C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Je me demande pourquoi je persiste à en prendre vu que je les tiens jamais. Alors finalement je vais voir à prendre des résolutions exprès pour ne pas les tenir pour voir si ça marche. Alors ma nouvelle résolution, c’est de ne pas rencontrer de mec génial et de pas sortir avec. Et aussi, je suis résolue à ne pas gagner au loto. Ah mais merde, je joue pas.
- J’ai un nouveau rituel rigolo au boulot : le matin, j’arrive, je dis bonjour, je jette mon manteau sur ma chaise et là ping ! Je me prends systématiquement une pigne. Putain d’électricité statique et d’accoudoir en plastique (c’est pas toujours fantastique). Alors, je ruse, j’essaie de pas toucher les accoudoirs mais je me prends une pigne avec le manteau aussi. Pfffff. Sinon, j’ai trouvé mon nouveau rôle ; j’éteins les lumières des toilettes. Parce que tout le monde les laisse allumées et la planète bordel ! En tout cas, je suis plus la maîtresse des vents, j’ai reconnu Lénaïg et j’ai même fait ma fayote en lui donnant mon certificat de la médecine du travail comme quoi, je suis apte au travail.
- Soirée romantique avec Gabriel lundi soir, il me parle de sa reprise d’études. A un moment, il me parle de ses exos de maths à base d’intégrales, dérivées et tout ça. Les dérivées, j’en ai fait plein mais je sais plus trop comment ça marche. Ni un, ni deux, il me sort ses cours de maths…de terminale pour me montrer ! Je te rappelle, cher lecteur passionné par ma vie que Gabriel a le même âge que moi et donc n’a pas eu son bac hier. Enfin, c’est la première fois qu’un mec me fait le coup des dérivées !
- Visite médicale mardi genre « ultra light ». En gros, je donne les infos que je veux sur ma personne, limite j’aurais pu dire que je faisais 1m65, huhuhu. Pipi dans le gobelet, test de la vision (putain, c’est la cata mais on m’a strictement rien dit) et je passe dans le cabinet du docteur. Jeune, blond et à mon avis gay. Mais bon, c’est pas une raison pour pas gentiment flirtouiller. « Ah ben heureusement que je sais où vous travaillez parce que responsable de communauté, c’est bizarre comme nom de métier », hihihi, « j’ai un an de plus que vous, j’ai eu ma piqûre de tétanos l’an dernier », ooooooh. Bon, je reste habillée pour les tests tension et cœur, tout va bien. Retour à mon dossier. « Vous avez mangé ? - Non, j’y vais. – Ah, c’est pour ça que vous avez un peu de truc (pas retenu le nom) dans les urines. – Vous avez déjà les résultats ?? – Ben oui . – Oh putain ! » Je suis définitivement glam. Et j’ai flirtouillé avec un mec qui a vu mes urines. Je suis traumatisée.
- Nina et Gabriel, suite. Après des baisers chocolatés sur le canapé (le milka au caramel coulant est une tuerie), on prend possession du lit pour avoir plus de place et on passe à la vitesse supérieure.
Lui : Ah au fait, il faut que je te dise. La dernière fois…
Donc là, je vous rappelle qu’on est en train de sexer donc je m’attends au pire. C’est pas le moment de me faire des révélations… Heureusement que c’est moi la fille, sinon, j’aurais attendu un « la dernière fois, la capote a craqué et j’attends un enfant de toi ».
- Le médecin, il a dit que j’étais apte mais parce qu’il a pas fait un test psy parce que là, je l’aurais loupé. Y a qu’à voir mon rêve de mardi. Je vous la fais courte : c’était mon mariage. Avec qui ? Avec Julien Doré, comme si je craquais sur les mecs à barrettes ! Mais surtout dans mon rêve, le papa de Julien, mon beau-père donc, c’était Sarkozy et j’étais stressée à l’idée de danser une valse avec le président de la république…Non mais là, ça fait deux fois que je rêve de Sarko, je m’inquiète. Je me prends pour Laurence Ferrari ou quoi (mouarfff).
- Ce qui est drôle avec facebook, c’est quand tu fais pas gaffe à qui tu envoies des invitations et qu’un ex classé dans la catégorie « connard 2007 » accepte la requête. Du coup, j’en viens même à me demander s’il me remet…
- Le graphiste aux yeux bleus laser fait des émules, Ioulia et Joy, l’assistante de direction l’ont repéré aussi. Du coup, conversation écrite sur mon cahier jeudi en Ioulia et moi (parce que j’ai toujours pas de mail pro)
Ioulia : Je pense pas qu’il soit homosexuel [non parce que Joy pense que si]
Notez quand même comme je suis classe, je partage le matage.
(aurait pu s’appeler aussi la liste de la fille qui a oublié son article au bureau et doit le réécrire, grrr ! Boulette !)
Voilà, maintenant, je sais si l’hystérique qui nous a hurlé dessus « HARRY IL MEURT A LA FIN ! » disait vrai ou pas mais je ne dirai rien, moi. Juste que des fois, un livre devrait s’arrêter 10 pages plus tôt car les 10 pages de trop gâchent bien le plaisir.
- Le week-end dernier, mes parents étaient sur Paris, je précise pour ceux qui ne lisent pas mes post it d’amour (les méchants). Arrivée parentale le jeudi soir, dîner chez ma sœur. Vendredi midi, déj dans un resto à côté de mon boulot, le soir près de chez Yohann (et pas loin de mon ancien boulot, amusant). Le samedi matin, je me lève et…aïe, j’ai mal au ventre et je n’ai pas mes règles donc ce n’est pas normal. Je me prépare péniblement et au moment de nouer mes lacets, énorme envie de vomir, je cours aux toilettes mais rien. Je pars chez ma sœur, 15 mn de marche au grand frais me fera du bien. Ah non… Une fois chez ma sœur, je m’étale sur le canapé avec un jus de citron préparé par ma maman et je dors pendant qu’ils déjeunent. En début d’après-midi, ça a l’air d’aller mieux mais une fois dans le train pour aller sur Paris, je sens que le peu de couleur que j’ai au départ s’en va de mon visage. Mes parents m’ordonnent de rentrer chez moi, je proteste mais je tiens plus debout. Une fois arrivée chez moi, je tremble des pieds à la tête, je me couche. Et c’est parti pour 19h de somnolence, délire, rêves bizarres, j’ai froid, chaud, je transpire, j’ai mal partout, surtout au dos. Le lendemain matin, je me lève, je suis pas super vaillante mais au moins, je peux manger avec les autres. Super le week-end familial.
- Celui qui a inventé la fonction bloquer les mails d’une personne est un génie, ça évite les conversations stériles et pénibles, on est même pas tenté de lire le mail bien chiant qui arriverait.
- Jeudi, me voici au siège de TGGP pour la conférence de rédaction de TMF.com. Bon, les baskets au pays du glamour et de la mode, c’est pas super mais moi mal au dos (suite à mon problème du week-end), moi pas mettre de talons. La phrase à retenir « Kylie Minogue devait faire la couv mais elle est trop botoxée, finalement, ils l’ont pas prise ». Mouahahahah !
- Comment traumatiser les sœurs Bartoldi par maman Bartoldi « ben, si ça fait 30 ans qu’on s’aime avec votre père, c’est parce qu’on s’entend bien, pas besoin d’être des foudres au lit ! ». Là, Alice se bouche les oreilles, moi, je me masque les yeux (y a une sœur plus logique que l’autre, devinez laquelle) en criant : « AAAAAAAAAAAAAAAH je veux pas savoir ! Mes parents et ma sœur sont vierges ! ».
- J’ai trouvé ma spécialité à mon nouveau taf. Après « Nina, spécialiste de la langue française », je deviens maîtresse des vents. Semaine dernière, je discute avec mes coupines de taf, une fille vient discuter avec nous. Dans ma volonté de m’intégrer, je demande : « et toi, tu travailles dans quel service ? – Ben, le même que le tien. Je suis assise juste là ! ». Ok… Cette semaine, un gars à lunettes que j’avais déjà vu la semaine dernière vient me parler. Je sais plus qui c’est mais il me demande si j’ai fourni tous les papiers pour mon contrat « Ben, je sais pas, quand j’ai signé le contrat avec Lenaïg, il m’a rien demandé… - Oui, c’est moi Lenaïg ». Je suis définitivement une boulette.
- Ma sœur est la pro du one woman show. Jeudi soir, on dîne en famille chez elle et elle nous raconte ses péripéties d’avion en nous mimant la scène « non mais tu comprends, je me suis énervée, je hurlais dans l’aéroport « NO WAY ! NO WAY ! I want to go to Bali, no to Kuala Lumpur ! » C’était excellent, on était morts de rire.
- Nair, la seule marque de crème dépilatoire qui respecte tellement le poil qu’en fait, elle l’enlève pas.
- La phrase de la semaine de Lena, une collègue parlant d’un snack bio à côté du taf où on mangeait « en fait, ici, c’est le McDo des anorexiques ».
Bon, je crois que j’ai tout reconstitué la liste, je mets une petite musique pour fêter ça.
Oui, moi, je suis sauvage comme un poney (oui, c’est pas de moi, je sais), je quitte un taf pour enchaîner de suite avec le nouveau, même
pas peur. Mais en vrai, j’aurais bien voulu des vacances !
- Suite à l’achat compulsif d’une PS2 (oui, la 2, pas la 3) et de Final Fantasy X (oui, le X, pas le XII), je passe nettement moins de temps sur le net. Mais bon, je dois sauver Spira de l’atroce monstre Sin et en plus, je suis secrètement amoureuse de maître Seymour que je pressens être un méchant. Et Lulu réveille mes instincts lesbiens… Ou goths. Tout est question de priorité dans la vie.
- Changer sans transition de boulot, c’est dur. Par exemple, je dois gérer la modération du forum de TMF. Sauf que j’ai un peu gardé les réflexes de mon ancien taf, là où Big Entreprise modérait le moindre bout de têtons. Alors, forcément, quand je vois un sujet sur la sodomie et un autre sur la double pénétration, je suis un peu tentée de modérer. Mais non, bienvenu dans un nouveau monde de liberté ! D’ailleurs pour mon premier jour, un monsieur m’a envoyé un message, utilisant l’alerte à la modération, pour m’expliquer ce que sa femme faisait avec un gode ceinture. Heu…
- Ouais, je connais les prénoms des filles de la bande, ça y est !
- Nina est le fruit d’une technologie très avancée, elle est équipé d’un GPS interne. Sauf que des fois (souvent), il doit pas capter le réseau. Exemple : lundi, je pars déjeuner avec mes collègues, je suis bêtement en discutant un peu avec Lena. Après le déj, je décide de faire une petite course et maintenant, à moi de retrouver le bureau. Ben à l’arrivée, j’ai juste fait un mini détour… Mais j’ai eu un peu peur. Sinon, mardi, mise en pilote automatique, du coup, j’ai pris le RER en sens inverse. Je me disais qu’il y avait beaucoup de monde, je comprends mieux !
- Même sur ma bimbo, j’ai un chat anorexique, même pas 2 kg. Ce doit être la fatalité !
- Mardi soir, coup de fil à Alex (oui, des fois, j’appelle les gens, vous imaginez pas l’effort que c’est, j’aime pas ça, sauf pour ma maman mais c’est une habitude) « le taf, ça va ? La famille ? Bah, te reste plus qu’à trouver un mec ! Mais je m’en fais pas pour toi à ce sujet ! ». Oooooooooh, c’est trop gentil, ça. Moi non plus, en fait, mais c’est surtout parce qu’en ce moment, je suis plus occupée à commencer comme il faut mon nouveau taf et à sauver Spira. Pendant que je lui parle, Kenya prend un de ses coups de flip à se la jouer boule de flipper miaulante dans mon appart « Ah, ben j’entends que ton chat n’a pas changé ! ». Je suis toujours émue devant l’amour qu’ils se portent mutuellement, ces deux là !
- Je suis un boulet de compétition. Semaine dernière, M. le RH de TGGP m’appelle « oui, début du taf lundi, visite médicale mercredi ! ». Damn it, j’aime pas les visites médicales. Mardi soir, vers tard, opération « l’est où mon carnet de santé ? ». Echouée. Mission « l’est où ma crème dépilatoire vu que je suis célibataire abstinente donc poilue ? » Echouée. Donc mercredi, je me pose devant le centre médical, poilue et sans carnet de santé, je me sens pas fière du tout. Tiens, c’est fermé ? 15h. Bon, j’attends. A 15H12, je me casse, youhou ! Je retourne au bureau, Alix me suggère de les appeler donc je récupère ma convoc et vérifie… Ah ben en fait, mon rendez-vous était bien à 15h, mais le mardi ! C’te honte ! Heureusement, Simon m’a rassurée, je suis pas la première à qui ça arrive, ouf ! Mais le RH, il m’avait dit mercredi, je l’ai cru, moi !
- Discussion MSNique Vicky/Nina : « (moi) Miom, je mange un ananas ! – Ca donne des aphtes – Oui mais c’est trop bon – Tu crois que je m’inquiète du retard de mon frère et sa chérie, là ? – Ils devaient pas arriver à 22h30 ? – Non, 20h30 – J’avais compris 22h30 – Attends, je vais voir. Ah oui, on dirait que t’as raison – Aaaaaaaaaaah, j’ai la bouche qui pique ! ». Donc voilà, après l’allergie à la figue, il semblerait que ce soit maintenant l’ananas puisque j’avais la langue qui piquait atrocement, l’impression qu’elle enflait, était cramée comme après avoir bu une boisson trop chaude. Non mais il n’est pas question que je sois allergique à l’ananas ! En fait ma maman m’a rassurée, paraît que c’est normal, ça le lui fait tout le temps. Mouais, c’est ça !
- Comment faire circuler de fausses rumeurs par Nina. Etape 1, connectez vous à facebook. Etape 2, constatez que votre presque frère Yohann et sa copine « ended their
relationship ». Etape 3, shoppinez avec Alice et commencez par « Alors, Yohann et sa copine, ils ont rompu ? ». Là, Alice paniquée va chercher les infos et vous attendez
les explications : en fait, ils n’ont pas rompu, c’est juste que Yohann ne voulait pas que ses collègues, inscrits aussi sur facebook, voient avec qui il était. Tout
simplement !
- La vidéo de la semaine, pas de la musique, on rigole, plutôt ! Si vous aimez Rémi Gaillard, d'autres vidéos là
Suite de mon one woman show fictif, je m’amuse.
En tant que femme indépendante des années 2000, j’ai un chat. D’ailleurs, c’est une chatte. Bon alors, je préviens les 3 du fonds qui rigolent dès qu’on prononce le mot chatte
que dès que j’utiliserai ce mot dans le sketch qui suit, je parle bien de mon chat, pas de mon minou… Enfin, je veux dire, de mon sexe. D’ailleurs, les femmes sont tellement associées au chat
que même leur sexe porte des noms de félin, c’est fou ça. Pourtant, à ma connaissance, aucune vulve n’a jamais griffé personne… Ou alors, le pauvre mec n’a vraiment pas eu de bol.
« Aaaaaaaaaaaaaah [cri de douleur], chérie, je viens de retrouver le faux ongle que tu avais perdu ! ». Quelle idée !
Souvent, la femme célibataire a un chat. Ou une chatte. Et là, je vous pose la question : pourquoi ? Personne ne sait ? Non mais moi non plus, si je vous pose la
question, c’est que je veux une réponse ! Bon, si personne ne sait, je vais vous proposer mon interprétation toute personnelle. Accrochez vous, ça va faire mal ! Une femme grandit
dans l’idée qu’elle sera mère donc devra s’occuper d’un petit être sans défense incapable de faire quoi que ce soit tout seul. Sauf que la femme indépendante des années 2000 n’a pas le temps
de se reproduire, fonder une famille, tout ça. Déjà, trouver un mec qui veut bien s’installer avec nous, c’est une course d’endurance alors si vous lui parlez bébé, c’est sûr qu’il va nous
piquer un sprint pour sortir direct de notre vie. De toute façon, la femme indépendante des années 2000 a bien compris qu’il fallait être égoïste, individualiste, nombriliste, égocentrique,
consumériste et tout ça. Alors je vois pas trop comment je pourrais caser un bébé dans le tableau. Le chat est une bonne alternative. Ou la chatte, toujours.
Un chat, déjà, on le récupère, il est déjà né, il n’a pas squatté notre utérus pendant 9 mois et c’est quand même un bon argument ça. Non parce que la grossesse, ça prend du
temps alors que là, paf, le chat est déjà né ! Ensuite, le chat faut le nourrir mais un peu de croquettes dans sa gamelle et il se démerde tout seul. Un petit pipi ? Vous lui faites
une jolie litière et il va au popo quand il a envie. Et en plus, un chat, ça fait des câlins, on peut lui parler comme à un bébé, il vous prendra pas pour une débile… Enfin, si, des fois, la
mienne, elle me regarde d’un air atterré mais je feins de ne pas le remarquer. Et l’avantage du chien, c’est qu’un chat fait sa vie tout seul dans son coin et vous pouvez découcher pour
passer une nuit torrrrrrrrrrrrrride avec Pietro, le chat s’en fout, du moment que la gamelle est pleine, la litière propre et qu’il aura son rab de câlins le lendemain. S’il le réclame sinon
un chat ne veut pas de câlins.
Mais l’erreur est de croire que le chat est juste une peluche dotée d’un estomac. Et d’un système digestif mais ça, on n’en parle pas, c’est saaaaaaaaale ! Parce qu’un
chat, ça a son caractère. Une chatte encore plus. Un chat ne supporte pas que vous fassiez autre chose que d’admirer sa superbe, sa façon délicate de se toiletter et de se lécher partout. Et
quand je dis partout… Par exemple, ayez l’audace de trafiquer sur votre ordinateur pendant que ce petit être délicat est en action, vous pouvez être sûr qu’il piétine votre clavier 2 minutes
après. Même aux toilettes, on n’a pas la paix. Exemple : après une dure journée de labeur, j’aime trôner quelques instants pour évacuer tous les cafés absorbés au bureau. Je rentre dans
l’appart, gratouille au chat qui me raconte avec enthousiasme sa journée « miaou miaou miaouuuuuuu ! ». Moi aussi ma louloute. Je jette manteau et sac, déboutonne le pantalon
et ô délivrance, me voici sur le trône. Sauf que le chat n’est pas d’accord. Elle ne m’a pas raconté toute sa journée. Donc elle arrive et tente une incruste sur mes cuisses en ronronnant et
me regardant avec ses yeux humides et plein d’amour pour pas que je lui refuse l’accès à mes cuisses. Mais il y a des moments pour faire des câlins, minette et là, je te jure, c’est pas le
moment. Mais rien à faire, je la pose par terre, elle revient aussi sec à l’attaque. Et je vous jure que tous les chats font ça ! Et quand vous ramenez un mec ? Là, c’est
pire ! Tableau : Pietro et vous sur le canapé, yeux dans les yeux, main dans la main mais pas encore sexe dans le sexe, on discute, là. Donc vous êtes dans votre bulle d’amour et
d’hormones avec Pietro quand votre félin, agacé d’être ainsi ignoré, attaque. Hop, le voici qui bondit sur le canapé, se love sur ses genoux ou entre vous deux. Et quand le rapprochement se
fait torride (voire franchement porno), le chat ne se privera pas pour intervenir. Hé oui, c’est comme ça.
En fait, à partir du moment où vous avez un chat, c’est simple : vous ne vivez plus seule chez vous avec un chat, c’est le chat qui vit seul avec vous. Vous êtes chez lui et respectez son espace, ses horaires, son câlin, ses croquettes. Sinon, il n’hésitera pas à vous sauter violemment dessus à 7h30 le dimanche matin. Quoi que quel que soit le contexte, il n’hésitera pas à vous sauter dessus tôt le matin, quel que soit le jour de la semaine !
Hier, premier jour de taf dans ma nouvelle boîte. C’est pas que je me blase mais je n’ai plus l’excitation d’un premier jour de CDI, ayant vécu ça y a à peine 6 mois. Je me lève, me toilette, m’habille, me maquille. Dehors, c’est le déluge, la pluie tombe serrée sur Paris. Arrivée sur le quai de la gare, évidemment, le train est retardé. Ca commence bien.
Arrivée sur place, trempe, je suis accueillie par Simon qui m’avait fait passer mon entretien fin août. On arrive dans ce qui sera mon bureau, une pièce claire et aérée (et encore, là, il pleut), peuplée quasi exclusivement de filles. Ah ben, ça va me changer ! Bon, je suis bombardée de prénoms « Alice, Lucie, Philippe (ah, un mec), Louise… ». Ok, j’en ai pas retenu la moitié, au secours. Bon, on est une petite dizaine, sympas. Ah non, on repasse dans un long couloir au sol plastiqué en attendant la fin des travaux et là, je découvre le royaume des hommes. Ouf, j’ai eu peur. « Là, ce sont les développeurs ! ». Je me demande si ça existe les développeurs femmes. On descend ensuite au sous-sol des graphistes… Elle est immense cette boîte ! Tiens, ils ont un espace détente sympa, j’espère que c’est le même pour nous. Tiens, il ont un graphiste aux yeux bleus qui fait très très mal à mes hormones censées être en sommeil… Mais d’un autre côté, il a un bonnet, j’espère que c’est pas pour dissimuler des cheveux cracra parce que y a pas pire tue l’amour que des cheveux sentant le sebum et me graissant les doigts.
Bon, me voici revenue à mon bureau, Simon m’explique rapidement ce que je dois faire. Pour le moment, pas grand-chose mais il manque pas mal de trucs à voir et apparemment, y a une présentation à préparer pour la fin de semaine. Ok ! Je m’y mets, c’est pas compliqué, je gèèèèèère. Midi, je suis morte de faim, j’ai pas déjeuné puisqu’avant, j’avais l’habitude de petit déjeuner au taf, je crois que je vais la perdre, cette habitude, et déjeuner à la maison. Midi trente, une grande blonde qui ressemble à Claire Danes propose d’aller manger, je crois qu’elle s’appelle Marine. En tout cas, y a deux Marine dans le bureau donc c’est possiblement l’une d’entre elles, j’ai juste retenue l’Asiatique puisque, comme elle l’a dit elle-même « moi, tu peux pas me confondre, je suis la seule dans mon genre ». Donc nous voici partis à 5 pour déjeuner : Simon, la grande blonde, ma collègue de communauté qui doit être slave car elle a un accent (elle a aussi intérêt d’avoir un frère célibataire de mon âge avec le même accent) qu’on appellera Ioulia, la brune du référencement et moi. Donc oui, je déjeune avec des personnes dont je connais pas le prénom, j’assume.
Le repas est plutôt sympa et détendu, la grande blonde est assez marrante, Ioulia aussi. Je glane quelques potins genre « elle, elle est trop conne » mais Simon me rassure « tu bosseras pas avec elle, rassure-toi ! ». Sinon, j’apprends que tous les vendredi, c’est petit déjeuner, chacun amène un truc selon le groupe où on se trouve (mais je sais pas dans quel groupe je suis), je trouve que c’est une très bonne idée. Peut-être que j’arriverai à retenir quelques prénoms… En attendant, j’ai la sensation qu’il y a un clan dans le bureau. Je suis rassurée, quelque part, je suis automatiquement placée dans celui qui a l’air le plus sympa mais ne jurons de rien. En général, je découvre les gens au fur et à mesure et parfois ceux que je trouve froid au premier abord se révèlent de joyeux camarades de jeux !
Bref, après cette première journée, ça va, je suis pas stressée à l’idée de retourner là durant les prochaines années de ma vie. Oui parce que j’ai pas envie de changer de taf tous les 6 mois non plus. Niveau ambiance, il est trop tôt pour se prononcer de façon globale. Mais par contre, je peux le dire : à part l’entrée et un couloir pleins de travaux, le lieu est vachement plus agréable que là où j’étais avant. Je suis totalement fan des toilettes, en vieilles briques roses comme à Toulouse ! Oui, j’aime mes nouvelles toilettes de bureau, je suis un peu bizarre mais on m’aime bien quand mêêêêême ! Mais il y a des rumeurs de déménagement, soit pour rejoindre le siège de TGGP, soit partir ailleurs… Décidément, ça, ça me change pas.







