Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

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C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Samedi 28 octobre 2006
Yen a que ça intéresse. Si,si, je le sais. Certains d'entre vous veulent savoir que j'ai failli leur parler du concept de connard qui fait semblant de ne pas m'voir dans le couloir. Yen a qui veulent savoir que j'ai vaguement hésité à leur parler du rôle que le Nutella joue dans ma pharmacie de l'âme. Voila, ça c'est dit et maintenant que j'ai bien foiré mon chapeau à cause des curieux, je peux me permettre de leur poser une devinette pour faire style on est quand même potes regarde j'te fais un article interactif de malade. Alors zou, devinette : savez-vous de quoi je vais vous parler cette semaine ?
 
C'est marqué dans le titre, bande de nases.
 
C'est bien fait, fallait pas me chercher. Venons en au sujet maintenant. Il y a un mois, j'ai acheté un nouveau mobile et la vendeuse m'a demandé si elle pouvait enlever son sous tif la pellicule protégeant l'écran. Cette question m'a choquée. Il est donc des personnes qui ne sont pas en symbiose parfaite avec leur portable. Je me suis alors dit que j'allais vous poser la question. Est-ce que vous enlevez le plastique protecteur sur les appareils électroniques que vous achetez ? Tiens prenons un produit à portée de toutes les bourses, un produit que tout le monde achète tous les jours : l'Ipod. C'est maintenant de notoriété publique qu'il se raye comme un parquet sous les dents de notre ministre de l'intérieur. La question est donc : Faut-il profiter de son Ipod en enlevant la pellicule et vivre avec le risque foufoufou de le rayer un peu beaucoup mais passionnément ? Ou bien faut-il maintenir la pellicule et avoir toujours une séparation entre soi et l'objet, une cellophane avec de petites bulles d'air qui nique totalement l'esthétique sobre et nacrée du produit… Pour moi c'est un choix politique, un choix de vie. C'est comme Gérard, le Bon Père de Famille, cadre sup qui a les moyens, qui enlève les enjoliveurs de sa bagnole pour ne pas les abîmer et revendre la gégémobile plus cher plus tard. Mais enfin, Gérard, ta voiture elle est moche comme ça. A quoi bon acheter une belle automobile si tu ne profites pas de sa beauté initiale ? Enfin quoi Gérard, ne te rends tu pas compte que tu repousses ton bonheur en repoussant l'enjoliveur ? Tu es débile, Gérard.
 
Aujourd'hui c'est déjà demain.
 
 Alors bien sûr… Il y aura toujours Raoulette, la grognasse qui aime polémiquer, qui va me dire que Gérard n'est pas débile, qu'il a raison d'être soigneux avec son automobile : si ça se trouve Gérard il n'en a rien à faire de cet objet utilitaire qu'est une pauvre voiture et il est très heureux avec sa voiture moche (et elle rajoutera que, moi, pauvre matérialiste, je ferai mieux de la fermer avec mes considérations esthétiques snobinardes). Bah oui Raoulette mais vois tu on s'en fiche de ton avis car la question n'est pas là. Ipod ou bagnole, la question reste la même : faut il profiter du temps présent ou espérer constamment un meilleur futur ? Eh oui, la voila la morale de la Cellophane du NaillePode. D'aucuns diront que c'est encore un débat à la con et que mis à part les 0,0001% de lecteurs qui croient au paradis et à l'abstinence terrestre tout le monde veut être heureux tout de suite. Bah non justement : j'ai autour de moi plein de personnes, plus ou moins proches, qui n'osent pas jouir ou plus simplement être heureux. Vieux relent de christianisme ? Comment peut-on expliquer ça ?
 
Pour moi c'est sans pitié : j'enlève la protection.  Parce que si je paye 240€ mon Nano c'est bien pour profiter de sa beauté et que ladite beauté ne soit pas édulcorée ou gâchée par une protection. Idem pour mon téléphone. Et les pochettes de protection en cuir de rat vendues la peau du cul c'est hors de question aussi. Franchement, vous ne trouvez pas qu'il y a déjà trop de pellicules dans le monde ? Quand on fait l'amour, quand on parle à certaines personnes circonspectes qui enrobent leur propos, quand on lit ses boites de conserve qui superposent des couches et des couches de défense juridique au cas où le méchant cassoulet aurait envie de rendre malade son acheteur. Les exemples sont légions. On se surprotège, on dresse des barrières, on stérilise, on édulcore. Je vous laisse donc sur cette question, facile à première vue, mais intéressante tout de même, surtout pour ceux qui gobent tous les soirs le JT de TF1 : le "vrai" est il un concept terroriste aujourd'hui ?
Vendredi 27 octobre 2006
Par Gauthier
Article écrit il y a quelques mois, mais j’ai envie de vous le faire lire…
 
Je dis souvent que je suis une pute, souvent sur le ton de l’humour, en référence aux centaines d’hommes qui ont partagé ma couche. J’en suis à quelque chose comme 450 mètres de haut si je les mets les uns sur les autres, j’ai baisé 20 tonnes de chair (plus ou moins flasque), et j’ai sucé l’équivalent d’un immeuble de 15 étages (si on ne compte que ce que j’ai avalé, donc vous avez compris…). Bref, un constat digne d’une travailleuse sociale du bois !
 
Souvent j’y repense, en me disant que même si dans le lot y en a qui me donne envie de vomir quand j’y repense, il y avait bien quelque chose sur le moment qui m’a donné envie. Une étincelle qui m’a permis d’avoir une érection et de prendre du plaisir. Bref je suis un homme, et malgré ce qu’en disent les filles, on n’est pas des machines à baiser, on a une sensibilité quand même.
 
Alors qu’est ce qui m’a permis de baiser tous ces thons, qu’est-ce qui m’a permis de ne pas vomir pendant que je le faisais, qu’est-ce qui m’a empêché de demander de payer avant de passer à l’acte ? Je dis souvent que si certains m’avaient laissé 50€ sur l’oreiller, ça n’aurait pas été plus glauque. Et pourtant je ne l’ai jamais fait (me faire payer). Pourquoi ? Je dois avoir une dernière once de dignité quelque part…
 
Non c’est surtout parce qu’il doit y avoir quelque chose qui m’a motivé sur le moment, mais pourquoi je n’arrive pas à me souvenir pourquoi j’ai couché avec ce thon si horrible et si nul au pieu ! Pourquoi ? Putain, mais il y a bien quelque chose, je sais pas moi, ne serait-ce qu’un état éthylique profond, ou sous prod’, ou une intense dépression… N’importe quoi, mais quelque chose !
 
Voilà ce à quoi je pensais lundi soir, et j’étais incapable de mettre le doigt dessus. Mais je n’étais pour autant pas prêt à me résigner, non ce n’est pas possible, il y a forcément quelque chose qui m’a poussé à coucher avec eux. Ce fut peut-être bref et insoupçonné, mais sur le moment il y a dû y avoir quelque chose !
 
Et à force de me poser cette question, j’ai décidé de tenter une expérience. Et je n’en suis pas fier de devoir arriver à de telles extrémités… Je prends un mec au hasard sur msn, un qui me veut depuis quelques semaines, un qui me fait comprendre que je peux faire tout ce que je veux avec lui parce que je suis trop beau, gentil, fantastique, blablablabla…
 
Je le choisis selon les critères suivants : il ne plait pas en photo, il est trop vieux, trop poilu, trop pédale, sans rien qui puisse me donner envie ne serait-ce que de lui faire un smack ! Bref tout en ce mec me répugne complètement. Et je lui dis « ok, ce soir on baise ».
 
J’ai déjà eu des pannes, une seule complète, et deux autres qui sont venues troubler mes ébats de façon intermittente. Il serait tout à fait logique que j’en ai une totale.
 
J’arrive chez lui, on papote, il m’offre un verre d’eau, on fume une clope, et il se colle à moi, beurkh il est vraiment pas beau… Je lui demande de changer la musique pour qu’il se décolle, je prends une respiration, et il se recolle à moi aussitôt, me couvrant de compliments, mais rien n’y fait, j’ai toujours envie de vomir…
 
Il commence à m’embrasser, j’ai le cœur au bord des lèvres… Je lui demande de baisser la lumière, il s’exécute. Et là il commence à se déshabiller « Gauthier ferme les yeux et pense à autre chose » me dis-je ! Et il m’enlève mes vêtements, je lui précise que je suis fatigué, d’où l’absence d’érection, il me dit que c’est pas grave qu’il va s’occuper de moi !
 
Et il s’occupe de moi, et je ferme les yeux, tout le temps, je les ferme quand je l’embrasse, quand il me suce, quand je le suce, tout le temps, le plus possible, il ne faut surtout pas que je le vois, je m’imagine à des milliers de kilomètre, faisant tout autre chose, mais rien à faire je suis bien sur son canapé en train de le sucer…
 
Il est très câlin, très affectueux, me couvre de compliments, et me demande de le prendre. J’en suis incapable, mais merde, j’ai déjà fais tout le reste, il faut que je sache si je peux jouir… Je peux être un bon acteur, mais là je ne pourrais pas faire semblant !
 
Je l’ai pris, et j’ai joui, en fermant les yeux… Je me suis déjà senti une merde dans ma vie, mais vraiment une merde, mais jamais comme ça ! Je suis pire que tout, comment peut-on coucher avec quelqu’un qui vous répugne, qui vous dégoûte, et avoir quand même une érection et une éjaculation (je ne me ferais pas l’affront de parler d’orgasme, parce que là par contre j’en ai pas eu !).
 
Alors voilà, j’en fais le constat suivant : j’ai sûrement déjà dû faire ça dans ma vie, mais je ne m’en souvenais plus, je me raccrochais à la douce pensée que « non mais il y avait forcément quelque chose qui t’as donné envie sur le moment ». Maintenant je sais que non, ce n’est pas le cas !
 
J’ai honte, je me dégoûte, je salis tout ce que je touche, je mérite mon célibat et ma solitude.
Jeudi 19 octobre 2006
Par Gauthier
 
Lecteur, à l’inverse de nos hommes politiques, quand je fais une promesse, je la tiens. Donc voilà le résumé de mon week-end londonien.
 
Dimanche matin, 8h07, l’Eurostar se met en branle pour Londres. Oui tu as bien lu, 8h07 !!!! Je suis fauché donc je prends les voyages pas chers, et manifestement à 8h du mat’ un dimanche c’est pas blindé donc ils cassent les prix.
 
Tout le monde pionce dans le train (tu m’étonnes), et le voyage se passe sans encombre.
 
*pause*
 
Word vient de planter, mais moi, j’avais fini mon article, 20 min de boulot disparu, envolé, bouffé par ce con de logiciel qui déconne autant qu’il peut ! AAAAAAAAAAAHHHHHHHH
 
Donc je dois recommencer, mais j’ai fichtrement aucune idée de ce que j’ai bien pu raconter pendant 20 min, mais alors pas du tout ! Parce que vous vous pensiez que je réfléchissais quand j’écrivais mes articles ? C’est mignon… Mais non !
 
Je vais donc écrire quelque chose d’autre, et toc ! Vous avez qu’à vous en prendre à Bill Gates !
 
*reprise de l’article*
 
Pour la peine je vais faire quelque chose de pas du tout chronologique, ça vous va ? Tant mieux…
 
Soho :
 
Soho est le quartier gay de Londres, ou le quartier gay fait partie de Soho, je sais plus, mais en gros sachez que c’est là quoi ! C’est autour d’une espèce de tour version mini-tour Montparnasse (Centre Point c’est son nom). Et c’est tout aussi moche que la nôtre au passage. Le coin gay est flanqué des quartiers chinois et indien, donc il ne faut pas se tromper ! Oui parce que même à Londres, demander où est la backroom dans un resto chinois, ça se fait pas…
 
On est allé dans un bar, le G.A.Y, un des plus connus et des plus courus de ce côté du Channel. En fait il y a trois G.A.Y dans le quartier, les gens y vont selon l’heure, un peu comme en Espagne. Nous on n’a vu que le premier. Il était 21h et des brouettes, on sortait du resto. À cette heure-là en France les gens mangent encore. À Londres, ils sont déjà complètement morte poule. Mais quand je dis morte poule, c’est que même moi à côté, je fais petite joueuse…
 
Et les tenues, c’est du grand n’importe quoi. Un espèce de mélange entre pute grunge et pute techno, mais toujours avec la pute touch’ ! Mais surtout ce que j’aime chez les tafioles anglaises, c’est leurs corps… À Paris, pour être gay, il faut trois choses : un abonnement dans un centre de bronzage, un abonnement chez une esthéticienne, et un abonnement dans une salle de gym. Ne disposant d’aucun des trois, je ne suis qu’une pauvre tafiole provinciale qui ramasse du thon (comme elle) ! Et j’exagère à peine… Là bas, ils sont tous obèse, moche, vulgaire, bref, au milieu de tout ça, je suis un Dieu ! J’adore Londres ;)
 
Je finirai par la musique. Que dire sur la musique ? Les bars anglais font à la musique ce que la reine d’Angleterre fait à la mode. Vous saisissez ??? (je sais, elle est pas de moi celle-là, mais je l’adore !). Le pire de tout, c’est que dans le G.A.Y où on était il n’y a pas de DJ, mais un juke-box pour choisir les clips qui passent dans le bar, et tout ce que je peux dire c’est qu’ils ont de goûts musicaux qui leurs sont propres…
 
Mais bon, j’y suis allé dimanche soir avec Baby Boy, et Lundi avec Mister Big, son doudou et le mien, et on a bien picolé, parce que les anglais souffre avec la musique, la mode, leurs corps, mais ils ont un moyen d’oublier : la dose d’alcool est à £1,60 !!!!! À ce tarif-là, si je deviens londoner, on me change le foie au bout de 3 semaines !
 
Les musées :
 
Oui je suis allé au British Museum, à Westminster, à Saint Paul, à la Tate modern Gallery, à Trafalgar, à Buckingham, au City Hall, au London Eye… Et si vous me croyez pas, j’ai les photos ! Bande de putes qui doutaient du but touristique de ma visite londonienne ! Sachez-le, je n’ai pas visité que mon homme ;)
 
Oui je sais, elle était facile, mais j’avais envie de la faire celle-la… Donc voilà, je ne vais pas m’étendre sur les fastes de la capitale britannique, parce que dans le fond on s’en fout !
 
Mon Baby Boy :
 
Il est génial. On a fait des bébés 5 à 8 fois par nuits… Je suis une épave, je ne vais plus pouvoir bander avant 2007 ! C’est que je me fais vieux moi, je n’ai plus l’habitude de faire ça tout le temps, dans toutes les positions, avec les coloc qui jouent de la guitare et chantent pour couvrir le bruit du lit qui rend l’âme…
 
Mais je dois faire un bilan de ces trois jours : du sexe, des balades, des conversations sur des sujets légers et d’autres moins, bref ça ressemble à quelque chose que je connais, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus ! Vous savez quand deux personnes partagent des choses ensemble, et qu’elles sont heureuses de le faire… C’est quoi ? Un couple ? Non.
 
On en a parler, et on est arrivé à la même conclusion, si on vivait dans la même ville, si on parlait la même langue, si on avait pas autant de cadavres dans nos placards, on ne se supporterait pas. Et ça ne marcherait pas entre nous. Ça marche parce qu’on ne se voit pas, parce qu’on ne se comprend pas ? Oh que si on se comprend, mais on ne sait pas pourquoi…
 
Alors voilà, faut-il tout foutre en l’air parce qu’avec tous ces « si » on sait que ça va dans le mur ? Ou faut-il se la jouer subversif, nouveau genre, comme dirait Mister Big « tu fais du couple par intérim ! ». Oui et en fait ça nous va bien à tout le deux, on ne veut pas plus ! Du moins pas pour l’instant.
 
Alors voilà, je suis en couple, mais en fait non, j’ai quelqu’un, mais je suis seul, et je suis heureux et épanoui… Que demande le peuple ? Rien, il applaudit !
 
Bilan :
 
Je suis fauché, il me faut un job, je dois finaliser mon rapport, et je n’ai plus de quoi me prendre une cuite en boite… Mais surtout je n’ai plus envie de baiser, et ce soir j’ai annoncé à fuck-buddies que je ne voulais plus les voir, c’est un bon début non ? Pour moi ça l’est en tout cas…
 
 
New Gauthier, on sale now !
 
 
Ps : lecteur si tu passes à Londres, envoie-moi un vidéo-mail, c’est gratuit, il y a des bornes Internet partout, et moi ça me fait délirer… gauthier.vingtenaire@mac.com Et une fois que je pourrais mettre des vidéos perso ici, je les publierais ;) (enfin si tu le souhaites bien sûr)
Jeudi 12 octobre 2006
Par Gauthier

Samedi soir :
 

Lefroid vient passer le week-end à Toulouse avec moi. Avec Emma le soir on décide d’aller à la crémaillère de mon petit frère. Grosse, très grosse erreur. Pour résumer la soirée, à la fin j’ai dit « bon les filles, on récupère nos déambulateurs garés en double fille, et on rentre ? ». Moyenne d’age de la soirée : 20 ans. Nous on a plus 20 ans… Et ça se sent, vraiment. Voilà je ne détaillerais pas plus, je suis déjà assez déprimé comme ça…

 
 
Dimanche soir :
 

Il faut se rattraper de la soirée de samedi. On va au resto avec Océane, Emma, Lefroid, et moi même. Petit resto du centre de Toulouse, sympa, mais pas transcendant non plus. Avant et après on boit un verre dans le bar à goudous juste en face. Pendant on mange pas si mal, et on arrose à outrance de Chinon 2003. Après Océane décide de rentrer. Avant ça Lefroid trouve un saladier devant le resto (vous savez, ceux de votre grand-mère, ronds avec le fond plat, blancs avec des petites fleurs dessus), et elle le trouve trop joli ! Elle embarque donc le saladier, après nous avoir fait une scène de « je suis moldo-slave et je fais la manche avec un saladier » mémorable ! La soirée s’annonce mal…

 

Avec Emma et Lefroid, fort de cette crise de fou rire qui ne nous quitte plus (même quand mon Baby boy m’appelle pour me souhaiter bonne nuit) on file dans une boite à tafioles très connu dans notre Sud-Ouest. Je me gare devant (ou presque), et derrière nous une 206cc prend place. En sort deux mecs jeunes, pas si mal, et Lefroid ne peut s’empêcher de sortir une connerie (que j’ai oublié j’avoue). On engage la conversation avec les mecs, ils vont dans la même boite que nous, forcément…

 

À l’intérieur, on boit. On sniff du poppers. On rit. Bref c’est la fête ! Les mecs sont là, et ça drague à tous les étages (sauf moi, bien sûr, on est dans une boite gay, donc c’est normal que tous les mecs soient hétéros !!!!!). Lefroid se fait draguer par le conducteur de la 206cc, Emma par le pote du serveur du resto où l’on était le soir même, serveur qui tente de draguer aussi Lefroid. Vous suivez ? Moi pas trop.

 

Alors pour décoincer un peu cette situation complexe, je décide de lancer un « jeu-du-glaçon ». Tu connais pas le principe lecteur ? C’est simple, je prends un glaçon, je le mets dans ma bouche, et je le fais passer à ma victime (prétexte à faire des bisous en gros). Donc voilà que tout le monde se fait passer des glaçons, et ça roule des pelles à qui mieux-mieux. Au passage, je veux pas rapporter, mais Lefroid et Emma se sont rouler une pelle du coup ;)

 

Bref, à la sortie, il s’avère que le premier qui a dragué Lefroid était con, et très lourd, mais le second était moche, donc elle est partie avec les tel, mais rien de plus. Quant à Emma, son mec est mannequin (tatoué en plus, trop chouchou !!!!), mais il a 22 ans, et la Emma gérontophile que l’on connaît tous ne peut pas se faire claquer la galette par un mec qui faisait encore pipi au lit il y a à peine 15 ans… EMMA T’ES TROP CONNE !!!!!!!!

 

Bref, rien n’y a fait, elles sont rentrées sans kekettes (enfin si, la mienne, mais tout le monde sait que ça ne leur sert à rien…). Et moi je suis encore plus dégoûté par les boites homo de c’te ville de merde (pas un pédé baisable, PAS UN !!!! En même temps, un fois qu’on enlève le personnel, on devait être 5 pédés, ça aide pas…).

 

Après notre sortie de boite (et un petit « pipi dans la rue » made in Lefroid), nous retrouvâmes notre voiture. Et Lefroid (qui n’avait sans doute pas fait assez de conneries ce soir), décide de laisser un souvenir au propriétaire de la 206cc : un merveilleux « Bisous J 06 74 .. .. .. » sur le pare-brise, écrit avec un rouge à lèvre bien sûr !

 

Là c’est définitif, on a encore fait n’importe quoi…

 

Voilà pour le résumé de ce week-end démoniaque. Je résume donc : je rentre à Paris avec :

 - Une Lefroid morte de fatigue.

- Une bouteille de whisky.

- Des vêtements repassés (merci maman).

- Deux kg de graisse supplémentaires sur les hanches et le cul (encore merci maman).

- Trois bouteilles de poppers (merci Mister Big)

Mais sans :
 
- Rapport de stage.

- Travail.

- Vie sexuelle.

 
Mais bon, j’assume bordel !
 
 

Gauthier en vie par volonté divine…

Mardi 10 octobre 2006
Par Gauthier

Une semaine, juste une, alors il faut en profiter !!!
 

C’est ce que je me suis dit mardi devant la masse de travail que j’avais à abattre dans la semaine. Alors c’est décidé, je suis en vacances, et tant pis pour tout ce que j’ai à faire. J’aurais bien le temps à Paris de me prendre la gueule sur tous ces soucis que je décide d’ignorer.

 

Oui le travail chez moi c’est un souci ! Un rapport de stage c’est un énorme souci, trouver du travail c’est un souci insurmontable !!!!! De toute façon j’ai besoin de vacances, non mais. Programme de la semaine : je dors, je bouffe, je vois mes amis, je vois mon filleul, je bois. Et un programme, en ces temps de campagne présidentielle, c’est sacré, il faut s’y tenir !

 
Vendredi soir :
 

Océane, son homme, et moi même, décidons d’aller manger dans le resto-boite où Océane a travaillé pendant 10 mois. Le repas est plus proche du resto-route que du 4 étoiles, mais on s’en fou, on n’est pas là pour ça. On fini de manger, on boit du vin, de la sangria, on assiste à des scènes anthologiques (l’enterrement de vie de jeune fille d’un thon obèse avec la tête de shwarzie, comme quoi si elle peut se marier, moi aussi !). Et on fini par se prendre une (demi) bouteille de vodka, juste pour faire passer l’ambiance bodega au second plan, juste derrière la moyenne d’age (45 ans). Et au moment où je me demande ce que je fous là, Océane, dans sa grande mansuétude, décide de nous installer ailleurs.

 

C’est le début de la fin, la (demi) bouteille de vodka commence à faire son œuvre (elle s’ajoute à deux bouteilles de vins, une de sangria, et deux apéros, sachant qu’il est 1h30 à peine). Je suis morte poule, Océane aussi, son mec pas mieux. On comate, râlant d’avoir oublier le poppers, râlant de ne plus avoir de sous, râlant de ne pas pouvoir baiser, enfin surtout moi, parce que les autres ils vont baiser grrrrrr

 

Quand tout à coup, surgi de nulle part, mon envie de faire ami-ami avec les gens me retrouve. Je me dirige donc de groupe en groupe, papotant, complimentant des tatouages (la population s’est rajeunie passé 1h), taxant des clopes (alors que j’en avais, mais c’est juste pour communiquer), et puis une fois mon petit tour terminé e retourne dans mon coin, le sentiment du devoir accompli en plus.

 

Océane se penche vers moi, elle ouvre la bouche, elle commence à prononcer la phrase « Bon, on n’a plus rien à boire, on rentre ? ». Mais elle ne peut finir, car elle est arrêtée par une fille qui se met devant moi avec un immense sourire, et une bouteille de whisky à la main :

"Tu la veux ? On s’en va, je te l’offre !
- Ben non, fais-la marquer, tu la boiras la prochaine fois !
- Non, c’est bon, on n’est pas à ça prêt, je te l’offre, ça me fait plaisir !

- Ok c’est gentil, rentre bien…

 

J’attrape la bouteille, et je reste con. Le temps que je réalise ce qu’il se passait, la fille avait disparu. La bouteille était pleine ! Pas totalement, elle avait bu deux verres dessus. Et donc elle venait de me faire un cadeau d’une valeur de 100€ !!!!

 

Océane reste très con aussi devant la scène. On décide donc de ne pas partir de suite. Le seul souci dans l’histoire c’est que je ne bois absolument pas de wiski depuis mes 16 ans (une mauvaise gueule de bois due à cette boisson maudite). Donc me voilà à proposer des verres de wiski à tout le monde, en échange de vodka, rhum, bière, clope, n’importe quoi d’autre en fait…

 

Dans le quart d’heure qui suit, une fille (une autre), arrive devant moi avec le même sourire, et me tend une bouteille de whisky, une de rhum, une de schweppes lemon, une d’orange et une de pomme. Je commence à penser au complot… Elle me dit qu’elle s’en va et que c’est cadeau, parce que je suis gentil ;)

 

Océane en tombe du tabouret, son homme décide d’intervenir. Il prend la bouteille de rhum et la donne au premier mec qui passe. Là je dois avouer que j’ai pleuré, parce que le rhum j’en bois, alors que le whisky toujours pas hein ! Le con… Bref Océane planque les autres bouteilles pour qu’ils ne leur arrivent pas le même sort. Sachant que les deux dernières arrivées étaient à moitié pleines (je ne comprends pas les gens, offrir des bouteilles presque pleines, mais jamais j’ai fait ça moi !).

 

À partir de là, je suis parti un peu en couille, je me souviens avoir croiser un mec que je connaissais du primaire, on s’est raconté nos vies, on a échangé les tel, mais bon personne n’a rappelé… J’ai empêché une fille de se suicider, elle m’a fait pitié la pauvre. J’ai touché le cul de tous les rugbymen qui passaient à proximité. Grand moment de solitude quand j’y repense :


"Bonjour, je fais un sondage !
Je t’en prie…
- Tu aimes les filles ?
- Oui.
- Tu aimes les garçons ?
- Non.
- Tant pis, je peux quand même te toucher les fesses ?
-
- Merci, t’es choux toi !!!!!

 

Et personne ne m’a étranglé… Comme quoi, l’intervention divine ça a du bon ! En partant de la boite, j’avais décidé d’embarquer une des bouteilles, en souvenir… Je passe le bar, le vestiaire, l’entrée, et autant de gens qui travaillent là-bas, avec ma bouteille à la main. J’arrive sur le parking, je m’approche de la voiture, et là le mec du parking (connard !) m’arrête et m’informe que je ne peux pas partir avec la bouteille. Je me mets à l’insulter poliment, en lui précisant que je suis un ami personnel du patron (le patron m’a vu deux fois hein !). Et l’autre ne se démontant pas, m’amène voir le patron. Là grand moment dont j’ai le secret, je lui demande gentiment, il refuse, donc je passe en mode « j’ai deux ans » et je répète à l’infinie « je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille… ». Au bout de quelques minutes, il craque. Et hop je pars avec ma bouteille !!!!!

 
Des fois j’ai honte…
 
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