Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

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C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Vendredi 28 avril 2006
Télé allumée, je grignote mes Special K en tapotant sur mon ordinateur quand une série de pub attire mon attention : « peau flasque, mettez la crème super liftante restructurante lissante autobronzante », « tu fais baleine dans ton maillot ? Utilise la pilule qui facilite le transit et élimine la rétention d’eau » « perdez une taille en trois jours » (ça, c’est véridique). Bon, cette année encore, la mode n’est pas aux formes si chère à Le Titien (oui, je fais ma culturée).

 

Comme la plupart des filles, j’ai acheté ce type de crème. Au bout d’une semaine, j’arrête d’en mettre parce que ça colle et ça sent fort… Quoi que j’aimais bien l’une d’entre elles qui sentait bon mais je me souviens plus de la marque. L’an dernier, je mettais celle qui faisait froid, j’avais l’impression d’avoir mâché un freedent avec mes cuisses, brrrrrr ! Je me souviens, avec Amina et Douschka, on avait eu une formidable discussion sur le sujet, chacune parlant de sa crème. A l’arrivée, pas de solution miracle. C’est pas une crème qui va nous faire perdre nos kilos superflus, faut pas rêver.

 

Donc l’été se profile à l’horizon, il est temps de relancer mon programme « belle et svelte ». Oui, ça, c’est mon truc. Le principe est très simple : manger peu et bien (bye le grignotage) et faire du sport. Le tout, c’est de ne pas craquer même si on peut s’autoriser un petit écart de temps en temps, genre un resto, pour pas virer dingue et faire un gros craquage, genre le pot de nutella. Par exemple, dimanche soir, petit coup de blues, j’avais le choix entre me commander une pizza dont j’avais envie et du riz. Bon, honnêtement, quand j’ai pensé à la pizza, j’ai déjà commencé à culpabiliser donc hors de question de céder. Si je veux être la plus belle cet été à la plage (alors qu’il est peu probable que j’y aille), hors de question de s’enfiler une pizza, aussi bonne soit-elle.

 

Je suis bien une femme des années 2000 pour ça : plutôt que de capitaliser sur mes rondeurs appétissantes, j’essaie de les éradiquer, coûte que coûte ! Bon, très honnêtement, je ne suis pas du tout énorme et, mine de rien, ça me fait du bien de faire du sport : ça défoule. Mais comme m’a fait remarquer mon petit cœur, c’est hypocrite de ma part de dire que je ne fais du sport que pour me défouler : « Non, mais tu t’entends ? Dès que tu parles de glace, tu associes ça de suite à ton rameur ! ». Oui, c’est vrai, dès que je me lâche un peu, hop rameur. Et mine de rien, mon nouveau contrat m’a incité à plusieurs reprises à avaler un sandwich. Même qu’hier, je l’avoue, je me suis acheté un McDo ! L'autre jour, je parlais avec Zoé sur le net qui me disait en gros: "Non mais tu les fais tous craquer, t'es vraiment une tombeuse! Arrête le rameur sinon il n'y aura plus d'hommes pour nous!". Pourtant, je me considère pas du tout comme canon, j'ai du mal à concevoir que je peux plaire avec mon petit ventrou qui m'obsède.

 

Le problème, c’est qu’à force de voir des filles filiformes se pincer la peau en pleurant sur leurs kilos superflus (pour perdre un kilo de plus, faudrait qu’elle s’ampute un bras !), on se sent obèse dès qu’on ne fait pas du 34. Parfois, dans le métro, je regarde les autres filles pour voir si je suis plus grosse ou plus mince qu’elles, comme si ça avait une importance. On me répète tellement que je dois être mince, dépourvue du moindre bourrelet ou capiton que je crois que mon ventre sans abdos est rédhibitoire pour les hommes. Et quelque part, ça m’agace. J’ai beau dénoncer la dictature des régimes et de la minceur (voire maigreur), je peux pas m’empêcher d’en être victime.

 

La faute à qui ? A la société, aux magazines qui ne photographient que les anorexiques, au publicitaires qui font promouvoir tous les produits régimes par des filles qui auraient plutôt besoin de se remplumer. Au fait que les gros n’existent pas dans le paysage audiovisuel, si ce n’est comme des caricatures de bon vivant. Si, si : par exemple, les gens forts, on les fout à présenter les émissions de cuisine : « ah, c’est de la bonne chair, ça, c’est les produits du terroir ! ». Dès qu’une femme ronde est médiatisée, elle finit toujours par maigrir, comme Sonia Dubois. Elle nous répétait à l’époque qu’elle s’assumait parfaitement… La preuve que non. Pourtant les médias s’en défendent : « Mais non, on aime les femmes en chair, aussi, regardez Laetitia Casta, c’est une vraie femme ! ». Oui bon, ben là, je complexe définitivement. Même les chanteuses se font liposuccer graphiquement parlant comme Mariah Carey qui perd facilement 10 kilos par photos ou Shakira qui gagne des abdos sur ses clichés. Et puis c’est ma faute, aussi, faudrait que je suis moins influençable.

 

L’autre jour, j’ai découvert un blog, l’histoire d’une jeune fille qui raconte ses troubles de l’alimentation : elle se nourrit quasiment que de coca light et se gave de laxatifs pour tout éliminer. Puis, des fois, elle craque et forcément, ça la rend malade, elle culpabilise. Bon, je n’en dis pas plus, c’est sa vie et pas la mienne donc allez lire son blog pour en savoir plus. Ces comportements sont extrêmes, je ne peux ni ne veux juger cette jeune fille qui m’a émue. Supplicier son corps à ce point ne peut laisser indifférent et je ne peux m’empêcher de demander qui pousse les jeunes filles à de telles méthodes. Il y a même des femmes qui font exprès d’attraper un ver solitaire afin de mincir. Pour en rajouter au dossier, les médias ont parlé de cette semaine de deux femmes décédées après avoir pris des pilules minceur à base d'extraits thyroïdiens. Là, je suis proprement catastrophée ! Les déréglements thyroïdiens ne sont pas anodins, comment peut-on se flinguer la santé pour trois kilos de moins? Sans parler de la pilule miracle des années 80 qui a provoqué des crises cardiaques en pagaille et je crois qu'il y a eu des cas de cancer, suite à ça. De toute façon, moi, tout ce qui est miracle, je me méfie. Le seul produit qui aide à éliminer que je m'autorise, c'est le thé vert mais faut dire que marié à la menthe, c'est plus un péché de gourmandise qu'un geste minceur!

 

Mais bon, voilà. La norme des femmes rondes qui a fait les beaux jours de l’art semble bien loin. Aujourd’hui, faut être toujours plus mince. Par exemple, la fille de la pub Purple est tellement maigre qu’on aperçoit sa cage thoracique sur sa poitrine. Mais c’est laid ! Il paraît que les hommes préfèrent les rondes… Alors pourquoi toutes les filles qu’on nous présente comme modèle sont filiformes ? Quel paradoxe ! En attendant, cette année, je m’achèterai pas de crème anticapiton. Si je veux mincir, je préfère la bonne vieille méthode : le sport. Parce qu’en plus, c’est bien meilleur pour la santé.

Mercredi 26 avril 2006

Par Emma et Nina 


           Presque un an d’aventure bloguesque, il s’en est passé, des choses. Mais le trait le plus récurent et le plus fatigant, c’est cette propension que certains lecteurs ont à nous prendre pour des pauvres filles désespérées qui écarteront les cuisses devant le premier mâle consentant.

 

            Dans la vie amoureuse, il y a différentes périodes : celles où nous sommes amoureuses et celles où nous le sommes pas, celles où on vit super bien notre célibat et celles où on se pose a question : pourquoi je suis seule ? C’est humain, après tout. Mais pourtant, certains voient des messages subliminaux dans ces articles, genre : « je suis désespérée, envoie ta candidature pour me sauter ». Et là, je dis stop ! Je n’ai pas crée ce blog pour choper, sinon, j’en aurais fait un blog adulte avec des photos de moi à poil. J’ai crée ce blog pour raconter ma vie et faire part de mes réflexions sur l’amour au sens large du terme et parfois sur la vie en général.

 

            Mais voilà, certains n’ont pas compris. Parce qu’on parle librement de sexe, voilà qu’on nous prend pour des Marie couche-toi là. Suis-je obligée de coucher avec tous les candidats potentiels uniquement parce que j’ose prononcer le mot « fellation » ? Me prenez-vous à ce point pour une obsédée que vous pensez qu’il suffit de faire la queue pour me brouetter ? Pensez-vous que je suis à ce point désespérée pour ne pas regarder qui me besogne courageusement ? Et je vous renvoie l’argument imparable à la figure : si vous êtes prêt à vous taper une pauvre désespérée dont vous ne connaissez même pas le visage, c’est que vous devez avoir quelques problèmes auprès de la gent féminine.

 

            Mais comment peut-on même désirer une fille qui n’est finalement qu’un amas de mot ? Je suis Nina mais pas que, Emma est Emma mais pas que. Nous sommes bien plus complexes que ce que nous laissons paraître ici. Et ce n’est pas parce que nous nous posons des questions sur notre solitude que nous sommes prêtes à rencontrer tous ceux qui nous bavent dessus, sans même savoir à quoi nous ressemblons ni qui nous sommes.

 

            L’amour, ça se commande pas. J’ai essayé de le provoquer pendant deux mois sur Meetic, ça n’a pas fonctionné. L’amour, ça nous tombe dessus par hasard et le chercher en se servant d’un blog me paraît hautement casse-gueule. D’ailleurs, mes brèves expériences à ce sujet m’ont prouvé que j’avais amplement raison. L’amour, ça nous tombe dessus par hasard, pas parce qu’on a répondu à l’appel du premier candidat qui passait. L’amour, c’est une attirance physique et spirituelle. Sur le blog, il ne peut y avoir l’attirance physique, déjà, nous sommes de purs fantasmes mais personne ne sait à quoi nous ressemblons, vous pourriez être déçu. Mais se taper Nina ou Emma juste pour la gloire, ça doit être excitant, je suppose.

 

            Mais arrêtez de croire que vous êtes les seuls à pouvoir nous apporter le bonheur, que vous êtes les seuls à encore vouloir de nous. Je ne suis pas désespérée, loin de là, et je ne coucherai pas avec le premier venu juste pour me rassurer. De toute façon, désolée de vous l’annoncer mais mon cœur vient tout juste d’être subtilisé par un beau brun au sourire ravageur.

 
 

            A mon tour de remettre les points sur mes ‘I’. Un grand nombre d’entre vous lit mes articles, et j’espère, les apprécie. Ce que j’y raconte est une partie de moi, une partie de mon histoire, une partie de ce que je suis dans ma globalité. Tout ce que je dis ici est vrai, authentique, mais ne prends pas toute la place dans ma vie, et ne constitue pas toute ma vie. Si j’ai choisis de ne jamais parler des choses essentielles à chaud, ou des choses profondément difficiles pour moi, c’est parce que je me protège, et refuse de me livrer toute entière sur ce blog. Je garde une partie de mon univers complexe pour moi seule, c’est mon choix. Donc, évidemment, Emma n’est pas entièrement MOI, ni une caricature de MOI.

 

            C’est pour raison qu’il faut lire mes articles en gardant bien ceci en mémoire. J’écris avec du recul sur ce qui m’est personnel, avec beaucoup de 2nd Degré, et c’est ainsi qu’il faut comprendre mes textes. Lecteur, lis-moi en pensant à la distance que j’ai sur moi-même, et on sera certainement sur la même longueur d’onde.

 

            C’est aussi pour cette raison que j’accepte l’échange autour de mes articles, les critiques constructives, les questions, l’humour. Mais je ne supporte pas les interprétations hâtives, les conclusions de ceux qui se croient plus fins que les autres, les raccourcis absurdes. Je sais bien que c’est un risque que je prends en écrivant ici, mais je me permets de vous le signaler, je ressens le besoin de vous le rappeler.

 

            Donc, je ne suis pas une superficielle nénétte sexy et extravertie qui cherche désespérément un homme. Ne vous méprenez pas sur Emma. Je suis une jeune femme qui travaille tous les jours au contact de la folie, qui a son appart à elle et qui bricole seule dedans, qui s’occupe d’un festival tout au long de l’année, qui est entourée d’amis différents, fidèles et merveilleux, qui adore faire la fête mais aussi s’isoler des jours entiers dans sa tour d’ivoire, qui a aimé, vécu, qui vit encore et se pose des milliers de questions.

 

            Quand je parle du célibat et du Prince Charmant dans mes articles, c’est la même chose. Je suis bien dans ma vie, je suis une solitaire et plutôt zen comme ça. Bien sûr que je voudrais trouver l’Amour, construire une vie à deux. Bien sûr que je réfléchis sur tout cela, j’ai souffert, j’ai peut-être aussi fait souffrir, j’ai besoin d’aimer et d’être aimée comme tout le monde. Mais le ton que je peux employer lorsque je parle de ceci est mal interprété par certains. Je n’écris pas au 1er Degré. Comment vous l’expliquer autrement, je ne vais pas vous faire une explication de texte en direct ici !

 

            Tout ceci pour faire passer ma colère, commune à celle de Nina. Ne jugez pas Emma trop vite, sans réfléchir, ne pensez pas connaître tout ce qu’elle est si facilement que ça. J’aime écrire dans ce blog, j’espère que vous appréciez me lire, mais n’oubliez pas qui JE suis.


par Emma et Nina publié dans : Et le reste
Mardi 4 avril 2006

L’autre jour, je discutais avec Lilvirgo sur MSN. La demoiselle venait me féliciter pour mon CDD et je lui explique que je suis d’autant plus contente que je vais bosser dans le bureau du DRH le plus choupinou qu’il m’ait été donné de rencontrer (certes, j’en ai rencontré peu). Mais je précise : je ne m’emballe pas, je ne compte absolument pas tenter quoi que ce soit avec cet homme. Il va juste devenir mon plan M.

 

Qu’est-ce que le plan M (© Lilvirgo) ? M, c’est pour miam. Un plan M, c’est un gars que l’on trouve super choupinou et qu’on mate sans espoir de plus. En discutant, nous nous sommes rendues compte que nous avions la même façon d’agir. Quand nous allons en cours ou pour travailler, nous choisissons un jeune homme délicieusement miam miam que nous allons pouvoir mater à loisir, le plan M (comme miam ou mate, toujours © Lilvirgo). J’avoue que célibataire ou en couple, j’ai toujours eu mon plan M. En première année de fac, j’en avais un dans chaque cours, quasiment (hého, j’étais célibataire, à l’époque) sans compter les profs. J’en avais deux particulièrement choupinous. D’abord Cédric, sorti tout droit d’un boys band avec ses t-shirt moulant délicatement ses pectoraux et laissant échapper deux bras bien musclées, son jean blanc qui permet d’entrevoir son boxer bleu marine dessous. Il avait le cheveux soyeux, mmmm ! (enfin, ils avaient l’air soyeux, j’ai jamais touché). Je me souviens, au premier semestre, vous aviez la brochettes des nanas de la classe au premier rang. Au second semestre, notre délicieux thésard a été remplacé par son vilain directeur de thèse, normalement en charge de cours et, là, la brochette de nanas (y compris moi) a curieusement disparu de la classe. Il y avait ensuite Pierre, le fils caché de Steve McQueen aux yeux plus bleus que le ciel azuré et au petit cul qui ne demandait qu’à être mordu. Ce qui était génial avec ce prof, c’est qu’il faisait tout le temps tomber sa craie et se penchait donc pour la ramasser, miam ! En plus, il m’avait à la bonne, lui, il m’a dit un jour : « vous êtes une des meilleures élèves que j’ai eue, je ne vous oublierai pas ! ». Aaaaaaaaaaah ! Putain, ça, ça fait plaisir.

 

Bon, comme en première année, j’ai eu plein de beaux profs et de beaux camarades, le sort s’est vengé et je me suis ensuite retrouvée en cours qu’avec des vilains pas beaux et des profs de l’âge de mon grand-père même pas gentils. Enfin, si, y en avait des sympas mais rien ne pouvant entrer dans la catégorie plan M. Quoi qu’en deuxième année, il y avait l’inconnu du mercredi matin, une histoire débile. Le mercredi matin, donc, j’avais cours avec une connasse finie qui nous avait pris en grippe, Gauthier et moi. Juste avant d’aller en cours, je croisais donc ce beau gosse qui restait dehors, juste devant nos fenêtres quelques instants de plus et je matais jusqu’à ce qu’il aille en cours. Après la rupture avec Pierre, je décidais de le passer en plan M et plus si affinités, j’avais un plan : un matin, j’ai « oublié » ma montre pour lui demander l’heure… Oui, j’étais vraiment TRES nulle en drague à l’époque. Sauf que l’inconnu n’est jamais plus venu.

 

 En science po, par contre, dès le départ, je repère un magnifique brun aux yeux de braise et à la peau diaphane, Guillaume qu’il s’appelait (évidemment). Comme je suis très forte, au bout d’un mois, je me retrouve à faire un exposé avec lui, on s’installe à un café avec un coca… Et là, il me rote littéralement à la gueule et ne s’excuse qu’après avoir remarqué que je le regarde, atterrée. Bon, tu dégages de la catégorie plan M, toi !

 

Le plan M n’a pour but, au départ, de nous motiver à aller bosser ou en cours. Nous n’attendons rien d’eux, si ce n’est d’être présents et beaux, disposés à se laisser mater. Nous ne leur adresserons peut-être jamais la parole mais ce n’est pas le but, au fond. C’est juste que d’aller en cours de sociologie de l’administration, ce n’est motivant que s’il y a un choupinou à regarder. Même quand on est en couple parce que je suis désolée, y a pas de mal à se faire du bien aux yeux. Après tout, c’est comme admirer un paysage ou regarder les étoiles. Quand la nature fait si bien les choses, autant en profiter. Après, rassurez-vous, Guillaume 1er était un pro du matage même pas discret donc pas la peine de me dire en comm : « t’es une garce, imagine si ton mec avait fait pareil. » Il faisait pareil, justement, et je m’en moquais. Regarder n’est pas toucher et je ne m’imaginais pas du tout en train de faire des brouettes ou autre chose avec mes plans M.

 

Mais parfois, un plan M peut devenir en plan M et plus si affinités. Exemple : Bertrand. Il est choupinou, il est choupinou… Merde, il me fait totalement craquer, j’ai envie de conclure, zut de zut. Bon, finalement, vu que je suis nulle en drague, je crois qu’il n’a jamais compris qu’il était un plan M et plus si affinités, tant pis. Ce fut tout de même très agréable de le regarder droit dans ses yeux bleus-verts-gris pendant quelques mois. Sinon, autre plan M et plus si affinités : Ludovic, mon collègue lors de mon stage rugby. La première fois que je l’ai vu, il m’a pas marqué plus que ça, soyons honnête. Mais comme nous fumions tous les deux, on se retrouvait souvent en pause clope en même temps, à discuter sur le balcon du 5e étage et je me suis dit qu’il était quand même drôlement choupinou. Grand, brun, mince, un visage d’ange, miam ! Donc le jeu consistait à caler mes pauses clopes sur les siennes, très amusant. Mais le soir de la finale du TOP 16, c’était l’occasion de conclure, ou pas… En fait, cette soirée m’a permis de mesurer la timidité limite maladive du jeune homme. A un moment, je le rejoins au bar pour commander une boisson (oui, j’avais un bracelet magique me permettant d’avoir accès illimité au bar, je vous dis pas…). Et là, je me dois de prendre les choses en main car il ose pas interpeller le barman, donc je prends la commande pour les deux. Plus tard, dans la soirée, je me retrouve avec Bastien, le pigiste du week-end bien choupinou aussi (mais je le voyais jamais donc pas un plan N) et Ludovic nous annonce qu’il va chercher une bière au bar et Bastien me fait : « tu vas voir, il va revenir les mains vides. » Cinq minutes plus tard, Ludovic revient les mains vides, tout dépité, on rigole. « Oui mais y a le joueur, là, il m’a viré du bar en disant que c’était sa place, quel connard. » Comme j’ai soif, je l’accompagne pour prendre sa commande mais y a plus de bière donc il prend un coca. A la fin, on se fait sortir de la boîte parce que c’est 7h et que ça ferme donc le joyeux trio embarque Zoé et on va se prendre un petit déj dans le coin. Mais la journée ne fait que commencer : Ludovic, Zoé et moi devons partir sur Toulouse pour un match. Donc je rentre viteuf chez moi récupérer mes affaires et je rejoins mes deux amis à l’aéroport où on prend un café dégueulasse. On est rejoint par une quatrième acolyte et on prend l’avion. Pour une fois, j’ai pas eu peur du tout, sans doute parce que je commençais à ressentir les effets de la nuit et je m’inquiète un peu : le match que je dois couvrir est à… 17 heures.

 

On arrive au stade Ernest Wallon, on va manger avec le staff du stade et voilà que le petit Ludovic nous fait un malaise vagal. C'est-à-dire que son visage légèrement hâlé devient plus blanc que le mien (un exploit) donc on s’inquiète un peu, je lui dis de s’allonger et de lever les jambes, la meilleure façon de lutter contre un malaise vagal. Oui, je sais ça parce qu’il m’est déjà arrivé d’en faire. Le plus ridicule : ma sœur se fait opérer des dents de sagesse, j’appelle dans l’après-midi de l’opération pour annoncer à ma mère que Guillaume et moi arrivons voir la demoiselle, elle me raconte qu’une amie de ma sœur a fait un malaise vagal dans la chambre de ma sœur et je rigole : « mais quelle petite nature ! ». Oui, moi, j’ai passé ma jeunesse dans les hôpitaux, pas du tout par maladie mais le dimanche, quand mon père faisait les visites et que ma mère travaillait, il nous amenait à l’hôpital et ma sœur et moi dessinions dans le bureau des infirmières, on était un peu les mascottes du service. Donc on arrive dans la chambre, on discute et je commence à me sentir mal : les couleurs se barrent de mon visage, je commence à transpirer et avoir envie de vomir. Donc, discrètement, je me penche vers la fenêtre pour prendre l’air mais attrapée : Guillaume voit que ça va pas et ma mère comprend : elle me prend par la main et me fait descendre dans le jardin de la clinique pour m’allonger et me faire lever les jambes. Je me moquerai plus jamais des copines de ma sœur qui se sentent mal.

 

Après le déjeuner, Ludovic et moi sommes conviés dans un superbe bureau tandis que Zoé et l’autre fille vont voir une de leurs amies, on mate la télé puis on s’endort un bon quart d’heure devant. Hé oui, lecteur, techniquement, j’ai dormi avec mon plan M et plus si affinités, la classe ! Nous avons passé le reste de la journée ensemble mais mon stage se terminait sur ce match, je l’ai revu une autre fois et c’est tout. Mais peu importe, ce plan M et plus si affinités ne m’a pas brisé le cœur, c’est le but.

 

Et voilà. Dans quinze jours, je commence mon stage avec, tous les matins, la joie de me lever pour voir mon nouveau plan M… et pas plus si affinités car on ne mélange pas boulot et brouette.

 
Lundi 6 mars 2006
Je fais rarement de politique sur ce blog, essentiellement par choix. J’ai des opinions, et pas qu’un peu, mais on ne peut pas toujours parler de tout de façon intelligente. Mais quand politique et sexualité se croisent, je bondis, je saisis l’occasion de m’exprimer. Aujourd’hui, je le crie haut et fort : les femmes ont le droit de disposer de leur corps comme elles le souhaitent et ce droit ne doit jamais être remis en question.
 
Qu’est-ce qui me prend de dire ça ? Non, cet article n’a pas pour but de vilipender les pays où les droits de la femme sont très en retard, voire inexistants. Evidemment que le sort des femmes dans ces pays-là me préoccupe, ça ne peut laisser indifférente mais là n’est pas le sujet. Aujourd’hui, lecteur, je vais te parler d’un pays pris dans un certain obscurantisme religieux, un pays qui se prépare à retourner 33 ans en arrière. Ce pays, ce sont les Etats-Unis.
 
Comme tu le sais, lecteur, je travaille pour un webzine dans la rubrique internationale donc tous les mois, je traite un ou deux sujets (voire plus, hihihi) selon mes envies. Ce mois-ci, outre une histoire d’accord nucléaire entre la Russie et l’Iran, je me suis penchée sur un sujet qui m’a profondément agacée : la menace sur l’avortement aux Etats-Unis. Je t’explique rapidement, lecteur. L’état le plus conservateur du lot, le Dakota du Sud, a décidé de voter une loi rendant l’avortement illégal. Sauf un cas : si la vie de la mère est en danger. Tu es du Dakota du sud, tu te fais violer et tu tombes enceinte ? Ben tant pis pour toi, tu le gardes. Le soucis, c’est que cette loi rentre en conflit avec l’arrêt fédéral promulguant l’avortement…et qui date de 33 ans. Tout va se jouer en juillet et voilà à quoi ça tient. Il y a à la Cour Suprême 9 juges, tous nommés par le Président, M. Bush. Pour ceux qui reviennent de Mars, M. Bush n’est pas vraiment un pro avortement, mais alors vraiment pas. Pour l’heure, nous en sommes à 5 juges pro avortement et 4 contre. L’avortement sauvé ? Pas si sûr : l’un d’entre eux a 85 ans, s’il prend sa retraite avant (ou s’il meurt, ce qui peut arriver pour un monsieur de cet âge), M. Bush nommera un juge conservateur et l’équilibre risque d’être inversé. Et oui, le droit de contrôler son corps ne tient qu’à un monsieur de 85 ans, finalement. Pour le moment, en tout cas.
 
L’avortement… Bon, mon opinion compte peu mais je vais la donner quand même. En tant que femme indépendante des années 2000, je milite activement pour avoir le contrôle de mon corps. J’agis en amont pour pas tomber enceinte mais bon un accident peut arriver, aucun moyen de contraception n’est sûr à 100% (même s’ils ont quand même un taux de fiabilité élevé mais là n’est pas le sujet de l’article… sauf le coïtus interrompus, comme ça, c’est dit). Alors voilà, imaginons qu’avec mes ongles inexistants (oui, j’essaie de pas avoir les ongles longs), je déchire la capote et que je m’en rende pas compte et que Brad, mon fiancé imaginaire non plus. Et là, pas de chance, me voilà fécondée. Bon, alors, résumons-nous : à presque 26 ans, à l’aube de ma carrière, j’avoue ce petit fœtus risque d’enrayer mon plan de vie. D’un commun accord avec Brad (c’est son fœtus à lui aussi, après tout), nous décidons qu’un bébé ne peut pas arriver, qu’est-ce qu’on fait ? Soit j’avorte, soit je fais adopter le bébé. Me connaissant, la deuxième solution est impossible : si je porte un bébé neuf mois, ce n’est pas pour le confier à la DDASS ou je sais pas qui. Parce que ce fœtus qui va squatter mon intérieur pendant neuf mois, ben malgré tout, je l’aimerai et me séparer de lui me paraît impossible. Ben voilà, reste donc l’avortement. Je ne suis pas une super pro de l’avortement dans la mesure où ce n’est pas un acte anodin, si on peut l’éviter, c’est mieux, mais en dernier recours… Après tout, ce bébé que je porterais, je m’en sentirais trop responsable pour m’en débarrasser à peine né.
 
Mercredi soir, on en parle rapidement avec Gauthier et Lucie et Gauthier a une réflexion très intéressante : « Les Etats-Unis sont le seul pays évolué à opérer un retour en arrière ! ». Ce qui fait peur, c’est que cette loi est passée comme une lettre à la poste, les réactions s’y opposant furent plus que discrètes. Certes le Dakota du Sud est l’état le plus conservateur du pays mais tout de même. Parce que si on suit la logique, on peut aller très loin. Oui, en effet, cette loi décrète que la vie commence dès la conception du fœtus, d’où l’interdiction de l’avortement. Les « pro life », comme ils s’appellent, veulent défendre la vie à tout prix. Soit mais alors, si on va par là, va-t-on encore autoriser la pilule ? Après tout, prendre la pilule, c’est interdire la vie à un possible fœtus. Oui, c’est tordu mais un tel retour en arrière, une telle négation du droit de la femme me fait hurler, surtout de la part d’un pays qui se proclame leader du « camp du bien » contre l’axe du mal. Obscurantisme religieux contre obscurantisme religieux, j’ai peur, j’ai très peur.
 
Aujourd’hui, je vis en France et je me dis que j’ai de la chance. J’espère très fort ne jamais avoir à avorter, je fais tout pour, mais le simple fait de savoir que j’ai le droit me suffit amplement. Mais la menace est-elle si éloignée de l’hexagone ? Pour l’heure, je me dis que si en France, une telle loi était ne serait-ce qu’envisagée, tout un tas d’associations réagiraient… Enfin, j’espère. Lors des débats sur le droit du fœtus en 2003, beaucoup de voix se sont élevées : reconnaître qu’un fœtus est un être vivant voudrait dire que l’avortement est un homicide volontaire. La question reste : à partir de quand un fœtus est un être vivant ? Bon, là, je n’ai aucune réponse. Je me dis qu’en France, la laïcité nous protège de l’obscurantisme religieux et de ses dérives. Je me dis, certes, mais rien ne me le garantit absolument. Après tout, en France, tous les gynécologues ne pratiquent pas l’avortement, très loin de là. Après tout, la laïcité est bafouée assez régulièrement dans notre beau pays. Ah, on a beau jeu de montrer les gamines en foulard du doigt mais quand le Pape décède, on met bien les drapeaux en berne. Certes, le Pape est le chef d’un Etat mais en ferait-on autant si la Reine d’Angleterre décédait (ben oui, la pauvre, elle est bon pied bon œil, mamie, mais ça peut arriver). Ben, je crois pas. On oublie aussi de dire que Madame Chirac a permis à une sœur de poser avec son voile sur une photo d’identité… Enfin bref, là n’est pas la question.
 
Quoi qu’il en soit, quand je vois la première puissance mondiale remettre à ce point le droit de la femme en cause sans que personne ne réagisse ou presque, j’ai peur. Les Etats-Unis n’ont que ce mot-là à la bouche : « liberté, liberté » (freedom, freedom en VO, je suis trop douée). Elle est belle leur liberté, tiens. Bien sûr, certains me rétorqueront que je fais de l’anti-américanisme à deux balles mais là, ça dépasse les simples considérations politiques et les bisbilles entre pays. Déjà que dans certains Etats, on pouvait pas baisser comme on voulait (sodomie interdite au Texas, par exemple), voilà que les femmes n’ont même plus le contrôle de leur corps. Quelque part, j’espère que la fille du gouverneur qui s’est fait un plaisir de ratifier cette loi ou d’un député qui a voté pour tombera enceinte par accident. Qu’à cause de ce bébé, elle ne fera pas les grandes études que ses parents avaient prévues pour elle. C’est pas gentil pour cette pauvre gamine (si elle existe) mais y a des fois, on en vient secrètement à espérer que ça arrive. Parce que dans un pays où l’éducation sexuelle est de moins en moins assurée, faudra pas s’étonner de voir la multiplication des filles mères.
 
A quelques jours de la journée de la femme, j’ai honte. Honte d’appartenir à la sphère soit-disant civilisée de ce monde. Honte de voir que les Américains laissent faire sans broncher. Et peur que les sphères les plus puritaines de notre Europe ou de notre hexagone y voient un encouragement à continuer leur lutte anti-avortement.

 Suite à une attaque en règle de nombreux anti-avortements qui ont décidé de venir lutter aussi (selon leurs propres termes), j'ai désormais bloqué les comms sur cet article.  

Jeudi 2 mars 2006
Oh, le vilain titre racoleur, là, je plaide coupable. Mais s’il y a un moment particulièrement orgasmique de la journée, c’est bien la douche.
 
 
Il faut parfois être privé de quelque chose pour en apprécier pleinement la saveur. Pendant presque deux mois, je me suis douchée avec juste un filet d’eau chaude, cette activité devenait une pure question d’hygiène, je n’y prenais plus aucun plaisir. Puis ma chaudière fut réparée et là, quelle douche, mes enfants ! Elle dura facilement un bon quart d’heure. Quand l’eau chaude, propulsée par une sacrée pression (je ne savais pas que j’avais de la pression) qui vient frapper ma peau, mais quel délice ! J’avais oublié à quel point c’était bon de sentir son corps s’abandonner à la douce chaleur, sentir la vapeur d’eau me rentrer dans les narines… Bref, je pense que si je devais faire un classement des meilleures douches de ma vie, celle-là serait dans les premières places.
 
La douche est la dernière chose que je fais avant d’aller me coucher, une bonne façon de terminer la journée. Je ne suis pas du tout douche du matin : une fois passée sous la douche, l’idée de mettre un orteil dehors me traumatise complètement. La douche est un pur moment égoïste où on se prélasse, tous les sens sont en éveil. L’odeur du savon, la mousse qui glisse paresseusement sur votre corps pendant qu’on se lave, la peau qui devient douce…
 
Tout aussi plaisant, son corollaire : le bain. Je ne peux m’empêcher, quand je me glisse dans mon bain, de laisser échapper un petit soupir de contentement : oh que c’est bon ! J’avoue que l’une de mes occupations préférées de ma vie de célibataire, c’est de barboter dans mon bain bouillant à l’eau rendue laiteuse par la poudre faite pour avec un magazine à la con, un manga ou un bouquin. Mais un bain à deux, c’est bien aussi !
 
Bon, mais revenons-en un peu au titre de l’article : que font les filles sous la douche ? Il y a un mythe assez répandu de la demoiselle qui se masturbe sous la douche grâce au concours du pommeau. J’avoue tout à fait que sous la douche, je me lave, je me délasse mais point barre. Pourtant j’ai du plaisir quelque part, rien que lorsque l’eau chaude caresse mon corps et c’est un moment que j’ai du mal à partager.
 
Si je regarde en arrière, je n’ai partagé ma douche qu’avec des hommes avec qui j’avais développé une certaine intimité. Un copain de brouette, je n’ai même pas envie de partager ce moment-là avec lui, j’attends d’être peinarde pour me laver. Quelque part, je n’aime pas me laver devant autrui. Même quand je me brosse les dents, ça m’emmerde qu’on me regarde, un peu d’intimité, que diable ! Pour mon corps, c’est pareil. C’est un peu les coulisses du spectacle, si j’ose dire. C’est là où je me fais belle, que je nettoie mon corps et mes cheveux pour paraître toute rutilante quand je sors. Bon, j’avoue que cette idée est bizarre.
 
 Avec un petit ami ou un amant très proche, j’avoue que j’adore me doucher avec lui (ou prendre un bain). La première fois que j’ai pris une douche avec Guillaume 1er du nom, j’ai dû insister, il trouvait ça bizarre. J’avais déjà expérimenté la chose avec Pierre le pervers qui me démontrait par A+B les bienfaits du pommeau de douche et son grand jeu était de couper l’eau chaude à la main car l’eau glacée, c’est bon pour la peau. Du coup, je poussais de grands cris et essayait d’échapper aux jets froids, qu’est-ce qu’on s’amuse ! Finalement, Guillaume 1er a trouvé ça très amusant. Chez mes parents, la salle de bain du haut, dédiée aux enfants de la famille, n’est équipée que d’une cabine de douche donc à deux là-dedans, on se frotte, on se frôle et, immanquablement, à un moment, je sentais poindre un truc dur dans le dos… Curieusement, je me souviens pas qu’on se soit douchés à deux ailleurs que chez mes parents, sans doute parce qu’il était douche du matin et moi douche du soir. Il n’y avait que le week-end où on se douchait un peu n’importe quand, selon l’heure du lever et du coucher.
 
La plupart de mes petits amis ne rechignent pas à une douche mixte sauf Arnaud qui n’avait jamais dû tenter l’expérience. Première soirée chez lui, on brouette joyeusement puis après le câlin postcoïtal que j’affectionne tant, il m’annonce qu’il va se doucher. « Super, fis-je, je viens avec toi ! » Et là, il m’a regardée très étonné : mais quelle est donc cette demoiselle aux mœurs étranges ? Je me suis donc incrustée dans sa baignoire… Et rien. Chacun de son côté, on se savonne, on se shampouine, il m’a gentiment rincée avec le jet mais absolument rien d’érotique. Certes, on venait de faire l’amour comme des fous mais c’est pas une raison pour se tripoter un peu, non mais !
 
J’aime laver mon partenaire de douche, lui passer mon éponge (oui, je me lave avec une éponge) sur tout le corps, insister sur certaines zones, le rincer, et qu’il en fasse autant pour moi. De façon générale, la douche est un bon préliminaire ou une bonne façon de conclure une brouette. L’avantage d’une douche précoïtale, c’est qu’on est sûr de la propreté de son partenaire. Bon, à ma connaissance, je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec un monsieur fâché avec l’hygiène (disons qu’ils étaient toujours propres quand ils passaient entre mes mains) donc je n’ai jamais eu à me plaindre. Mais si le monsieur exhale des odeurs franchement écoeurantes, il peut se brosser pour avoir droit à la brouette (rien de sale en moi), à une fellation (rien de sale en moi), ou même à une soupe de langue (Hum !). Je ne suis pas une nazie de l’hygiène mais il y a des choses avec lesquelles j’ai du mal. Donc se doucher avec son partenaire, c’est être sûre d’éviter ce genre de mésaventures. Et même si la douche ne dégénère pas en brouette, ça reste un agréable moment intime à partager, selon moi. Le seul souci, c’est de croire qu’une douche à deux peut faire gagner du temps (les deux prennent la douche en même temps donc logiquement…) parce qu’on se frotte, on se tripote, ça fait durer un peu la douche. Enfin, moi, ça m’arrange, c’est mon propriétaire qui paie l’eau et j’ai décidé de le faire cracher au maximum (oui, il y a un jeu de mot atroce dans cette phrase, je le confesse).
 
Mais quand même, le must du must, ça reste le bain à deux. C’est d’ailleurs une scène assez courante dans les films un peu chauds comme dans « Une liaison pornographique » avec Sergi Lopez et Nathalie Baye, à un moment, ils prennent un bain et je sais plus qui tripote l’autre avec son pied mais ça plaît beaucoup. Donjuju a aussi fait une planche sur le sujet. Personnellement, je n’ai jamais fait l’amour vraiment dans une baignoire mais de longs jeux érotiques, ça oui et j’aime bien. A la base, je suis une fille aquatique, j’ai su nager avant de savoir écrire, j’ai toujours aimé ça. Donc mélanger eau et sexe, c’est un cocktail affolant. L’eau rend la peau douce et parfumée, pour peu qu’on ait mis de la poudre de bain dedans (ce que je fais toujours), on est alanguis, totalement détendus… Et après, je m’étonne de faire des rêves érotiques qui se déroulent dans ma baignoire !
 
A force de parler de jeux coquins dans l’eau, j’ai chaud… Je vais calmer mes ardeurs sous la douche !
 
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