Mon carnet d’écrivaine

Ca y est, je l’ai fait. J’en parlais y a quelques mois mais je me suis dit que là, il n’était plus temps de niaiser, je devais agir. Il y a donc moins d’un mois, j’ai garni mon sac à main d’un petit carnet mignon trouvé chez moi et je l’ai élu mon carnet d’écrivaine. Le but : écrire à la moindre occasion.

J'adore tellement cette photo

J’adore tellement cette photo

Ca a commencé en réunion, ce genre de meeting qui me rend folle “alors on a un point avec le client de 9h30 à 12h30, on va parler de médias tout du long et toi, tu as 15 mn à la fin pour faire tes claquettes”. Je traduis : “bonjour, on te propose de rester à ne rien faire pendant 2h30 dès potron-minet sans t’endormir parce que ça nous foutrait la honte, merci, bisous”. Courageuse, j’étais donc allée me prendre un double café avant la réunion, vérifié la batterie de mon téléphone un peu mise à mal par Pokemon Go et prié pour que ce soit pas trop chiant. La réunion fut plutôt riche en enseignement sur certains trucs mais au bout de 45 mn, j’avais plus de mails dans ma boîte et l’ennui me caressait du bout de son doigt taquin. Ok. Je pris mon cahier de note et commençai…

Mon petit carnet d'écrivaine : le 500 liberty my little paris

“Il est souvent difficile de savoir où commence réellement une histoire.”

Ouais, mon histoire, elle commence comme ça (et je me rends compte soudain de la nullité de cette phrase). Je donne vie à Maja, une jeune Suédoise qui va se prendre de passion pour l’écologie et entrer dans la contestation. Toute ressemblance avec L’amour et le monstre serait purement… ah non, c’est vrai, j’ai lu ce livre parce que j’avais une idée sur l’activisme écologique et que ça allait m’inspirer forcément (oui, d’ailleurs). Et depuis, je noircis les pages de mon carnet pour raconter l’histoire de ma brave Maja. Et ça marche ! Pour le moment, je n’en suis qu’à 8 pages tapées (déjà pas mal quand on voit que certains de mes romans n’ont même pas atteints la page 2)… alors que j’ai déjà éclaté le carnet ! Et oui, celui ci atteint déjà sa dernière page (mais ok, j’écris tellement mal que je sais pas trop quoi penser de cette folle consommation de papier). Mais comment ai-je réussi cette incroyable régularité ? Facile : j’ai un jeu.

carnet de note noirci

Admirez donc cette écriture qui fait passer celle de mon papa docteur pour de la calligraphie

J’ai donc déménagé il y a 5 mois, passant de 25 mn de marche à 45 mn de transports, je vous dis pas comme ça fait mal au cul. Mais j’adore notre petit nid donc ça va, je me plains pas trop non plus. Je vois même dans ces transports l’occasion de gagner du temps sur certaines activités. Au début, je voulais écrire des articles mais ça n’est jamais arrivé parce que… ben je sais pas. Ca m’arrivait pourtant à l’époque où je prenais le métro pour aller bosser, y a genre 6 ans (oui, ça fait 6 ans que je vais bosser à pied, imaginez mon état de choc quand même) mais là, non, ça ne fonctionne pas. Alors comment j’arrive à écrire ? C’est très simple : dès que je trouve une place assise, je la prends et je sors mon carnet. Alors je ne vous cache pas qu’il y a des matins où je me contente de lire ma liseuse car impossible de trouver une place assise mais le soir, généralement, je n’ai aucun souci. Alors si on prend les 15 mn de métro de mon boulot à la gare RER puis les 15 mn de la gare RER de départ à la mienne, ça fait quand même 30 mn d’écriture, c’est pas rien.

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Alors je vais continuer l’histoire de Maja comme ça. Parce que y a que le jeu qui marche avec moi, parce que ça rend les voyages en métro bien plus courts et exaltants. Le seul truc “négatif”, c’est que les matins où je parviens à écrire, j’arrive au travail avec une seule envie : continuer. Et j’ai bien checké dans mon contrat : je suis pas payée pour ça.

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