Je suis en finale, je suis en finale !




Mardi matin, je passe donc l’entretien et je dois attendre une réponse, moment que je déteste. Le vendredi, je passe une bonne partie de la journée à réactualiser mon netvibes. La demi seconde qui sépare la réactualisation de l’apparition du « pas de nouveaux messages » sur ma boîte me serrent le coeur. Si je reçois un mail, c’est que c’est mort.




Pas de news le vendredi, ouf ! Lundi, 9h45, alors que je suis empêtrée dans la foule du train parce que y a de la neige et que la surface pour chaque voyageur est insuffisante, mon téléphone sonne. Putaiiiiiiiin ! Ma mission : essayer de l’attraper dans un sac à mes pieds. Yes, j’y arrive !

« Allo ?

– Oui, Nina, Rémi Chastand, vous allez bien ? On peut se voir mercredi soir à 18h30 ? »

Yessssssssssss ! Je suis en finale, je suis en finale ! Oui car je dois passer un nouvel entretien avec Fabien Louannet, le chef des éditeurs, ça m’avait été annoncé la semaine d’avant. Evidemment, j’envoie aussi sec un sms à Vicky et ma soeur, Vicky me fait remarquer que me rappeler un lundi dès l’aube ou à peu près, c’est quand même bon signe.



@ Lotte

Le soir même, en rentrant chez moi après avoir évacué mon stress dans une bonne heure de sport, je croise ma soeur dans le bus et on reparle de mon affaire : « Quelqu’un a appelé pour toi, ils cherchent un profil plutôt féminin ». Pile moi. Là, ça commence à sentir bon. Le mardi, je m’offre donc une séance shopping pour être encore plus féminine même si je déprime un peu sur le coup : pourquoi les magasins ne proposent que du gris ou du noir, à la limite du marron ? Effet crise ? Je ne sais pas mais je ne suis pas contente.
Finalement, je trouve in extremis un vert turquoise bien flashy pour montrer que je suis une fille qui a du caractère. On résume : bonne tenue, bon appui, bon profil, ça devrait aller.




Mercredi matin, je suis un peu tristounette, je me souviens soudain de ces entretiens parfaits d’il y a deux ans qui n’avaient pas abouti sur un poste et qui m’avaient foutu un coup au moral. Et si l’histoire se répétait ? J’essaie de me raisonner en me disant que je raisonne de la façon la plus stupide qui soit et mettant de côté ma superstition qui me dit que les choses bien n’arriveront qu’à mes 29 ans, comme ce fut le cas pour les 27.




Dans la journée, on apprend que le déménagement pour Lavande-sur-Seine aura lieu les 05 et 06 mars. Mouais, finalement, ma prédiction comme quoi je n’irais jamais bosser à Lavande se révèle fausse. Oui, j’habite à 15 mn à pied des bureaux de Lavande, c’est trop pratique et la malédiction qui veut que j’ai que des merdes en transport devrait m’empêcher d’aller bosser à pied. D’un autre côté, ce déménagement devrait me permettre d’être plus impliquée dans la vie des rédactions, étant physiquement présente. Au moins, si je n’ai pas le poste, je n’aurai plus à souffrir de ma placardisation même si je me retrouverai séparée de Ioulia et Simon.





C’est avec la tête pleine de mes appréhensions superstitieuses stupides et de cette histoire de déménagement que je me rends à mon entretien final. Et comme je suis une vilaine garce, je raconterai ça une prochaine fois.


6 réflexions sur “Je suis en finale, je suis en finale !

  1. aaaaah quelle suspence…
    j’ai envie de dire la suite…
    àmoins que tu ne te sentes obligé d’aller boire un verre avec moi… 🙂

  2. ah mais ça me va 2017… même que t pas obligé de m’épouser alors si tu veux je bois un verre pds que tu fais tes longueurs et quand tu arrive au bout d’une longueur on echnage deux mots… et hop tu repars…
    :p

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