorie plan M, toi !
Le plan M n’a pour but, au départ, de nous motiver à aller bosser ou en cours. Nous n’attendons rien d’eux, si ce n’est d’être présents et beaux, disposés à se laisser mater. Nous ne leur adresserons peut-être jamais la parole mais ce n’est pas le but, au fond. C’est juste que d’aller en cours de sociologie de l’administration, ce n’est motivant que s’il y a un choupinou à regarder. Même quand on est en couple parce que je suis désolée, y a pas de mal à se faire du bien aux yeux. Après tout, c’est comme admirer un paysage ou regarder les étoiles. Quand la nature fait si bien les choses, autant en profiter. Après, rassurez-vous, Guillaume 1er était un pro du matage même pas discret donc pas la peine de me dire en comm : « t’es une garce, imagine si ton mec avait fait pareil. » Il faisait pareil, justement, et je m’en moquais. Regarder n’est pas toucher et je ne m’imaginais pas du tout en train de faire des brouettes ou autre chose avec mes plans M.
Mais parfois, un plan M peut devenir en plan M et plus si affinités. Exemple : Bertrand. Il est choupinou, il est choupinou… Merde, il me fait totalement craquer, j’ai envie de conclure, zut de zut. Bon, finalement, vu que je suis nulle en drague, je crois qu’il n’a jamais compris qu’il était un plan M et plus si affinités, tant pis. Ce fut tout de même très agréable de le regarder droit dans ses yeux bleus-verts-gris pendant quelques mois. Sinon, autre plan M et plus si affinités : Ludovic, mon collègue lors de mon stage rugby. La première fois que je l’ai vu, il m’a pas marqué plus que ça, soyons honnête. Mais comme nous fumions tous les deux, on se retrouvait souvent en pause clope en même temps, à discuter sur le balcon du 5e étage et je me suis dit qu’il était quand même drôlement choupinou. Grand, brun, mince, un visage d’ange, miam ! Donc le jeu consistait à caler mes pauses clopes sur les siennes, très amusant. Mais le soir de la finale du TOP 16, c’était l’occasion de conclure, ou pas… En fait, cette soirée m’a permis de mesurer la timidité limite maladive du jeune homme. A un moment, je le rejoins au bar pour commander une boisson (oui, j’avais un bracelet magique me permettant d’avoir accès illimité au bar, je vous dis pas…). Et là, je me dois de prendre les choses en main car il ose pas interpeller le barman, donc je prends la commande pour les deux. Plus tard, dans la soirée, je me retrouve avec Bastien, le pigiste du week-end bien choupinou aussi (mais je le voyais jamais donc pas un plan N) et Ludovic nous annonce qu’il va chercher une bière au bar et Bastien me fait : « tu vas voir, il va revenir les mains vides. » Cinq minutes plus tard, Ludovic revient les mains vides, tout dépité, on rigole. « Oui mais y a le joueur, là, il m’a viré du bar en disant que c’était sa place, quel connard. » Comme j’ai soif, je l’accompagne pour prendre sa commande mais y a plus de bière donc il prend un coca. A la fin, on se fait sortir de la boîte parce que c’est 7h et que ça ferme donc le joyeux trio embarque Zoé et on va se prendre un petit déj dans le coin. Mais la journée ne fait que commencer : Ludovic, Zoé et moi devons partir sur Toulouse pour un match. Donc je rentre viteuf chez moi récupérer mes affaires et je rejoins mes deux amis à l’aéroport où on prend un café dégueulasse. On est rejoint par une quatrième acolyte et on prend l’avion. Pour une fois, j’ai pas eu peur du tout, sans doute parce que je commençais à ressentir les effets de la nuit et je m’inquiète un peu : le match que je dois couvrir est à… 17 heures.
On arrive au stade Ernest Wallon, on va manger avec le staff du stade et voilà que le petit Ludovic nous fait un malaise vagal. C'est-à-dire que son visage légèrement hâlé devient plus blanc que le mien (un exploit) donc on s’inquiète un peu, je lui dis de s’allonger et de lever les jambes, la meilleure façon de lutter contre un malaise vagal. Oui, je sais ça parce qu’il m’est déjà arrivé d’en faire. Le plus ridicule : ma sœur se fait opérer des dents de sagesse, j’appelle dans l’après-midi de l’opération pour annoncer à ma mère que Guillaume et moi arrivons voir la demoiselle, elle me raconte qu’une amie de ma sœur a fait un malaise vagal dans la chambre de ma sœur et je rigole : « mais quelle petite nature ! ». Oui, moi, j’ai passé ma jeunesse dans les hôpitaux, pas du tout par maladie mais le dimanche, quand mon père faisait les visites et que ma mère travaillait, il nous amenait à l’hôpital et ma sœur et moi dessinions dans le bureau des infirmières, on était un peu les mascottes du service. Donc on arrive dans la chambre, on discute et je commence à me sentir mal : les couleurs se barrent de mon visage, je commence à transpirer et avoir envie de vomir. Donc, discrètement, je me penche vers la fenêtre pour prendre l’air mais attrapée : Guillaume voit que ça va pas et ma mère comprend : elle me prend par la main et me fait descendre dans le jardin de la clinique pour m’allonger et me faire lever les jambes. Je me moquerai plus jamais des copines de ma sœur qui se sentent mal.
Après le déjeuner, Ludovic et moi sommes conviés dans un superbe bureau tandis que Zoé et l’autre fille vont voir une de leurs amies, on mate la télé puis on s’endort un bon quart d’heure devant. Hé oui, lecteur, techniquement, j’ai dormi avec mon plan M et plus si affinités, la classe ! Nous avons passé le reste de la journée ensemble mais mon stage se terminait sur ce match, je l’ai revu une autre fois et c’est tout. Mais peu importe, ce plan M et plus si affinités ne m’a pas brisé le cœur, c’est le but.
Et voilà. Dans quinze jours, je commence mon stage avec, tous les matins, la joie de me lever pour voir mon nouveau plan M… et pas plus si affinités car on ne mélange pas boulot et brouette.
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