C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
Par Lucas
Les mecs sont assez excités
Et ça les préoccupe
Que les filles sortent leurs décolletés
Et leurs mini-jupes
(Grand Corps Malade - Quatre saisons - Album "Enfant de la Ville")
Chais pas si vous avez remarqué, mais c'est l'été. Ouep, sans blagues. Ne me remerciez pas : je sais bien que vous venez ici tous les jours pour lire mes aphorismes et mes paroles de prophète.
Heureusement que je suis là, hein ? (Je sais. On dit pas hein, on dit... )
Bien sûr, qui dit Voila l'été dit léééééégèreté . J'adore ce mot. Prononcez-le tout haut, dans un souffle... Légèreté, c'est-à-dire faire virevolter les habits oppressants le soir venu, quand on a plus ce rôle social à jouer au bureau ou vis-à-vis des clients. La logique du Friday Wear me parait à ce sujet complètement débile. Si on va bosser, si on a des comptes à rendre et l'image de notre boite à défendre, même si le Friday Wear doit devenir une institution à quoi bon s'habiller "sérieux" les autres jours... Ouhai je sais, je fais mon coincé du cul (vous l'avez pensé tellement fort que je l'ai entendu, bande de médisants ;-)
M'enfin revenons au sujet.
C'est donc l'été et, pour les nanas, c'est la révolution après le régime dictatorial... (Lucas, premier sur les jeux de mots à deux balles...)
Voila donc le règne de la mini jupe et du décolleté.
Conséquence directe pour nous les hommes, c'est l'heure du matage hypocrite de ces grâces, ambulantes et ineffables.
Je ne sais pas pour vous messieurs mais moi je ne me gêne absolument pas. Mais alors pas du tout.
Quand je croise une nana qui a un décolleté plongeant, bah je le regarde.
Une seule fois, pas deux, mais je le regarde bien sans faire style "j'ai rien vuuuuuuu".
C'est tout de même moins hypocrite qu'un regard de furet.
Ensuite, je passe, comme de bien entendu, sur ses guiboles, un rapide coup d'œil pour en apprécier le galbe.
A tous les sens du terme.
Concupiscence quand tu nous tiens...
Et puis j'oublie la naïade.
Je ne la regarde plus.
Bah oui, j'ai tout de même des scrupules.
Peur que la demoiselle se sente comme un bibelot, un objet de convoitise sexuelle.
Ça ne doit pas être facile pour une nana de sentir un regard qui l'instrumentalise comme ça.
Vous pourriez me dire que c'est une malhonnêteté intellectuelle et une frustration débile que de ne pas continuer le matage. Que les filles sont "habituées" à
ce qu'on les regarde, que si elles s'habillent comme des chaudasses pyromanes elles n'ont qu'à assumer les flammes engendrées. Vous avez parfaitement raison : d'ailleurs, si j'étais vraiment un
saint je n'aurais pas regardé du tout... Si j'ai jeté un coup d'œil, autant aller au bout des choses. Paye ton caractère non entier et vraiment sournois !
Vous pouvez donc critiquer, ne vous empêchez pas ! Voire mieux : allez relire cet article sur ma religion des
actes gratuits ; vous aurez de quoi rigoler...
Mais allons plus loin...
C'est marrant cette tendance naturelle, cet instinct quasi animal qu'on a de mater les sexy girls alors même qu'on sait bien qu'il y a aucune chance de la voir finir dans notre lit. Ya même une sorte de paganisme moderne là dedans. Plus la nana parait inaccessible et plus on "l'adore". Perso, dans ces moments là, je me dis (et je le vis bien) que je suis un vieux libidineux avant l'heure. Surtout que je reste de plus en plus perplexe quand je mate une fille dans la rue. Vous voulez savoir pourquoi ? Ouiiii, raconte-nous une histoire Papy Lucas...
Il s'avère que si vous me présentez une jeune trentenaire et une vingtenaire de 25 ans j'ai troooop de mal à évaluer leurs âges respectifs... si je n'ai pas des indices vestimentaires. Et encore, il est des jeunes vingtenaires qui ont une classe folle et des trentenaires habillées comme des collégiennes. Mais heu ! Tricheuses !! Comment que je fais moi ?
Je me retrouve donc en pleine rue à me poser des questions. Cette nana, si je l'aborde, d'une part ça va graaaave l'emmerder. Ou tout du moins, le fait de l'aborder
va directement la mettre en mode "j'me méfie". D'autre part, et si par chance elle accepte de partager une tarte au citron sur un banc ou de faire un tour avec moi sur ma
trottinette imaginaire (authentiques : et le pire c'est que, devant de telles entrées en matière, chaque nana a rigolé et ça a "marché"), donc une fois finis les préambules, je
vais peut-être me rendre compte au bout de 5 minutes qu'elle a 20 ans et qu'on a pas les mêmes envies, les mêmes trips, voire sur le court terme les mêmes désirs d'avenir... Ça démontre
bien à quel point le coup de foudre suivi d'un amour peut se résumer par la phrase de Peguy : tout commence en mystique et tout finit en politique...
Continuons sur ce sujet passionnant. Vous ne trouvez pas qu'entre 20 et 28 ans, il y a beaucoup plus de différences qu'entre 30 et 38 ou 40 et 48 ? J'en
ai pris conscience en rentrant dans ma Business Cool à l'âge de 25 ans et ca s'est confirmé il y a 2 mois quand j'y suis retourné pour y finir le reste de mon âge (sic). Jeune
diplômé ? Pas vraiment en ce qui me concerne avec mes 28 ans...
C'est certain : il y a une envie de s'amuser, encore et toujours, chez les Djeunz Cool là où le vieux vingtenaire aspire à des logiques différentes.
Allez, encore un exemple en provenance du laboratoire qu'est mon école.
La 2ème année de cours se conclue par un stage en entreprise de 4 mois minimum.
Si on prend en photo un mec qui part en stage et le même à son retour, c'est le jour et la nuit.
Presque flippant.
Le bonhomme revient plus posé, le regard calmé, la démarche moins folle, le discours plus maitrisé, avec un style vestimentaire beaucoup plus adulte , les traits affinés: un peu comme une seconde
crise d'adolescence. Eh oui, ce n'est pas pour rien que chez les Romains le terme adulescens englobait la période qui va de 17 à 30 ans...






