C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
Rappelez-vous. J'avais déjà parlé de ce réalisateur, Christopher Nolan, lors de ma petite chronique du film Memento. Dans ce volet
de la sage du célèbre justicier de la dustopie Gotham City, où règnent le crime et la pègre, notre chauve-souris préférée -toujours aussi antipathique malgré le coquet minois de l'acteur (pas
antipathique au sens désagréable, mais ineffable)- combat son ennemi juré, le vil Joker, brillamment interprêté par le regretté Heath Ledger, décédé cette année dans la fleur de l'âge
(souvenez-vous, il incarnait l'insupportable et ultra-touchant cow-boy gay et blond de Brokeback Mountain, de Ang Lee). Pour ma part, je trouve que ce Joker tient la barre -placée déjà très haut
par Jack Nickolson dans les Batman de Tim Burton- et apporte à un personnage mythique des BD américaines une touche de nouveauté.
De manière générale, j'ai été séduit par la psychologie des personnages, bien plus intéressante que dans les autres films de super-héros que l'on voir proliférer sur le grand écran. Alors certes, le film est long, trop peut-être, mais au moins, quand les personnages parlent, ils ont quelque chose à dire, que ce soit les gentils ou les méchants.
Ah, oui, j'oubliais de vous toucher un mot du synopsis, plus précisemment. Le Joker, une espèce de criminel fou, sème la panique et le chaos à Gotham City. Non pas -comme la plupart des criminels- pour l'argent, mais uniquement par amour de la destruction. Il ne cherche pas à tuer Batman, ni à se faire arrêter. Il veut seulement que leur lutte soit sans fin, car ils sont deux antithèses vouées à s'affronter éternellement.
Une ombre au tableau, et pas des moindres : l'utilisation dans le scénario du personnage de Double-Face est inutile, bien que centrale. Il aurait pu faire l'objet d'un volet entier à lui tout seul. Alors Nolan, on avait peur que le Joker ne soit pas en mesure de satisfaire les besoins en super-méchants affrontant Batman ? Tu as eu tort, Christopher !
Pour finir, on est quand même loin du super-héros classique, qui est détesté puis adoré par la foule. Batman est un justicier de l'ombre, hors la loi. Il est incompris, et condamné à sauver les gens tout en étant détesté par eux. Idem pour le Joker. Personne ne semble comprendre ses motivations, excepté le sage Alfred (serviteur de Bruce Wayne, alias Batman). Ce n'est pas un criminel bas de gamme, mais c'est LE criminel par excellence, qui réfléchit à la notion même de crime, de mal, de chaos.
Le fou est parfois philosophe.






