C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Deuxième volet de « la drague vue par une fille qui n’aime pas ça ». Après la rue, voici un haut lieu de drague : la boîte de nuit. Des hommes et des femmes parés pour l’occasion et gigotent sur des musiques endiablées. Toute cette sueur active fortement les phéromones, on espère ramener un(e) partenaire de brouette pour terminer la nuit. Après tout, la pénombre, des mouvements en rythme tel un prélude à l’amour, l’alcool, les strass… Tous les ingrédients sont réunis ! Sauf que c’est pas une raison pour nous croire forcément consentantes.
 
 
En boîte, les discussions sont impossibles, il faut l’admettre donc on ne se base que sur ce que l’on peut juger : le physique. Après une conversation hautement philosophique « Et c’est quoi ton nom ? Nina et toi ? Jean-Paul. », on danse, on se tripote, on se mélange la langue et plus si affinités (dans les toilettes, la voiture ou même dans un lit, tant qu’on y est !). Du coup, des tas de jeunes loups (ou louves, d’ailleurs) affamé(e)s hantent ces lieux à la recherche du bon coup. Sauf que tout le monde n’est pas là pour ça, il faut savoir décoder les signes. Il y a deux ans, le prof de communication politique nous a expliqué que des sociologues avaient décrypté la drague en boîte et ils avaient révélé que contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont les femmes qui donnent le coup d’envoi de la séduction, en se trémoussant d’une certaine façon, en se touchant les cheveux…
 
A bien y penser, ce n’est pas faux. Bon, moi, les cheveux, je les touche tout le temps donc ce n’est pas nécessairement un indice (ben oui, quand je danse, ils me viennent dans la figure, faut bien que je les repousse). Mais si en boîte, un monsieur m’intéresse, je lui envoie des regards assez explicites… Je dirais même que je cherche son regard avec insistance et je vois : s’il n’y répond pas, je laisse tomber. A l’inverse, si je vois qu’un gars me dévore des yeux et qu’il ne me plaît pas, j’essaie de lui faire comprendre que je suis pas intéressée, le mieux étant en lui tournant le dos. Mais la plupart ne comprennent pas.
 
Il y a de tout en boîte dont certains mecs qui ont du mal à comprendre que non, c’est non et qui insistent lourdement. Quand je suis allée en boîte il y a un peu plus d’un mois, je me suis retrouvée aux toilettes avec deux filles, mortes poules, l’une d’elles commence à se lamenter sur les mecs car un jeune homme éconduit l’avait griffée… et pas qu’un peu, elle avait une sacrée estafilade sur la figure. Non mais on rêve ! Certaines se prendront des « pétasses » ou « salopes » très galants, ça donne vraiment envie de connaître le monsieur. Parce que c’est pas parce que monsieur vient pécho que toutes les filles doivent tomber à ses pieds et se faire traiter de la sorte si elles osent dire non.
 
Cet été, je suis allée en boîte avec Linga et Athéna : une Asiatique, une Antillaise et une châtain, bonjour le trio. On a passé la soirée à se faire entreprendre : trois filles ensemble, le pied. A un moment, un mec m’attrape la main (non mais ça va oui ? On n’a pas élevé les cochons ensemble mon gars). « Hé tu danses avec moi ?
- Non, suis avec mes copines.
- Et alors ?
- Et alors je veux danser avec elles, pas avec toi. »
Le problème quand on est qu’entre filles, c’est que nous sommes les proies faciles de tous les dragueurs, surtout les acharnés. Parce qu’apparemment, quand on n’est qu’entre filles, on est forcément en chasse. Et bien non, moi, je vais en boîte avec mes copines pour m’amuser. Si j’avais eu envie de danser avec monsieur, je lui aurais envoyé des signes. Et puis on me prend pas par la main, non mais !
 
Y en a qui privilégient à la quantité à la qualité : je me jette sur toute la chair fraîche environnante, y en a bien une qui va céder. Toujours lors de ma dernière virée en boîte hétéro, j’ai assisté à la chasse d’un pauvre type qui se jetait sur toutes les nanas et se prenait râteau sur râteau, forcément. Alors, là, j’entends les mâles qui hurlent : « ben alors quoi ? On a le droit de draguer qu’une nana par soirée ? » Je vous réponds : si je vois un mec draguer une nana, se prendre une veste et venir joyeusement m’entreprendre quelques minutes après, c’est clair qu’il va se prendre un vent. Hé oui, je ne suis pas une femme parmi tant d’autres, je suis un individu. La drague, c’est pas comme l’usine, ça marche pas à la chaîne. Quel crédit vais-je donner à un mec qui se jette sur moi avant tout parce que je suis de la chair fraîche ? Si je lui dis non, il va attaquer une autre fille, ça fait toujours plaisir…
 
Dans ma courte vie, je ne suis sortie qu’une fois avec un mec en boîte. J’étais dans ma période Pierre, un type m’accoste (enfin, vient danser devant moi) et comme j’étais résolue à mélanger ma langue ce soir-là, me suis pas faite prier. Sauf qu’il devait faire deux mètres et moi beaucoup moins. A un moment, je lui demande son prénom (oui, après avoir visité sa cavité buccale, la te-hon) et il me répond Pierre donc je l’indique discrètement à Gauthier quelques mètres plus loin qui explose de rire. Résultat, on a passé la soirée à se rouler des pelles sur la piste de danse à tel point que quand on s’est décollé, à un moment, des gens ont applaudi (la te-hon bis). Résultat : ben rien, fin de la soirée, fin de l’histoire. Le lundi, j’ai croisé un mec à la fac qui lui ressemblait terriblement, j’ai jamais su si c’était lui ou pas mais vu qu’il était équipé d’une greluche, j’ai jamais osé demandé. En même temps, deux jours plus tard, je sortais avec Guillaume 1er du nom donc ça n’avait plus d’intérêt. Ceci étant, je ne crois pas que je puisse trouver le géniteur de mes trois enfants en boîte. Peut-être me trompe-je mais c’est tellement la foire aux bestiaux que les histoires qui naissent là sont souvent éphémères. De toute façon, je ne veux plus sortir avec un mec en boîte. Pas tant par principe que par souci technique : en boîte, il fait sombre, j’ai pas mes lunettes donc le Brad Pitt de la boîte pourrait se révéler être Jean-Louis Bidochon le lendemain au réveil. Avec ou sans alcool dans mon sang.
 
Je n’aime pas la drague en boîte. J’ai un peu l’impression que c’est le marché aux bestiaux, faut à tout prix se trouver une moitié sinon, la soirée est gâchée. Personne ne peut concevoir qu’on va en boîte juste pour danser ou pour passer un bon moment entre amis ? Pourquoi sommes-nous tous censés être là pour « choper » ? Hé oui, moi, si je vais en boîte, c’est avant tout pour transpirer un peu, pour me défouler, quel bonheur ! C’est sans doute pour ça que j’aime bien aller en boîte gay, au moins, je suis peinarde (quoique ça dépend de la boîte).
 
Autre question : pourquoi la discothèque est-elle à ce point l’ennemie de la galanterie ? Ok, il est difficile (voire impossible) de discuter en boîte, mais c’est pas une raison pour entamer la relation par une main au cul. Au passage, mon fessier n’est pas un espace public, on ne s’y balade que sur autorisation. Qu’est-ce qui pousse les mecs à croire que la discothèque est un lieu propice aux attouchements de toute sorte ? Je n’aime pas qu’on me touche, je déteste qu’un mec que je ne connais pas vienne se coller à moi alors que je ne lui envoyé aucun signe d’intérêt. Je me souviens quand j’étais allée en boîte avec mes collègues de mon premier stage, un mec était arrivé derrière moi et m’avait enlacée, s’agitant dans tous les sens derrière moi. Quand il a vu que je m’étais transformée en statue, il m’a lâchée, le tout sous le regard étonné d’un collègue. NON MAIS CA VA PAS ! Je veux bien danser collée serrée mais avec le partenaire que j’ai choisi, sans que ça engage quoi que ce soit au passage. En juillet, j’étais sortie en boîte avec des copains de Clara et je m’étais amusée à faire du frottis-frotta avec l’un d’entre eux. Un pur jeu de part et d’autre, on s’est bien amusés et voilà. Le problème, c’est que les trois-quarts des mecs pensent que le frottis-frotta mène à la brouette donc je ne le ferai jamais avec un inconnu. Alors qu’il ne me l’impose pas, merci.
 
Bref, la drague en boîte, ça me fait penser à la drague sur meetic : on se choisit uniquement sur des critères physiques et comme on pense que, comme la plupart des gens sont là pour choper, on se dispense des règles élémentaires de séduction. Erreur, erreur. Voilà pourquoi je ne vais jamais en boîte hétéro, ou alors avec mon pénis accompagnateur (un mâle qui joue le rôle de mon mec pour faire fuir les lourdauds, Gauthier, en général).
Publié dans : Sexe et séduction
Vendredi 10 mars 2006

Voir les 33 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

W3C

  • Flux RSS des articles

Liens

 
Blog : Pro sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus