Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

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C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Mercredi 25 avril 2007
Par Jane
 

Aujourd’hui, on fait un saut dans le temps. Après avoir eu votre lot de liaisons foireuses (si si, c’est pour ça que vous venez, regardez bien le titre du blog) monté votre homme idéal en kit, trouvé un toute option, vécu de parfaits débuts « tout le monde il est beau même la vie elle est belle » et s’être dit que celui-là, on ne le lâche plus avant de l’avoir traîné devant le combo maire-curé (ou seulement le maire pour les non-croyants) et lui avoir fait une bonne dizaine d’enfants pour sceller votre amour et des revenus corrects avec les allocations familiale, arrive le grand moment : « Chéri d’Amour que j’aime de tout mon cœur, mes parents nous invitent le week-end prochain » ou si c’est lui qui attaque « Mon petit chou en sucre adoré, mes parents veulent te rencontrer »

 

Voilà, c’est dit, on ne peut plus reculer. Il va falloir rencontrer la belle-famille. Et accessoirement faire bonne impression. Ou que l’élu de votre cœur fasse bonne impression. Et merde.

 

J’ai été officiellement présentée deux fois à une hypothétique belle-famille. Non non, je ne me suis pas retrouvée célibataire suite à cela.

 

- Première présentation : Après 6 mois de parfait amour, on m’annonce que je suis invitée le week-end suivant. Ah bon, c’est obligatoire ? Ah, ok, oui, ils veulent me connaître. Si je dis que moi pas, ça fait trop mal poli ? Si je me casse accidentellement la jambe, ça va paraître suspect ? 1h de trajet et 10 clopes plus tard, je fais de la résistance :

« Je suis trop morte de trouille pour sortir de la voiture, vas-y sans moi, je chope un bus jusqu’à la gare »

« Ne sois pas ridicule, ils savent qu’on est là, ils ont vu la voiture, ils savent que tu viens, alors maintenant t’arrête et tu descends. Tout de suite. »

« Si je viens, tu feras ma vaisselle pendant une semaine pour me féliciter de l’exploit ? »

« Maintenant tu sors de cette voiture »

Me voilà donc face à la belle-famille, avec le frangin chiant qui est venu spécialement pour voir l’animal étrange que je suis : « Alors comme ça, tu redoubles ton année, tu comptes la valider cette fois-ci ? » Ne rien répondre, il a 2 de QI de toute façon, ça ne sert à rien… Un an et demi plus tard, j’étais toujours aussi silencieuse et discrète quand je me retrouvais là-bas, toujours peur de dire quelque chose de travers et que frangin chiant me tombe dessus. Du coup, tout le monde m’aimait bien, vu que je n’étais pas chiante.

 

- Seconde présentation : Toujours aux alentours des 6 mois (ça me porte la poisse) je suis invitée à passer 10 jours (ouai, carrément, soyons fous !) dans la nouvelle belle-famille. Après un trop long trajet en voiture, encore rallongé par le fait qu’on se perd royalement à quelques kilomètres de l’arrivée. Je fume en conduisant, je râle en fumant, et je conduis lentement histoire de reculer le moment tant redouté. A l’arrivée, belle-maman me serre dans ses bras et éclate de rire tellement je tremble. Je ne trouve pas ça drôle du tout, alors je continue à trembler en fumant une clope. Un an plus tard, je suis officiellement adoptée par la tribu. Mais comme je me fais larguer méchamment, ça ne sert à rien. Ex-belle-maman m’a appelé dernièrement pour prendre de mes nouvelles et me dire que son fils n’est qu’un con, que je lui manque et qu’elle ne veut même pas rencontrer la nouvelle. J’étais totalement d’accord avec elle. Et j’avoue qu’elle me manque un peu mon ex-belle-famille, encore plus folle que la mienne !

 

Donc, je passe bien avec les beaux parents, vu que je suis polie, gentille, que j’aide à mettre le couvert et débarrasser la table, et que je trouve que leur fils est toujours le plus merveilleux du monde. En plus, j’évite de mettre des mini-jupes et des décolletés. Et je souris même aux blagues pas drôles (un an et demi à supporter le frangin tyrannique, ça aide à relativiser) Mais le moment le plus difficile, c’est la rencontre avec ma famille.

 

Ma famille, ce sont des gens fabuleux, mais un peu à la masse. Mon père considère que j’aurais du rester avec mon premier ex parce que c’était quelqu’un de bien. Ma mère considère que personne ne sera jamais assez bien pour sa fille. Mon frère s’en fout mais adore venir asticoter le nouveau venu. Et malgré le fait que je ne leur ai présenté que 2 personnes, on a réussi à me demander « Tu vas tous nous les présenter ou quoi ? » Ca met à l’aise.

 

Les présentations chez mes parents, c’est toujours de la science-fiction : je stresse tellement que c’est contagieux, donc si le jeune homme était zen, ben c’est foutu. Ensuite je fais le tour des sujets à aborder et à ne pas aborder (on ne sait jamais, un qui voudrait parler de politique, il est peut-être suicidaire) un rappel des bonnes manières à table (il y a des trucs qui ne passent pas à la maison, mais il est fortement conseillé de couper la parole si on veut en placer une) et un rapide relooking (« Chéri d’amouuuuuuuuuuuuuuur j’adore ton look, mais sois wild aujourd’hui, mets une chemise à la place de ton t-shirt à trous, je te promets de t’offrir une nuit inoubliable en remerciement de ce petit sacrifice ») Au final, mon père se sert 2 whisky et devient un moulin à parole, ma mère est muette comme une carpe et se ferme comme une huître (ça met à l’aise, c’est dingue !) et mon frère teste l’humour par quelques petits cassages bien choisis. La routine.

 

Alors je me demande : Faut-il s’obstiner à présenter qui que ce soit à ma famille de cas irrécupérables ? Ai-je vraiment besoin de leur approbation pour vivre ma vie ? (jusque là, la réponse est non) Est-il possible d’en trouver un bien, de le garder, et de s’arranger pour qu’il ne croise jamais mes parents sans que ça paraisse suspect ? Suis-je la seule dans ce cas ???

Jeudi 12 avril 2007
Par Jane

L'homme parfait n'existe pas
 

Oui, là je sais que, au choix:

 

- Je casse un mythe, la version prince charmant, cheval blanc, mariage heureux, beaucoup d'enfants, et on finit nos jours vieux et ensemble enlacés à bord du Titanic qui coule (oui, j'ai été traumatisée par cette scène du film) Vous allez me détester à vie après cette révélation.

 

- J'ai enfin découvert la vie, la vraie, celle où les Bisounours n'existent pas non plus et où les méchants sont bien réels. Il était temps que je rejoigne le vrai monde.

 

J'avais déjà un doute sur le sujet. Surtout depuis la démocratisation de la voiture, du train et des transports en commun. Un prince charmant sans son cheval blanc, ça a tout de suite moins de gueule, ça pue l'arnaque. Et l'armure n'est plus tellement d'actualité dans les défilés automne-hiver 2007. Mais il restait encore le mythe de l'homme parfait pour faire rêver dans les chaumières et fantasmer les célibataires.

 
L'homme parfait, c'est quoi?
 

Pas la même chose pour tout le monde. Celles qui veulent un macho de base qui leur apporte le petit déj' au lit en déblatérant de la poésie post-apocalyptique, je n'irai pas le leur piquer. Donc dans la théorie, plusieurs types d'hommes parfaits existent. Bonne nouvelle, on ne va pas devoir se battre (parce que je peux devenir très mauvaise quand on touche à mes jouets, non mais!) Mais est-ce pour autant que la perle va être facile à trouver?

 

Etant un peu refroidie sur le côté "amour = toujours", je me suis dit qu'il existait peut-être une possibilité de créer un homme parfait en kit. Comme je ne suis pas totalement barbare, pas de découpage à la Frankenstein, mais une distribution des tâches.

 

- Un premier pour les moments légers, ceux où on peut se vautrer sur un canapé avec la zapette à portée de main et se goinfrer de tout ce qui passe (solide ou liquide) en critiquant tout et rien, sans se soucier de l'image totalement anti-glamour qu'on projette. Et qui tente de vérifier si on est vraiment chatouilleuse à des endroits aussi improbables que le cou ou la plante des pieds (on a vu plus improbables, je vous l'accorde) Accessoirement, qui en vous prend pas pour une attardée mentale en voyant la tronche de vos sous-vêtements lors du passage en pyjama (H&M fait de très jolies collections totalement régressives, et on a bien le droit d'abandonner le satin et la dentelle de temps en temps!)

 

- Un second pour les grandes discussions philosophiques (ou pas) avec qui on se réunit autour d'une assiette de bonnes choses pour parler de tout et de rien, de la pluie, du beau temps, des avantages et inconvénients du jogging par rapport à la natation, de comment on se voit dans 10 ans, et du prix de l'immobilier. Et qui laisse son frigo en libre service dans les moments de grande faim.

 

- Un troisième pour les moments plus intimes. Concrètement, quand on a une furieuse envie de se prouver qu'on peut encore plaire, et que les hormones menacent de nous transformer en violeuse en série. Toujours prêt à se sacrifier pour la sécurité du reste de la population masculine (c'est beau ce sens du dévouement quand même) Et assez doué pour vous faire oublier les petits soucis du quotidien pendant quelques heures et arriver au boulot le lendemain avec une tronche de raton laveur (cf les cernes) et un look de prostituée des pays de l'Est.

 
Le seul souci est l'éloignement géographique
 

Il peut par exemple être assez épique de commencer la soirée par un verre affalée sur le canapé en rentrant du boulot, puis de discuter de l'insécurité au Brésil en dégustant un bon petit plat, avant de finir la nuit assommée par les endorphines et un sourire niais collé au visage. Même avec un Navigo 3 zones.

 

Il serait nettement plus simple de trouver une version tout en un, je vous l'accorde. Le seul problème étant de trouver quelqu'un qui réunit tous ces critères. C'est là que ça se corse. Et en plus il faut lui plaire. C'est presque digne de Mission Impossible (avec Tom Cruise en moins, hélas…) Ou alors transformer l'un des hommes en kit en homme parfait.

 

Oui mais là, ça pose probléme. Parce que n°1 est tout d'abord un super pote, et que ça c'est précieux. Parce que n°2 pourrait être parfait (ou presque) mais on ne l'intéresse pas plus que ça (tant pis pour lui, il ne sait pas ce qu'il rate) Parce que n°3 jongle avec encore plus de numéros, et que si on était the one, on serait éventuellement au courant (il ne sait pas ce qu'il rate bis, soyons modeste)

 

N°3 me demandait l'autre jour (oui, on peut aussi accessoirement parler avec le n°3, on n'est pas non plus des animaux, n°3 est malgré tout un être humain, pas seulement une bête de sexe) "Et toi, tu vois d'autres personnes?" Ce à quoi je répondais en toute honnêteté "Non" Parce que par "voir", je pense qu'il fallait comprendre "coucher" et que je suis trop fainéante pour me prendre la tête avec un planning plus que serré, et les inévitables gaffes qui en résultent: inversion de prénoms "Dis Truc... euh... Bidule, elle fonctionne comment ta douche?", fouilles archéologiques révélant des sous-vêtements étrangers enfouis depuis le dernier effeuillage torride, trous de mémoire divers "Et au fait, le boulot, ça se passe bien?" "Euh... Oui, depuis avant-hier, je ne me suis pas fait virer une deuxième fois, je te remercie, on va dire que ça va" et autres moments de solitude "Allô Machin? J'ai envie de toi là tout de suite, je t'attends en porte jarretelle sur mon lit" "Ca me fait plaisir de l'apprendre, mais moi c'est Bidule..." Donc non, je ne vois personne d'autre dans le sens "enlevage du string avec les dents" Dans le sens soirées télé imbibées et soirées princesse affamée, ok, je suis polygame.

 
Le but à long terme?
 

Ouh la... Réussir un jour à me dire que toutes les histoires d'amour ne finissent pas mal. Et que je peux éventuellement envisager de ne plus fragmenter ce qui me sert de paysage "affectif". Je vois déjà arriver les critiques sur le côté [remplir avec l'adjectif péjoratif de votre choix] de la situation. Je le vis bien, étant donné que j'ai pas mal des avantages d'un homme parfait, sans devoir jouer à la fille parfaite 24h/24 (les craquages et régressions avec n°1, l'activation du cerveau social et de l'estomac avec n°2, les parties de jambes en l'air avec n°3)

 
Le seul risque?
 

M'attacher à l'un d'entre eux un jour, ce qui remettrait en cause le fragile équilibre. Me connaissant, ça risque d'arriver. Donc de créer une situation encore plus difficile à gérer. Donc au final de me rendre encore plus malheureuse que si j'avais uniquement un "tous des connards" de base à disposition. Parce que je reste une fille, donc un truc muni d'une paire de seins et d'un incorrigible besoin d'être aimée (même si je me soigne) Si possible par une seule et même personne un jour…

 
Deuxième risque
 

(finalement il y en a deux)

 

Créer un vent de colère/revanche/haine suite à cet article. Parce que n°1 me lit, et que si je ne préviens pas n°3, quelqu'un va le faire à ma place. A priori, n°2 ne traîne pas dans le coin, mais on ne sait jamais!

 

Donc si toi, lecteur jeune beau riche et intelligent, veut prendre la relève pour l'un des postes cités ci-dessus dans le cas d'un désistement, j'examinerai toutes les candidatures.

 
Jeudi 5 avril 2007
Par Jane

J'ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu'à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d'une connaissance. Cette connaissance est en fait l'ami de l'un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l'ex qui m'avait gentiment rapporté que "de toute façon, mes potes m'ont dit que..." Messieurs, vous détestez qu'on vous dise "ma mère me l'avait dit" ou encore "j'aurais du écouter ma meilleure amie", alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n'est pas encore mon anniversaire. J'ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n'est pas ça non plus. Bon, qu'est-ce qu'il me veut lui? Par curiosité, j'accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. "Je n'ai jamais vu ton appart'" Oui, mais moi non plus je n'ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l'option rendez-vous en ville, ça m'évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l'heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l'aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m'annonce qu'il va être en retard. ca commence bien. J'en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d'un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J'émerge quand quelqu'un frappe à la porte.

L'entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l'écran.

"Ca m'a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J'aurais aimé en revoir un peu plus de toi"

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d'anniversaire, même en tout bien tout honneur, n'acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu'il n'est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) "Sois sage ce soir" Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

"Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end?"

"Euh... Oui..."

"Et tu as été sage?"

"Je ne pense pas que ça te regarde..."

"Ouille, ça doit vouloir dire non ça... Merde..."

"Je pense que tu t'en remettras!"

"Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi?"

"Non, je bosse le lendemain, et c'est un peu loin. Et puis le recyclage, c'est pas mon truc."

"Le recyclage?"

"Essayer de te taper une ex de l'un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t'appelles ça comment?"

"Mais non, c'est de l'histoire ancienne! En tout cas, n'hésite pas à me rappeler!"

Après une telle déclaration, je m'interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j'allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n'avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu'il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?
Mardi 27 mars 2007

Par Jane

 

Non, je ne vais pas vous faire l'apologie de Meetic et de sa nouvelle campagne de pub que je trouve assez affligeante. Oui, je regarde parfois un postérieur masculin dans la rue, mais jamais en meute organisée. Non, je ne me suis jamais plantée de nom au moment de dire au revoir à un partenaire de jambes en l'air (en cas de doute, mieux vaut se taire !) Non, je ne demande pas des capotes à mes collègues de boulot, ma vie sexuelle ne les regarde absolument pas, tout comme je ne veux rien savoir de la leur. Ce qui me fait rire, c'est que cette pub reprend tous les clichés machistes de base et est très fière de nous prouver que nous les femmes, nous pouvons nous conduire comme des hommes. En fait, notre lutte pour l'égalité des sexes, vous ne le saviez peut-être pas, mais ce n'était pas pour avoir des chances ou un salaire égal, non non, c'était juste pour pouvoir nous comporter comme... des connards. En jupe et avec des talons. Remarquez, le côté cyber-marché de la baise est enfin assumé!

 

Par contre, le slogan, je l'aime bien.

 

Depuis toujours, on nous place dans le rôle des petites choses fragiles auxquelles on fait la cour. Enfin ça, c'est pour la bourgeoisie. Dans les campagnes, la cour se faisait jusqu'à la meule de foin la plus proche (et le mariage aux premiers signes visibles du rapprochement champêtre) Nous, petits êtres patients, attendions donc que l'élu de notre cœur nous remarque, tombe sous notre charme, nous tourne autour durant un temps défini par le protocole (et notre degré de sadisme) fasse sa demande en bonne et due forme, et nous rende heureuse pour le reste de nos jours (dans ce scénario, avoir un compte d'épargne bien rempli peut largement aider) Sauf que bon, certaines - genre moi -  avec la chance qu'elles traînent, le méga canon qu'elles reluquent, il ne va jamais tourner ne serait-ce qu'un cil vers elles. Sommes-nous alors condamnées à attendre
1/ Qu'il nous remarque
2/ Qu'il soit intéressé
3/ Qu'il se dise qu'il y a possibilité
4/ Qu'il passe à l'offensive
5/ Qu'il ne se lasse pas trop vite parce qu'on ne s'est pas assez fait désirer
Tout ça pour respecter le protocole? Les règles du jeu sont-elles immuables?

 

Prenons un cas concret. Blondinet. Blondinet est canon. Blondinet est charmant. Blondinet est... Oui, bon, vous avez compris, j'aime bien Blondinet. Sauf que malgré le moment très agréable passé en sa compagnie, je ne sais pas ce qu'il cherche, ni ce qu'il pense de moi. J'ai donc deux solutions:
- Attendre de voir si éventuellement ya possibilité de... En gros, ne rien faire et attendre qu'il vienne en rampant à mes pieds. Bizarrement, je ne fais pas partie de ces filles qui ont une foule de prétendants qui se languissent en espérant secrètement mériter ne serait-ce qu'un regard. Je suis plutôt classée dans la catégorie "filles insignifiantes" dont le seul espoir de se faire remarquer réside dans un humour alternatif.
- Changer les règles du jeu, et tenter de prendre un peu les devants. Oui mais non, et si je ne lui plaisais pas? Non mais parce qu'après des millénaires à faire baver le mâle afin de lui faire mériter sa descendance, il y a un certain conditionnement. Et surtout un certain confort. Les mâles courent, les femelles sélectionnent. Nous n'avons donc pas le blindage nécessaire aux râteaux en série. Nous sommes donc subtiles quand il s'agit de tenter une approche. Mais la subtilité, des fois, c'est un peu trop... subtil pour qu'un homme comprenne!

 

Concrètement, c'est donc le point mort. Il est trop occupé pour donner des nouvelles dignes de ce nom. Ou alors en plus d'être occupé, il ne veut plus me donner de nouvelles (mode paranoïaque dépressive, mais bon, il y a bien un moment où il a du temps libre, par exemple au boulot!) Je ne veux pas passer pour la harceleuse de service, donc j'espace les mails et je ne vais pas lui parler quand je le vois en ligne (vive la messagerie magique qui indique le statut des gens à qui on a envoyé un mail! Ca torture encore plus) Bon, ok, de temps en temps, je craque (avec la bonne excuse du "tiens, ça fait comme un vide quand je ne reçois pas ma tartine de 2 pages de la journée!") mais rien d'indécent, ni de particulièrement explicite (sauf quand on me connaît et qu'on sait que ma paresse naturelle est rarement troublée par un représentant du sexe masculin à conquérir, je suis plutôt résignée à les laisser passer, et tant pis s'ils ne me remarquent pas)

 

Et puis pour me torturer un peu plus, je tente de pénétrer son esprit. Parce qu'on ne s'est pas rencontré virtuellement via Meetic (logique vu mon point de vue sur la chose) donc que ce n'était pas forcément un rapport de séduction dès le début. Voire même pas du tout. Donc quelles sont les chances qu'il voit en moi la future femme de sa vie qui ne lui donnera pas les enfants qu'il n'est pas sûr de vouloir? (Oui, là je me projette un peu beaucoup, mais bon, il faut voir grand!) Et quels sont les risques que je sois juste... euh... une connaissance?

 

Les règles du jeu ont changé, mais ça serait vraiment sympathique de nous les expliquer! (j'accepte tous les conseils et je vouerais un culte éternel à toute personne qui contribuera à un rapprochement moi-même/Blondinet)

 
Jeudi 15 mars 2007
Par Jane

Si on se réveillait un matin en se disant mutuellement "Je ne t'aime plus, je te quitte, je pars avec la télé et la table basse je te laisse le lit et le chien, sois heureux(se) et envoie moi un faire part de ton futur mariage", ça se saurait, et les marchands de poupées vaudoues feraient faillite (ainsi que les revendeurs de mort au rat à la sauvette)

Il semble donc qu'une rupture réussie passe par une période de bouffage de chignon en bonne et due forme (oui, je fais des généralités, mais honnêtement, les ruptures à l'amiable, c'est beaucoup moins drôle!) Mais afin de faire ça bien, il faut respecter quelques règles de base. Le basique 6 temps de la rupture merdique.

1 - Commencer doucement à se détacher

Pour qu'une rupture sadique soit une réussite, il faut d'abord réussir à mettre la rupture sur le dos de l'autre. Parce que sortir largué, martyrisé, esseulé, éploré etc etc suite à une brutale découverte de la méchanceté humaine, c'est beau, c'est grand, c'est triste. Bref, tout le monde vous plaint. Mais quand on veut se faire larguer, ça aide pas. La solution est donc de commencer doucement à mettre la pression sur l'autre. "Tiens, j'avais jamais remarqué que tu avais de la cellulite" marche très bien auprès des jeunes femmes traumatisées à la seule lecture de ce mot. Vous aurez la paix pendant 2 heures, le temps de localiser, maudire, crèmer, remaudir cette foutue cellulite qui n'était même pas là hier, d'abord. Et vous rappelerez à votre douce et tendre qu'elle n'a plus le statut de déesse vivante à vos yeux, mais celui de nana comme les autres, avec de la cellulite. "Mais oui j'aime quand on fait l'amour, c'est plein... d'amour, alors qu'avec machin c'était uniquement sexuel et bestial" marche très bien pour ces messieurs, le doute sur les capacités de bestialité (donc de virilité) faisant assez souvent mouche. Bien entendu, ce ne sont que des exemples et non un guide exhaustif des petites phrases assassines permettant de rappeler à l'autre qu'après tout, il n'est qu'un être humain, potentiellement interchangeable avec le modèle plus récent et plus perfectionné.

2 - Mettre de la distance

Maintenant que votre partenaire n'est plus sur son petit nuage et se rend compte que de grandes mesures s'imposent pour reparaître parfait(e) à vos yeux, il faut passer à l'étape 2, la suggestion "C'est bien que tu te remues, mais il est peut-être trop tard." Par la même occasion, vous pouvez lui faire découvrir comme la vie est dure sans votre présence. Parce que oui, votre présence est un honneur et un bonheur de chaque instant, il ne faudrait pas l'oublier! Il est donc temps d'organiser ce petit week-end entre potes/copines. Attention, pour maintenir une aura de sainteté, il ne faut absolument pas préciser que ce week-end sera mixte. Chéri(e) d'amour est peut-être effondré(e) par la découverte de sa cellulite naissante et/ou de sa libido décroissante, mais n'est pas encore totalement stupide. En cas de suspicion, un simple "Mais ptain t'es paranoïaque toi!" sur un ton exaspéré réussit généralement à calmer la crise naissante. Au pire, préciser le nom de quelques participants (mais surtout pas celui du canon intergalactique qui vous fait fantasmer depuis 6 mois ou de la greluche qui vous tourne autour avec la discrétion d'un troupeau d'ours autour d'une ruche) Durant ce week-end, faire le mort. Ne pas répondre au message le premier soir. Couper son téléphone le second. Le rallumer mais sans répondre le troisième. Envoyer un texto exaspéré le quatrième "Je suis crevé, malade et pas encore rentré, fais ce que tu veux" (en réponse au "on se voit ce soir ou pas?") En clair, torturer l'autre pendant un long week-end (oui, les longs week-ends font 4 jours) et être cassant ensuite. Si toutefois votre partenaire avait un sursaut de fierté, et refusait de vous parler, ne surtout pas faire le premier pas, vous ruineriez tous vos efforts. Laissez le/la revenir (pour le coup de grâce)

3 - La mise à mort

Au bout de quelques jours de silence radio, l'être jadis aimé risque de cèder, et de tenter une approche MSNienne (petit(e)s veinard(e)s), téléphonique (moins drôle, il faut trouver le ton juste) voire même, pour les plus malchanceux, visuelle (quelques leçons au Cours Florent peuvent servir dans cette dernière éventualité) Cèder maintenant devant la détresse palpable du futur-ex qui telle une mouette isolée a senti le vent tourner serait une grossière erreur. Vous avez entamé la phase d'isolement psychologique et de remise en question, il ne faut pas faiblir! Quand votre partenaire s'énerve légèrement en demandant une explication à ce silence radio, énervez-vous deux fois plus (tout est question de proportions pour que cette recette fonctionne) Non mais c'est vrai, ce n'était qu'un week-end, et puis d'abord, il ou elle fait pire et ça ne le/la dérange pas. Ouch. Ben oui, il faut enfin porter le coup bas, le bien mesquin. Réattaquer sur le sujet de la perfection pas si parfaite que ça. Parce que oui, pendant les week-ends en famille, l'amour de votre vie a tendance à ne pas appeler tous les soirs, ou à ne pas passer sur MSN. Un comble quand on sait quand même que les visites à la famille sont au nombre impressionnant de 3 par ans. Ne pas trouver le moyen d'envoyer plus d'un texto par soir ou d'appeler plus d'une fois tous les 3 jours méritait bien un week-end de silence absolu! Quand votre psychopathe en devenir demande d'un ton excédé "Tu veux quoi finalement? Qu'on en reste là?" répondre, d'un ton encore plus excédé (c'est vous la victime de l'ignoble chantage à la rupture quand même!) "A chaque fois c'est pareil, une engueulade, et tu veux tout larguer. Alors ce coup-ci, oui, c'est bon, c'est fini."
ATTENTION: Gaffe à n'absolument pas commettre: Rajouter (sans reprendre votre souffle) "Et tu me diras ce que je dois faire pour la banque et quand je dois venir signer les papiers et récupérer mes affaires." Ca fait un chouia prémédité (mais juste un chouia hein!)

4 - Gèrer l'après rupture

Vous pouvez souffler, le plus technique est passé. Mais il ne faut cependant pas vous endormir sur vos lauriers, tant que maintenant-ex n'est pas totalement sorti(e) de votre vie.
- Prenez des nouvelles quand vous sentez que ça ne va pas. Parce que vous êtes un monstre, mais que ça vous dérange quand même de faire souffrir quelqu'un que vous avez aimé (dans une autre vie) Ou parce que vous êtes un monstre et que le malheur de l'autre vous remplit d'une jouissance inexprimable.
- Soyez plein de bonne volonté, mais expliquez que les éléments sont contre vous. Vous aimeriez beaucoup récupérer les trucs embarassants qui jonchent l'appartement, mais sans le permis et avec vos horaires de travail, il faudrait que l'ex se rende un peu compte que vous ne pouvez vraiment pas. Non non, vous n'avez pas un seul moment le week-end de disponible (voir explication plus bas)
Il faut noter que rester en bons termes est indispensable afin de continuer à profiter pleinement de la bonté (niaiserie?) naturelle de votre ex.

5 - La période assisté de la vie

Une fois l'ex bien anéanti et très emmerdé(e) par la paperasse qu'il/elle se tape seul(e) vous pouvez recommencer à vivre. Mais attention, quelques précautions s'imposent afin de rentabiliser au maximum ce temps béni des dieux de la glanditude:
- Evitez d'utiliser la carte bancaire du compte commun pour payer un week-end à votre nouvelle greluche (vous savez, celle du week-end entre potes) Parce que le pigeon de service va se rendre compte que vous avez encore moyen de retirer de l'argent, va connaître votre localisation géographique, va savoir que le week-end où vous n'aviez pas le temps de venir chercher vos affaires, c'était parce que vous aviez une nouvelle pintade à honorer. Et ex bafoué(e) va aussi réfléchir, d'un coup...
- ... et bloquer le téléphone dont les factures sont encore débitées sur son compte. Donc avoir accès à l'historique des textos envoyés depuis le site. Donc découvrir le double jeu qui durait depuis des mois. Donc l'avoir un peu mauvaise d'un coup.

6 - Le summum de la revanche: les menaces

Bon, vous êtes grillé(e), votre ex sait que vous avez un peu joué avec lui/elle, le rôle de la victime larguée devient un peu plus difficile à incarner en étant crédible. Surtout que là, la victime, ce n'est plus tellement vous quand on y réfléchit bien. Et puis comme la nouvelle victime est un peu furax, et pense (mais uniquement en pensée) à de multiples revanches (griffonner le numéro de téléphone de la nouvelle dans les toilettes d'une aire d'autoroute, revendre vos affaires sur eBay, hurler au monde entier sa haine profonde...) et que vous ne savez pas qu'il ou elle à une conscience et donc ne fera pas grand chose, next step: Les menaces: "Tu veux jouer, on va jouer." Arghhhh. Ben oui, les menaces, ça marche toujours, si vous avez toujours les clés, et un esprit assez pervers pour pourrir l'existence de l'autre. Accessoirement, vous perdez tout reste de considération qu'il ou elle avait pour vous, mais greluche ou nouveau canon sont là pour vous regarder avec de nouveaux yeux pleins d'amour en vous répètant que ce n'est vraiment pas juste d'avoir à vous farcir un(e) psychopathe comme ça. Qui a dit que l'amour rend aveugle déjà??

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n'est que pure coïncidence (j'aurais peut-être du le mettre au début ça)
 
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