C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
Dans ma quête effrénée de l’homme, j’ai chuté. Physiquement, j’entends, c’est pas une figure de style, je suis vraiment tombée. Tout ça parce qu’un gamin s’est dit que se vautrer dans mes jambes pourrait être une bonne idée et depuis, j’ai mal au poignet et je trouve que la douleur, elle met du temps à passer. D’ailleurs, c’est bizarre, quand je bouge le poignet, ça fait automatiquement pleurer mes yeux, je ne trouve pas ça très rassurant. Bon, un t-shirt jaune finit par comprendre que j’ai vraiment mal et me propose de m’emmener aux urgences.
Générique : ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. Alors je précise que c’est celui d’Urgences car apparemment, personne n’a reconnu quand je l’avais mis dans l’épisode du ski. Alors pour moi, les urgences, c’est George Clooney, Noah Wyle et Goran Visnjic qui ont le bon goût de culbuter parfois leur patiente dans la salle des radios. En vrai, c’est pas ça du tout. Déjà, à l’accueil, y a même pas Kubiak. Et puis c’est con mais un hôpital, ça sent les médicaments et je trouve pas ça sex du tout. Le t-shirt jaune, rassuré de me savoir en de si bonnes mains, m’abandonne. Donc me voici posée sur un fauteuil et j’attends qu’on m’appelle. J’ai bien un bouquin dans mon sac mais le problème, c’est que c’est un livre de poche et qu’il me reste une centaine de pages à lire. Bon, ça devrait aller. Constatation première : pour lire un livre, deux poignets valides, c’est quand même beaucoup plus pratique.
Bon, essayons de faire une analyse objective de la situation. J’ai mal mais peut-être que je vais m’habituer. Bon, par contre, personne ne s’occupe de moi et à chaque brancard qui rentre, je comprends que ça va pas être mon tour de suite. Oui, les urgences, c’est pas comme la sécu, y a pas de ticket. Un infarctus, ça passe avant un poignet cassé. Je regarde un peu le personnel soignant et… euh… c’est moi où y a que des femmes ? Non mais comment je suis censée trouver l’homme si je ne vois que des femmes ? C’est juste incompatible.
Bon, mon livre est terminé, je m’ennuie. Tiens, y a des mags people, ça va m’occuper, tiens. Quoi ? Britney est encore enceinte ? Mais de qui ? De Kevin Federline ? De quoi ? Ohlala mais j’ai raté un épisode quand même, comment se fait-ce, alors que je travaille pour la communauté d’un mag people ? Je savais qu’elle avait rompu avec son paparazzo mais en quel temps elle est revenue avec Kevin ? Et surtout, comment peut-elle être enceinte aussi vite de lui ? Y a un truc, là. La date ? Début 2006. C’est de l’information de première fraîcheur. Mais bon, c’est assez amusant de redécouvrir des people oubliés, des couples qui n’existent plus… Enfin, ça occupe 5 minutes.
Mon Dieu, on m’appelle enfin, je rêêêêêve ! Je jette le magazine et crie que oui, c’est moi, des fois qu’une personne me vole ma place. C’est moi la priorité maintenant, mon poignet qui fait mal est le cas le plus grave et nananère d’abord ! « Le docteur va vous recevoir, rendez-vous à la salle là-bas ». You-pi. Je récupère mon barda comme je peux parce qu’un poignet de moins, ça fait une main qui ne sert à rien. Même si c’est la gauche qui ne me sert pourtant à rien, à la base.
Et me voici avec mon petit barda jeté un peu partout en travers de mes épaules, je me rends dans le bureau en question et je frappe. Derrière la porte, le docteur. Le, à priori, ça veut dire que c’est un monsieur mais vu que j’ai pas vu la queue d’un docteur mâle depuis que je suis arrivée là (oui, j’assume totalement mon jeu de mot naze, ça compense celui que j’ai pas fait la semaine dernière sur le fait de rouler des patins à une randonnée roller), j’ai quand même un peu des doutes.






