Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Vendredi 11 avril 2008

Dans la vie, on a tous nos limites. Selon notre vécu, nos croyances, notre éducation et que sais-je encore, elles sont plus ou moins loin mais restent rarement figées. Si à 20 ans, on m'avait expliqué que je pratiquerais un jour le plan cul, je ne l'aurais pas cru. Elle est pourrie mon intro, non ?


Donc des fois, on fait des choses qu'on ne pensait pas faire un jour. Je vais pas vous détailler mon cas perso parce qu'on s'en fout de savoir ce que j'ai fait, ce que j'aimerais faire, ce que je me refuse à faire... Mais l'idée générale est la suivante : mes limites sont celles de ma dignité. En gros, m'amuser, ok. Mais encore faut-il que je puisse me regarder dans la glace le lendemain matin sans rougir. Bah oui, tu vois, être wild, péter les plombs, se lâcher, c'est bon. Par exemple ma soirée des vœux de la boîte où j'étais bien déchirée (et où j'ai même demandé à un mec que je ne connaissais pas du tout s'il était pédé) mais je n'ai pas regretté parce que je me suis beaucoup amusée.


Tout est question de contexte bien sûr. Plus on est bien dans ses baskets, plus il est facile de rester digne. Par exemple, en ce moment, je me sens légère comme une bulle donc j'ai pas besoin de péter les plombs tous les samedis soirs, de me bourrer la gueule pour oublier pendant 2 heures que je suis une looseuse et que je suis malheureuse avant de vomir les tripes. Histoire de cercle vicieux et de cercle vertueux, je vais pas développer. Et pourtant, à y réfléchir, je ne vois pas ce qui mérite que je m'assois sur ma dignité.


Prenons la question du sexe. Je parlais avec Vicky d'histoires de fesses et elle me dit « oh, c'est glauque ! Je crois que je deviens prude ». Et bien non. L'histoire en question (qui n'implique ni l'auteur de cet article ni Vicky) est totalement glauque et c'est pas tellement une histoire de pudibonderie, à mon avis. En gros, cette histoire me fait penser à un accident de voiture : une femme se détruit en faisant n'importe quoi avec n'importe qui dans le mépris total de sa propre personne et quand on me raconte cette histoire, j'ai la sensation de voir son corps démantibulé sur la chaussée. C'est gore. N'allez pas croire que l'on juge cette personne. Je dirais que chacun fait ce qu'il veut de son cul mais tant que ça se fait dans le respect des uns et des autres et à commencer par le sien propre. Dans ma grande période de n'importe quoi, Lucie aka la copine qui n'a pas sa langue dans sa poche m'avait dit : « mais bordel, arrête ces conneries, t'es un fille bien ! ». Ben, elle avait raison. Evidemment, c'est plus facile d'être une fille bien quand on est bien dans ses baskets.


Mais voilà, il y a des choses qui ne méritent pas que je m'assois sur mes principes. Accepter de se rabaisser pour une partie de jambes en l'air ou pour oublier pendant une paire d'heures que ça va pas, ça n'en vaut pas le coup. Maintenant, chacun fait ce qu'il veut de ses fesses ou de son foie, bien sûr. On peut tendre la main vers quelqu'un qui ne va pas bien, lui faire remarquer que oui, super, il a repoussé ses limites mais le jeu en valait-il la chandelle ? Non. La trashitude, ce n'est pas si drôle si on fait les choses en dépit du bon sens et que le lendemain matin, on a envie de vomir quand on se voit dans la glace.


Dans ma vie, j'ai fait des conneries et avec le recul, je les assume complètement. Pas de regrets, ça ne servirait à rien de toute façon. Sans doute qu'il aurait été mieux que je découvre ce que j'acceptais ou refusais de faire sans faire mes conneries mais je suppose que c'est aussi une question de maturité et de connaissance de soi.

 

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