Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Dimanche 15 juin 2008

Par Bobby 

Parce que j'ai pas eu le temps pour cause de stage intensif cette semaine, et parce que je recommence à avoir un semblant de vie sentimentalo-sexuelle, je ne suis pas allé au cinéma cette semaine pour explorer les dernières nouveautés du 7e Art, donc, comme la semaine dernière, je vous fais une chronique sur un film que j'aime bien, mais qui n'est pas tout récent.


Bobby la Bidouille (merci pour le pseudo, Tatie Diane), à vous les studios. 
Après The Hours, je pourrais vous parler d'un Bergman, mais primo ça me prendrait des heures, et deuxio, j'ai un John-John (comme dit
PinkLady) sur le feu. Même que il est trop beau, mais on est d'accord, c'est absolument pas le sujet. Je garde donc ça sous le coude et je prends un autre film : 21 grammes

Ce film là, c'est un régal scénaristique et visuel. Tout y est complètement destructuré. Les plans s'enchaînent sans qu'on ne comprenne rien pendant une bonne partie de l'histoire, jusqu'à ce que, petit à petit, le puzzle se reconstitue, et la lumière se fasse. La lumière, parlons en ! Le directeur de la photographie mériterait tous les éloges du monde tant elle est soignée, blanche, blafarde, déformant les visages des acteurs (j'aime ces vedettes du grand écran qui ne craignent pas de s'enlaidir à l'image). Idem pour la musique de Santaolla (vous avez vu la pub Vuitton au ciné ces derniers temps ? Une pub tellement belle que quand on comprend que c'est juste pour un sac, ça fout les boules. La musique est de lui).

Ah, oui, l'intrigue. Trois personnages qui ne se connaissent pas, reliés entre eux par un accident de voiture. Le premier, joué par Sean Penn, attend une greffe de coeur. La deuxième, Naomi Watt, perd son mari et ses deux filles dans l'accident. Le dernier, Benicio del Toro, est le chauffard malgré lui. Et autour de cet incident vont s'articuler toutes les thématiques de la vie, de la mort, du destin et du hasard, des connexions entre les êtres. 

Dans son précédent film, Amours Chiennes, Iñarritu avait déjà réuni un tryptique de tableaux autour d'un accident de voitures. La mécanique qui se brise et relie les hommes. Il réitera l'idée avec Babel, où cette fois plusieurs personnages à travers le monde entier se retrouvent connectés, à cause d'une balle tirée sur un autocar de tourisme au Maroc. Ces deux autres films, qui ressemblent fortement à Babel sur la forme et l'esthétique, apportent chacun leurs idées nouvelles. Comme quoi, quand un prototype fonctionne, on peut le reprendre pour mettre d'autres choses dedans (un peu comme Hanneke avec sa nouvelle version de son propre film, Funny Games, où il passe de l'Autriche aux Etats-Unis). 

Enfin, pour conclure, je vous mets la voix off de la bande annonce, histoire de vous allécher si vous n'avez pas encore vu ce film : 

On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort... 
Le poids de cinq pièces de monnaie. 
Le poids d'une barre de chocolat. 
Le poids d'un colibri. 
21 grammes. 
Est-ce le poids de notre âme ? 
Est-ce le poids de la vie ?

 

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