C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
(Hé, figure toi que cet article est une blagounette. En vrai, je cherche pas le prince charmant et je vais même plus au bar, en fait… J’ai la vie sociale d’une marmotte en plein hiver)

Recommandé par des Influenceurs
Après réflexion avec moi-même et avec toi, lecteur qui a plus de bon sens que moi, j’ai réglé le souci de ma compagnie, je débarque dans le bar avec deux copines maquées. Comme ça, à trois, on est pas assez nombreuse pour dissuader les charmeurs potentiels. Première mission : choisir une table en vue, histoire qu’on puisse un peu se faire remarquer. Ben oui, si on est dans un coin tout sombre, comment qu’un prince charmant pourrait me voir ? Bon, heureusement, une table sympa et en pleine lumière est libre, youpi.
Maintenant que nous sommes assises, va falloir choisir sa consommation. La bière, j’ai déjà expliqué que je n’aimais pas ça donc je vais prendre un cocktail plutôt mais là, va falloir pas trop se tromper. Je pourrais prendre du champagne mais ça fait pétassista… Un cocktail mais pas trop gros histoire de ne pas passer pour une alcoolique et pour ne pas parler trop fort après un verre. Déjà qu’avant, je suis pas toujours la plus discrète du monde. Oui, le but est certes de me faire repérer par un mec séduisant et tout mais si je parle comme une pocharde avec la conversation qui va avec (exemple, lundi soir : « ohlala, ce mec, je lui aurais trop bouffé le cul ! » pile quand le serveur se penche à notre table), je pense que je peux me griller pas mal de coup. Bon, votons pour un cosmo, même si ça fait tragiquement Sex and the city.
Maintenant que le décor est posé, travaillons nos attitudes. Rire mais pas glousser ou s’esclaffer, avoir des gestes gracieux, envoyer ses cheveux dans tous les sens mais pas trop quand même pour ne pas passer pour une pintade finie. Soyons raffinée. Je regarde autour de moi pour voir un peu ce qu’il y a de bien, histoire de commencer à échanger quelques regards avec un beau jeune homme. Il paraît que c’est toujours la femme qui initie le jeu de séduction alors j’initie, j’initie. Enfin, si je trouve une cible, sachant qu’en plus, ma myopie ne me permet pas d’être hyper sélective non plus, vu que j’y vois rien. Bon, aucune cible verrouillée pour le moment, on va boire un peu entre copines en attendant de nouveaux arrivants.
Evidemment, les gens arrivent mais je vois pas toujours leur tête et je suis obligée de demander l’avis de mes amies « il est bien, lui ? – Bof ! ». Ah mince, j’ai oublié un point capital dans mon choix d’amis : contrôler leur goût en matière de mecs. Je connais certes leur petit ami mais difficile de voir sur un mec si on a globalement les mêmes goûts. Non parce que s’il le faut, le mec « bof », moi, je l’aurais trouvé canonissime. Peut-être que c’était l’homme de ma vie mais suite à une différence de goût entre mes copines à bonne vue et moi, je l’ai laissé passer. Rah, faut penser à tout ! La prochaine fois, je leur montrerai les photos de tous mes exs officiels et officieux pour qu’elles situent un peu ce qu’il me faut. Enfin, pour ceux dont j’ai la photo. Et pas la photo de leur pénis même si avec certains, je pourrais passer pour une petite chanceuse. Donc voilà, je montre les photos et surtout celles des plus beaux de mes exs histoire d’être sûre qu’elles ont bien compris. Alors le brun ténébreux, oui, avec les yeux verts, oui. La taille, je m’en fiche mais faut qu’il soit un peu bien habillé, quand même. Genre avec un pantalon à sa taille.
Le bar se remplit et il y a de plus en plus de brouhaha. On est obligés de parler plus fort et les tables voisines (où viendra peut-être ma cible quand j’en aurai trouvé une) sont susceptibles d’entendre ce que l’on dit donc amenons la conversation aux sommets pour passer pour une fille intelligente. Paraît que c’est pas forcément une bonne idée mais moi, je préfère. Donc on y va « vous en pensez quoi du parcours de la flamme olympique à Paris ? ». Hop, parlons actu, Tibet, droit de l’homme… Sauf qu’inévitablement, la conversation dérape et on finit toujours par parler sexe et fanfreluches diverses et variées. Ok, c’est jouissif ce genre de conversation mais pour la séduction, je suis pas sûre…
Bon, il ne se passe rien dans le bar et j’ai des fourmis dans les pâtes. Il va falloir bouger. La semaine prochaine, je pratiquerai donc le smirting pour draguer.





