C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Aujourd'hui, j'avais en réserve un article bilan 2008 dépressif à souhait mais comme je vous ai promis de finir mon histoire de train lundi et que je ne l'ai pas fait hier pour cause de forte fièvre à tendance délirante, je bouleverse mon programme. Je mettrai mon article dépressif peut-être demain, quand personne ne viendra le lire.


Revenons donc dans le train à côté de l'ex gendarme ex contrôleur raciste et impoli qui considère que le fait que je lise ou écrive n'est pas une raison suffisante pour me lâcher les baskets. A un moment, il me propose d'aller avec lui au wagon restaurant, je lui réponds que j'ai une amie dans le train donc non. Et c'est vrai, dans le wagon suivant, il y avait Blanche, la copine de Yohann. A peine le relou est-il parti que Blanche arrive, je lui explique ma situation et lui dit que je souhaiterais manger plus tard. Manque de bol, elle s'est endormie et j'ai donc dû aller manger seule, autant de gagné.




En revenant du wagon restaurant, je croise un mec qui me dit vaguement quelque chose. Mmmm, soit. Je retourne à ma place et pendant un des multiples aller-retour pipi de mon voisin de train (mais quel boulet, quand j'y repense, surtout qu'à chaque fois, je devais prendre la panière de Kenya car « il ne pouvait pas passer »), le gars qui me dit vaguement quelque chose repasse et me fixe. Mais oui, je le reconnais ! C'était le beau gosse du lycée. Et là, il se penche vers moi : « hé mais on se connaît, non, tu étais au lycée de la prairie, non ? ». Oh mon dieu, le beau gosse du lycée m'a reconnue, moi... LE BEAU GOSSE DU LYCEE M'A RECONNUE ! IL faut savoir qu'au lycée, je me définirais comme globalement inexistante. J'étais pas populaire mais pas assez moche pour qu'on me remarque. En fait, avec le recul et les vielles photos, je me rends compte que j'étais choupinette comme une matrioshka mais avec un look sac à patate des moins flatteurs. J'avais parfaitement intégré le look over size dix ans avant que ça ne soit à la mode. Avec lui, une fille que j'avais pas reconnue sur le coup avec qui j'avais pourtant pas mal discuté dans ma prime jeunesse (alors que le beau gosse, non). « Aaah, Alice, mais bien sûr ! Mais oui, tu as été mannequin au Japon et puis y avait une histoire de resto et tu as joué dans Le groupe ! ». Curieusement, elle n'a pas été super ravie que je me souvienne de ça. Et dire que j'ai jamais vu l'épisode dans lequel elle jouait mais faut dire que la série est vraiment trop nase, un copier/coller d'Hélène et les garçons en plus cheap, imaginez le truc.




On se sépare en se promettant de se boire en verre, tous copains sur Facebook, youpi ! A la sortie du train, on se retrouve à nouveau et comme Alice veut aussi prendre un taxi, on décide d'attendre ensemble, le beau gosse du lycée nous proposant de nous aider à porter nos affaires. Oh mon Dieu, le beau gosse du lycée m'a proposé de me porter ma valise, hiiiiii ! Et là, paf, on tombe sur une 4e du lycée et c'est assez énorme : « Nina, oui, je te reconnais ! Vous deux, par contre... ». Mon Dieu, elle m'a reconnue, moi, et même pas le beau gosse du lycée. Ni la belle gosse du lycée puisque je rappelle qu'Alice a une courte carrière de mannequin.




Donc on s'est promis d'aller se boire un verre après les fêtes. Mais je me rends compte en grandissant que j'avais beau être insignifiante au lycée, énormément de gens se souviennent de moi, y compris ceux à qui je ne parlais pas. Ca fait un peu peur, limite...


En attendant, je m'en fous, le beau gosse du lycée m'a reconnue, je me sens un peu la star de mon bahut... 10 ans après l'avoir quitté.


publié dans : Nina
Mercredi 31 décembre 2008

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Hier soir, couchée à 18h30, levée à 13h30 et je pense y retourner incessamment sous peu, de la fièvre avec en prime des délires dignes de la plus puissante des drogues... J'ai même vu Dieu. Enfin, non, c'était pas Dieu, c'était Zidane avec des cheveux et on était dans le même cours d'hist et géo puis après, je me suis souvenue de cette fois où, petite, j'ai attrapé un pigeon dans la rue et l'ai mangé...avant de me rendre compte que ça n'aurait jamais pu arriver.

Enfin, ça a été toute la nuit comme ça, entre les "j'ai chaud", "j'ai froid", "j'ai mal". Décidément, en 2008, j'aurai bu la coupe jusqu'à la lie vu que je ne suis vraiment pas sûre d'être guérie demain soir. Un réveillon en tête à tête avec une bouillote, comment mieux terminer cette année de merde ?
publié dans : Nina
Mardi 30 décembre 2008

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Je vous l'ai dit, le karma existe. Je l'avais rencontré en décembre (tiens, ça me fait penser que je dois appeler ma gentille ex logeuse pour réclamer une photocopie de l'état des lieux, vu que je ne l'ai toujours pas. La caution ? Ohohoh...) mais voilà que comme un boomerang, il me revient en plein dans la tronche.




Dimanche soir, départ pour Paris, la mort dans l'âme. La semaine d'avant, j'avais fait ma mal aimable pour éviter de parler à un gars qui adressait la parole à tout le monde histoire de ne rien dire. Je n'ai pas envie de parler dans le train, j'ai sympathisé une fois, comme ça, avec des gens mais en général, je dors, lis et/ou écris. Même quand je pars avec ma sœur, arrive un moment où on lit/écrit/dort. Alors j'avais feinté le monsieur, dormant les 4 premières heures, écoutant mon répondeur quand il a commencé à me poser des questions sur le chat que je transportais et qui n'était même pas le mien (c'était celui de ma sœur et il m'a coûté 10 euros d'amende). Après, j'ai lu mais parlé, non, merci bien. Après dans la semaine,j'ai culpabilisé, je me suis dit que j'avais été méchante. Mais le monsieur a eu sa revanche grâce à Karma.



Arrivée dans le train, je m'installe : il doit y avoir quelqu'un à côté de moi vu qu'il y a des poches mais personne à l'horizon donc je m'étale. Cinq minutes après le départ, un mec se pose à côté de moi et me fait pousser tout mon bazar. Et là, c'est parti pour les 5 heures les pires de mon histoire seuneuceufique, je crois. Le monsieur est ancien gendarme, ancien contrôleur et il a très envie de parler, mais alors tellement que quand j'écris sur mon pc portable ou quand je lis, ça le gêne pas de continuer à me parler. J'ai eu droit à des histoires de tenues de contrôleurs, contrôleurs qui ne s'appellent plus constrôleurs mais un cycle avec service commercial dedans et le marteau pour casser la vitre, il est où ? Parce qu'il est pas là où c'est dit (on s'en fout, j'ai pas envie de casser la fenêtre) et tiens, ils font plein d'annonces pour le bar restaurant, c'est qu'ils doivent pas faire recette. Et moi quand j'y suis allé, y avait du monde. Et le mec à côté, il n'arrête pas d'appeler. Et je fais partie de la mutuelle des anciens gendarmes, ça n'existe que depuis Sarkozy. Puis une fois, dans le RER, on m'a dit de faire sortir un mec qui n'avait pas de billet du train mais c'était vers Aubervilliers et c'est plein d'Arabes alors non, alors. Oui, évidemment, c'est raciste ce genre de personnes, sinon, ce n'est pas drôle. D'ailleurs, y avait un Noir avec des gants dans le train, je ne l'ai pas vu personnellement mais j'en ai beaucoup entendu parler.




Bref, ça a duré plus ou moins cinq heures, moins les moments où il allait pisser ou acheter à manger, me faisant lever à chaque fois vu que j'étais côté couloir et bouger Kenya qui étant sage. Ceci étant, elle a eu la décence de vomir en silence sinon, ça aurait fait un nouveau sujet de conversation. En plus, y a des moments, je me faisais limite engueuler quand je répondais à une question qui semblait énoncer une évidence : « non mais bien sûr que je le sais ! » limite, il aurait ajouté « pauvre conne » que ça ne m'aurait pas étonnée.




Et ça, ça, c'est mon retour de karma. Parce que des fois, dans ma tête, je ne suis pas gentille, je fais des commentaires sur les gens genre « il peut pas raccrocher 5 minutes, lui ». Et là, les méchancetés que j'ai dans la tête, des fois, je les avais en chair et en os à côté de moi. Le côté raciste en moins puisqu'en général, je reproche mentalement aux gens d'être bruyants ou malodorants mais leur couleur, je m'en fous un peu. Le problème du manger en relatif silence est supra-racial, voyez... D'ailleurs, notre ami ex gendarme mangeait des chips... Je hais les bruits de bouche, ça me rend limite hystérique.




Alors, ok, Karma, j'ai bien compris la leçon mais je te trouve un peu méchant parce que mes commentaires méchants du genre « s'il continue de bouffer ses chips la bouche ouverte, je l'assomme », je les pense, je ne les dis jamais. Je n'aime pas les autres (en tant qu'entité bruyante et mal odorante, je préfère les individus un par un, la foule rendant con, n'oublions jamais. Moi-même dans la foule, je suis vraiment devenue une connasse de parisienne), ok, il m'arrive de penser des trucs comme « tu le pousses ton gros cul, oui ? » mais ici, gros cul n'est pas forcément à prendre au littéral puisque je peux aussi penser ça d'une nana taille 34, son cul étant juste sur mon chemin et c'est là son unique défaut. Mais en général, je ne dis rien, je me contente au pire de soupirer. Et quand on me demande un renseignement dans la rue, je réponds toujours très poliment. Ok, les trois quarts du temps, je réponds « je sais pas » parce que je suis très mauvaise en orientation mais je réponds et avec le sourire en plus.




Alors Karma de mes fesses, tu voudrais pas me lâcher un peu ? Mais peut-être que Karma est un blagueur car j'ai eu une aventure très chouette dans ce train là aussi... Je vous raconte demain.

publié dans : Nina
Lundi 29 décembre 2008

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A la mi septembre, j'ai entamé les négociations avec Ioulia et Simon : je veux la semaine de Noël, je laisse celle du réveillon. A ma presque grande surprise (Simon est juif donc Noël, il s'en fiche un peu, déjà), je n'ai pas eu à discuter, c'était la semaine du réveillon la plus dure à obtenir. Maintenant, je sais pourquoi : les vacances de Noël, c'est l'arnaque.



Déjà, quand j'étais à la fac, je devais me résigner : aux vacances de Noël, quoi que tu en dises, tu ne révises pas. Pas tellement par flemme (enfin, si aussi) mais par manque de temps. Cette année, je comptais sur les vacances pour faire baisser ma tension en me reposant et en allant à la piscine de ma ville natale (de 16 à 17h30, seul créneau horaire d'ouverture qui m'arrange, l'autre étant 12-14h), je souhaitais aussi déménager le blog vers une autre plate forme (spoiler, on va dire), dompter wordpress, écrire des milliers d'articles, commencer des projets que j'ai en tête depuis des lustres. Mes vacances en vrai ont ressemblé à ça : vendredi, train et repos ; samedi, rhume, voiture, courses et soirée pour les 28 ans de Lucie ; dimanche, rhume, sapin, rangement de la chambre de Yohann qui arrive le lendemain ; lundi : courses, aller chercher Yohann à la gare, courses ; mardi : courses, paquets cadeaux ; mercredi : courses, paquets cadeaux, expédition mystérieuse au cœur de la nuit, préparation du réveillon, réveillon ; jeudi : Noël donc cadeaux, manger, digérer, manger, dormir. Là, vendredi, c'est mon premier vrai jour de vacances sachant que je dois encore aller faire des courses cet après-midi et aller voir ma tatie. Demain, virée à Toulouse pour aller voir ma dernière aïeule encore en vie (ça va être un peu bizarre, je crois), mamie Bartoldi et dimanche, départ. Donc on résume : ma tension doit toujours être au plafond, j'ai pas eu le temps d'aller à la piscine (qui m'a semblé fermée quand on est passé devant avec Yohann, de toute façon), de migrer le blog ou de même me pencher sur wordpress, je n'ai AUCUN article en avance, ceux que j'avais écrits dans le train sont déjà publiés.




Mais en plus, il y a une double arnaque dans l'histoire. On m'avait dit : « ah, tu descends dans le sud, tu vas avoir du beau temps ». Ouais, c'est ça ouais ! Depuis que je suis arrivée, j'ai vu le soleil deux fois : dimanche et deux heures mardi après-midi. Le reste du temps, un brouillard à couper au couteau. Et aujourd'hui, il tombe des flocons énormes, le jardin est tout blanc, il neige. Et curieusement, c'est un peu ce qui me rend plus légère. Les vacances ont été un peu mornes : premier Noël sans ma mamie alors qu'on n'a pas eu le temps d'encore tout à fait réaliser son départ (enfin, moi, j'ai parfois du mal à réaliser), Yohann qui ne va pas bien non plus à cause de sa famille biologique qui est en dessous de tout. D'ailleurs, je réalise à quel point ma famille est globalement parfaite. Même si on se chamaille des fois, on est très « tribu ». J'en parlerai plus un autre jour, là, j'alourdis mon article qui se veut léger, faute !




Bref, j'ai jamais trop aimé les vacances de Noël, sauf quand j'étais petite. Maintenant, c'est la course au cadeau, la course au réveillon, la course à tout. Je pensais revoir mes amis de Toulouse vus samedi soir pour l'anniversaire de Lucie, je réalise que je n'aurai pas le temps.  J'avais promis à M. Le chien qu'on se verrait, j'ai pas eu le temps. Je m'étais promis d'avancer sur certains plans, ce fut impossible. Et lundi, retour au boulot, aussi crevée qu'au départ. Prochaines vacances ? Pas programmées pour le moment mais je sens qu'en février, je vais m'offrir une semaine chez mes parents à dormir. Non mais !



publié dans : Nina
Vendredi 26 décembre 2008

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Par Ella Sykes

Ce qu'il y a de plus navrant lorsque l'on est un célibataire expatrié sur un autre continent, c'est de passer des fêtes comme Noël, le jour de l'an et son anniversaire (le mien est le 17 janvier), seule.

Mais, quand je dis seule, bien entendu je mens. Parce que hormis le soir de Noël, je ne serais pas seule. Je n'aurais même, jamais été autant entourée. Certes, par des inconnus, des personnes que je connais peu, des étudiants de ma promotion, mais au fond, quelle importance ?

Ce qu'il y a de pénible finalement c'est d'être loin des siens et de ne pouvoir rien faire pour une soeur qui part à la dérive et qui hurle sa souffrance comme elle peut tout en refusant l'aide de ceux qui lui tendent la main. C'est de se résigner à ne pas être celle qui pourra lui apporter ce dont elle a besoin. C'est aussi se tourner vers soi et puis de se demander comment faire pour remplir le vide et le silence d'un appartement immense pendant les deux prochaines semaines, parce que se retrouver face à soi, c'est plutôt ... chiant et pour le moment, parfaitement inintéressant.

Alors, comme une bonne petite comptable, je cherche à inviter le plus de personnes possibles à la petite fête que mon colocataire et moi allons organiser le 6 janvier pour fêter dignement la nouvelle année 2009 qui va encore m'enculer dans les règles de l'art, m'apportant son lot d'événements pénibles et d'épreuves à la con. Pour me consoler, je me dis alors que je mérite bien une petite compensation. Déjà plus de 6 mois sans relations sexuelles, enfin je crois, c'est peut-être plus aufond. Peu importe, je planifie donc qu'à cette fête, je vais boire au point de voir des aurores boréales et m'envoyer en l'air avec Yan, un français qui vit à Pittsburgh. Si on considère notre attirance mutuelle qui dure depuis plusieurs mois, alors même que nous étions encore à Paris, de la semaine exceptionnelle que nous y avions passé tous les deux, et notre complicité, bref, j'ai toutes mes chances. Enfin, je décrète cela mais encore faudrait-il qu'il veuille bien tromper sa copine
californienne avec moi.

Mais, il joue à la pucelle, il dit qu'il est amoureux et toutes ces conneries. Il disait cela aussi de son ex avant de passer la semaine avec moi, à Paris. Elle n'est plus qu'un souvenir maintenant. Ce qui est amusant, c'est que nous n'étions pas passé à l'acte. Une semaine entière passée à dormir dans les bras l'un de l'autre, à se tourner autour, à se séduire tranquillement, à se caresser du regard, à se sentir proche et ami puis autre chose.

Il parait que c'est important de se faire plaisir, de faire l'amour etc. même si ce n'est pas l'homme idéal. J'avoue que ça me répugne mais débuter l'année avec lui dans mon lit, il y a probablement pire. Et puis, mon rabbit a rendu l'âme.

Quoiqu'il en soit, il me faut inviter tous les gens que je connais depuis que je suis arrivée ici, et qu'eux-mêmes viennent avec le plus d'amis possibles. Cela multipliera mes chances de rencontrer un gars suffisamment brillant qui me fasse croire qu'il est charmant et qui suscite assez de désir pour que je ressente l'envie d'être embrassée et caressée.

Je vais devoir concocter un buffet pour la fête : faire des courses, cuisiner des plats avec Maxime (mon colocataire) et il faudra que je prévois de faire un stock de préservatifs à entasser dans mon placard, là, sous mes petites culottes.

J'ai tout prévu, même les litres de vin californien, australien, argentin, les Jack and coke, les mojitos et margaritas. Certaines comptent sur leur tenue Marc Jacob and co, leur maquillage Chanel, moi je compte sur les effluves enivrantes de l'alcool pour me rendre belle aux yeux de ma proie potentielle. C'est nettement plus efficace à mon sens dépendamment de ce que l'on espère pour la suite. Sauf que me concernant, je ne suis pas dupe, il n'y a jamais de suite après les soirées du Nouvel An. C'est plutôt paradoxal quand on y pense.

Mes parents partent s'éclater à Saint-Domingue, mon frère offrira des cadeaux dans la famille de sa copine à Paris, ma soeur ira danser dans une boîte avec des amis en Guyane et moi, je boirai jusqu'à tout oublier dans une party chez moi, à Québec. Nous sommes une famille déchirée, dont chaque membre s'éloigne pour ne plus avoir à penser combien nous nous décevons les uns les autres à travers un amour non compris et si compliqué à partager, qu'il en vient à nous faire souffrir. Les non-dits, les incompréhensions, la colère et la frustration se sont infiltrés dans nos veines. Je fus la première à les quitter. dès que j'ai eu 16 ans, fuyant cette insoutenable emprise que LA famille opérait sur moi, contrariant par là-même, ma soif de liberté. Je constate que peu à peu, ils m'ont imité et désertent ce champ de bataille que nous appelons notre maison. Je me sens coupable parce
qu'au fond je suis l'initiatrice de cette désertion collective. Ils doivent croire que partir vaut mieux que tous les maux. Mais alors même qu'ils font maintenant ce que j'ai commis il y a des années, je me rends compte, que la fuite ne fait que précipiter chacun d'entre nous dans l'abîme.
publié dans : Ella Sykes
Mercredi 24 décembre 2008

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