C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Depuis que je travaille sur des forums, je lis toujours la même histoire qui me fait globalement hurler. Celle d'une jeune fille tout à fait normale (ça marche aussi avec un mec, tu peux t'identifier à mon héroïne, lecteur mâle) qui raconte ses difficultés de couple avec la sentinelle question : « et maintenant, que vais-je faire ? ». Et quand tu lis certaines histoires, la fille, t'as juste envie de la prendre par la peau du cul et la sortir de là.
L'amour, c'est compliqué. Comme Summer l'a dit, il ne s'agit pas de jeter l'éponge à la première crise. Mais y a des limites à tout. Qu'on doive faire des concessions, c'est normal mais sacrifier son amour propre pour un connard égocentrique ou un fou furieux narcissique et méprisant, là, je dis non. Certaines femmes essuient des insultes, coups et autres humiliations et viennent le regard hagard « heu, vous pensez que je dois lui donner une autre chance ? ». Des fois, j'ai l'impression qu'il n'y a de la chance que pour la racaille. Pas au sens « habitant de banlieue », dans le sens étymologique du terme, je parle. Il y a par exemple l'histoire de la fille qui invite une de ses amies à dîner et à la fin du repas, son mec, torché, roule des pelles à l'invitée, sous l'œil de sa « bien aimée ». Très entre guillemets. Ou celle plaquée par son mari qui revient quelques mois plus tard, la gueule enfarinée. Il ré emménage et depuis, la traite plus bas que terre.
Des histoires comme ça, j'ai de quoi en faire une encyclopédie. Oh, j'entends déjà les « non mais l'amour rend aveugle, tu sais » et compagnie mais arrive un moment où je me demande si on n'est pas carrément dans le syndrome de Stockholm. Ces femmes souffrent, elles viennent se confier à des inconnus pour être aidées mais le pire, c'est que dès que tu leur fais remarquer qu'elles doivent se tirer, une fois sur deux, elles réagissent mal à base de « mais tu peux pas comprendre, je l'aime ! ». Si, je peux comprendre mais faudrait pas oublier un truc : aimer l'autre ne veut pas dire qu'on ne s'aime plus soi. Renoncer à ce point à son ego, à son amour propre, je ne comprends pas, in fine. Vaut-il mieux être mal accompagnée que seule ? La société stigmatise-t-elle tellement le célibat qu'on préfère se caser avec le premier connard venu plutôt que d'attendre une belle opportunité ?
Pour moi, un couple, c'est un système de concession équilibré. Concessions, pas sacrifices. Comment voulez-vous que ça marche si l'un fait tous les efforts et l'autre pas du tout. Arrive forcément un moment où ça va rompre. Je n'ai pas la naïveté de croire qu'il suffit de s'aimer pour que tout marche : avec Guillaume 1er, on avait une bonne relation, une très bonne entente mais fallait parfois se recentrer l'un et l'autre pour notre épanouissement commun. Par exemple, il passait un peu moins de temps dans ses jeux de rôle pour le passer avec moi. Mais je respectais aussi sa passion et ne l'empêchait pas de jouer. Pas de sacrifice.
Au fond, tout ça me fait penser à un énorme manque de confiance en soi : youpi, j'ai un petit ami, je vais pas le faire fuir. Non parce que c'est pas comme si ça m'arrivait tous les jours. Alors il est pas parfait mais qui l'est hein ? Hihihi ahaha...ahem. Mais non. Non, non, non ! Personne ne mérite d'être traité comme le dernier des paillassons miteux. N'importe qui peut trouver une moitié qui la traite à sa juste valeur, pour peu qu'on s'en donne la peine. Et déjà, avoir conscience qu'on n'est pas une bouse, c'est un pas en avant. Franchement, se faire marcher sur les pieds, ce n'est pas de l'amour. Et même, quelqu'un qui se laisse faire sans jamais rien dire, ça finit par lasser le bourreau qui ira voir ailleurs à la première occasion. Mais oui, c'est logique : qui, ici, peut dire qu'il a envie de passer sa vie avec une personne sans le moindre caractère qui dit toujours oui à tout ? Pas moi en tout cas. Mais pas avec quelqu'un qui dit non tout le temps non plus !
Allez, on se regarde dans la glace : on n'est pas si mal, n'est-ce pas ? Sans parler de nos qualités de cœur et de caractère. Alors maintenant, on arrête de se brader. On mérite tous une moitié qui nous traite à notre juste valeur. Comme dirait Claudia (ou Pénélope ou Jennifer ou qui tu veux) : « Parce que je le vaux bien ».







