C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Par Emma
Je les ai achetées il y a déjà quelques semaines, voir même plusieurs mois, juste avant un court séjour de mon cousin chez moi. Pour l’occasion, elles avaient donc été immédiatement cachées, planquées, escamotées, enfouies, dissimulées. Tellement bien que je les avais presque oubliées. Cette idée me trottait pourtant dans la tête depuis un moment. Je voulais essayer, découvrir. Et ce soir, elles sont réapparues ! Je suis allée les chercher dans leur introuvable cachette. Je les ai délicatement sorties de leur étui, observées, caressées, humidifiées. Puis je me suis préparée à leur arrivée. Histoire que notre rencontre se fasse de la façon la plus douce possible. Après les préliminaires, je les ai lentement, doucement, tout doucement, faites glisser en moi. Sensation étrange, agréable, surprenante.
Avec elles, le plaisir n’est pas immédiat, il faut quelques instant. Il ne faut surtout pas faire l’erreur de rester passive. Au contraire ! Je marche, bondis sur mon canapé, sautille jusqu’à ma chaise de bureau, cours vers mon frigo, danse. Je les sens en moi vibrer au gré de mes mouvements et de mes contractions. Je sens mon corps les enserrer et les relâcher au rythme de leur vibration et de mon excitation. Impossible d’oublier leur présence en moi. Même si ma tête n’y pense plus le temps d’un instant, mon corps s’empresse de le lui rappeler ; il se tend, se relâche puis se contracte à nouveau, s’apaise une seconde et se raidit plus fort. Les sensations sont comme des vagues, elles me délaissent quelques instants puis m’envahissent de plus belle, m’abandonnent et reviennent à la charge et me submergent. Tout se fait en douceur, discrètement, sensuellement.
Je n’en suis qu’au début de mon aventure de geisha. Pas encore d’orgasme en vue, je n’ai pas beaucoup d’expérience avec elles. Et puis j’ai l’orgasme capricieux, sentimental. Je ne l’ai atteint qu’avec les rares partenaires dont j’étais amoureuse. Ma tête, mon cœur, mes tripes et mon point G sont étroitement liés… Donc pas d’orgasme mais un plaisir discret et inattendu, sensation nouvelle, à chaque mouvement redécouverte.
Et puis il y a quelque chose d’excitant à ressentir ces choses en étant la seule à savoir ce qu’il se passe en moi. Quelque chose qui fait monter l’adrénaline, et l’excitation aussi. Je les porte en ce moment même. J’ai mis mes boules de geisha uniquement seule chez moi, et je n’imagine pas qu’il en soit autrement. Pourtant, je reconnais que l’idée de ce plaisir solitaire et secret au milieu d’une foule, d’une rue, d’une rame de métro a quelque chose de troublant.
J’avais Gauthier tout à l’heure au téléphone alors qu’il s’extasiait devant son dernier caprice inutile donc forcément indispensable, et je lui dis « j’écris mon prochain article, le sujet c’est ce que je porte ». Il me réponds fort à propos « t’as raison ma fille tes histoires de frusques ça va être passionnant ». Je lui précise alors que j’écris sur « ce que je porte précisément en ce moment même ». Petit blanc de Gaugau qui me demande après réflexion si je suis en jogging, en tailleur ou en tenue de soirée. Bon, pas perspicace le garçon, en même temps il est 2h17 du mat’. Je lui lance donc une perche : « c’est pas quelque chose que je porte SUR moi ». Gros blanc. Puis j’entends une voix mi-dégoûtée mi-incrédule qui me dit « Naaaaaan t’as pas des boules de geishas ???!? ». Je me suis donc beaucoup amusée pendant toute notre conversation à lui faire part de mes faits et gestes (« je cours je saute je marche je vole je suis assise je suis debout ») afin qu’il soit tenu au courant le plus précisément du monde de la mobilité des petites boules enfouies en moi. J’ai évidemment réussi à lui donner la nausée (trop facile), mais au-delà de ça, je me suis rendue compte d’une chose. Avant qu’il comprenne, pendant les quelques minutes où il ignorait la situation, j’avoue honteusement que de parler innocemment avec quelqu’un, tout en ayant mes secrètes sensations m’a semblé plutôt émoustillant… (pardon mon chouchou hein). J’ai l’impression que ce genre de moment attise l’excitation déjà engendrée par les boules, embrase la sensualité du moment.
Malgré tout, l’activité ‘Boules de Geishas et Shopping ‘ n’est pas d’actualité ! Le risque peut me stimuler, le regard d’autrui, lui, me pétrifiera. Je me préfère seule pour ressentir ces choses-là, j’ai besoin de mon cocon, de mon intimité, de cette liberté-là.
Je vais donc continuer d’apprivoiser mon côté ‘geisha’ en attendant mon beau samouraï… Manquerait plus que je me mette aux sushi …
Je suis en manque de tout, de sexe, d'alcool, de drogue, d'amour, d'argent, de sommeil, de fun... Et j'en oublie!!! Par contre je suis en overdose de pollution, de Paris, de parisiens, de mon boulot, de stress, de manque de tout ;) (en overdose de manque? C'est joliment dit non?). Bref c'est fou ce que je rigole en ce moment... En fait si je rigole. La moindre occasion je la saisis: Nina qui dit une bêtise, Nina qui fait une bétise, Nina qui dit qu'elle va faire une bêtise!
Putain je viens de me rendre compte que si j'avais pas ma Nina, je me serais ouvert les veines depuis longtemps... Mais ça on le savait, Sainte Nina priez pour nous pauvres pêcheurs (YES C'EST BON LE PECHE!!!!). Enfin je ne vais pas vous faire l'hagiographie de Nina, faut pas déconner non plus. Parlons de moi... Après tout, nous sommes là pour ça, non?
Bon je voulais faire un article triste, mais en l'espace de 2 min (le temps d'écrire ces deux paragraphes), mon humeur a changé, et je suis tout content (ne me demandez pas pourquoi, je suis lunatique, je suis incapable de savoir pourquoi je suis heureux ou malheureux...). Je vais quand même vous parler de mes déboires sentimentaux.
Présentation des personnages:
L'ex : Une année tumultueuse passée ensemble, je le trompe, je le largue, je l'aime pas, puis je l'aime, il s'éloigne, il revient, mais reste "loin", puis part définitivement. Moralité: je passe 4 ans à déprimer à la simple mention de son prénom (que j'adore, et j'arrête pas d'en rencontrer d'autres en plus, et ils sont tous beaux!!!). Mais on garde contact. La relation se normalise avec le temps, même si de temps en temps je pète un plomb parce que je l'aime.
L'américain : Il passe un mois dans ma vie, un mois de rêve, un mois d'insouciance, il ne fallait surtout pas penser au lendemain, puisque il repartira à Seattle... Un mois à me promener main dans la main avec LE mec parfait, beau, intelligent, qui fait des études de Sciences Politiques et de journalisme, et surtout qui me dit qu'il "m'aime beaucoup"...
Le Gauthier : névroso-psycho-socio-déprimo-alcoolo-sexo-pathe (en rémission? nan...)
Donc les personnages sont plantés, le décors aussi, passons au déroulement de l'action... Le Gauthier se retrouve en phase d'intense reflexion post-traumatique (je rappelle donc l'incident de préservatif et la trithérapie préventive d'un mois qui s'en suivit pour ceux qui prenne le blog en route), il a du temps pour réfléchir, puisqu'il ne baise plus. Oui conscience de merde qui m'interdit de baiser avant d'avoir les resultats définitifs en juillet grrrrr
Et là il se repasse ses films. Je suis sûr que vous faites pareil. On s'ennuie, on trouve la vie triste et morne, et on se repasse les moments de joies et d'extases (réelles ou pas...). Moi je me repasse donc successivement de folles nuits de sexe, et de fous moments de romantisme... Alors j'avoue que quand je repense à mes folles nuits de sexe c'est plutôt le soir avant d'aller au lit, quand je vois que le mien est complètement vide, et que je n'ai que ma main droite pour me faire du bien. Les moments de romantismes surgissent plutôt quand je passe le long de la Seine la nuit et que je me rends compte que personne ne tient cette foutu main justement, et que je suis seul à profiter de la fraîcheur de la soirée et du romantisme de la ville de Paris (à la tombée du jour cette ville devient un décors pour film!!!! C'est flippant!).
Bref le gaugau il est tout seul, tout seul, tout seul... Et ça lui pèse... Alors il déconne! L'américain ne donne pas de nouvelles. Il m'envoie un mail au moment de mon anniversaire, pour me demander mon adresse postale "au cas où il ait quelque chose à m'envoyer", ça sent le cadeau à plein nez ça!!!! Depuis je dors dans ma boite aux lettres, alors ok j'ai l'habitude de vivre dans un petit appartement, mais passer un mois dans une boite aux lettres ça laisse des traces... Bref comme vous pouvez le soupçonner à ce jour je n'ai toujours rien reçu :( Et en plus je n'ai plus de nouvelles. Trois semaines sans le moindre mail, et c'est long. Alors ok on ne s'est rien promis, il n'y avait rien à promettre, 10 000km c'est de la SF... Mais il devait (peut-être) revenir passer quelques jours cet été, et (sûrement) venir faire une année d'étude à la Sorbonne à partir de cet automne. Alors moi qu'est-ce que je fais? Je joue ma pénélope... Mais bon comme je sais pas tricoter c'est beaucoup moins glamour... Enfin je reçois un mail pour me dire "je vais bien, je travaille beaucoup, je sais pas si je pourrais venir te voir, on en reparle, bisous, tu me manques", je résume mais à peine... Moralité: je suis remonté dormir dans mon lit, je déteste ma boite aux lettres...
L'ex s'est beaucoup inquiété quand il a su pour mon état de sérologie incertaine... Il m'a fait (un peu) la morale, et il m'a dit qu'il était là si je voulais en parler, si j'avais besoin d'aide, blablabla... Moi pas bien, moi malheureux, moi tout seul, moi vouloir calin de mon ex... (si en fait il y a une logique dans l'enchainement psychologique de ces faits, mais cet enchainement est très personnel, ça c'est sûr!). Donc je commence à l'appeler, le texter, le mailer, bref lancement du plan "harcèlement de l'ex". Je l'aime beaucoup, c'est un garçon adorable, mais il a un énorme défaut: quand il bosse, il bosse. Et donc je peux passer 3 semaines à l'appeler tous les jours, s'il n'a pas le temps/envie de répondre, il ne le fera pas, quelque soit la raison de mon appel (j'ai déjà essayer le chantage au suicide dans des grands moments de déprime, ben ça marche pas non plus... Peut-être qu'il me connait suffisemment pour savoir que c'est du bluff!). Donc voilà je passe 15 jours sans news... Et un matin je sors de boite completement bourré, et le gentil ex overbooké m'avait laissé un message "désolé de pas avoir répondu, je suis en week end, on se voit bientôt", quelque chose dans le style... Gentil, pas trop froid, mais certainement pas chaud... Et là j'explose, et je l'insulte par texto! Bon certes il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas top garder, sinon ça sort n'importe quand, et moi je me suis retenu pendant 1 ans de l'insulter, mais c'est vrai que depuis j'ai plus rien à lui reprocher. Mais il a fallut que ça sorte là, à ce moment-là precisemment... Il s'en est pris plein la gueule le pauvre. Et moi j'ai eu très honte pendant 4 jours. Puis après refléxion je me suis dit "vaut mieux tard que jamais", donc ça tombe pas du tout dans les temps, mais au moins il sait ce que j'ai eu sur le coeur pendant des mois et des mois. Bon je ne suis pas sûr de le revoir tout de suite, mais il semblerait qu'il ne m'en veuille pas, et qu'il mette ça sur le compte de l'alcool... Tant mieux pour moi...
Voilà donc je pars un peu en vrille... Et pour couronner le tout, je me fais draguer par des hommes... Si si si si, des hommes, c'est dégueulasse non? (Je crois que je déraille...). Enfin pas tant que ça non plus. Mais bon ça reste virtuel! Ben oui: je peux pas baiser, et je me vois pas tomber amoureux, alors que faire? Il faut attendre Pénélope, il faut attendre...
Par Gauthier
Je suis tout en poésie en ce moment, je m'émeus moi-même... Le printemps fut quand même très hivernal par chez nous. La semaine dernière encore, au lever, il ne faisait qu'un très tropical 6°C. Pas de quoi faire péter le tee-shirt moulant bleu ciel que je me suis offert en prévision du retour des beaux jours. Donc j'ai dû patienter, comme toute la région parisienne, pour voir le soleil, et surtout sentir sa douce chaleur printanière.
Ben voilà, il est sorti de son trou ce week-end. Et quelle sortie!!! On passe de 12°C maximum à 26/28°C en l'espace de 3 jours... Moi je dis ça défrise! Mais ça fait du bien. Donc voilà début juin = début officiel du printemps pour le Gauthier parisien. Et qui dit début de printemps, dit sève qui monte. C'est une catastrophe, parce que pour monter elle monte la sève, et même elle tourbillonne, voire bouillonne carrément, et ça me met dans un de ces états...
Je suis tout simplement en pleine floraison, je suis une belle fleur ouverte sur le monde qui attend de se faire butiner par un gros bourdon!!! Comprenez donc que tous ce qui a un caleçon et qui passe à moins de 2 mètres de moi me fout en chaleur (c'est moins glamour quand je le dis comme ça, non?). En gros ça donne ça : je tombe amoureux toutes les deux minutes. Ils sont tellement beaux, c'est à se demander s'ils ne font pas exprès de croiser ma route, de se retrouver dans le même ascenseur que moi, de faire la queue devant moi pour manger, de s'asseoir à côté de moi dans le RER, d'habiter sur mon palier, de travailler dans ma société... Bref les beaux gosses sont partout, c'est le débarquement, et moi je suis au taquet!
Aujourd'hui, par exemple, je téléphone à Mister Big pendant ma pause clope du matin, on parle de choses primordiales (à savoir : on part à Londres ou à New York pour manger à midi et faire du shopping dans la journée si on gagne à euromillion, ben vi depuis l'arrêt du Concorde, New York parait tellement loin!). Et là je croise le regard d'un beau militaire, que dis-je, d'une bombe en treillis!!!! Nom de dieu, qu'il était beau. Brun, peau mat, regard de braise, bonne taille, plein de muscles, la malice dans les yeux, et moi ça me fout le feu au cul... Je le regarde discrètement (bouche ouverte, yeux écarquillés derrières mes lunettes de soleil Gucci, bras ballants, bave aux coins des lèvres!), il me regarde aussi, je tente un sourire en coin, il me sourit, je le suis du regard en bégayant à Mister Big "Il est beau...", il se retourne pour me jeter un dernier regards, je suis une flaque...
Là pour la première fois de ma vie, j'étais prêt à suivre un mec dans la rue et lui demander son numéro de téléphone! Il suffisait qu'il me fasse un clin d'oeil, et je le suivais au bout du monde... Il était parfait... Arf saloperie de fantasme, saloperie de printemps, saloperie de sève qui monte, saloperie de vie sexuelle inexistante!
Oui parce que pour rajouter à mon malheur, en ce moment je n'ai de vie sexuelle qu'avec ma main droite... Et c'est pas que je l'aime pas, mais j'en ai marre de la voir tous les soirs... J'aimerais bien m'amuser avec une autre main (et pas ma main gauche, je ne suis pas ambidextre), voire une bouche, un anus, une oreille, un nez... Bref n'importe quoi!
Bon je suis encore au taff, je parle de sexe, et me voilà de nouveau en nage. Du coup je me mets à loucher sur le rugbyman de service, il a 20/22 ans (je ne suis pas trop sûr) et il s'obstine depuis hier à venir bosser avec un tee-shirt moulant rose... Si c'est pas de l'appel au viol ça????
Bref, je vais aller me mettre la tête et le boxer sous l'eau, et reprendre mon taff...
Par Gauthier
Je suis indéniablement dans la culture en ce moment, après avoir cité Diam’s, voilà que je cite Nolwenn, achevez-moi… Je n’ai aucune inspiration, je suis sur les rotules, ma vie est monotone à un point tel que j’envie presque les moines, mais je vais quand même vous emmerder avec mes circonvolutions mentales ;)
Ce soir sur Pédé-tv, un documentaire sur le Gauthier rouge à poil ras, une espèce en voie de disparition (ou d’apparition), mal connue du grand public, nous vous livrerons tous ces secrets. Commençons par une image choc.

Le Gauthier est dépeint comme un prédateur, dans un sens c’est pas faux ! Le Gauthier, il aime manger du petit jeune attrapé dans les fourrés au petit matin. Mais le Gauthier est un sentimental, et un reproducteur. Il cherche SA moitié, pour assouvir son désir de se reproduire. Bien sûr le Gauthier rouge à poils ras n’est pas aidé par la nature, c’est un mâle et il ne souhaite s’accoupler qu’avec un autre mâle, et Madame Nature a décidé (de façon un peu autocratique je trouve), de ne permettre un accouplement qu’entre un mâle et une femelle.
Alors le Gauthier rouge à poils ras se tourne vers le législateur, et oui dans ce monde moderne, où la science évolue à une vitesse folle, le législateur peut permettre au Gauthier de se reproduire sans qu’il ait besoin d’introduire son pénis dans un vagin ami. Encore faut-il que sarko et le brushing disparaisse. Le Gauthier a confiance, au printemps prochain les élections permettront à un candidat plus favorable à sa cause d’accéder au pouvoir (enfin, il l’espère !).
Mais arrêtons là la minute revendications communautaires sur Pédé-tv (minute obligée par le CSA). Et passons aux choses sérieuses. Deux choses pour être précis :
1/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras nous fait chier à vouloir se reproduire alors qu’il pourrait très bien passer sa vie à baiser tout ce qui dépasse des fourrés au petit matin.
2/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras est-il rouge à poils ras ? (grande question s’il en est…)
Le Gauthier veut une vie simple ? Non loin de là… Il veut se marier certes, mais il ne veut pas laisser de côté tout ce qui fait de lui un animal si fascinant : les sorties, l’alcool, la drogue, les excès, tous les excès… Il n’est pas prêt à y renoncer, même par amour. Non tout ce que souhaite le Gauthier dans l’instant c’est partager son lit avec un seul et même mâle. Toujours le même, en espérant que ça soit le bon, et que si un jour le Gauthier éprouve le besoin (saugrenu) de construire un nid deux places, ben il puisse y mettre son doudou dedans ! Mais à l’image de l’évolution des espèces, une telle révolution dans la vie de Gauthier ne peut se compter en semaines, ni en mois mais bien en centaine de millions d’années…
Alors penchons nous sur le deuxième problème du Gauthier. Après une semaine de zombiage à son travail le Gauthier en cet veille de week-end se retrouve avec une éruption pileuse sur sa face (cf photo). Oui figurez-vous que du moment que le Gauthier arrête de jouer avec des objets tranchants sur son visage, celui-ci a la fâcheuse tendance à se couvrir de poils. Curieux n’est-il pas ? Peut-être une forme inversé de la roue du paon ? Le paon fait la roue pour attirer une femelle et l’engrosser, la Gauthier se poilise du visage pour écarté tout prétendant à une profanation annale que le Gauthier juge que trop fatigante en c’est temps de pression patronale exagéré…. Et pourquoi rouge ? Tout simplement parce que la génétique est cruelle. Et oui le Gauthier est issu d’une famille de brun, il est lui-même brun. Mais si l’on remonte à trois générations, que l’on prend une branche cadette et que l’on redescend d’une génération, on trouve dans la famille (éloignée) du Gauthier des roux ! Et voilà que la génétique œuvre et rappelle son machiavélisme certain en introduisant quelques poils roux dans la barbe du menton de Gauthier (re-cf photo, mais si regardez bien sur le menton ya des poils roux!!!! On voit que ça bordel!!!!).
Tare génétique présente chez le père et le frère du Gauthier. Ce qui le pousse à admettre que les premiers poils blancs qui orneront dans quelques millénaires sa belle barbe seront les susdits poils roux qui le rendent tellement ridicule en ces temps de pilosité mentonnière.
Toutes ces circonvolutions pour ne rien dire, et surtout ne rien apporter à la compréhension de cet animal à la fois complexe et simple, sociable et misanthrope, prédateur et végétarien (là j’avoue je ne sais plus quoi dire…). Voilà mesdames z’et mesdames, ce sera tout pour ce soir, merci de regarder Pédé-tv, bon week-end et bonne sodomie !
Ps : le vendredi c’est sodomie ;) Alors allez-y !!!!!!
Par Gauthier
Aujourd'hui je suis au travail, je suis donc payé pour pondre ma prose. Bouh... C'est pas bien! Comme si j'étais le seul à bloguer pendant mes heures de boulots, hein? Je m'ennuie, il faut que je vous raconte.
Je suis payé à rien faire, techniquement je reçois les appels de débiteurs en contentieux avec un groupement d'huissiers qui externalise pour le Trésor Public (jusque là vous suivez?). Donc les gens ils reçoivent des courriers menaçants genre "on va vous vendre votre télé pendant la coupe du monde" et hop ils appellent genre "ah mais je ne savais pas que je devais des sous au Trésor Public!". Ben voyons, les courriers du Trésor Public ils arrivent jamais à destination, alors que ceux des huissiers oui, c'est bizarre non? Mais bon les appels se font rares, et j'ai beaucoup, beaucoup de temps libre.
Et donc je suis une machine à encaisser? Pas tout à fait, je suis une machine à convaincre. Oui parce que plus ils doivent des sous au Trésor plus ils sont au RMI, c'est proportionnel. Moi je m'occupe des amendes impayées: infraction au code de la route, plus rarement au code civil, et encore plus rarement au code pénal. Et je vais vous retranscrire quelques morceaux choisis pour que vous preniez la mesure de la mauvaise foi française (mieux que le foot en sport national!).
"Je suis au RMI, j'ai 4 enfants à charge, je ne peux pas payer plus de 20€ par moi"
"Monsieur, vous devez 1258€ au Trésor, à ce rythme là ça va prendre des années!"
"Personne vous a obligé à faire un excès de vitesse, une conduite en état d'ivresse, et un franchissement de ligne blanche le même jour!"
"Vous rouliez sans permis, je ne vois pas en quoi cette amende est dû à votre couleur de peau"
"Manifestement il a eu raison, puisque vous rouliez sans permis"
"Allez-y ça va vous coûter le double devant un juge!"
"Oui mais elle a fugué je ne sais pas où elle est, donc vous pouvez annuler la créance"
"(tu te fous de moi? ok...) Très bien sachez que vous êtes donc responsable, si elle ne réapparaît pas, l'huissier viendra se servir chez vous!"
(15 minutes de hurlements de la part de la soeur plus tard) "Je peux vous faire une carte bleue?"
"Ben je vous paye tout mais vous me faites 10 ou 20%, ok?"
(j'explose de rire) "Mais vous n'êtes pas en train d'acheter une voiture, vous ne pouvez pas négocier votre créance avec le Trésor Public!!!"
"Allez, vas-y en plus tu te fous de ma gueule? Bâtard va..." (et il raccroche, moi je pleure de rire!)
"je ne connais pas cette personne, elle ne vit pas ici, je fais quoi?"
"Vous êtes sûr de ne pas connaître cette personne? Que vous en l'avez pas hébergée?"
"Très bien sachez qu'au regard de la loi vous êtes responsable! Cette personne a une carte grise domiciliée chez vous, alors soit vous contesté auprès du tribunal de police, soir vous vous exposez à une visite d'huissier!"
"Mais c'est quoi ce bordel? Je vais faire envoyer mes pv chez toi alors! Et c'est toi qui va payer!!!"
"Moi j'ai les moyens de vous retrouver, et sachez que c'est illégal comme procédé, vous voulez aggraver votre cas?"
Voilà il y en a des tonnes comme ça, mais je ne peux pas toutes les retenir... Je constate juste que les gens ont un immense pouvoir comique à leur dépend.
Mais je n'ai pas beaucoup d'appels, donc du coup j'ai le temps de lire Le Monde en entier tous les matins, je suis devenu un as à la dame de pique, au solitaire, au reversi, et autre flipper... J'ai réussi à craquer MSN pour causer avec Nina (qui elle a du boulot théoriquement!), mais je n'ai toujours pas réussi à contourner la sécurité pour accéder à Internet... Mais je en désespère pas, il me reste 2 mois à tirer, j'y arriverai, ou je mourrai d'ennui...







