Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Sur ce blog

Les vacances des vingtenaires
Recommandé par des Influenceurs
Chronique cinéma
Recommandé par des Influenceurs

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs
Bienvenue en chômagie
Recommandé par des Influenceurs

Newsletter

Inscription à la newsletter

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Dimanche 17 juin 2007

L’été dernier, j’ai travaillé pour une asso (non, non, toujours pas reçu mes derniers salaires mais ils m’appellent régulièrement pour me filer des rendez-vous qu’ils annulent) qui cherche à promouvoir la place des 18-35 ans dans la société, en gros. Je faisais des revues de presse et au cours de l’une d’entre elles, j’ai lu un article sur la génération Zapping. En gros, les djeuns d’aujourd’hui sont surconnectés. Là, à l’heure où je vous écris, je surfe sur le net et je regarde la télé. J’écoute pas la radio, faut pas déconner non plus.

 brune.jpg

Bref, les djeunz d’aujourd’hui dans lesquels je m’englobe sont en permanence connectés à des tas de gens. Mais cette hypersociabilité n’est-elle pas, paradoxalement, une forme d’autisme ? Je m’explique. Vendredi, au taf, en fin de journée, je vais traîner sur youtube et là, je tombe sur Clément le nolife (youtube en fin d’article). En gros un gamin tête à claque qui drague plein de nanas sur Internet mais en fait, on sent surtout le pauvre type qui n’a pas d’amis. Du coup, je regarde ce reportage (et surtout les 150 parodies) et je me pose la question : moi mieux que lui ?

 

Bon, Clément, il a 17 ans et il s’invente une vie genre « je suis un métalleux qui drague des filles sur le net et regarde des pornos parce que les meufs s’inspirent de ça ». Moi, je m’invente pas de vie, je suis Nina qui a un style girl next door, qui lit des blogs et chope des mecs, des fois, mais pas forcément exprès (enfin, j’écume pas les sites de rencontre quoi). Evidemment, quand j’étais au chômage, je passais mes journées sur des blogs et MSN, mes amis les plus proches aujourd’hui sortent de blogs ou de forum (mes vingtenaires chéris, Vicky, Lil Virgo), j’ai pas mal de gens sur mon MSN qui sortent de là aussi. Mais pas que. Ma meilleure amie, Anne, je la connais depuis la maternelle, j’ai d’autres amis que j’ai rencontré autrement. Mais c’est vrai que ça aide à rencontrer des gens mais quelle valeur donner à ces relations là ? Je parle à des gens que je n’ai jamais vues, je leur confie des fois des choses très intimes. Mais la plupart, je ne connais même pas leur nom de famille. Quand Lucas a eu son accident, personne ne m’a prévenue… Normal, on se connaît plus virtuellement que réellement, j’ai jamais rencontré ses amis, ses parents…Heureusement, une de ses amies lit le blog et m’a expliqué ce qu’il se passait. Mais il y a des gens qui rentrent virtuellement dans ma vie, on parle de choses parfois très intimes et parfois, ils en sortent sans que je m’en rende compte. Faut dire qu’une soixantaine de contacts MSN, je peux pas parler à tout le monde non plus.

 

Personnellement, je ne me considère pas comme une no life. Oui, je suis « surconnectée » comme Clément mais l’ordinateur n’est pas mon seul horizon. Je sors, je lis des livres avec de vraies pages, des magazines (en papier), je regarde la télé, écoute la radio, parle à des gens en chair et en os, je vais voir des expos, des films au cinéma… Bref, j’ai aussi une vie loin de mon écran de pc. Faut dire que Clément, c’est un phénomène. Vendredi, j’ai commencé à regarder quelques parodies de Clément le no life, on en a regardé plein d’autres avec ma future coloc vendredi soir et samedi. D’ailleurs, avec mon camescope acheté une bouchée de pain sur e bay, on a décidé de faire notre version de Clément. Reste qu’à trouver une actrice (oui, on fera la version fille) et d’écrire le scénar et on va se lancer. Oui, il est ridicule mais je parle toute la journée avec des ados qui se couchent à 2h du matin après avoir passé la soirée à chatter avec d’autres membres de la plate forme. Ils changent toutes les semaines de best friends, m’expliquent que leur best, c’est truc ou machin qu’ils connaissent pas, ils « sortent » entre eux sans jamais s’être vus… No life.

 

Ceci étant, Clément, il est devenu une star, une vraie. Ce youtube, on me l’avait filé sur MSN, y a 150 parodies (des très drôles !). Bon, je n’ose imaginer sa vie depuis, tout le monde doit se foutre de sa gueule au lycée mais il est tellement puant qu’à la limite, je le plains même pas. Puis, en fait, on arrive aux limites du système. Clément ne vit que sur le net, il rêvait de devenir célèbre, il l’est devenu grâce au net. Bon, c’était pas la popularité à laquelle il aspirait mais bordel, qu’est-ce qu’on se marre grâce à lui !! Pour ceux qui vont sur youtube, je vous conseille de mater les parodies genre Luc, Michou, Jean-Yves, Charles-Henri, Mister Gomme. Bon, c’est hyper addictif mais avec Future coloc, on s’est bien marrées !

Lundi 28 mai 2007
Les femmes métrosexuelles sont souvent équipées d’un appendice poilu et miaulant appelé chat. Et non pas chatte, je ne parle pas de ça ! Pourquoi un chat ? Parce que c’est moins chiant qu’un mec et presque plus fidèle. Quoi que… Petit tableau comparatif.


mechat.jpg
 
Homme
Chat
Nourriture

Un homme ça bouffe très beaucoup. Quand on a un homme à la maison, pensez à avoir le frigo plein.

Ils sont gourmets, ne veulent qu’une marque de pâté mais une fois qu’on a trouvé la bonne, ça suffit à leur bonheur. Ont quand même tendance à boulotter dans notre assiette.

Hygiène de vie
Un homme, ça se lave tout seul, c’est cool
Un chat, ça se lave tout seul, c’est cool
Poils

Ca dépend de la race mais globalement, perd peu de poils, facile d’entretien

Le changement de saison engendre toujours une perte de poils pénible. Il faut aussi les brosser pour évacuer les poils décédés. Et avoir une brosse à vêtement pour éviter le « oh, toi, tu as un chat, t’as des poils, là ! »

Petits besoins

Un homme est génétiquement capable de tirer la chasse et même d’utiliser canard WC mais rabaisser la lunette est généralement au dessus de ses forces

Un chat est un être propre qui fait caca dans sa litière mais il faut la lui changer régulièrement sinon ça sent mauvais. Une litière sale engendre souvent une vengeance de type « pipi sur le tapis ». Par ailleurs le chat aime pratiquer des fouilles archéologiques à chaque besoin donc gratte des heures et des heures. Normalement, un chat est pudique sauf la mienne qui aime que je la regarde faire.

Câlins

Pas pendant le foot, connasse. Sinon l’homme aime les câlins sexuels, tout le temps, même quand je dors.

Le chat aime les câlins tout le temps, même et surtout quand je dors.

Cris de jouissance
Ah aaaah, aaaaaarghhhhhhhhhhh !!!
Ron ron ron ron
La phrase qui tue

« T’as pas grossi ? » ou « Quoi, on va encore voir ta mère, pfffffff ! »

Miaou miaou !
Tue l’amour

Les chaussettes quand il est nu. Et quand il est habillé aussi. C’est laid des chaussettes

L’haleine fleurant le pâté pour chat.
Avantages

Un homme a vécu sans nous de nombreuses années donc sait faire plein de choses sans qu’on lui tienne la main

Un chat fait sa vie et on l’emmerde à lui faire des grout-grout, non mais !

Inconvénients

Ronfle, prend plein de place dans le lit, grogne au réveil vide mon frigo

N’a aucun sens des horaires, trouve très drôle de manger mes pieds, mets des poils partout, surtout sur mes fringues, sait pas faire la bouffe, peut pas sortir tout seul.

Compatibilité homme/chat : très aléatoire comme on peut le voir ici.

Alors chat ou mec ??
Dimanche 27 mai 2007
Je me regarde dans la glace et je fais la moue : quel est donc ce vilain ventre qui n’est pas plat ? Et mes cuisses qui osent se toucher ? Bon, mes fesses, je vais pas les regarder, hein ! Et mon nez ? Et mes yeux ? Et ma bouche ? Ahlala, y a tout à refaire. Bon, je fais comme le Château de Versailles, je me mets en chantier. Direction la première clinique de chirurgie esthétique que je corrige tout ça.


brune.jpg

Je te rassure, lecteur, ce petit chapeau ne retranscrit pas la réalité. Je ne me trouve pas parfaite, loin de là, mais ce n’est pas pour autant que je vais passer par la case « bistouri magique ». Pourtant, la société nous pousse à ne plus accepter la moindre imperfection : retirez le gras d’un côté, injectez de la silicone de l’autre ! Vous voulez ressembler à Claudia Schiffer ? On va vous aider. Et bien, moi, je dis stop.

Je suis née il y a de cela 27 ans du mélange magique des gênes de mon papa et de ma maman. En très gros, j’ai tout hérité de mon papa sauf les yeux et les seins (et mon sexe, évidemment !). Ah ça, je peux pas être la fille du facteur, moi. J’ai des atouts mais aussi des trucs que je n’aime pas chez moi comme mes pieds qui ne ressemblent à rien, mes doigts boudinés et tordus mais, globalement, je n’ai pas hérité de tares visibles, pas de panique. Alors pourquoi j’irais massacrer ce que m’ont donné mes parents pour obéir à un diktat que m’imposent les magazines ? Oui mes lèvres sont minces et on voit pas mes abdos (sans doute parce que ça fait à peu près 27 ans que j’omets d’en faire), la peau au coin de mes yeux est un peu abîmée à cause de la suractivité de mes glandes lacrymales. Oui, tous les soirs, quand je lis, mes yeux pleurent : c’est pas que je sois triste, c’est comme ça, je ne sais pas trop pourquoi, ils doivent fatiguer. Oui, mes épaules sont larges et je suis petite. Mais ce n’est pas pour autant que je suis le clone de Quasimodo.

L’autre soir, avant le début d’une émission, il y avait une pub pour l’émission de télé réalité « relooking extrême », un truc américain qui passe sur le câble. Distraite, je jette un œil et je me demande pourquoi tous ces gens ont des pansements sur la tronche. Et soudain, je percute : le relooking ne touche pas que les tenues vestimentaires et la coiffure. Hé oui, maintenant, la télé nous refait la gueule, non mais quelle horreur ! Ne croyez pas que je sois une farouche adversaire de la chirurgie esthétique, il y a de nombreux cas où elle est salvatrice mais quand elle est pour gommer un défaut minime, là, je hurle. Nonobstant les tarifs prohibitifs de ce genre d’opération, comment les gens arrivent à se haïr à ce point pour arriver à se charcuter et essayer de ressembler à tous ces stéréotypes dont on nous gave à longueur de journée. J’ai des kilos en trop ? Ben, j’ai qu’à faire un régime. Mes seins trop petits ? Mais il y a des hommes qui adorent ça. De toute façon, si un mec ne s’intéresse pas à une nana parce qu’elle ne remplit pas un bonnet C, il peut être zappé directement, à mon avis.

Plutôt que d’aller chez le chirurgien esthétique, ces gens ne devraient-ils pas d’abord consulter un psy ? Parce que ce petit défaut qui leur empoisonne la vie, n’est-ce pas d’abord et surtout un truc psychologique ? Par exemple, moi, je ne suis pas fan de mon nez. C’est pas pour autant que je vais en changer, j’ai appris à vivre avec et, à la longue, il ne me paraît pas si déplaisant que ça. Par ailleurs, la chirurgie esthétique a souvent un effet de dépendance qu’on ne soupçonne pas. Un coup de bistouri magique et nous voilà plus belles. Et nous voilà à nous refaire le corps à coup de liposuccion et de collagène. Ben, je suis désolée mais petit à petit, on se transforme en monstre.

Quand je feuillette des magazines où les nanas ont toutes la même gueule, je ne peux que m’interroger : le XXI siècle sera-t-il celui où on devra tous se ressembler ? Devra-t-on avoir le nez fin, les pommettes rebondis, les yeux étirés et cet espèce de visage figé qui ne nous fait plus ressembler à rien ? N’aurons-nous plus le droit d’être enrobés, vieux, avec des valises sous les yeux et des petits seins ? N’y a-t-il que moi qui trouve ces poupées plastifiées ridicules ? Non parce que franchement, certaines, elles se sont fait greffer des ballons de rugby à la place des seins et c’est tout simplement immonde. Je me souviens d’une émission sur le sujet (oui, c’est un sujet très porteur), une nana toute fière qui montrait ses nouveaux nibards à tout le monde. Mais comment on peut être fier d’un tel truc ? Ca me dépasse complètement.

La chirurgie esthétique est très répandue chez les stars, elles sont font toutes greffer un canard WC ou se retendre la tronche au point qu’elles ne ressemblent plus à rien. Prenons, au hasard, Catherine Deneuve, femme très belle dans sa prime jeunesse. Ben quand je la vois maintenant, j’ai toujours un doute : c’est elle ou sa marionnette des Guignols ? Cette femme est devenue la caricature d’elle-même, la demi-sœur d’Armande Altaï et de Cher. Dans les journaux, on aime exalter la différence, le multiculturalisme (supposé) de la France mais finalement, on tend tous plus en plus à avoir la même gueule. Est-ce vraiment ce que le progrès est censé nous apporter.

Je réfléchis : évidemment, à 27 ans, je n’ai pas vraiment de problèmes de rides, j’ai un visage très peu marqué, ce qui fait qu’on me rajeunit toujours un peu. Je me tartine tous les soirs joyeusement, je dépense pas mal d’argent en crèmes de toute sortes. Mais bon, dans ma famille, on n’est pas très ridés donc je suis plutôt confiante pour la suite des événements. Si je peux avoir les mêmes rides que mon papa ou ma maman à 50 ans, ça ne me gênera pas. Ceci étant, puis-je affirmer aujourd’hui alors que je n’ai même pas trente ans et que j’ai pas eu d’enfants que je ne ferai jamais de chirurgie esthétique ? Même pas sûr. Préfèrerai-je ressembler à Catherine Deneuve ou à Brigitte Bardot dans mes vieux jours ? Je n’en sais rien.

Toujours est-il qu’à 27 ans, je refuse qu’on touche à mon corps, qu’on le remodèle pour que je ressemble à ces filles dans les magazines. Je ne suis pas parfaite et je n’ai jamais prétendu le devenir un jour mais au fond, en suis-je malheureuse ? Non. Ca me fait frémir ces gamines de 16 ans qui veulent à tout prix se faire siliconer la poitrine alors qu’elles n’ont même pas fini leur croissance. Vivement que le naturel revienne à la mode…

Dimanche 29 avril 2007

Comme vous le savez (ou pas), je suis en plein week-end familial. On a fait plein de choses, on est allé au théâtre, on s’est promené, on a mangé, on a mangé, on a mangé, on a bu, on a rigolé, on a mangé aussi. Mais festivité principale : le match de rugby au stade Jean Bouin. Attention Paris, le sud ouest débarque.

brune.jpg

Donc nous voici partis au match. En vert et noir, les couleurs du MTG XV qu’on va aller supporter. Ouais, nous, on joue le jeu à fond. On va supporter le Stade Toulousain ? On y va en rouge et noir (j'exilerai ma peur, j'irai plus haut que ces montagnes de douleur, en rouge et noir !! Oui, j’ai cherché les paroles sur google). Le BO ? En rouge et blanc, of course ! Perpignan ? Sang et or, mon ami ! Oui, y a quelques équipes comme ça qu’on soutient. En gros, on les aime toutes sauf le Stade Français. En fait, je n’ai rien contre l’équipe, soyons clairs. Ils sont bons, y a pas à dire. Ce que je n’apprécie pas, c’est la mentalité business qu’il y a autour avec les calendriers, les CD, le côté paillettes. C’est à 1000 lieues du rugby. Et aujourd’hui, j’ai pu constater que le public parisien était aussi très en décalage.

Le rugby, c’est quand même un sport assez populo avec ses bandas, ses supporters qui gueulent… C’est un peu dur à décrire mais ça a son public particulier. Et les Parisiens n’ont rien à voir avec ça pour la plupart. L’Ovalie est chaleureuse, entre adversaires, on se salue, on se charrie mais ce n’est jamais méchant. Je me souviens l’an dernier pour la finale, on était en rouge et noir (j’exilerai ma peur… Ah merde, je l’ai déjà faite) et on a croisé pas mal de Biarrots qui nous interpellait, c’était marrant. Là, les Parisiens, ils ont autant de chaleur que mes pieds en hiver, c’est pour dire. Déjà, on aurait dit un florilège de Marie-Chantal et Jacques-Hub. Au début, ça nous faisait rire avec ma mère, après un peu moins. Les jeunes ? Ils sont venus avec le BDE d’HEC, je pense. Les vieux ? Ils sont venus direct après leur golf.

Alors nous, forcément, on ferait presque tâche à chanter « allez, allez, allez Sapiac !!! ». A côté de moi, un jeune aussi glacial que la caissière de la supérette à côté de chez moi. Tellement charmant qu’il m’a tourné le dos tout le match. T’as qu’à le dire si je t’emmerde du con, y a des places ailleurs ! Du coup, j’en ai fait des caisses à applaudir, à huer, à me lever en applaudissant comme une dingue quand le MTG a marqué ses deux essais, à rigoler comme une bossue aux blagues de Yohann, à chanter très très fort. Franchement, à nous 5 (Anthony était à l’autre bout du stade car il s’était planté dans son planning et on a acheté sa place après les nôtres donc voilà), on a foutu une putain d’ambiance et certains nous regardaient d’un air plutôt méprisant. Même le gamin de 8 ans devant moi n’a pas du tout apprécié mon interprétation d’ « Allez Sapiac ». Petit con.

Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Un Parisien devant nous s’est beaucoup marré et dialoguait avec Yohann, nous demandant même à un moment « mais vous êtes tous comme ça par chez vous ou c’est un cas? ». De même, en arrivant et en repartant, certains nous interpellaient, nous taquinaient. A la fin du match, on a même eu droit à des félicitations car on a perdu avec les honneurs alors que certains connards pensaient qu’il n’y aurait pas de match genre Paris est 100 fois supérieur. Biarritz pensait la même chose y a presque un mois, ils se sont pris un match nul dans la gueule, mouahahahah ! Faut se méfier des hommes en vert et noir, non mais. Là, ils ont mené quasi tout le match mais ça faisait quelques années qu’ils n’étaient plus en TOP14 et ils ont du mal à tenir les distances.

Vous allez me dire : « t’aimes pas les supporters du Stade Français ? Et alors, on s’en fout. » Non mais en fait, de voir tous ces Jacques-Hub, Marie-Chantal, Pierre-Cécil et Marie-Hortense, ça m’a fait un peu peur pour l’avenir du rugby. Le rugby est par essence un sport populaire mais depuis sa professionnalisation, pas mal de gens ne peuvent plus se payer un billet. L’an dernier, pour la finale, on a payé 60 euros notre billet. Alors, ok, on était au niveau du milieu du terrain… Mais complètement en haut du Stade de France, j’avais même le vertige… Je n’ose imaginer le prix des places en dessous de nous. Là, pour des places sur les tribunes latérales au niveau de l’enbut, ça faisait 35 euros. Et je vous dis pas la prix des places pour la Coupe du Monde. Mon père était un peu étonné du prix des places, en province, c’est pas ça du tout. Or en mettant des tarifs aussi prohibitifs, on aura plus des Jacques-Hub guindés incapables de chanter un « Allez Allez Paris ! » que de vrais aficionados prêts à mettre le feu au stade. Et là, je crois qu’on a tous à y perdre.


 
Dimanche 15 avril 2007
Ceux qui vivent en France l’auront remarqué : il fait beau, à nouveau. Si, je vous le prouve : mercredi dernier, je suis arrivée dans mon pays avec ma grosse veste matelassée genre taspé du 9-3. J’en suis repartie mercredi matin bien emmerdée par ma fameuse veste, un peu trop chaude pour la saison (mais bien pour dormir dans le train où ça caille).
 

Le printemps est enfin là et avec lui ses petites joies. En allant voir ma grand-mère, la semaine dernière, ma mère a décapoté sa voiture et nous voilà sur les bords du Tarn à parader. Rebelote mardi, après avoir pulvérisé les 358 bouteilles en verre qui traînaient chez mes parents dans le récup’ verre. J’adore ça, moi, jeter les bouteilles dans le récup verre, je les lance très fort pour qu’elles se cassent. Ca fait du bruit, ça défoule, c’est top. Nous voici reparties sur les petites routes de campagne, mes cheveux oranges voletant au vent, c’est le top quand même… Y a aussi les chats qui se roulent sur la terrasses et reviennent tout chauds, la bonne humeur dès le matin, quand le ciel est bleu. On a aussi promené ma mamie dans le parc de sa clinique avec le fauteuil roulant (c’est très drôle en montée ou en descente parce que ma mamie est un peu obèse), elle était toute contente. On a même fait coucou à un âne tout cracra.

 

Mercredi, retour à Paris, donc, je prends un taxi pour rentrer chez moi. Oui, moi, le métro avec la valise trop large pour passer les portiques d’un côté et mon chat de l’autre, ça fait chier donc taxi. On longe la Seine, les terrasses de café. Je n’ai qu’une envie : jeter mes affaires et poser délicatement mon chat à la maison et repartir squatter une terrasse de café. J’aurais pris un magazine, peut-être un news mag pour me donner bonne conscience et j’aurais profité du beau temps. Seule dans ma bulle. Ou alors, je peux pousser le vice à aller dans un parc m’étaler sur la pelouse tendre, couchée face au ciel bleue. Je me sens toujours pleine de plénitude quand je suis allongée à même le sol en regardant le ciel bleu, comme sur cette plage l’an dernier. Si y a quelques gros nuages blancs et voluptueux, c’est encore mieux, je les regarde bouger et j’essaie de trouver des formes à l’intérieur, comme quand j’étais petite.

 

Bon, évidemment, tout n’est pas rose au printemps. D’abord, il y a des allergies. Elles sont beaucoup moins violentes chez moi par rapport à y a quelques années mais j’ai de jolis accès. Par exemple, dimanche, j’étais donc chez mes parents, repas d’anniversaire avec ma mamie (celle qui n’est pas à l’hôpital, l’autre). Ma grand-mère me regarde : « toi, tu as des allergies ! » Elle dit ça parce que je pleure des yeux et du nez ? Ca me frotte les yeux, ça me gratte les oreilles et la gorge, c’est pas très agréable. Non parce que le nez rouge, c’est pas méga sex quoi (ni la voix nasillarde due à un nez bouché en permanence, malgré les nombreuses séances de mouchage). Ah oui parce que le corollaire du beau temps, du ciel bleu, des fleurs qui fleurissent et qui sentent bons, des oiseaux qui piou pioutent et le soleil qui brille, ben, les hormones, elles se joignent à la fête. Ca fait pshiiiiiiiiiiiiiit dans le string. Et je sais pas si vous avez remarqué mais le beau temps ça rend les gens (enfin, les mecs entre 20 et 40 ans parce que je regarde pas les autres) beaux. Je tombe amoureuse toutes les 3 secondes et demi. Mais après, je concrétise pas parce que j’ai pas méga envie de me compliquer la vie avec un mec en ce moment. Ca me tombera dessus au moment où je m’y attendrai pas ou quand je dirais « moi, les mecs, je laisse tomber, j’en ai marre ». L’an dernier, ça a carrément fait ça ! Je décide d’oublier un peu les mecs après une déconvenue (genre j’ai tellement couru que j’aurais pu être championne du monde de marathon sauf qu’à l’arrivée, ben, j’ai rien eu du tout) et là, zbam ! Coup de foudre à la con ou presque. Je me demande dans quelle mesure le printemps ne favorise pas le « coup de foudre » ou du moins le coup de cœur. En effet, tout est tellement beau au printemps, même l’amour.

 

D’ailleurs au printemps, c’est la saison des pâquerettes que l’on peut effeuiller « il m’aime un peu, beaucoup… ». Ouais, y a pas à dire, le printemps, c’est vraiment la saison de l’insouciance.

 
Blog : Consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus