Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

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C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Dimanche 30 décembre 2007
Mais 5 jours, c’est déjà bien, ne nous plaignons pas

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- Samedi matin, départ pour mon sud. Mot d’ordre : à 6h55, je suis prête à être embarquée par le taxi qui passe d’abord prendre ma sœur, une amie à elle et le copain de celle-ci. Donc la veille, ma sœur réserve un taxi pour 4 personnes et deux chats. 6h55, je suis prête (alors qu’en semaine, je dors encore à cette heure là), mon téléphone sonne « putain,c’est la cata, ils ont pas de taxi disponible alors que j’ai réservé hier et en train, on sera jamais à l’heure ! ». Heureusement qu’un taxi assez grand est passé devant chez elle à ce moment là. Moralité : le service de réservation des taxis G7, c’est une bonne blague.

 

- Dimanche me voici en ville à Toulouse pour voir Lucie, Guillaume 1er, Anne et son mec. Comme à son habitude, Guillaume est en retard (quasi une heure). Lucie m’apprend qu’elle ne retournera pas en Guadeloupe, Anne nous fait part de ses projets de reconversion professionnelle. Bref, on discute. Et à un moment, j’ai été traumatisée parce que Guillaume a dit « lol ». Il l’a dit ! Mon Dieu, j’ai passé 4 ans et demi de ma vie avec un homme qui dit lol. Vous le voyez mon gros traumatisme, là.

 

- Mardi, c’est Noël, on a tous été très gâtés. Des vêtements, des livres et des produits de beauté de mon côté. Mon père nous a tous offerts un cadre numérique, emballé par ses soins (huhu). Je trouvais bizarre qu’il ne nous demande pas d’emballer ses cadeaux, je comprends mieux pourquoi, maintenant ! N’empêche que ça me donne une idée, je vais faire plein de photos de Paris pour les mettre sur mon cadre.

 

- Mercredi, Alice et moi regardons une vidéo de fitness, j’ai pas mis mes lunettes quand ma sœur commence à ricaner bêtement. Je me penche vers la télé, croyant voir une excroissance curieuse entre les cuisses du coach. « Mais… mais… - Oui, dit-elle en rigolant, tu vois bien ! Mamaaaaaaaaaaaan, viens voir ! ». Voilà, maintenant, ma mère pense qu’on est obsédées.

 

- Ma sœur m’a offert un home spa, un kit de massage, quoi. C’est le 2e en un an et demi…Ma sœur veut-elle me donner tous les outils pour que je me trouve un mec ? Mais bon comme c’est mon kit massage, c’est moi qui dois en profiter, bien entendu ! De son côté, Anthony a eu une tondeuse à cheveux qui lui a fait très plaisir (les pompiers de Paris sont des militaires donc 3 mm de cheveux sur le crâne, c’est mieux). Tellement que j’ai cru qu’il allait manger avec. Je le soupçonne d’avoir dormi avec une fois rentré sur Paris…

 

- Cette semaine, j’ai eu aucun problème avec la SNCF parce que c’est Anthony qui a tout pris. Lundi, le voilà sur le quai du RER très tôt le matin pour rejoindre la gare et prendre le train pour nous rejoindre dans le sud. Sauf qu’aucun RER n’est passé pendant une bonne demi-heure et il a raté le train, ce qui l’a rendu de très mauvaise humeur. Mardi, il repart. Déjà, le train a 40 mn de retard au départ, ça commence bien. A l’arrivée, il en aura une heure et demie. De mon côté, tout s’est bien passé : à l’aller, j’ai dormi, tellement que j’ai failli rater ma gare. Je m’éveille de mon semi coma et je sens que le train ralentit. Ah, on doit arriver à la gare avant la mienne, j’en ai encore pour une heure de trajet « nous en arrivons en gare de Guermandes les prairies ». Oh merde, c’est ma gare ! Vite, tout ranger dans mon sac, enfiler le manteau, prendre le chat et la valise. Quel stress ! Au retour, tout se passe bien mais au bout de 4h, Kenya qui était toute sage (pour une fois) commence à miauler bizarrement. Oh non, c’est le miaulement option « je suis malade ». Bon, en général, elle bave une heure avant de vomir, ça peut être gérable niveau timing… « beeeeeeeeuark ! ». Ah non, c’était pas jouable. Ah tiens, y a plus de poubelles dans les nouveaux TGV…

 

- Retour au boulot jeudi, je suis pas de la meilleure humeur qui soit parce que je voulais rester dans mon sud. Devant mon ordi, je comate. Là, arrive Alice, une collègue (qui n’est pas ma sœur), la fille qui appelle un chat, un chat. « Ben, alors, Bartoldi, qu’est-ce que t’as ? T’as une de ces têtes ! ». Je veux rentrer ! Enfin, faut dire que comment voulez vous que je me remette sérieusement au boulot sur un rythme deux jours, un week-end, un jour, un jour férié, hein ? Vendredi, j’étais même toute seule sur mon îlot, heureusement qu’il y avait Philippe et Alix derrière, on a parlé du sexe de Sarko, se demandant s’il en avait un gros (ce qui expliquerait pour Bruni)… Ben quoi, c’est pas parce qu’on mesure 1m65 et qu’on est assoiffé de pouvoir qu’on a forcément un petit pénis. Enfin, de toute façon, j’irai pas vérifier…

 

- Pour le moment, lundi, au bureau, on est 4… Heureusement, le midi, on se fait un petit gueuleton pré réveillon, Scarlett a émis l’hypothèse d’amener du vin. Je sens que lundi après-midi va être sous productif.

 
- Une petite musique les enfants !
par Nina publié dans : Nina
Samedi 29 décembre 2007
Yo lecteur !


Là, tu vois, il est 17h46 et j'ai toujours pas posté ma liste du samedi, sans doute parce que je l'ai même pas écrite. Enfin, si, un peu.  Mais je l'ai pas finie alors je la  garde pour demain parce que là, je dois  (enfin) me décider à sortir faire deux , trois courses pour acheter des fruits et  du pain et que donc, publier un article après 18h, ça sert  à rien. Aujourd'hui, je me suis offert une belle journée glande à bouquiner et  rêvasser dans mon lit. Tu vois, pendant les vacances, j'ai un peu fait une détox ordinateur et c'est quand même bon.  Je l'aime bien mon ordi mais bon, je passe déjà toute la journée sur le net  pour le boulot, couper , ça fait du bien aussi.


Puis en plus, mon netvibes m'indique que les 9/10 des bloggeurs n'ont rien publié  aujourd'hui et c'est un peu normal parce que tu vois,  on est dans la non-semaine de l'année, comme j'ai dit.  Pourtant, mon nombre de lecteurs n'a pas diminué cette semaine, beaucoup ont travaillé mais là, j'en soupçonne plein d'être en week-end prolongé et je vais te dire, ils ont raison.  Mais comme je pense quand même un peu à ceux qui, comme moi, ont pas le  pont du nouvel an (mais j'ai eu celui de Noël,  je cosette pas , là) et je te  jure demain, tu auras ta liste.  Et lundi et mardi, j'écrirai, si, si.  Je voulais te faire une surprise du nouvel an mais là, j'en suis à peu près à zéro de ma surprise. Mais je l'ai en tête, je la ferai. T'emballes pas,  hein,  c'est juste une bêtise, une blague bon enfant (je pense) mais ça fait 6 mois que  j'en parle  et qu'il serait temps que je m'y mette, non mais...  Mais je t'avoue qu'en ce moment, le soir, je suis une larve  finie et je fous rien, je réponds même pas à tes comms et je déconne, je sais. En plus, je les lis, les comms.  Je crois qu'à partir de maintenant, je ferai des réponses moi même en comm dans la journée, entre deux tâches, je vais abandonner les réponses vertes.  Il faut réactiver l'interactivité entre nous, tu vois. 


Bon, j'arrête de dire n'importe quoi, surtout que Kenya m'escalade joyeusement la face et va écrire  avec un chat sur la figure, toi.  C'est pas facile, je te promets.  Direction la boulangerie et le maraîcher.  Je te tape la bise lecteur !

*smack*  *smack*
par Nina publié dans : Nina
Vendredi 28 décembre 2007
Vous le savez, la SNCF-RATP et moi, on est pas potes. Mais j’ai trouvé pire et finalement, là, je me dis que la SNCF, c’est pas si mal. Même que mercredi soir, je suis arrivée à Paris à l’heure. Contrairement à Anthony qui, la veille, est arrivé avec une heure et demie de retard. Donc pour que je trouve que free est encore plus lamentable, imaginez le niveau qu’ils peuvent atteindre.
 
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Souvenons-nous, cet été, la freebox était morte et j’avais souffert un calvaire pendant 3 semaines à attendre désespérément un putain de bloc alimentation de mes fesses. Depuis, j’avoue que mon adsl ne galope pas. Le wifi ? Un vieux souvenir. Mais depuis trois semaines, ce (putain) boîtier (de mes fesses, toujours) a décidé que c’était rigolo de se réinitialiser et plusieurs fois par soirées, histoire de me faire criser. L’autre soir, je discute avec un pote sur mon canapé, donc j’utilise pas ma free et là, je remarque qu’à la place de l’heure, j’ai le serpentin. Ah, en fait, elle bugue même quand je m’en sers pas, intéressant. Bon, à mon retour de vacances, j’agis.

 

Retour de vacances. Mercredi soir, je rentre, je trafique puis je m’assois à mon ordinateur. Ma freebox dit qu’il est 8h56 (alors qu’en vrai, c’est 23h48, je viens de le voir sur mon réveil). Ok… Je débranche, rebranche mais là, je sais que ma freebox arrive en fin de vie, je dois agir. Jeudi, avant de partir du boulot, j’appelle donc free et je leur raconte mes soucis.

« Ok, votre freebox est éteinte là.

- Heu… C’est pas normal, elle marchait quand je suis partie ce matin.

- Et là, elle affiche quoi ?
- Je sais pas, je suis pas chez moi.
- Mais elle affiche l’heure ?
- JE SAIS PAS, JE SUIS PAS CHEZ MOI ! »

Ouais, ok, je m’énerve. Donc il veut me refiler un nouveau bloc alimentation donc je lui raconte que ça ne sert à rien vu que la dernière fois, ça n’a pas vraiment réglé le problème mais si, le mec m’en envoie un quand même. Mais moi, je veux un nouveau boîtier ! Ah oui mais non mais faut envoyer un technicien. Je demande le créneau entre 8 et 10h parce que je travaille quand même, aussi et je vais pas prendre un RTT pour ça non plus. Je m’énerve un peu vu que le mec comprend rien à ce que je lui dis et ça finit par un « un technicien va vous appeler pour prendre rendez-vous, au revoir ». Ouais, c’est ça, envoie moi chier l’air de rien, on te dira rien, du con.

 

Je rentre chez moi, freebox en train de faire le serpentin, comme je l’avais pressenti. Je débranche et rebranche. A chaque fois, j’attends le moment où ça va claquer pour de bon. 20h30, téléphone. Ouais, j’ai des amis. Un numéro en 01 que je connais pas. Huuu ?

« Allo ?

- Marc de free, je vous appelle pour qu’on prenne un rendez-vous. Alors je peux vous proposer le 09 janvier entre 10 et 12 heures.

- Non, je travaille, j’ai dit à votre collègue que c’était avant 10h. Après, je travaille.

- Ah oui mais dans votre secteur, c’est entre 10 et 18 heures.

- Non mais je travaille, j’ai pas de jours de congés, c’est pas possible.

- Et personne ne peut être chez vous à votre place ?
- Ben, non, mes amis travaillent aussi ?
- Un voisin, une concierge ?

- Non, je connais pas mes voisins et y a pas de concierge dans l’immeuble.

- Très bien alors je note que nous n’avons pas pu prendre rendez-vous, au revoir. »

Non mais je rêve là ! J’ai beau expliquer que ma box est morte et qu’il faut la changer mais parle à mon cul, ma tête est malade. Surtout qu’on les connaît, ils disent entre 10 et 12h, ils viennent l’après-midi. Et le pire, c’est que c’est limite si je me fais pas engueuler parce que je n’ai pas de créneau disponible aux heures de bureau (c’est dingue, non ?) et que j’ai personne pour me rendre ce service. Ben ouais, on a tous des amis inactifs et voisins dans la vie. Les seuls amis inactifs que je connais, ils habitent à l’autre bout de la petite couronne, je vais pas leur demander de venir, ce ne serait pas correct. Alors oui, j’ai des RTT, 9 par an, et ça me fait chier d’en cramer un pour ça. Et encore j’ai de la chance, j’ai des RTT, là, parce que dans mon ancien boulot, j’en avais carrément pas.

 

Donc maintenant, je fais quoi ? Ben, je vais devoir prendre un RTT pour ça, je n’ai pas le choix. Même chez France Telecom, ils proposaient des visites entre 8 et 10 heures ! Moralité : quand je déménagerai (si, si, ça arrivera un jour), je changerai d’opérateur. Vicky est chez neuf et elle en est très contente, je pense que je vais l’imiter, sur le coup. Du coup, lecteur, si tu comptais aller chez free, sache que tant que ça marche, tout va bien. Mais à la première merde ben débrouille toi tout seul parce qu’avoir un rendez-vous avant le taf ou même après, c’est carrément mission impossible. Finalement, les modems 56k, c’était lent mais au moins, ça marchait.

Mercredi 26 décembre 2007

Dans ma blondeur intérieure ultime, je n’avais pas pensé, en partant de Paris, à ce mercredi et me voici à poil, sans articles, quoi. Pourtant, à Paris, j’en ai plein de finis ou de commencés mais ici, rien du tout. Et là, il est minuit, je regarde Batman le défi et j’avoue que mon envie d’écrire un truc de sérieux ou d’un peu construit est totalement nulle. Alors je vais faire un peu de freestyle, j’aime bien, aussi.

 

De toute façon, c’est la dernière semaine de l’année, à peu près. Oui, je sais, techniquement, la dernière semaine, c’est lundi et pof, 2008, mais on va pas chipoter pour une journée, quand même. Cette semaine entre Noël et le réveillon est globalement une non semaine : la plupart des gens sont en vacances, tout marche au ralenti ou presque. Moi, aujourd’hui, je retourne sur Paris car demain, je reprends le boulot. Evidemment, j’aurais aimé plus de vacances mais d’un autre côté, j’ai déjà eu quelques jours alors que je suis dans la boîte depuis même pas deux mois donc je vais pas râler. Mais le fait est que la plupart d’entre vous ne sont pas là car ils sont en vacances alors c’est un peu comme si j’écrivais dans le vide. Mais non parce que tout le monde n’est pas en vacances quand même alors pour ceux, qui, triment, faut que j’écrive des conneries pour mieux faire passer le café alors que la moitié de l’open space est vide et que vous avez juste envie de rentrer chez vous. Moi, je suis sûre que jeudi et vendredi, je vais un peu m’ennuyer et ne parlons pas de lundi, ce sera encore pire. Simon ne revient que mercredi, Ioulia n’est là que jeudi alors je vais être toute seule sur mon ilôt.

 

Donc, là, j’ai déjà écrit deux paragraphes et si tu te bidonnes en me lisant, c’est que soit t’es super hypocrite, soit t’es bon public à un point inquiétant, quand même. Mais promis, je vais sortir un truc drôle avant la fin, je te jure, lecteur. En fait, tu vois, cette année, je trouve cette période étrange. D’habitude, décembre, c’est déprime au tout début (déjà une année d’écoulée, qu’ai-je donc fait, blabla) et joie à Noël. Cette année, j’ai pas eu la déprime. Tant mieux, hein ! Mais du coup, je n’ai pas senti Noël arriver. J’étais prête, j’ai fait mes paquets, j’étais contente de la journée, aucun souci mais aucune fébrilité. Limite, ça me déçoit un peu. Tu vois, lecteur, quand j’étais petite, les derniers jours avant Noël, j’en pouvais plus, j’étais surexcitée. Je me souviens, le 24 avec ma sœur, on allait voir le dernier Disney au cinéma pour nous faire patienter un peu. Là, j’ai plus cette excitation. Alors bon, c’est sûr, mes cadeaux, je peux plus y jouer de suite vu que, justement, je n’ai plus de jouets. C’est pas pour autant que ça ne me fait pas plaisir mais c’est pas comme mes playmobils que j’installais à peine déballés, que je baptisais et que j’intégrais dans mon histoire. Je me demande des fois si je devrais pas te parler de mes playmobils parce que quand j’étais jeune, j’avais toute une histoire élaborée avec mes playmo, même que j’avais fait une feuille avec les états civils de tous mes bonhommes. En fait, si je me suis mise à écrire, c’est parce que je ne jouais plus aux playmos, c’était une autre façon de mettre en forme mon imagination, ni plus, ni moins. Je sais pas si j’en ai pas parlé, de ça, mais peu importe. Du coup, quand on ouvrait les cadeaux, on était surexcités alors pour éviter qu’on se couche pas d’heures parce qu’on teste nos nouveaux jouets (genre les playmos, les Barbies pour ma sœur ou, pire, un jeu vidéo), le noël fut déplacé au matin et c’est pas plus mal. D’ailleurs, ça arrange tout le monde : comme ça, ma sœur peut fêter Noël chez la famille d’Anthony le 24 et chez nous le 25.

 

Bon, c’est quand même là que je devrais me montrer drôle parce que mes histoires de playmo, tout ça, c’est plus effrayant qu’hilarant. Et comme j’ai bu plus de champagne aujourd’hui qu’en un an (enfin, non, c’est pas vrai) et que je suis exténuée, je vais sortir honteusement en racontant la blague que ma sœur nous a sorti avant-hier midi. Donc si vous l’aimez pas, la blague, c’est Alice qu’il faut insulter. Donc, attention, hum hum…

Ce sont deux pédés qui se retrouvent le soir de Noël

« youpi, youpi, ce soir, c’est champagne et vaseline ! crie le premier

- Ah non, j’ai plus de vaseline…
- Ah …Alors ce sera champagne et cul sec »
 
Joyeux Noël !
par Nina publié dans : Nina
Mardi 25 décembre 2007
Paraît que Noël, c’est niais (en plus de mercantile, tout ça) alors pour être pile dans l’ambiance et pour être dans l’idée « hé cadeau », voici une grande idée que j’ai eu encore. L’an dernier, je vous avais offert la reproduction d’une lettre-journal intime que j’avais écrit à 16 ans, une horreur de niaiserie. Là, j’ai trouvé mieux : un extrait d’un roman écrit quand j’avais 15 ans. Je recopie littéralement, ça vous laissera apprécier ce style inimitable qui était le mien. Je laisse même les fautes.
 
Chapitre 1
 
Summerinsland, île de l’Atlantique
 

Marion souligna ses yeux bleus d’un coup de crayon puis se regarda attentivement dans la glace. Banale ; elle était banale. Elle n’était ni trop grande, ni trop petite ; elle n’était pas belle mais pas exceptionnellement belle non plus. Elle était le type de fille que les garçons croisent dans la rue en pensant qu’elle est mignonne mais ils l’oublient aussitôt. Quant à son nom, il n’avait rien d’exceptionnel non plus : Marion Duval. Elle soupira puis se dirigea vers la cuisine. Elle passa devant l’immense baie vitrée qui donnait sur l’océan. Elle pensa alors à ses ancêtres : cette île leur appartenait depuis trois générations. Elle était peu à peu devenu une île touristique grâce au centre de thalassothérapie que tenait actuellement ses parents. Elle arriva à la cuisine où sa sœur Valérie finissait son verre de jus de papaye. Elle leva les yeux et vit sa petite sœur :

« Salut microbe ! Bien dormi ?

- Arrête de m’appeler comme ça ! Je te rappelle que je suis presque aussi grande que toi !

- Excuse moi l’asperge ! Ah, maman a dû aller au centre et elle ne rentrera pas avant midi. Moi, je vais sur le continuent pour faire deux trois courses. Ah ! Nathalie a téléphoné : elle ne peut pas venir ce soir à cause d’une histoire de punition, un truc comme ça. Bon, j’y vais ! Ciao ! »

Marion suivit sa sœur du regard ; elle avait de la chance, elle au moins : avec ses longs cheveux frisés et ses grands yeux bleus espiègles. Elle saisit le journal et elle alla s’asseoir qur le hamac. Elle tomba soudain sur un article concernant le vol de diamants qui avait eu lieu à Sines, au Portugal. La côte portugaise n’était qu’à vingt minutes en bateau de l’île. D’ailleurs, la plupart des clients étaient portugais ou espagnols. Marion parlait parfaitement le portugais et un peu l’espagnol. Mais elle allait tout de même au lycée français de Lisbonne où elle était pensionnaire. Elle ne rentrait que pour les vacances et encore, elle passait le plus clair de sont emps chez Nathalie Berger, sa meilleure amie, qui habitait à Santo Domingo, à dix kilomètres de Sines.

« Je me demande si Nath sait quelque chose sur ce vol. J’aimerais bien aller voir ça de plus près ! »

Elle se mit alors à rêver qu’elle retrouvait les diamants et que le Prince à qui ils appartenaient tomberait follement amoureux d’elle et l’emmènerais dans son château… Non, il ne fallait pas rêver ! Ce genre d’histoire n’arrivait que dans les romans à l’eau de rose que sa sœur lisait. Et puis, si la police n’y arrivait pas, comment pourrait-elle y arriver ! Le téléphone la fit sursauter.

« Allo ?

- Marion, c’est maman. J’ai oublié ma pochette avec les factures dans le bureau. Tu peux me l’apporter ? 

- C’est la bleue avec des étoiles dessus ?
- Oui ! Dépêche toi, c’est très important !

- Cool ! Laisse-moi le temps de venir ! Je suis là dans moins de cinq minutes. »

Elle raccrocha et se dirigea dans le bureau. La pochette était posée sur l’écran de l’ordinateur. Elle l’enfouit dans son sac et se précipita vers le garage. Elle mit son casque et enfourcha son scooter. Dans deux semaines, elle aurait enfin l’âge de conduire une voiture. Le centre n’était qu’à trois minutes de scooter. Sa mère l’attendait dans le hall d’accueil, soulagée de retrouver enfin sa pochette qu’elle arracha des mains de sa fille. Un homme brun d’une quarantaine d’année s’approcha.

« Marion, je te présente Patrick Tréfond, notre nouveau comptable, dit-elle en le désignant.

- Je suis enchantée de faire votre connaissance Marion. Vous êtes aussi charmante que votre mère.

- Oh Patrick ! Ne charmez pas ma fille ! C’est les clients qu’il faut charmer ! Ma chérie, je ne pourrai pas rentrer à midi, on a une tonne de travail. Vous mangerez seule.

- Je mangerai seule. Je ne pense pas que Valérie rentre à midi. Elle est partie sur la côte.

- Je n’aime pas trop ça ! Je suis sûre qu’elle est allée manger avec ce Pedro ! Enfin, toi, au moins, tu ne traîne pas avec des voyous. Oh ! Je vais prendre du retard si je continue. A ce soir ma chérie ! ».

 

Edifiant, non ? Allez, je vous mets en exclu le passage sexuel (moi, à l’époque, j’étais un peu totalement pucelle) : « Ah un moment, elle rentra dans la chambre 59 [celle de son mec] et rougit en voyant l’état du lit ». Mais quelle cochonne !

 

Quant à la fin, un tel dégueulis de guimauve que, depuis, j’ai développé une aversion certaine pour les happy ends. Les méchants méchants sont morts ou en prison, les gentils gentils s’aiment et se marient. Beuuuuuuuuuuuuuuuuurk !

 
Joyeux Noël à tous !!
par Nina publié dans : Nina
 
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