C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Le mois dernier, je lisais mon Technikart et y avait tout un dossier sur la rumeur, notamment politique. C’est assez marrant de voir certaines d’entre elles, genre les multiples amants de Ségolène (ouais, je sais, j’ai ajouté ma pierre à l’édifice hier), les rumeurs du contrat que Cécilia aurait signé pour continuer à figurer aux côtés de Nicolas, la liaison supposée entre Richard Gasquet et Arnaud Lagardère… Bref, la rumeur fait les choux gras d’une certaine presse. Et le bonheur des journalistes qui se savent être dans le secret des Dieux et connaissent le vrai du faux. Ou pas.
Nous avons tous été instigateurs, relais ou victimes d’une rumeur. Les « il paraît que… », on sait ce que c’est. Bon, évidemment, à notre niveau, on va pas monopoliser les conversations des dîners mondains ! « Et tu sais quoi ? Il paraît que Nina Bartoldi est une fausse brune ! » « Qui ça ?? ». Pourtant déjà, à notre niveau, on se rend compte que le rumeur est une arme qui peut facilement se retourner contre nous. Oui, n’oublions pas le côté téléphone arabe d’une part et que certaines personnes qui nous voient venir vont infirmer et balancer une contre-rumeur. Exemple : vous avez un mec en vue dans votre boîte genre le beau John des RH qui a toujours le costard impeccable, le sourire ravageur et le parfum qui sent bon. Vous commencez par lancer une OPA discrète sur John en signalant que, d’une part, vous êtes célibataires et que d’autre part, il vous plait. Et qu’en plus, vous êtes un coup fabuleux, votre dernier amant a manqué de se suicider quand vous êtes partie. Oui, bah, on n’a pas dit que la rumeur devait forcément être vraie et modeste. Donc l’info commence à circuler mais pas de bol, y a Geneviève du standard qui en a après John et voit la manœuvre. Du coup, elle va infirmer : « mais non, elle est pas célibataire, elle fréquente un mec depuis 6 mois et elle est tellement in love que John, elle l’a même pas calculé ». Et comme Geneviève est au standard, elle a un pouvoir propagatoire de la rumeur plus forte que vous, c’est mort. Ca peut marcher pour le boulot. Arrive le moment de renégocier votre salaire et vous sentez que votre augmentation ne sera pas formidable donc vous commencez à fureter par du tout discrètement sur Viadeo, vous laissez traîner le numéro spécial de Capital sur « changez de boîte, comment faire ? », etc. Mais attention car votre collègue veut l’augmentation aussi et peut transformer ça en « non mais elle est pas fiable, elle va se casser à la première occasion ».
Mais revenons à nos amis les stars. Enfin, amis et stars, tout est relatif selon les cas. Bien utilisée, la rumeur peut être un fameux buzz qui crée l’envie. Par exemple : un chanteur has been va revenir sur le devant de la scène mais ses fans l’ont trompé avec un autre chanteur. Genre Calogero revient mais ses admiratrices se pâment devant Christophe Mae, aïe. Sprtir un album dans l’indifférence générale ? Non mais ça va pas non ? Alors lançons la stratégie rumeurs and buzz. Commencez par annoncer de ci de là qu’en ce moment, le chanteur est en studio et qu’on l’a vu dîner avec grand producteur. Sur son site Internet, il commence à annoncer discrètement mais sûrement son retour. Petit à petit, l’info commence à circuler entre initiés et c’est forcément de plus en plus repris. Les blogs sont un formidable nid à rumeurs. Non parce que les bloggeurs sont égocentriques, c’est bien connus, et ils aiment péter plus haut que leur cul. Moi je sais, nananère ! Le must : « j’ai appris quelque chose sur tel chanteur mais je peux pas vous dire ce que c’est ». Là, la rumeur s’emballe et c’est le jackpot, si tout est bien maîtrisé. Mais la rumeur peut parfois toucher la vie privée et c’est pas forcément un mal pour eux. Non parce qu’une fois sur deux, les paparazzis sont prévenus par les stars eux-mêmes et leur entourage. Un exemple au hasard qui m’a toujours interpellée : en 2001 ou 2 ou je sais plus, sort « Astérix et Cléopâtre », réalisé par Alain Chabat, THE blockbuster français. Comme de par hasard, une semaine avant la sortie, qui fait la une de Voici ? Chabat himself en train de fricoter avec Ophélie Winter à St Barth, l’endroit où y a jamaaaaaaais de paparazzis, comme à St Trop, par exemple. Un autre exemple de ma connaissance mais qui là, est avéré : Isabelle Adjani et Jean-Michel Jarre sont en couple mais ils se séparent et Isabelle en profite pour squatter la une de Paris Match ou Gala et raconter sa douleur. Jean-Michel est parti avec une autre actrice et les rumeurs sur l’identité de cette dernière vont bon train. 15 jours plus tard, les photos sont dans Voici, Jean-Michel flirte outrageusement avec Anne Parillaud, le tout sous le regard des paparazzis. Quelques temps plus tard, on a appris que ça n’avait rien d’un hasard, Jean-Michel ayant appelé lui-même les photographes.
Bref, la rumeur, bien maîtrisée, constitue le meilleur des buzz surtout que les gens aiment se sentir puissants en la partageant « tu savais pas, maintenant, grâce à moi, tu sais ». Mais bon, c’est à manier avec précaution.
Donc je lis Technikart, vous le savez, je suis fan. J’ai découvert récemment que beaucoup de gens avaient une espèce d’affection répulsive pour ce magazine. On est exaspérés par son ton prétentieux et bobo parisien, par ses changements d’humeur (tu détruiras demain ce que tu honores aujourd’hui, ou l’inverse), ses phrases mystiques mais on l’achète et on adore ça. Un jour, j’aurai ma chronique dans Technikart. Bref, sur le numéro du mois de juillet, on m’explique qu’en ce moment, c’est la super mode des méta beaufs à la Teki Latex (oui, je sais, je le tape un peu trop souvent mais il me saoule), Simone elle est bonne, Yelle…Les stars de myspace. Vous allez me dire que myspace, tout le monde est potentiellement une star dessus mais tous ces gens là sortent des albums et se font de la tune avec parce qu’il y a des gens pour l’acheter aussi. Plus t’es ringard et plus tu vends. Alors si être ringard, c’est hype, moi qui refuse d’entrer dans cette nouvelle mode je suis quoi ? Je peux pas être ringarde, sinon, je serais hype donc j’aurais ces CD chez moi. C’est la quadrature du cercle.
En lisant ce dossier (très bien fait au demeurant), je me sentais un peu tendue : ces gens là sortent de nulle part, deviennent des espèces de méga star du net et retomberont dans l’anonymat demain. Andy Warhol avait raison en disant qu’on aurait tous nos 15 minutes de gloire mais on a intérêt à en profiter car les stars d’aujourd’hui seront les anonymes de demain, obligé. Donc me voici face à cette réalité que je trouve angoissante, quelque part. Non pas que je veuille à tout prix être hype, j’ai toujours eu un train de retard genre la chanson sympa qui ressemble à Love is all, j’ai appris que c’était le fameux Mika dont tout le monde me saoulait. J’ai encore jamais entendu du Amy Winehouse mais j’avoue que je cherche pas du tout à le faire. Je vis dans ma bulle à écouter ce que j’aime (ou voir ce qui me plaît), sans trop me préoccuper de tout ça. Mais c’est vrai que toutes ces modes éphémères sont fatigantes, je trouve. On nous balance des tas et des tas de produits culturels estampillés « le nouveau phénomène » si bien qu’on sait plus trop qui est le phénomène de quel domaine et si, quand on va acheter le CD, trois phénomènes seront pas déjà passé par là. On survend tout comme je l’avais déjà dit pour le cinéma où la moitié des films sont « celui de toute une génération » avant même sa sortie en salle. Mais c’est pas que le cinéma qui est touché, c’est tout. Par exemple, Justice, on nous les vend comme des nouveaux Daft Punk et Air en mieux, la nouvelle référence (ah oui, référence peut remplacer phénomène, c’est pareil). Alors je l’ai dit, j’aime bien Justice mais je trouve que c’est franchement abusé de les comparer à des groupes qui ont maintes fois fait leur preuve et perdure. C’est pareil pour Mika, à peine son single lancé, on nous le vend comme un nouveau Freddy Mercury, excusez du peu. Bon, alors, moi, demain, je sors un album et je veux qu’on dise de moi que je suis la nouvelle… heu… Céline Dion ? Rapport aux ventes de CD, pas au style musical.
De plus, la célébrité aujourd’hui est donnée à n’importe qui. Prenez un magazine people lambda : Paris Hilton, Lindsay Lohan, Jessica Simpson, Nicole Richie… Alors il paraît qu’elles sont actrices et/ou chanteuses mais j’ai jamais rien vu avec elles. Ah si, la vidéo porno de Paris mais c’était vraiment merdique. En France, on a aussi Eve Angeli, la cheap girl de la ferme : tout le monde se fout de sa gueule parce qu’elle est bête (mais alors très très) et ringarde mais n’empêche que tout le monde a regardé son émission, y a même les DVD, le livre, le calendrier… Elle est peut-être ringarde et débile mais elle est surtout pétée de tune et même pas grâce à son métier de base, la chanson. Finalement, c’est un peu la chanteuse de la foire à l’andouillette de Malmont sur Meuges superstar.
Bref, tout ça me donne l’effet d’une hyperconsommation que j’ai de plus en plus de mal à saisir. J’ai la sensation qu’aujourd’hui, on préfère faire plusieurs gros coups uniques que miser sur du long terme. De façon toute personnelle, je trouve ça dommage, limite navrant. Les artistes n’ont plus qu’un seul coup d’essai pour transformer et les trois quarts s’arrêtent à un album, voire un single et ciao ciao ! Des fois, ils en sortent deux mais le 2e servira surtout à ramasser la poussière dans les bacs des disquaires. C’est la faute aux journalistes et aux marketeux ? Ben non, on n’est pas non plus obligés de suivre. Au fond, si le système est comme ça, c’est sans doute que le public est trop versatile. Voire, parfois, exigeant.
Dans mon escarcelle à idées pour l’article du dimanche, j’avais soit la ringardise hype soit l’impudeur médiatique rapport à la mort de Serrault comme tout personnalité qui décède. Ca, je le ferai plus tard (oui, c’est ce qu’on appelle du teasing). Parce que j’ai décidé de vous saouler avec mes vacances un max donc je vais vous parler de la dolce vita du sud, si précieuse à mes yeux.
Dans ma vie, j’ai donc vécu dans trois villes : 18 ans dans ma vie natale, 7 ans à Toulouse et 2 ans à Paris. Si ma ville natale et Toulouse ne sont espacés que d’une centaine de km à peu près et offrent un rythme de vie à peu près similaire, autant entre mon sud ouest et Paris, c’est le jour et la nuit. A Toulouse, on commence la journée vers 8h30 ou 9h, sauf commerces, on déjeune pendant une à deux heures puis retour au boulot jusqu’à 18h, 18h30 au plus tard. Puis on rentre chez soi et parfois, on ressort ou pas. A Paris, on fait plus du 10-19h (voire plus tard) avec une pause déj minimale puis on multiplie les after works pour voir ses amis, se faire de nouveaux contacts et co… De la même façon, l’espace et le temps sont pensés différemment. Quand j’étais à Toulouse, une heure de transport pour aller bosser, c’était vraiment le bout du monde. Je mettais 25 mn à pied pour aller à la fac, 15 mn en métro les premières années. A Paris, pour aller bosser, je mets quasi 45 mn quand tout se passe bien (record : 1h30) mais comme je n’ai qu’une correspondance, ça me dérange pas outre mesure. J’habite également à 45 mn de trajet de chez Gabriel, ce n’est pas gênant, ce qui le serait beaucoup plus dans mon sud ouest.
De la même façon, on ne se déplace pas de la même façon : vendredi, je pars de chez ma grand mère, je dois me rendre au Capitole, je commence à calculer instantanément métro. Là, soudain, je me sens ridicule : j’ai vécu 3 ans dans ce quartier, je sais très bien que je suis à une vingtaine de minutes à pied du Cap. Mais j’ai quand même pris le métro pour tester la ligne B. Tout est différent dans le sud, on est moins stressés, moins pressés, moins agressifs. Dans la rue, on a de la place (quoi que certaines rues, c’est un peu le cauchemar), les gens ne courent pas… Le soir, chez mes parents, on profite. Après le repas, on profite de la douceur estivale, on discute autour d’un verre de vin, on regarde les canards passer (enfin, surtout mon papa) en attendant que la fraîcheur nous pousse à débarrasser la table. Bon, bien sûr, je suis en vacances mais j’ai tellement la sensation d’un double temps, d’une vrai dolce vita.
Dans les pubs qui aiment tant exploiter les clichés, dans le sud, on fait la sieste sous les oliviers. Bon, je ne suis pas de la provence, on ne sieste que le jours chômés. Mais c’est vrai que quand je compare ma vie parisienne et ma vie toulousaine, j’ai vraiment la sensation que la seconde, c’est la dolce vita. Dans mon pays, tout me paraît plus simple, moins basé sur les apparence. Et pourtant, tout le monde se connaît et tout se sait alors qu’à Paris, on est anonyme mais Paris, c’est ma ville de carrière, on dira, je dois me tisser un réseau alors que dans le sud, je n’ai plus que ma famille, Anne et Guillaume 1er. Je sors en ville sans trop me farder, ça m’est un peu égal, au fond. Je prends le temps, je savoure.
Dans le sud, les gens sont un peu indisciplinés, surtout en voiture. Leur demandez pas de regarder dans le rétro, ils connaissent pas. Le cligno non plus, pas plus que les trajectoires et le feu, bof, ça dépend. Faut pas être stressé en voiture dans le sud sinon, vous n’y survivrez pas.
Mais surtout, mon sud à moi, c’est jeter une serviette sur la pelouse et bronzer tranquillement en attendant que l’allergie se manifeste et me force à me pousser de là. Ce sont des fruits à cueillir à même l’arbre pour dégustation immédiate, ce sont les mûres qui poussent partout le long des chemins. C’est le ciel bleu pur parce que moins pollué, ce sont les grillons qui chantent, les grenouilles qui croassent. Bref, dans mon sud, on entend la nature.
Bien sûr, vous me direz que y a pas que chez moi qu’on trouve tout ça, Dieu merci d’ailleurs. Mais à présent que ce pays est mon pays de détente et de vacances, c’est plus que jamais, le pays de ma dolce vita.
Bon, en guise d’introduction, je vous rassure messieurs, mon article ne sera pas un « tous des connards », non, non, non. Non parce qu’il y a des mecs bien quand même, juste que je tombe rarement dessus. Aujourd’hui, je vais vous parler des nanas qui font des chansons misandres parce que ça change un peu.
Au boulot, il y a un jeune homme, Jason, qui travaille à moitié chez nous, à moitié dans la grosse entreprise et qui de temps en temps veut tester la popularité de nouveaux chanteurs ou chanteuses. Ca donne « hé vous connaissez Machin ? » « Heu… non » « Et les ados ils vous en parlent ? » « Heu… non plus ! ». Bon, faut dire, moi, les ados, ils me parlent rarement musique, finalement. Bref, quand il commence ses phrases par « dites, vous connaissez… » on se demande toujours de qui il va nous parler. Il y a quelques temps, le voilà « hHé vous connaissez Koxie ? ». Donc Claude va voir sur le net et met la chanson et là, gros kiff. Bon, vous l’écouterez vous-même en fin d’article mais une nana qui ose chanter « garçon si t’enlèves la cédille ça fait garcon et gare aux cons, ma fille », ça sent le girl powaaaaaa à fond.
Depuis quelques temps, les nanas qui disent merde aux mecs en chanson sont de plus en plus légion et c’est tant mieux, je dirais. Parce que délire tasspé en minikini qui remue du cul et des seins au bord de la piscine autour d’un rappeur habillé (parce que rarement beau) qui fume le cigare, ça va aller. D’ailleurs, on le jetterait dans l’eau, le rappeur, il ne noierait avec toute la ferraille qu’il a sur lui. Ouais, ok, j’avoue, je me moque facile, là, c’est mal. Bref, Koxie n’est pas la seule à envoyer bouler les mecs, on a aussi la nouvelle coqueluche de Technikart, Yelle, qui s’en prend au TTC, surtout au Cuizinier, lui disant qu’elle voudrait « le voir dans un film pornographique/ en action avec ta bite / En forme potatoes ou en frite ». Bon, je le concède, on a fait plus fin. Mais à force d’entendre les mecs nous dire qu’ils nous zoom zoom zen dans leur Benz Benz Benz et co, comprenez qu’on en a marre. Nous aussi, on a droit au respect, bordel.
Les filles dominatrices dans la chanson, c’est pas tout à fait nouveau, souvenons nous de la chanson qui disait « I don’t want a short dick man » (je ne veux pas un homme à petit zizi) ou « Boom, boom, boom, boom, I want you in my room » (boum, boum, boum, boum, je te veux dans ma chambre). Mais globalement, ce créneau est peu utilisé. Mais si les mecs font leurs beaufs avec TTC et co, nous aussi, on veut répliquer. L’ère de la femme objet, c’est has been depuis un bon petit moment, on a le droit de dire non. Et on a aussi le droit de ne pas subir les « ouah, t’es bonne ». Dis donc, jeune homme, et si toutes les filles te parlaient comme ça, tu apprécierais ? Comme dirait comme ça « t’aimerais pas qu’on parle comme ça à ta maman ». Mais bon, avec ma chance légendaire, si un mec me dit « ouah tu suces » et que je lui réponds « et toi, tu lèches ? », il va prendre ça comme une invitation à continuer cet échange verbal par les gestes. Et non, quoi. Alors j’entends d’ici les commentaires masculins : « non mais y a des filles qui nous matent le cul des fois aussi ». Sauf que quand on est une fille, c’est pas des fois qu’on subit ça, c’est tout le temps.
Alors maintenant, la mode girl powaaaaa n’est-elle que passagère ou est-ce un style qui va se poursuivre, honnêtement, je n’en sais rien. On peut regretter que les filles reprennent les mêmes armes que les mecs ou presque et n’invente pas un style plus à elle, où le mot bite n’est pas présent par exemple (non mais il est moche ce mot, sans déconner). Ce serait bien que ce soit aussi pris plus au sérieux parce que Yelle, elle est rangée dans la catégorie méta-beauf par Technikart… Certes avec Teki Latex de TTC mais bon, ça décrédibilise un peu le truc. Parce que les filles normales comme moi qui ne sont pas (trop) bimbo et qui ne mettent pas des boucles d’oreilles en plastique en ont aussi marre du trip de la femme objet. Ouais, les mecs, on a des choses à dire et on va plus se priver.
Et pour finir sur une note « Nina se la pète » (pour changer), j’ai un autographe de Koxie, nananère !! Et comme elle dit « gare aux cons, ma
fille ! ». (elle me l'a fait avec mon vrai prénom, c'est pour ça le floutage)
Paris. 2 ans que j’y vis. Ca fait un bail, certes mais il n’en reste pas moins que quoi qu’il arrive, je serai toujours née en province, dans cet ailleurs où aussi incroyable
que cela puisse pareille, on a l’électricité et l’eau chaude. On a même l’ADSL. Dingue non ?
Globalement, j’aime Paris, aucun souci. Je me balade dans la rue telle une princesse moderne (au moins). Sauf que quoi que je fasse, quoi je dise, je serais toujours née en province et pour certains, c’est carrément un défaut. Bon, avant de continuer, je précise que, non, tous les Parisiens ne sont pas comme ça donc attendez un peu avant de me lapider. Il y a quelques temps, on prenait un verre du côté de Beaubourg avec Jane et elle m’expliquait que parfois, elle avait le sentiment d’être une parvenue. Mmmm, pas mieux. Dans ma province natale, je suis la fille du docteur, celui qu’on dit qu’il est chez les francs maçons (ça me fait toujours autant rire ça). A Paris, je suis une merde qui vit en banlieue et n’a même pas des fringues de marque. Non, H&M ou Promod, ça compte pas comme des marques. J’ai même pas un sac Vuitton ! Non mais cette lose, quoi !
Bon, je caricature, of course, mais j’essaie d’illustrer cette élite parisienne à laquelle on ne peut pas appartenir si on est provinciaux parce que la province, rien que le mot pue la bouse de vache. Y en a même qui disent province en faisant unes espèce de grimace de dégoût. Pourtant, des Parisiens de Paris (sans parler de Paris intra muros), c’est quand même pas si courant que ça.
Parfois, je suis franchement agacée par ce rejet. Petite, quand je partais en vacances, les autres enfants se moquaient des fois de mon accent. Maintenant, ça me rend sympa (même si je le perds, enfer et damnation) sauf auprès de certaines personnes. Ben, oui, moi, à 14 ans, je sortais pas dans les boîtes hyper VIP parisiennes. Déjà, je ne vivais pas sur Paris à ce moment là et de toute façon, je pense pas que ma mère m’aurait laissé sortir si jeune en boîte. Ouais, en province, on est pas toujours très cools !Même qu’on est alcooliques, arriérés, démodés, incultes et qu’on roule tous en voiture tuning avec des chemises à carreaux, des bretelles et des bérets.
Faut dire que les médias n’aident pas à faire circuler une image cool de la province. Par exemple, prenons notre ami Jean-Pierre Pernault. Ben, forcément, si on se limite à son journal, faut pas s’étonner de passer pour des bouseux. Y a 3 ans, j’ai vu un reportage sur un marché à côté de ma ville natale, bonjour les clichés : balances à poids parce que l’électronique, ça pue, bérets et accents du terroir à gogo, bâtisses en vieilles pierres… Ah, merde, ils ont raté leur coup, si on regarde bien, on voit un poteau électrique. Pourtant, il y a des grandes villes autre que Paris genre Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg… Ou Toulouse. Oui, la ville où j’ai vécu 7 ans, que même y a un métro ! Je me souviens, en 99, j’étais venue sur Paris avec Rachel, d’origine parisienne, j’avais trop l’impression d’être la débile de service « fais attention à ton sac, on va te le voler ! Non mais le métro aux heures de pointe, tu sais pas ce que c’est, tu te rends pas compte ! Aaaaaaaaaah non, c’est pas vrai, j’ai pas pris l’accent du sud, c’est trop horrible ! ». Bon, forcément, tu me connais lecteur, moi et mon caractère patient : « Mais arrête de me prendre pour une teu-bê, je suis déjà venue sur Paris et les heures de pointe, je connais ! ». Non parce qu’à Toulouse, à la fac, quand on sort à 18h, faut prendre le métro en sens inverse et remonter deux stations plus haut pour espérer pouvoir rentrer dans la rame avant 19h, qu’on est pliés en deux, que si on pouvait entasser les gens vers le haut, on le ferait. Non mais vous pensez vraiment avoir le monopole de la foule ? Et puis je me suis jamais fait piquer mon sac parce que même si je m’habille pas chez Prada, Gucci ou D&G, ben, c’est pas écrit sur ma gueule que je suis provinciale. Et d’ailleurs, je dirais même qu’être provinciale, c’est un atout. On est pas sclérosé culturellement, on sait qu’il existe une vie au delà des lignes de métro et que la vie culturelle en province est tout aussi intéressante, voire même plus. Moi, je viens du pays de Nougaro et de Zebda et j’emmerde les parisiano-centrés. Oui, j’ai pas fait des écoles parisiennes, je n’ai pas forcément mes entrées dans le beau monde (et encore, pour une provinciale, je me démerde pas si mal) et alors ? Moi, je ne m’arrête pas à une petite vision étriquée des choses. Moi, je ne me fie pas aux sacs et chaussures des gens (bon, ok, je les regarde même pas). Mes parents n’ont pas eu la bonne idée de me faire naître à Paris (voire à l’hôpital américain de Neuilly), est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Une personne méprisable ?
Bref, le prochain qui me dit « han, tu viens de province ? » en plissant le nez, je lui fais livrer une bouse de vache par la Poste. La province, y a que ça de vrai !







