C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ce soir, miss Ush m'a montré un très beau site de photos de Laura Berg, allez dans la section naissance pour découvrir les joies de la maternité. Moi, c'est définitif, je vote pour la césarienne.
Voici une photo que j'adore, on dirait un petit paquet de chez le boucher. "Alors, vous m'en mettrez 3kg200!"
Pour voir d'autres photos, c'est par ici : www.lauraberg.org
Actuellement en vacances, je suis censée me dorer la pilule au soleil… mais il pleut. Cependant, je veux quand même te parler de soleil et de plage lecteur (même si je ne suis pas au bord de la mer, quoi qu’il arrive). Alors je vais te parler d’une merveilleuse série défunte trop jeune, un mélange d’Alerte à Malibu, des Feux de l’Amour, d’Amour, Gloire et beauté, Dallas, Beverly Hills … (rien qu’ave cette phrase, Google va me ramener de nouveaux lecteurs). Cette série, je vais t’en parler parce que Gauthier l’évoque, parfois, dans ses interventions.
On retrouve les éléments de base : une riche famille dont tout le monde convoite la fortune, une Cendrillon, un charmant veuf et son vilain jumeau qui passe son temps à faire semblant de mourir, un sauveteur en maillot rouge, des latinos, des noirs (évidemment, ces gens-là restent entre eux, le métissage, c’est dégoûtant), une vilaine garce qui passe son temps à ouvrir la bouche pour cracher son fiel et écarter les cuisses… Enfin, bref, cette série ressemble un peu à un immense bal masqué qui aurait pour thème « les séries télés ». Je crois qu’il n’y a jamais eu d’extraterrestre mais y a eu une histoire de pierres maudites donc si elle n’avait pas été arrêtée au bout de 3 saisons, je suis sûre qu’on aurait eu des OVNIS.
Cette série était super drôle car il y avait une certaine autodérision, les personnages s’imaginaient dans de drôles de postures, surtout la peste de service, Annie. Une fois, elle s’est imaginée en wonder woman mais je ne sais plus pourquoi. Côté scénario, c’était du grand n’importe quoi. Déjà, il y avait Olivia, la femme du riche entrepreneur, mère de Caitlin et Sean (lui était joué par le fils du producteur, il était trop moche mais les nanas se battaient pour lui). Pour vous planter le personnage, Olivia est la fille qu’auraient eu Morticia et Armande Altaï… Malgré son âge avancé, Olivia tombe enceinte… mais de qui ? Oui, elle ne le sait pas, soit de son mari, soit de Cole qui est le petit ami de sa fille mais quand il couche avec Olivia, il ne sait pas qu’elle est la mère de la dénommée Caitlin, donc. Elle fait donc un test de paternité et j’avoue ne plus me souvenir du résultat, je crois que ce bébé était de Cole mais peu importe car il va s’en passer des choses pour Olivia et son bébé. En effet, parallèlement, sa fille Caitlin tombe enceinte de Cole (ce qui fait que son frère est aussi son beau-fils…et c’est là que vous avalez votre cachet d’aspirine, merci). Mais suite à un accident de voiture, elle perd le bébé mais ne le dit pas à Cole, elle fait semblant d’être enceinte et demande à Annie de lui trouver un bébé. Annie qui veut épouser Gregory, le mari d’Olivia, pour une histoire d’héritage, vole le bébé d’Olivia pour le filer à Caitlin… Compliqué, hein ?
Pour décrire Sunset Beach aux pauvres ignares qui ne connaissent pas, j’adorais raconter la scène suivante (il faut savoir que je suis une actrice géniale, je raconte en mimant les personnages et tout, quel spectacle !). Meg, la gentille à qui il n’arrive que des ennuis, se marie avec Ben, écrivain qui n’écrit pas. Il faut savoir que le pauvre Ben était marié à Maria qui a disparu dans un accident de bateau. Le flic de service, qui n’est autre que le frère de Maria, le soupçonne d’avoir voulu tuer sa femme mais, en fait, c’était pas lui mais son jumeau diabolique, Derek. Donc nous voici le jour du mariage et Maria, qui n’est pas morte, en fait, mais est amnésique, va au mariage car elle a sympathisé avec Meg (qui ne sait pas que c’est la première femme de son futur époux). Déjà, la pauvre Maria se retrouve seule en plein orage et elle a très peur car ça lui rappelle son accident, on la voit dans la rue, complètement paniquée… Maria n’est pas blonde mais elle n’a pas eu l’idée d’aller s’abriter, elle reste sous la pluie en faisant : « Oh mon Dieu, j’ai peur ! ». Bon, l’orage s’arrête et notre amie Maria arrive à l’église, elle va entrer, c’est terrible car tout le monde va la reconnaître… Elle met la main sur la porte, elle pousse et… elle se casse un talon (oui, ne me demandez pas comment elle a fait). C’est trop la honte pour elle, elle ne peut pas rentrer dans l’église comme ça. Alors elle va aux toilettes pour réparer son talon. Oui, Maria, c’est la McGyver de service : elle est suffisamment conne pour rester sous la pluie mais elle pense pouvoir réparer sa chaussure dans les toilettes. Bon, alors là, je me demande bien comment on peut réparer un talon avec de l’eau et du savon ! A la limite, avec du papier toilette, elle aurait pu faire une espèce de glu et coller son talon mais non. De toute façon, une fois aux toilettes, Maria ne pense plus à sa godasse. Elle voit un crucifix au dessus de la porte et prie pour que le mariage de son amie Meg se passe au mieux et que celle-ci soit très heureuse. La prière dans les toilettes, c’est une scène merveilleuse, tout de même ! Mais la pauvre Maria est maudite, voilà que la porte est bloquée donc la voilà qui essaie de passer par la fenêtre (malgré son talon cassé) mais la pauvre chérie tombe et se cogne, la voilà assommée. Après, je ne sais pas comment elle s’en sort car j’ai raté un ou deux épisodes mais elle arrive pendant la cérémonie et, ô effroi, tout le monde la reconnaît. Donc, aux Etats-Unis, les cérémonies de mariages doivent durer une demi-journée, c’est pas possible ! La fille, elle a le temps de se prendre un orage sur la tête, de s’assommer, de s’évanouir et compagnie mais quand elle arrive dans l’église, c’est toujours pas fini !
Comme tu as pu le remarquer, les scénaristes ne sont pas très respectueux de la religion, un crucifix aux toilettes… Mais il y a pire, y a un prêtre ! Le prêtre, Antonio, c’est le frère de Maria et du policier, il et beau et foutu comme un Dieu. Sans rire, un prêtre comme ça, je vais à l’église tous les dimanches en imaginant que je vais coincer le monsieur au confessionnal pour une brouette d’anthologie. Je suppose qu’Antonio est un prêtre catholique car il ne doit pas céder au péché de chair mais il est tenté par Gaby. Mais Gaby, c’est la fiancée de son frère le policier. Il faut savoir qu’au début de la série, le policier sortait avec la sœur de Gaby, une brune super belle (elle a joué dans Mullholland Drive, après, la sulfureuse Rita/Camilla) mais Gaby était une méchante et elle a piqué le mec de sa sœur puis après, elle est devenue gentille. Donc, si on résume le policier sortait avec Paula et l’a trompée avec sa sœur, Gaby, avant de sortir avec cette dernière qui plaît au frère du policier, Antonio. Toi y en a suivre ? L’attirance est réciproque et, un jour, ils se retrouvent dans un immeuble en ruine après un attentat. Bon, ils sont enterrés sous les gravats mais ils ont quand même de la place et comme ils pensaient qu’ils allaient mourir, ils copulent. Mais ils ne meurent pas et après, le policier le découvre car il tombe sur une cassette où on les voit en pleine brouette. Oui car malgré l’explosion, la caméra de surveillance continuait à tourner. Du coup, le policier monte une super machination pour faire croire que son frère l’a tué et le mettre en prison mais, à la fin, ils se réconcilient.
Il y a encore plein de folles histoires passionnantes, y a une Noire qui chope une maladie bizarre qui n’existe que dans la série. La méchante noire qui convoite le beau fiancé de la demoiselle lui inocule le virus mais le docteur noir amoureux de la gentille trouve un remède. Alors la méchante trouve un échantillon de sperme du gentil docteur donc elle drogue la gentille et lui fait une insémination artificielle artisanale avec un tube… J’ai trouvé ça dégoûtant, quand même… Après, il me semble que la Noire perd son bébé et la méchante est internée. Il y avait aussi une histoire de bateau qui coule (oui, y a un peu de Titanic dans Sunset Beach) et aussi une super histoire débile de pierres magiques qui tuent les gens qui les approchent en les faisant vieillir mais heureusement, nos héros parviennent à les neutraliser avant d’être trop vieux et ils retrouvent leur jeunesse. Ils ont aussi plagié un peu Scream avec un tueur sur une île qui tue avec un masque sur le visage… C’est un peu les 10 petits nègres, ils se soupçonnent tous mais ils parviennent à fuir. Le problème, c’est que le tueur a réussi à avoir le trop beau gosse de la série, dommage. Après, on apprend que le tueur, c’était Derek, le vilain jumeau de Ben qui voulait tuer Meg comme il avait tenté de le faire avec Maria. Au passage, il s’est tapé les deux en se faisant passer pour son frère mais Meg a des soupçons. A un moment, Derek kidnappe Ben et le retient prisonnier dans un entrepôt, il installe une glace sans tain et va se taper Meg dans la pièce voisine. Mais après le coït, alors que Derek est on ne sait où, Meg va devant le miroir et se parle : « Mais que se passe-t-il ? Il n’y plus cette étincelle entre Ben et moi… En plus, quand il va savoir que j’ai couché avec John… » (la dernière phrase était fictive !). Ou car dans Sunset Beach, les personnages pensent toujours à haute voix et jamais quand il faut. Du style : « Seigneur, si Gregory savait que j’ai kidnappé le bébé d’Olivia pour le donner à Caitlin ! », vous pouvez être sûr que le Gregory l’a entendu. Personnellement, quand j’ai ce genre de pensées, j’évite de les exprimer à haute voix. En même temps, j’ai jamais kidnappé personne !
Cette série est conne, c’est un fait. Pourquoi cet engouement, alors ? En fait, quand nous étions en licence, avec Gauthier, nous avons eu quelques soucis avec des sales langues de pute qui ne cessaient de nous critiquer dans notre dos (moi, j’étais la pauvre naïve qui ne voit pas que son mec est avec elle depuis deux ans rien que pour le sexe… 2 ans pour une histoire de cul, je suis définitivement la déesse de la brouette !). Lassés de toutes ces histoires, on les comparait souvent à Sunset Beach, on s’était auto-surnommés Antonio (le prêtre, c’est amusant quand on connaît la vie monacale de Gauthier et sa passion pour la religion) et Francesca (une connasse qui n’a servi à rien, je crois). De l’autre côté, nos chères amies s’étaient amusées à nous coller des surnoms sortis de cette même série, nous n’avons jamais su qui nous étions. Je suppose qu’elles m’ont assimilées à Annie ou une salope du style. Oui, pour elles, j’étais si obsédée par mon entrecuisse que rien d’autre ne comptait.
Enfin, Sunset Beach est, à mon avis, la meilleure série du style, ne serait-ce que parce qu’elle est courte, contrairement aux Feux de l’Amour qui sont plus vieux que moi. Il y avait pas mal d’autodérision et il est un peu dommage qu’ils l’aient arrêtée, je sens qu’on aurait eu encore des histoires totalement tirées par les cheveux. Mais je pense que le gros défaut de cette série, c’est le manque de coucheries et de changement de partenaires. Oui, malgré les quelques infidélités citées plus haut, la plupart des personnages ont terminé l’histoire avec le même partenaire qu’au début (Gregory-Olivia, Ben-Meg, Caitlin-Cole, Noir-Noire, Latino-Latina…). Alors que, dans les Feux de l’Amour, Victor le moustachu s’est marié 18 fois et s’est tapé toutes les nanas de la série (sauf sa fille, il faut pas déconner) et ça fait 20 ans que ça dure ! Personnellement, je comprends pas ce qu’on lui trouve, à Victor, je le trouve écoeurant, mais bon…
Conclusion, lecteur : pour faire une bonne série, multiplie les couples. Et si tu vires dépressif, télécharge Sunset Beach. Ça ne te sauvera pas mais tu rigoleras au moins un peu.
Quand j’étais petite, j’adorais la publicité. Ma mère me raconte que dès que j’entendais le jingle pub, je courais devant la télé en poussant des « tut-tut !! » (en référence à la
petite musique qui annonçait mes mini-métrages préférés)… Je me souviens même avec émotion de la chanson de Jeanne Mas, « Toute première fois », car je comprenais « tut-tut première fois » et je
croyais qu’elle parlait de ma passion (même si je ne comprenais pas ce que foutait cette « première fois » derrière).
Je suis une publivore, j’adore regarder les émissions qui sont consacrées et force est de constater qu’en France, nos cerveaux ne se foulent pas la neurone dans ce domaine.
L’afflux de sang lors des règles rend niaise
Petit cours d’histoire pour commencer : en 1975, ô révolution, les tampons arrivent en France et, avec eux, leur lot de polémique : les tampons font perdre la virginité aux jeunes filles. Bon, je
ne sais pas à quoi ressemblaient les tampons en 1975 mais quand je vois ceux d’aujourd'hui, j’ai du mal à croire que j’ai perdu ma virginité grâce ou à cause d’eux… Sérieusement, un mec qui me
dit qu’il a le pénis de la taille d’un tampon, je pars en courant !
Est-ce parce que ce objets ont soit-disant menacé notre hymen il fut un temps que les publicités pour tampons sont aussi niaises ? On ne voit que des vierges effarouchées parler avec un air pincé
: « ah non, je peux pas aller me baigner, j’ai mes hum-hum ! ». C’est le même combat pour les protège-slips et serviettes hygiéniques. Mon adolescence a été bercée par de jeunes filles sorties
directement de la famille Lequennois (cf La vie est un long fleuve tranquille) nous expliquant que les serviettes, c’est gênant parce qu’on ne peut pas mettre des pantalons moulants, ça se voit…
Heureusement, grâce à Always ultra, ouf, on peut mettre un fuseau si on veut. Merci le progrès ! Maintenant que les serviettes sont minces, nos amies-coincées-du-cul paniquent car elles ne se
sentent pas « top fraîches » pour se promener sur les épaules d’un jeune homme. Heureusement, il existe des serviettes délicatement parfumées… Bon, déjà, la fille qui est au bord de l’orgasme
parce qu’un mec la trimballe sur ses épaules, je trouve ça suspect. Ensuite, pourquoi faut-il toujours mettre en scène des filles prudes et chastes sur une musique neuneu au possible dans ce
genre de publicités ?
Pour ma part, j’ai une idée de pub pour les tampons : un mec et une fille sont dans les toilettes d’une boîte, grosse soupe de langues et là, le mec sort une pièce en regardant la fille d’un air
suggestif, elle prend la pièce mais au lieu de l’insérer dans le distributeur de capotes, elle le met dans le distributeur de tampons. Elle le saisit alors et secoue la tête en souriant style : «
pas ce soir, chéri, la rivière rouge est en crue ». Bon, d’accord, c’est inutilement provocateur et les distributeurs de tampons n’existent pas, en France (et c’est bien dommage) mais
franchement, ce n’est pas parce qu’on a nos règles que nous devenons complètement niaises.
Je profite de l’occasion pour souligner un problème soulevé tantôt par Océane dans l’un de ses mails. Je cite : « Pourquoi est-ce que les emballages de tampon sont ils toujours extrêmes colorés
? Je veux bien qu'il faut que ça ressemble à des bonbons, comme dans la pub mais quand même!C'est bien une idée de mec ça... Ils sont tellement bloqués face ce "problème" qu'ils ne
connaîtront jamais qu'ils les emballent comme des friandises.
Oui mais toi quand t'es au boulot et que tu veux te changer aux toilettes tu te tape la honte : soit tu prends ton sac alors que tu ne le fais jamais soit tu te débrouille par tout un tas
d'acrobaties pour mettre le dit ustensile vert fluo de ton sac à ta poche…Quand tu as la chance d'avoir une poche...
Sinon, tu pries pour avoir pris un compact qui tient dans la main et ne fond pas dans la bouche ( désolée!)... »
Je me souviens effectivement d’une pub vantant l’aspect « friandise » dudit produit… Y a bien que des hommes pour croire qu’il s’agit d’une géniale idée. Mais, personnellement, je ne connais
aucune femme qui va aux toilettes avec un bonbon… Les WC ne sont pas forcément le meilleur endroit pour se restaurer.
Je vous passe les réponses à ce mail, chacune y allant de sa plainte et de ses petites astuces pour se promener discrètement avec l’objet… Tiens, voilà un sujet que les publicistes n’ont pas
encore exploités.
Concernant ce que l’on appelle « l’hygiène intime », c’est encore pire. La plus merveilleuse étant « femmefresh » ou comment parler de cette fameuse hygiène sans même l’évoquer. On voit une bonne
femme en maillot sur une plage qui s’enroule dans un paréo…Est-ce que pour une crème solaire ? Un après-soleil ? Une crème anti-cellulite ? Il faut bien lire ce qui est écrit en fin de pub pour
enfin savoir que c’est fait pour laver notre intimité…Cool.
Tout ce qui touche au sexe féminin fait peur ! C’est d’ailleurs pour ça qu’on parle « d’hygiène intime », on n’entendra jamais une femme dire dans une pub : « je lave mon sexe avec Roger
Cavailles ! » (c’est sûr, dit comme ça, ce M. Cavailles va faire des jaloux). Ce qui me fait hurler, c’est quand j’entends : « je ne lave pas mon hygiène intime comme mes pieds ». Voilà une
phrase qui ne veut absolument rien dire ! Je regarde dans mon dico et je vois hygiène : « ensemble de soins apportés au corps pour le maintenir propre ». CQFD : « laver son hygiène » est un
formidable pléonasme.
Le sexe est partout, le sexe est nulle part
Le sexe fait vendre, c’est bien connu. A l’étranger, j’ai vu quelques pubs assez coquines et follement hilarantes. Par exemple, je me souviens d’une pub scandinave où on voit un couple baiser
avec fureur dans toutes les pièces de la maison. Et vas-y que je te défonce sur le piano, et vas-y que je te prends contre l’étagère… Forcément, ces coïts enragés causent des dégâts et, à la fin,
on voit monsieur qui recolle tout ce qui a été cassé… C’était une pub pour de la colle, trop fort.
En France, on ose sans oser et souvent, c’est ridicule. Boire certaines boissons ou utiliser certains parfums nous rendent absolument irrésistibles mais tout est dans le sous-entendu… Si ça
marchait vraiment, tout le monde se promènerait avec une canette de Gini… (le problème étant que si nous passons nos journées à consommer cette boisson, certains gaz indésirables risquent de
s’inviter durant nos brouettes. D’un autre côté, laissons tomber les régimes, nous serons tous très vite obèses). Manger un magnum file un orgasme…Ah ? Je m’en suis jamais rendue compte et
pourtant, j’en mange.
Parlant de produits donnant des orgasmes, je ne pouvais passer à côté d’Herbal Essence. Personnellement, j’avoue que j’aime bien me laver les cheveux, sentir la mousse dégouliner dans mon dos
lorsque je me rince tandis que mes cheveux apprécient d’être débarrassés de ce poids soudain… Mais franchement, je n’ai jamais eu d’orgasme en me lavant. La première pub d’Herbal Essence était
une sorte de parodie des pubs traditionnelles où les femmes jouissent en se lavant les cheveux mais depuis, ils ont abusé du concept. En plus, je soupçonne la même agence de pub d’avoir fait la
pub pour la société générale avec les fly boats et Eiffel Tower et une nouvelle pour le brie que j’ai découverte aujourd'hui : les vieux couples s’inspirent de la fougue des jeunes pour tenter de
retrouver une nouvelle impulsion. C’est surtout la dame qui semble lassée par le manque d’initiative de leur mari et leur pénis mou qui ne leur donne plus satisfaction. Heureusement, la publicité
nous parle aussi de pilules miracles pour rendre à monsieur son érection d’antan. Entre parenthèse, je plains l’acteur qui joue dans cette pub et qui écoute en souriant une bonne femme qui
raconte que c’est plus tout à fait ça… Pauvre monsieur, on sent le compte en banque qui flirte avec l’interdit bancaire pour en arriver là…
En parlant de sexe, c’est l’été et les publicités pour les préservatifs débarquent. Et là, on admire le talent des publicistes qui arrivent à faire une pub pour des capotes sans vraiment parler
sexe. On voit des couples se remercier pendant des heures, un espèce de super Durex… Tant qu’à y être, ils auraient dû nous faire le coup des bombes à eau. En voilà un concept : des gamins qui
prennent les capotes du grand frère pour en faire des bombes à eau mais le préservatif est si solide et résistant qu’il n’éclate pas…
A ce sujet, Victoire a souligné dans l’un de ses mails un problème intéressant : «moi, la pub qui m'énerve, c'est celle qui nous rappelle qu'on peut choper le sida, même l'été. Genre, y a pas de
saison pour la capote. Ils nous ressortent la même tous les ans. » Comme tu as raison, ma Victoire ! Le sida, ce n’est pas comme la turista, ça ne s’attrape pas uniquement en vacances. Lecteur, à
l’approche de l’hiver, continue de te couvrir, s’il te plaît. Et puis, rappelons que le préservatif est d’utilité publique, il lutte contre la surpopulation.
Tu as raté la Star Ac ? Chante dans les publicités !
Certains publicistes sont inspirés et décident de faire chanter les slogans des produits qu’ils vendent.
Erreur fatale ! Je me souviens, il y a quelques années, j’errais dans un supermarché en compagnie de ma maman, faisant semblant de m’intéresser aux courses familiales quand, soudain, un son
étrange me tira de ma distraction. Etait-ce le cri du paon à l’agonie ? La plainte désespérée d’une 2 chevaux qui voit fondre sur elle un 33 tonnes ? Non, une pub à la radio ! Une chanteuse
beugle comme une âne un slogan à la con sur l’air de L’école est finie…On n’a pas idée de chanter aussi mal !
Dernièrement, à la télé, passe une publicité qui me donne envie de jeter mon poste par la fenêtre (habitant au rez-de-chaussée, il n’ira pas bien loin), celle pour les yaourts Veloutés. Un type
qui prend une voix de fausset entame cette merde télévisuelle par un petit jingle : « Veloutés, où sont donc les veloutés ? ». Soit dit en passant, cette pub est l’exemple même de ce qu’on peut
faire de pire dans ce domaine. Outre le jingle atroce qui me donne envie de frapper le pauvre chanteur, les acteurs sont mauvais, en particulier la petite fille qui annone son texte sans chercher
à comprendre ce qu’elle dit (« mais-maman-où-sont-donc-les-Veloutés-tu-en-as-acheté-hier », option voix monocorde). Quant au « scénario » (grand nom pour cette chose), il est franchement
pitoyable…Le pire, c’est qu’on sent les publicistes qui ont bossé là-dessus et qui ont trouvé très drôle cette histoire de bonne femme qui parle de concierge et d’ascenseur alors qu’elle n’a ni
l’un ni l’autre dans son immeuble… Non, messieurs les publicistes, ce n’est pas drôle, ça me donne limite envie de pleurer.
Je parlais l’autre jour à Gauthier de cette pub que nous détestons tous les deux et il a une théorie à ce sujet : la chanson est insupportable volontairement, c’est pour que la publicité nous
marque. De ce point de vue là, la réussite est totale. Sauf que moi, j’ai décidé de boycotter les Veloutés, j’en achèterai pas tant qu’ils continueront avec cette atrocité !
De là, je me suis demandée pourquoi les publicistes s’acharnaient à faire chanter des trucs aussi catastrophiques. Car il ne faut pas se leurrer : si vous avez du talent pour la chanson, vous
n’allez pas chanter dans les pubs ! Mais ça doit coûter moins cher d’embaucher Dédé, la star du karaoké de Saint-Ouailles-sur-Berges que de payer des droits à la SACEM pour récupérer une chanson
déjà existante. Et puis, Dédé, il aura droit à ses 10 secondes de gloire plusieurs fois par jour pendant des mois.
Concernant les pubs qui font hurler, il y a une personne dans mon entourage qui est particulièrement critique vis-à-vis de ces mini-métrages : ma maman. Tu vois, lecteur, si l’enfer est
personnalisé pour chacun, je connais celui de ma mère : lui imposer de regarder en boucle la pub de Javel Dose. Rappelons que cette pub met en scène une brunette à la voix stridente qui hurle : «
Javel Dose, javel dire à tout le monde ! ». C’est fou mais dès que mes cousins ou amis proches voient cette pub, ils pensent irrésistiblement à ma mère. Par ailleurs, elle déteste la blonde dans
les pubs Taillefine (« Non mais qu’elle est moche cette fausse blonde qui se la joue Meg Ryan ! Elle m’énerve ! ») et la pub Calgon où le plombier engueule la bonne femme qui a choisi une marque
moins chère en la regardant style : « mais pauvre conne, y a que Calgon qui protège ta machine ! ». Monsieur le plombier, tu devrais être content que la dame ait choisi d’acheter son anticalcaire
chez Leader Price, ça te fait gagner des sous alors arrête de la mépriser comme ça !
Regarder la pub avec ma mère est assez jouissif, en fin de compte. Elle est très critique et s’énerve pour un rien, c’est très amusant. Finalement, je crois que je suis la digne fille de ma
génitrice !
Les amours des trentenaires ont la côte ! Entre les aventures sexo-urbaines des girls de « Sex and the city » et les états d’âme acidulés de la française Clara Scheller, on connaît tout des angoisses amoureuses de ces filles qui ont fini de faire la fête et partent à la conquête d’un mari pour la vie.
Les ados ont aussi leur lot de séries les représentant, plus ou moins fidèlement, ce serait trop long d’en faire la liste, d’autant que je ne suis plus de cette génération et qu’il en sort tous les deux jours.
Mais qu’en est-il des jeunes entre 20 et 30 ans ? N’existe-t-on plus à partir du moment où on passe la majorité ? Quand on détaillera le film de notre vie, sur notre lit de mort, serons-nous face à un abîme de 10 ans durant lesquels il ne se passe rien ? Même le dictionnaire ne parle pas de cette période : on est adolescent ou trentenaire, mais rien entre les deux. A la limite, la plupart d’entre nous fêteront leur catherinettes au milieu de cette triste décennie, histoire de dire qu’il s’est passé quelque chose.
Pourquoi personne ne parle des vingtenaires alors que leur vie (notre vie, puisque j’en fais partie) est tout aussi fascinante ? Peut-être parce que nous sommes de la mauvaise génération : génération SIDA, génération chômage, génération sacrifiée… Pourtant, nous nous amusons, aussi, nos vies amoureuses n’ont rien à envier à celles des autres tranches d’âge !
Partant de ce constat, ce blog va narrer la vie de six vingtenaires comme les autres, entre boulot, amourettes et soirées entre copains… Car nous sommes finalement au bel âge : on garde un certain romantisme de nos années adolescentes, on espère sans l’avouer que le prince charmant viendra frapper à notre porte. Mais nous ne subissons pas encore l’appel de nos ovules qui se demandent bien à quoi elles servent. On a encore le temps de se caser et on en profite. De plus, à force d’entendre qu’on mourra tous de notre tumeur du cerveau à force d’utiliser nos téléphones portables, ordinateurs et micro-ondes, d’un cancer du poumon ou de la peau dû à la pollution ou encore que la planète explosera lors de la prochaine guerre mondiale, on est poussé à vivre notre vie à fond !
Ici, vous suivrez les histoires d’Anne, Clara, Lucie, Victoire et Gauthier racontées par votre humble servitrice, moi. Un peu romancées, nos histoires n’en sont pas moins vraies. Les prénoms ont cependant été modifiés pour ne pas nuire à l’intimité de notre joyeuses troupes et celle de nos conquêtes. Comme je suis « responsable » de ce blog, ma partie sera forcément plus étoffée mais ce n’est pas pour autant qu’elle est plus trépidante que les autres.
Venez vous éclater avec nous !
Nina







