J’ai décroché un entretien !



La blogosphère est un monde tout petit qui communique énormément, à tort et à travers souvent mais parfois, ça peut être utile. Vers la fin novembre, je vois passer sur mon twitter : « agence cherche blogueuse de talent ». Tiens donc… Je récupère les coordonnées de la fille qui a lancé en premier cette annonce et j’envoie ma candidature. Ohlala, je suis toute excitée !

Le lendemain, je reçois le mail d’une nana qui s’occupe du recrutement pour ce poste et qui est intéressée par mon profil, merci d’appeler pour prendre rendez-vous. Le rendez-vous est pris un jeudi soir à 18h30, je dois donc arriver au boulot sapée mais pas trop et partir une heure plus tôt que d’habitude. Plus flag tu meurs. Le week-end d’avant, je m’offre une séance shopping, sachant très précisément ce que je voulais : une robe pull avec une large ceinture, à mettre avec un collant épais voire un leggins et mes bottes à talons. Oui, en vrai, je suis férue de fringues et de mode mais je n’en parle jamais.


Jour J, me voici avec ma robe (alors que je n’en mets quasiment jamais), je vais jouer la carte du « je vous dis pas où je vais mais merci de penser que je vais à un rendez-vous galant ». Dans la journée, je retourne sur le site de l’agence en question prendre quelques notes, vérifier l’adresse en jetant un oeil sur le plan mappy. Super, c’est à deux pas du taf de ma soeur, je situe tout à fait, je ne vais pas me perdre. En surfant, je tombe sur l’annonce concernant le poste pour lequel je postule et là, je suis prise d’un vilain doute : « ce poste est aussi valable pour un stage ou freelance ». Un stage ? Le truc payé 300 euros au mieux ? Je sens d’emblée que ça ne va pas le faire, je n’ai plus trop envie d’y aller mais jouons quand même le jeu, on ne sait jamais.

Je pars à l’heure dite, j’arrive à la rue de l’agence, c’est au numéro 28. Et là, je suis au numéro… 92 ! Hein ? Ok, mappy a encore dit des conneries. Pas de panique, je suis dans les temps, le numéro 28 doit être au niveau de la Fnac de cette rue. Je me presse donc, maudissant mes belles bottes qui me tuent la voûte plantaire qui n’a pourtant rien demandé. 80, 70, 60, ça n’avance pas…40, je ne suis plus très loin, j’ai la FNAC en point de mire. Numéro 30, je traverse la rue et le numéro 28…Ben c’est la FNAC justement. Je cherche une porte, quelque chose, rien. Y a un os. J’appelle la nana et là : « mais non, c’est pas au numéro 28 mais au numéro 92 ». Le numéro que j’ai vu, que j’ai regardé avant de partir en courant à l’autre bout de l’avenue. Et c’est reparti, pas rapide et légèrement claudicant, j’ai la sensation que mes pieds ont pris feu. J’arrive donc brillamment avec 15 à 20 minutes de retard, légèrement défaite et déssechée. Un homme m’accueille et m’explique que c’est avec lui que je vais passer l’entretien. Ah ben ok. Les locaux sont pas mal, en rez de jardin donnant sur une cour avec jardinets. Le monsieur me propose un verre d’eau que je m’empresse d’accepter.


Je me présente, raconte mon parcours en débutant par mon arrivée sur Paris (ciao le volet études). Le mec me présente le poste, y a environ une demi douzaine de blogs à tenir à jour quotidiennement même si la plupart n’existent pas encore. Je note tout ça avec sérieux, pose des questions, hoche la tête. Poste sympa me permettant de revenir à mes premières amours journalistiques, quelque part.

Concernant le salaire ? Si je m’en réfère à la masse de travail et à mon salaire actuel, je veux tant. Heu… Houston, on a un problème, là. Je sens que j’ai perdu le monsieur. Fin de l’entretien, on se serre la main, on vous recontacte.

En prenant le bus pour rentrer chez moi, je savais que je n’aurais pas le poste. J’ai demandé trop. Enfin, trop par rapport à ce qu’ils pensent donner car le salaire demandé est vraiment le minimum que je puisse demander compte tenu du fait que je ne suis plus un profil junior et que l’écriture de blog, je maîtrise. D’autant que je rédige de temps en temps des tas de blogs féminins sur Joséphine donc je peux écrire sur la mode, beauté, sexo ou people sans soucis.

Même pas 24h plus tard, je reçois un mail : merci mais non merci. Ah ben ça alors, si je m’attendais… Ceci étant, ce fut un bon exercice de révision d’entretien, c’est toujours ça de pris.

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5 réflexions sur “J’ai décroché un entretien !

  1. j’imagine ton allure avec 20 mns de retard, les leggins au ras des molllets, le souffle court genre olympiades, jour de soldes ou marathon de paris, la fille la jouant l’air de rien apres avoir pesté pendant 1/2 heure sur ce foutu MAppy de m…. « comment ça va ? mais très bien…. » et tout ça pour rien…enfin si : il te reste la petite robe Pull pour frimer au boulot…

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