Par Bobby
Ca y est, je m'y suis jeté. Et la spirale infernale m'a entraîné dans ses torsades infinies et inutiles, de quizz en quizz, de groupes en groupes. Ainsi, selon
Fessebouc (ceci est la traduction française officielle de Facebook, et non pas « trombinoscope » comme on voudrait nous le faire croire), je serais à la fois bisexuel, une bouteille de
Vodka, Quentin Tarantino, et Zeus, le dieu des dieux. Je suis membre de groupes passionants, tels que « pour que Coyotte attrape enfin Bip-Bip et lui défonce sa gueule » ou
bien « il faut boire avec modération... mais putain c'est qui ce modération ? »...
Mais non, ne crois pas, cher lecteur, que cet article vise à dénonce l'inutilité patente de ce truc. En fait, je vais faire mieux que ça, je vais me plaindre.
Et me vanter à la fois, car je pense être le seul être au monde dans ma situation (si quelqu'un me fait savoir qu'il/elle a vécu la même chose, je lui tranche la tête à coups de pelles, c'est
clair ?).
Il se trouve, cher lecteur, que je me suis fait larguer via fessebouc.
Quoi quoi ? Oui, ok, j'ai oublié de vous dire que j'étais en couple, donc forcément, mon effet est amoindri. Pour resituer, appelons-le David (il a une étoile de David autour du cou, et puis je me voyais pas le surnommer Abraham ou Jacob). Physiquement, il avait quelque chose du surricate. Très élancé, et tout fin. Brun, cheveux en pagaille. Bordélique sur lui, dans son appart, dans sa vie. Un mec que rien n'accroche. Qui se laisse porter au gré de ses envies. C'est séduisant, certes. Mais c'est pas vivable.
Alors donc, l'autre jour, je me réinscris sur fessebouc pour la troisième fois consécutive (les deux premières fois, je m'étais désinscrit au bout de 30 minutes, effaré par la perte de temps que représentait la chose). David devient aussitôt mon premier « ami » (faudrait d'ailleurs qu'ils pensent à changer ce mot, « ami », parce que je doute que des gens en aient plus de 300, en vrai, comme l'affichent pourtant certains profils).
Et quelques minutes plus tard, je vois que David change son profil et dit être en couple avec un certain Rémi. Alors bon, je me dis qu'après tout, c'est une audacieuse façon d'épeler mon nom : Rémi/Bobby, qui sait, il a dû se tromper en tapant sur son clavier, ça arrive.
Je vais visiter le profil de ce bivalve, et je me dis que non, quand même, c'est bizarre, c'est ni mon profil, ni mes photos. Qu'il y a donc bien un Rémi qui est en couple avec mon copain.
Petit message adressé à Dieu, au cas où il lirait les Vingtenaires (ce dont je ne doute pas, même Dieu doit avoir des moments de nostalgie en repensant à sa jeunesse) : si ton but c'est de me blaser à mort jusqu'à ce que je devienne une grosse cerise bien aigre, c'est bon, tu es sur la bonne voie. Encore deux ou trois histoires dans le même genre -car après tout c'est pas la première- et tu auras réussi (sinon, le restau tient toujours pour vendredi ?).
PS : Bientôt, vous aurez peut être droit aux aventures de Bobby le petit serveur ! A l'heure où j'écris cet article, le temps qui me sépare de l'entretien d'embauche s'amenuise de secondes en secondes...






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