Petit éloge de la fessée

Pour une fois que l’actualité prête un peu à sourire, je m’y engouffre la tête la première. Faudra aussi que je vous parle de cette histoire de signaler les photos retouchées, ça m’inspire un peu. Mais bon, aujourd’hui, je vous parle de ce nouveau débat de société qui fait trembler la France et nous plonge dans un suspense insoutenable : va-t-on interdire la fessée ? Oh nooooooooon !


 Evidemment, quand on est gosse, on n’aime pas bien ça la fessée. Bien que j’ai été une enfant très sage (si, si), je m’en suis ramassée quelques unes mais toujours méritées, il faut bien l’avouer. Depuis, j’ai sombré dans le cercle vicieux de la délinquance et de la violence, forcément. J’ai une violente envie de frapper les gens et surtout les enfants. J’ai toujours trouvé ridicule cette lutte contre la fessée, arrive un moment où les gens pourraient un peu se mêler de leurs fesses, justement. Une fessée n’a jamais tué personne. Mais j’y pense, si la fessée est interdite, la gifle, on peut toujours ou pas ?


 De façon plus ludique, il est amusant de constater que la punition détestée des enfants fait toujours sourire voire pouffer les adultes. Parce qu’en grandissant, la fessée devient incontestablement un rite sexuel. Qu’on l’utilise ou pas, si je vous parle fessée, qui pensera d’abord à la punition pour les enfants ? Hormis ceux qui ont le nez dans les couches, j’entends. Il est vrai que dans mon univers où les enfants n’apparaissent parfois qu’en périphérie, la fessée ne peut difficilement prendre la dimension d’un châtiment corporel pour enfant pas sage. Il s’agit plus d’un jeu érotique, d’une blague un peu potache à base de « si t’es pas sage, tu auras la fessée ! – Oh ouiiiiiii ! ». Alors forcément, quand on m’explique qu’on veut interdire la fessée, je m’indigne. Ah, c’est pour les petits enfants ? Ouais mais quand même, de quoi se mêle-t-on ?


 S’il est vrai que la loi concerne pour l’heure le sévice corporel envers les enfants (enfin, je crois), il n’empêche que cette petite incursion dans la vie privée des gens m’interpelle quand même un peu. Pourrait-on un jour être inculpé pour fessée prohibée, même entre adultes consentants ? Quand on voit qu’aux Etats-Unis, certains Etats interdisent certaines pratiques sexuelles, n’est-on pas un peu en train d’ouvrir une boîte de Pandore ? Bah oui, par exemple, au Texas, la sodomie est interdite. J’exagère sans doute, je vais peut-être un peu loin mais je me méfie. Imaginons que je donne ou recoive une fessée bien sonore, suivie d’un cri bien caractéristique. Si mes voisins, importunés par le bruit, décident d’appeler la police, mon partenaire et moi pourrons-nous être inculpés pour fessée prohibée ? A partir de quel âge une fessée serait-elle autorisée ? C’est vrai ça, faudra-t-il attendre la majorité sexuelle (15 ans à l’heure actuelle) pour avoir le droit de donner ou de recevoir une bonne grosse fessée des familles ? Et si on cravache, ça compte comme une fessée ou pas ?


 Bref, je ris de cette histoire parce qu’au fond, je trouve qu’il y a quand même bien plus urgent à régler qu’une histoire de fessée, d’autant que les pédiatres eux-mêmes ne sont pas d’accord. Alors bref, laissons les parents gérer l’éducation de leurs gosses comme ils le souhaitent et fessons-nous en toute tranquillité.

Et pour célébrer la fessée, une vidéo top (allez direct à 2.30)

 

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4 réflexions sur “Petit éloge de la fessée

  1. ça, ça fait parti des grands débats estudiantins ^^ ! C’est marrant, parce que ceux qui ne trouvent pas de problème à la fessée s’en sont ramassés dans leur plus jeune âge, alors que souvent, ceux qui sont contre n’en ont jamais rien reçu.

    Je m’en suis prise étant petite, j’ai toujours su pourquoi et j’avoue que je les cherchais. Petite anecdote : j’avais volé de l’argent à mes parents. Je savais que c’était mal, ils m’avaient expliqué pourquoi auparavant. D’autre part, une fille de ma classe m’avait fauché des sous, donc je savais bien la détresse que le vol pouvait provoquer. J’ai reçu une punition pour le vol, j’ai recommencé, nouvelle punition, j’y suis retournée, fessée….résultat, j’ai plus jamais recommencé. D’autre part, la fessée était toujours utilisée pour les cas « graves ».

    En allemagne, des psys ont étudié la question (mais je me méfie quand même, parce que parfois les études sont bien orientées), et en sont venus au constat qu’il y a plus de dépressifs chez les sans-fessée qu’avec. Disons que ça me conforte dans cette idée, car dans les personnes de mon âge que je connais, il y a 2 toxicos, une dépressives….ils ont été bien éduqués, mais jamais reçu de fessée. Ces psys disaient qu’en fait les punitions classiques n’étaient pas assez frustrantes pour ces enfants, et qu’ainsi ils avaient l’impression que leurs parents ne leur mettaient pas de limite. Je dois dire que c’était aussi mon cas, parce que si on me privait de qqch, je relativisais, et je profitais d’autre chose. Si on m’enfermait dans ma chambre, je rêvassais tranquillement.

    N’empêche, malgré toutes ces fessées, je suis super calme. Je me rappelle du jour où mon ordi, mon portable et m’a tv m’ont lâché. Je suis restée super calme, j’en ai profité pour faire d’autres trucs (pendant deux semaines). Les gens me disaient « purée, j’aurais déjà pété un câble moi ». C’est marrant, cette dame aurait tort ? 😉 Franchement, je crois qu’il faut regarder l’éducation dans son ensemble, et pas un acte seul. (je me souviens plus des fois où mes petits camarades m’appelaient grosse vache que des fessées que j’ai reçu d’ailleurs)

    Pour la question de quand une fessée érotique est acceptable par la victime consentente, il n’y a pas de réponse précise. On regarde la capacité de discernement de la personne. Une ado n’a pas besoin de l’accord de ses parents pour prendre la pilule par ex. Ou même pour coucher avec un garçon de son âge (je laisse de côté la protection des mineurs). On part du principe que « tu es assez grand pour savoir ce que tu veux faire de ton corps »

    Sur ce, désolée, j’ai écrti un roman 😉

  2. Et si cette histoire d’interdiction de la fessée n’était qu’un écran de fumée pour ne pas parler d’autres sujets réellement intéressants mais embarrassants ?
    J’attendais impatiemment ton article sur le sujet. Tu préfères quel côté de la cravache ?

  3. je suis entièrement d’accord avec toi, la fessée n’a jamais tué personne, et dans notre enfance, on recevait de temps en temps une bien méritée, qui rappelait à l’ordre et nous rendait respectueux, comparé aux enfants de maintenant qui n’en reçoivent pas ou pas assez. Plus de respect, et tout leur passe au dessus de la tête, c’est pas comme ça qu’on faire de nos enfants des gens gentils et droits, et honnêtes…

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