INTERVIEW DE LUCAS

Par Lucas

Cette interview a été entièrement non relue et non amendée par Lucas qui tient à remercier ackboo au passage..

Le Monde : Dans les milieux bien informés, on susurre que Monsieur Sarkozy n’aurait brigué la présidentielle que dans le seul but de vous nuire…
Lucas : Je peux vous confirmer que je suis bien la cible de ce que l’on pourrait appeler un vaste complot d’État. J’ai même dû, il y a quelques temps, m’exiler quelques mois aux Conodo. Il est évident qu’entre Monsieur Sarkozy et moi, c’est désormais une affaire personnelle. Il a même dit : « J’arrive à l’Elysée pour fister Lucas ».

En fait, j’entends bien utiliser le blog des Vingtenaires comme un puissant lobby médiatique, afin de renverser Monsieur Sarkozy grâce à des articles fins et profonds. D’ailleurs, pour tout vous dire, j’espère bien prendre le contrôle du pays un jour prochain, et croyez moi, certains vont payer : Fisc, contractuelles, préposés aux radars, conducteurs de bus et Manu Katché, le meilleur batteur français, le moins intègre aussi.

Le Monde : Que pensez vous avoir apporté au petit monde des Web Logs ?
Lucas : Plein de chose! De la sérénité, de l’entrain, de la faconde bien sûr, mais surtout une approche radicalement nouvelle de l’interaction blogueur-lecteur, dans un cadre plus mondialisé. Je pense qu’il est nécessaire de redynamiser l’espace-paragraphe et sous-tendre la problématique de chaque texte de manière plus formaliste. Il faut sortir des carcans rédactionnels passéistes, moderniser les champs lexicaux, resserrer la grille de lecture en l’adaptant à notre cœur de cible.

Le Monde : Plic ?
Lucas : Ploc.

Le Monde : Vous avez vraiment réponse à tout, c’est fabuleux ! Quels sont vos projets à court et moyen terme ?
Lucas : Finir mon école, trouver un mec à Nina, un taff et être heureux. Pour le moyen terme, on a le temps. Comme disait de Gaulle, « Ouistiti Sexe ».

Le Monde : Pensez-vous que le Général de Gaulle aurait aimé lire les Vingtenaires ?
Lucas : Sous son apparence bourrue, Charlie était un grand amateur de media. D’ailleurs, n’a-t-il pas déclaré « Quand je veux rigoler, j’achète Le Monde ». Est-ce qu’il aurait aimé les Vingtenaires ? C’est une question difficile, évidemment, mais si l’on considère qu’il a toujours su garder autour de lui un ou deux gros déconneurs (les plus érudits d’entre-vous se rappellent certainement du duo que formaient Georges Pompidou et Papa Debré) on peut penser qu’il aurait aimé lire ces lignes.

Le Monde : Aimez-vous les courgettes ?
Lucas : C’est une très bonne question. Vous savez aujourd’hui, pour un blogueur, la question des courgettes est essentielle. C’est un débat sur lequel on ne peut pas passer en coup de vent. Il faut étudier le problème et trouver des solutions efficaces qui ne lèsent aucune des parties. Il faut savoir dire le fonds de sa pensée avec audace et courage. A mon avis le 21eme siècle sera courgette ou ne sera pas.

Le Monde : Qu’allez vous transmettre comme message sur le blog des vingtenaires ?
Lucas : Au delà du syncrétisme culturel évident qui émane de ce projet à forte valeur deconnatoire ajoutée, je veux bien sûr flatter mon ego en racontant ma life à qui veut bien la lire. En outre, il y a, bien entendu, ce désir de fonder une nouvelle religion dont je serais le messie et Nina la déesse afin que toutes les filles qui passent se disent : « Hummmn Lucas, il a un beau petit culte ».
Mis à part ça, comme toutes les religions, je vais promouvoir la charité, la tolérance, le pardon et la paix des âmes. Et puis aussi sex, drugs and wock’ene’woll. Peut-être que j’irais même jusqu’à conceptualiser l’humanisme jeune. Au fait, sans transition, vous saviez qu’à la fin du film Rocky bat le boa ?

Le Monde : Non, je n’etais pas au courant mais c’est bon à savoir. Au fait, dans vos goûts, vous êtes plutôt Pénélope Cruz ou Cameron Diaz ?
Lucas : Ah ah ah ! Vous avez cru que vous alliez m’avoir ? Je connais mes classiques moi Monsieur! Pluto c’est le chien de Mickey. L’ami de Mickey c’est Dingo !


Le Monde : Pardonnez-moi, je ne sais plus ce que je dis. C’est ce film, toute cette pression…

Lucas : Ya pas d’mal…

 Le Monde : Vous êtes actuellement en école de commerce où la vulgarité peut atteindre des sommets. Qu’en sera t-il de vos articles sur les Vingtenaires ?
Lucas :  Et voilà, putain, ça recommence. Vous faites vraiment chier, vous autres, les journalistes. Il suffit que l’on écrive  » sacrebleu  » ou  » caca boudin  » par inadvertance et vous nous cassez les couilles. Certes, en école de commerce, c’est la fête du slip, mais il n’y a vraiment pas de quoi bouffer un string. Si  mes articles seront vulgaires ? Sachez que ce n’est pas mon genre. Et quand bien même ils le seraient, qu’est ce que ça peut te foutre, connard ?  Ouais, c’est ça, va poser tes questions ailleurs, enculé.

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13 réflexions sur “INTERVIEW DE LUCAS

  1. Lucas : Je peux vous confirmer que je suis bien la cible de ce que l’on pourrait appeler un vaste complot d’État. J’ai même dû, il y a quelques temps, m’exiler quelques mois aux Conodo. Il est évident qu’entre Monsieur Sarkozy et moi, c’est désormais une affaire personnelle. Il a même dit : « J’arrive à l’Elysée pour fister Lucas ».
    Je suis écroulé de rire.

  2. Hum hum…
    Je cherche le commentaire constructif, mais ma plume commence à s’enliser légérement sous le coup de la pression atmosphérique.
    Je pourrais dire que c’est la rançon de la gloire – que tu sembles si bien connaître – et qu’on ne peut pas être toujours au top du top de sa forme – sauf toi, bien sûr.
    J’aimerai être une super-héroïne du commentaire qui déchire sa mère, mais parfois mieux vaut laisser parler l’auteur, qui dit plus que n’importe lequel de ses lecteurs. Comment répondre à tant de modestie, j’irai même jusqu’à dire d’humilité, sans risquer de froisser le maître dans son orgueil, pourtant quasi inexistant. La flatterie me semble un bon moyen de faire passer l’ensemble des remarques que je pourrais t’adresser, mais tu es un esprit bien trop fin pour te laisser prendre par une aussi basse manoeuvre – manoeuvre toute féminine, bien sûr. Je pourrais me taire également, mais je crains que mon silence ne soit interprété comme un désaveu, or les frissons qui parcourrent ma rétine ne sauraient être compris autrement que comme un début de conjonctivite admirative. Mais voilà, il faut pourtant que je rende à César ce qui est à César, ne rougis pas, non ne rougis pas, c’est l’histoire de l’abominable homme des neiges du Kilimandjaro qui te feront un blanc manteau rouge et jaune à petits pois dans ta valise où le vent s’engouffre avant d’entendre siffler le train….

    Donc en Aout tu disais….

  3. Comme disait De Gaulle « ouistiti sex ».

    En effet, sous ses aspects quelque peu bourrus, Charlie cachait bien un joyeux drille qui n’était pas le dernier pour narrer ses meilleures blagues carambar. Pourtant, on lui attribue trop souvent cette réplique devenue culte à l’Assemblée Nationale « ouistiti sex ». Mais c’est bien ce fanfaron, que dis-je, ce chantre de l’humour populaire qu’est Raymond Barre qui le premier s’écria : « ouistiti sex ».

    Un peu de vérité historique ne fait de mal à personne.

  4. Ah lala, je surkiffe ce prenom. Chiara… Cristallin, sobre, avec une tonalité italienne. Arf, je suis sous le charme. Les Chiara peuvent – elle être nulles ? Non bien sûr que non…

  5. et pourquoi Manu Katché ?? d’ailleurs , il est a la retraite ou quoi… sinon moi désolé je vote pour le concombre masqué, pas la courgette…mais juste question de génération…le reste est excellent, tout en finesse lucasienne….je kiffe, je kiffe.

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