C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Bienvenue en chômagie

Je parlais la semaine dernière et la semaine d’avant des entretiens. La question récurrente est « quelles sont vos qualités et vos défauts », histoire de cerner a) notre capacité à cerner les qualités indispensables au poste à pourvoir et b) notre art de la diplomatie… Ou de l’hypocrisie, plutôt. Alors forcément, on s’y plie en se disant qu’un jour, on sera peut-être de l’autre côté et qu’on posera une question aussi navrante parce que je ne sais qui a décidé que tout entretien passait par cette question.

 

« Alors Mlle Bartoldi, quelles sont, à votre avis, vos principales qualités ?

- D’abord, je suis souvent de bonne humeur, c’est quand même agréable. Bavarde aussi, ce qui est une qualité, si, si. Pourquoi ? Mais parce que ça met de l’ambiance au boulot. C’est peut-être pas bon pour le rendement mais des pauses papote, ça donne du baume au cœur. En plus, j’ai un rire super communicatif et je ris très souvent parce que je suis super bon public. Je suis aussi très douée pour faire semblant de travailler quand je n’ai rien à faire, histoire qu’on me file pas le boulot d’un autre. Parce que je veux bien être solidaire mais c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! On a tous nos spécialités, je ne peux pas faire correctement le boulot d’un autre. Oui, je sais rester à ma place, c’est une qualité aussi. Ah, sinon, je suis généreuse, je veux bien partager mes gâteaux. Enfin, je suis respectueuse de l’espace des autres, j’écoute toujours la musique au casque. Oui, la musique adoucit les mœurs et taffer en écoutant Britney, ça motive, ça réveille !Ah et puis y a un truc bien, quand même, c’est que je déteste le gaspillage donc je passe mon temps à éteindre les lumières allumées pour rien. Ca fait quand même une sacrée économie. Que vous pourrez reporter sur mon salaire si vous voulez, hihi !

- Heu… Autre chose ?

- J’aime bien regarder des daubes à la télé pour les raconter en grossissant le trait. Je suis la spécialiste par exemple de l’histoire de Maria dans Sunset Beach, je vous le raconte, si vous voulez, j’adoooooooooooore.

- Non, non, ça ira.

- Vous préférez les vacances de l’amour ? Premiers baisers ? Amour gloire et beauté ?

- Bon, on va passer à vos défauts, alors.

- Ok alors il faut savoir que je suis super perfectionniste. En gros, je ne délègue à personne parce que personne ne peut faire précisément ce que j’ai en tête et que je me dis qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’ai aussi un problème génétique, je ne suis pas capable de me lever le matin. Je nourris un amour sans borne pour mon lit et en plus, quand je décide de me lever, mon chat vient me faire des câlins. Vous comprenez, je vais l’abandonner toute la journée alors elle a bien droit à un câlin au réveil. Donc si vous avez besoin de moi avant 10h, si c’est exceptionnel, ok mais ça va être dur sinon. Surtout si j’ai pas passé la nuit toute seule ! Quoi que ça, c’est une qualité parce que même si je suis pas à mon optimum le lendemain mais d’un autre côté, s’il travaille tôt, je serai là avant 10h alors c’est pas si mal, hein ! Bon après, je sais pas faire le café en grande quantité vu que je le fais en général que pour moi et j’ai une nespresso en plus donc moi, ça me gêne pas de le faire mais il sera probablement pas bon. Ah, et enfin, j’ai des sonneries de portable que tous mes collègues détestent, ils m’en parlent tout le temps.

- Ah…et c’est tout ?

- Ben, je fais pas mal de pauses dans la journée. En fait, le matin, j’arrive, je bois un mug de café donc après, faut que j’aille faire pipi et je fume des fois aussi et puis je dois me refaire du café et je refais pipi. Et de temps en temps, je fais des pauses blog mais ça, c’est plutôt une qualité, ça me permet d’être au courant de tous les buzz et tout. J’ai même les flux RSS du Monde sur mon netvibes qui me permettent d’être au courant des dernières news. C’est important d’être à la pointe de l’actu.

- Ok. Une dernière couche ?
- Non, je crois que j’ai tout dit.
- Ok ben on vous donne une réponse bientôt… »
 
Ben quoi ? L’honnêteté n’est-elle pas une qualité ?
Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /2008 03:15

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Souvenez-vous, la semaine dernière, nous étions en entretien. Après avoir tout préparé, nous voici devant M. le recruteur, prêt à démarrer cette joute orale qui nous donnera un emploi… Ou pas.
 
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En général, ça se passe toujours de la même façon : le recruteur pose notre CV sous son nez et nous demande de nous présenter. Et c’est parti pour un récit de vie non exhaustif, allons à l’essentiel. Les vacances chez mamie en 1990, par exemple, on va s’en passer, bien sûr. Comme je suis une fille organisée dans ma tête, je fais par étape. D’abord les études. Le recruteur a beau avoir mon CV sous son nez, faut que je détaille. Pourquoi donc ai-je ce parcours, pourquoi ai-je choisi de faire histoire pour commencer ? Bon, je parle pas de mon choix de la série au bac parce que c’est un peu dépassé et qu’expliquer que le journalisme, c’est la voie depuis mes 15 ans, ça fait un peu « non mais c’est un choix de vie, vous savez, je voulais faire ça avant même de marcher ! ». Bon, inutile de trop rentrer dans les détails, expliquer que les cours sur l’Orient hellénistique dans la période antique, c’était bien sympa, ça ne fait pas avancer le schmiblick.

 

Après les diplômes, parlons des expériences professionnelles. Evidemment, en début de carrière, les expériences professionnelles, ça veut dire les stages, pour l’essentiel. Le but, là, est de tout valoriser. Je décris mes missions, book à l’appui pour montrer un peu ce que j’ai fait. Pour ma part, les stages pourris genre celui que j’ai fait en été 2005 dans une cave où j’ai quasi rien écrit, je l’ai même pas mis dans le CV pour éviter d’avoir à en parler. De toute façon, à cette période là, j’étais déjà pigiste pour un webzine pour lequel j’ai écrit deux ans donc inutile de tendre un bâton pour se faire battre. Donc voilà, on passe sous silence les côtés négatifs sauf s’ils peuvent servir à notre cause. Par exemple, si vous avez un un dossier sensible à traiter durant votre stage parce qu’on sait jamais, ça peut arriver, ne pas hésiter à le mettre en avant « oui, ça n’a pas été facile, j’ai dû prendre sur moi mais à l’arrivée, j’ai triomphé ». Blablabla. Oui, il faut comprendre que l’entretien, c’est comme un premier rendez-vous amoureux,on évite de trop parler de ses défauts.

 

Les défauts, parlons en. Les recruteurs sont joueurs, ils adorent nous poser des questions comme par exemple « quels sont, à votre avis, vos principales qualités et vos principaux défauts ? ». Pour les qualités, c’est facile, il suffit de reprendre les qualités demandées dans l’annonce et hop. Pour les défauts, par contre, bonjour la tarte à la crème. En général, on sort le lénifiant « perfectionniste ». Non mais sans déconner, ils attendent quoi « Bon, alors, moi, le matin, j’arrive pas à me lever alors m’attendez pas avant 10 heures, quoi ! » ou comme m’a dit un pote un jour « de temps en temps, je vais aux toilettes me fumer un joint ! ». J’avais envie de dire un jour « je fais mal le café » mais faut que le mec en fasse ait un humour solide… Et bon, quand on cherche un boulot, on préfère ne pas trop se griller.

 

Une fois que je lui ai raconté à quel point j’étais merveilleuse et compagnie, à lui de parler, de me présenter le poste. En bonne candidate que je suis, je prends des notes. Elles me serviront pas forcément mais c’est pour montrer que je suis vivement intéressée, que j’écoute bien ce qu’on me dit. Je n’hésite pas à prendre la parole au besoin, à bien faire remarquer que j’ai fait des recherches sur la boîte et que je sais tout à fait de quoi on parle. Oui, je préfère ne pas me la jouer passive, docile qui écoute, il faut de l’interactivité : poser des questions, s’intéresser, sans pour autant couper la parole, bien entendu ! Non parce que le recruteur, il n’a pas non plus envie de se répéter 150 fois, c’est normal.

 

Arrive le moment délicat que je déteste : les points pratiques et notamment le salaire. Parce que je ne sais jamais combien il est raisonnable de demander et comme une idiote que je suis, j’ai un peu tendance à demander bas, ce qui n’est pas forcément une bonne idée. Ca veut dire que j’ai une basse opinion de moi et que je n’ai pas forcément conscience de la réalité du marché. Demander trop haut n’est pas mieux non plus, même si c’est dans le but de négocier. Surtout qu’il y a tellement de facteurs à prendre en compte : mes diplômes, mes expériences professionnelles, même mon âge. C’est un vrai casse tête mathématique.

 

Maintenant, la sortie. Une fois l’entretien terminé, attendons un peu avant de se relâcher. Serrons la main du monsieur en souriant, en demandant quand on aura des nouvelles et on part digne. Une fois hors de vue du recruteur, là, on peut appeler sa maman, sa sœur, son chéri, n’importe qui pour tout raconter. Mais pas avant !

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 04:35

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Quand on cherche un travail, à force d’envoyer des CV partout, forcément, on finit par décrocher un entretien. J’ai déjà parlé de la préparation physique, passons directement à l’entretien en lui-même, je ne suis pas encore en âge de radoter.

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L’histoire de l’entretien commence au moment où on reçoit le coup de fil tant attendu « Bonjour, je suis M. le recruteur, j’ai bien reçu votre CV et je serais intéressée pour une rencontre ». Oh mon Dieu ! Je me souviens, quand j’étais au chômage et que je recevais un coup de fil d’un numéro en 01 ou « privé », mon cœur s’emballait. Mais c’est fou le nombre de boîte de sondages qui ont des numéros cachés… Mais quand il s’agissait d’un coup de fil pour un entretien, il fallait vite tout intégrer : nom de l’entreprise, adresse… Une fois raccroché, il est temps de préparer cet entretien, on n’y va pas les mains dans les poches. Etape 1, vérifier son book et s’il n’est pas à jour, imprimer nos derniers articles pour les montrer à l’employeur. Une fois notre book à jour, il faut savoir qui on va voir. En général, la personne que vous rencontrez va vous expliquer le poste mais je vous jure que si à la question « vous connaissez notre entreprise », vous répondez « non, pas du tout », vous n’aurez pas le poste. Inutile d’en faire des caisses mais sachez au moins dans quel domaine d’activité vous allez travailler, essayer de noter les infos essentielles, ce sera déjà bien. Enfin, point essentiel, surtout pour les gens comme moi, repérer le trajet. Quand on me fixait l’entretien, je demandais toujours la station de métro la plus proche, histoire de me repérer au moins mentalement. Puis je vais sur le site de la ratp et j’apprends le trajet par cœur. Quand on n’est pas douée en orientation comme moi, le plus angoissant dans l’entretien, c’est l’idée d’arriver en retard parce qu’on s’est perdus.

 

Bon, vous êtes arrivés. Parfois, la personne ne vous prend pas de suite donc il faut s’asseoir et patienter. Dans ses cas là, j’ai toujours un livre un peu sérieux dans le sac (même si je peux aussi avoir un Cosmo dedans) au cas où je devrais attendre un peu. Faut pas se leurrer, si je lis « les aventures d’une pétasse », ça fait moins sérieux que « essai sur l’être et le paraître », par exemple. Je prends un air détaché et détendu. Je suis zen, j’ai confiance en moi et mes capacités, tout va bien. Enfin, le recruteur arrive et vous tend la main. Attention, une poignée de main est significative. Pour ma part, je déteste les poignée de mains ultra viriles genre « ah, je t’ai pas cassé un doigt ? J’ai essayé pourtant ! » ou les mains molles genre je serre une éponge, tu les as mis où tes os ? Donc je tends une main ferme mais pas trop, je ne veux passer ni pour la nana prête à tout écraser à commencer par les phalanges de mon interlocuteur ni pour une personne sans énergie. Une fois dans le bureau du recruteur, je sors le nécessaire de la parfaite candidate : book sur le bureau, un cahier pour prendre des notes et mon stylo, je me tiens droite. Et le sourire n’est en aucun cas une option. Durant tout l’entretien, je regarde mon interlocuteur dans les yeux.

 

Sur l’attitude, je dois me contrôler. J’ai la manie terrible de parler avec les mains et si celles-ci peuvent jouer avec le stylo qui traîne là, elles sont contentes. Mais en entretien, c’est rhédibitoire. Lors du premier entretien que j’ai passé, j’ai dû démonter et remonter trente fois mon stylo sans même le faire exprès. C’était 30 fois de trop. Donc quand je parle, je pose sagement mon stylo sur mon cahier et je n’y touche plus. De la même façon, je ne me dandine pas, je reste calme. Moins je fais de gestes, moins j’envoies de messages contradictoires.

 

Mais et l’entretien dans tout ça ? Que dire ? Comment se présenter ? Nous verrons ça la semaine prochaine !

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 02:48

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Une piste intéressante pour le chômeur,c’est le réseau. Je dirais même que c’est la carte la plus intéressante dans le jeu de la recherche d’emploi. Regardez, vous, par exemple, vous cherchez un nouveau médecin, dentiste, coiffeur ou ce que vous voulez, quel est votre premier réflexe ? Regarder dans votre entourage et demander à vos amis. Imaginons qu’un rédac chef cherche une pigiste et que je sois dans ses relations, il pensera à moi. Normalement.

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Parce que le réseau, c’est magique, c’est un peu la multiplication des petits pains : si on part du principe qu’une personne connaît au moins dix personnes, chacun de vos contacts connaît lui-même dix personnes, chaque contact de vos contacts connaît au moins dix personnes… C’est exponentiel. Maintenant, sur viadeo, quand je cherche quelqu’un, il est toujours dans mon réseau éloigné mais ça me permet de le contacter en rebondissant de contact en contact, vu que je n’ai plus de crédit de mise en relation directe.

 

Aujourd’hui, il n’est plus besoin de vanter les qualités d’un réseau, tout le monde sait à quel point c’est important. Surtout dans des métiers de l’info et de la comm comme le mien. Ainsi, certains y ont vu un filon et ont commencé à exploiter ça. Sur Internet, plusieurs sites vous proposent de vous constituer un réseau de façon gratuite ou payante. Je ne les connais pas tous, je cite les plus connus (enfin, ceux que j’ai déjà utilisé).

- Linked in mais l’interface m’a tellement déplue que je me suis contentée de remplir mon CV et basta. Je ne suis certes pas bilingue anglais/français mais quand même, je comprends pas mal et là, je l’ai pas trouvé intuitif du tout ce site, j’ai donc laissé tomber.

- Ziki qui permet de faire pas mal de choses. Perso, je m’en sers pour faire un miroir à mon ancien blog de chercheuse d’emploi (tué depuis, pas la peine de le chercher) puisque le flux RSS est dessus, on peut aller sur mon CV, mon profil mybuzz et ma fiche viadeo.

- viadeo, donc. Je découvre ça et je m’amuse comme une petite folle, je linke les gens que je connais. 4 contacts, wouhou ! Vite, ça monte, je retrouve des anciens potes de facs, je linke même des blogueurs chez qui je commente. Maintenant, va falloir que je linke les collègues. Seul défaut et de taille : viadeo est payant. Et vous payez d’un coup s’il vous plaît. Du coup, je suis allée sur le forum suggestion gueuler un coup et j’ai gagné 6 mois gratuits. J’adore !

 

Donc le réseau, c’est important, la preuve. Si je m’en réfère à mon expérience personnelle, c’est mon réseau qui m’a permis indirectement d’avoir du travail, une amie qui m’a fait suivre une annonce et voilà ! Mais surtout, le réseau permet de vous crédibiliser et assurer un bouche à oreilles favorable… Si vous avez fait les choses correctement. Par exemple, sur viadeo, j’ai envoyé des invitation à mon tuteur de stage en presse rugby et à DRH choupinou mais ils ont pas répondu (bouh !). Non parce que j’aurais apprécié de me faire recommander. Si un mec arrive sur ma fiche et voit que mes derniers employeurs se portent garants pour moi, c’est quand même un sacré plus. « Nina, testée et approuvée par des gens qui l’ont payée ! ». Hum, ça fait un peu prostituée ce slogan, va falloir que je m’en trouve un autre. Mais l’idée, c’est ça.

 

Mais alors, comment se constituer un réseau ? Bon, premier cercle, la famille. Ma sœur travaille en marketing, un contact intéressant. Son ancienne coloc, une ancienne copine à elle, je les connais, ça peut être intéressant. Tiens, mon cousin aussi est sur viadeo. Hop, je le rajoute. On n’est pas dans la même branche d’activité mais il a des contacts et ça peut toujours me rapprocher de quelqu’un. C’est un peu ça, le jeu du réseau, on ne sait jamais qui, à l’arrivée, va nous aider. Je me souviens d’un camarade de classe qui voulait être journaliste sportif. Lors d’un rendez-vous chez le dentiste, il parla de ses visées professionnelles à ce dernier qui, what a miracle, connaissait un journaliste à l’Equipe ce qui permit à mon pote de faire un stage là-bas. Donc il vaut mieux réseauter large car on ne sait jamais qui connaît qui et qui va ouvrir la bonne porte au bon moment. Bref, il ne faut négliger personne même si, sur le coup, avoir dans son réseau un plombier ou un menuisier, ça vous paraît pas hyper pertinent pour trouver du boulot. Erreur ! Bon, je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de plombiers sur viadeo et co mais je pense par contre qu’un plombier a beaucoup de clients dans divers milieux…

 

Alors réseautez. In fine, c’est peut-être votre amoureux ou amoureuse de maternelle qui vous mettra en contact avec la personne qu’il fallait !

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /2008 13:58

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Quand on est chômeur, pour les autres, par définition, on n’a rien à faire. Enfin, rien n’est moins faux parce que chercher du boulot, ça prend du temps, beaucoup. Non mais c’est vrai, il faut tenir son CV à jour, écrire les lettres de motivation, trouver les adresses des recruteurs, envoyer nos candidatures (surtout pas de mails groupés, ça ne ferait quand même pas sérieux), consulter les annonces et y répondre. Et pas trop s’éloigner de l’ordi pour être dans les premiers à répondre à la dite annonce. Mais comme on est au chômage, on n’a pas d’horaires. Si on doit déjeuner avec des ami(e)s, c’est nous qui nous déplaçons. Normal, normal. Puis l’avantage, c’est que ça nous aère. Parce que, pour ma part, mon taff, je le cherche chez moi, je passe la journée sur mon ordi à ne voir personne donc dès que je peux avoir un semblant de vie sociale, je profite.

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Mais du coup, j’en viens à culpabiliser. Bon, quand c’est un déjeuner, je pars vers 11h30 de chez moi, je peux revenir vers 14h30-15h, ça laisse encore beaucoup de temps pour chercher du travail. Mais parfois, je prends un après-midi pour voir quelqu’un, aller au cinéma, lire ou faire des courses autres qu’alimentaires. Et je culpabilise un peu. Non mais c’est vrai, je cherche du taff, j’ai pas le temps de glander, je le ferai quand j’aurai un boulot et que je prendrai mes RTT. Non parce que le cinéma, le verre au café, tout ça, ce n’est pas précisément gratuit. Or je vis grâce aux sous que me donnent mes parents et ils m’entretiennent pas pour que je glande.

 

Pourtant et pourtant, il faut se ménager des temps de détente. Oui, chercher du boulot, c’est du plein temps mais faut savoir sortir un peu le nez de ses recherches. Sur une centaine de mails que j’ai envoyés en quelques jours, je n’ai eu que 4 réponses (c’est déjà pas mal, me direz-vous, je le concède). Quand j’ouvre ma boîte mail, mon cœur bat la chamade, je n’ai qu’une peur : qu’elle soit vide. Ou alors qu’elle soit pleine de mails non délivrés destinés à la base à des gentils rédac chefs. Je sais, c’est un peu curieux comme réaction. Mais la recherche d’emploi peut vite être décourageante, quand on fait la comparaison entre mails envoyés (beaucoup), réponses reçues (carrément moins) et entretiens obtenus (là, on les compte sur les doigts de la main). Parfois, je traîne sur les forums de journalistes comme ceux sur categorynet et c’est hyper angoissant. « Moi, j’ai fait une école supra reconnue, ça fait 10 ans que je suis pigiste et que j’ai du mal à joindre les deux bouts ». Dès que je lis ça, ça donne une grosse envie de baisser les bras. Sauf que moi, je suis journaliste et c’est tout, c’est ce que je veux faire, je peux pas renoncer comme ça. Bref, tout ça est fortement anxiogène et non, je ne suis pas quelqu’un de particulièrement anxieux ou stressé. Or comment chercher efficacement du travail si on est dans une espèce de cercle vicieux qui fait qu’à l’arrivée, on se sent une merde ?

 

Il est donc important de se ménager des plages détente de temps en temps. Après tout, un cinéma, ça ne dure que 2 à 3h. Refaire le monde avec un(e) ami(e), ça redonne le sourire et foi en l’avenir. Même si c’est stérile et qu’on ne fera rien changer, on s’en fout. Et puis quand on passe l’après-midi à parler de tout et de rien mais surtout d’actualité, ça donne la sensation d’être intelligent. Ca ouvre les écoutilles et c’est important car rien n’est pire que de fonctionner en circuit fermé. Après, bien sûr, tout est question de modération, je m’offre pas un après-midi détente tous les jours non plus. Mais une fois par semaine, c’est déjà bien.

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 02:47

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