Laissez-nous rêver

L’autre jour, comme tu le sais, lecteur, j’ai réalisé une interview d’Emilie Maume. Elle a dit une chose très intéressante qui m’a inspiré un article, je cite : « Quand on voit que la fille de Villepin est mannequin, lui, il nous dit d’aller bosser dans le bâtiment. Mais n’avons-nous pas le droit de rêver, nous aussi ? ». En effet, aujourd’hui, quand on est au chômage, c’est que c’est de notre faute ! « Du boulot, y en a ! », me dit-on. Ouais mais durant mes longues études, j’ai jamais appris à faire du béton, monter un mur ou faire de la plomberie. Le bâtiment embauche mais bon, foutez-moi sur un chantier et ça risque d’être folklorique. Moi, dans le domaine du bâtiment, je me suis arrêtée au châteaux de sable. Et puis en plus, je les construisais toujours en zone inondable !

 chateau-de-sable

Bref, quand Emilie s’est rendue à l’ANPE, M. le conseiller lui a dit très sérieusement : « vous savez, mademoiselle, ce qui embauche en ce moment, ce sont les Pompes
Funèbres ! ». Alors, là, j’avoue que j’y avais jamais pensé ! Allons, que j’abandonne mes rêves de devenir la nouvelle Françoise Giroud, je deviendrai la nouvelle Clare Fisher (Six feet under, pour ceux qui connaissent pas). Alors voilà, que je mette mes rêves à la poubelle au nom du pragmatisme. Après tout je me plains de pas avoir du boulot mais du travail y en a. Faut juste que j’abandonne la voie que j’ai choisi lors de mon adolescence, que je nie mon parcours scolaire et étudiant, que j’oublie toutes mes expériences professionnelles dans ce domaine et c’est bon, du boulot, j’en aurai. La pente est trop raide, je n’ai qu’à choisir un autre chemin. Ca plairait pas à Raffarin, ça !

 

Alors j’ai qu’à faire serveuse ou secrétaire. Et au passage piquer un job fait par quelqu’un qui a fait des études dans ce domaine. Tant pis pour la petite qui a un BEP
secrétariat, moi, j’ai un bac +5, cocotte ! Et ça, ça me déprime quelque part. Certains boulots sont à tel point déconsidérés qu’on y fout n’importe qui qui a de jolis diplômes, tant pis pour ceux qui ont un diplôme peu considéré dans le secteur. En juin, Gauthier cherchait un petit job d’été dans la téléprospection. Maintenant, pour ce genre d’emploi, faut un bac+3 ou +4. Or, très franchement, faut être motivé pour faire une licence ou un master pour faire téléprospecteur. Je ne méprise pas la téléprospection, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais je ne connais pas une personne qui fait ça par vocation. Et ceux et celles qui ont un BEP, CAP ou BTS, ils n’ont qu’à aller se faire f*****.

 

Des petits boulots, j’en ai déjà fait lors de mes études, comme pas mal d’étudiants. J’ai été guichetière à la Poste, vacataire dans un organisme de crédit, employée à
l’observatoire de la vie étudiante, sans parler des babysitting.  Mais ces petits boulots n’avaient pour but que de gagner quelques sous durant l’été. Mais aujourd’hui, je ne suis plus étudiante, je suis journaliste et je ne vois pas l’intérêt de remplir mon CV avec des métiers n’ayant rien à voir, ni de près ni de loin, avec ma vocation première. Et voilà qu’on en vient à me reprocher de ne pas prendre le premier boulot venu. Mais bon sang, peut-on me reprocher de ne pas vouloir m’éloigner de mon métier de prédilection ? Je ne suis pas rêveuse, j’ai déjà travaillé dans le journalisme et je sais que je suis faite pour ça, je ne demande pas à être Présidente de la République ou chanteuse ultra-célèbre. Mais c’est un métier difficile, les premiers pas sont durs. Dieu merci, mes parents le savent et ne me foutent pas la pression inutilement. Je multiplie les piges bénévoles à droite à gauche car je ne veux surtout pas perdre le rythme. Mais aujourd’hui, on culpabilise les chômeurs, on nous regarde tous avec circonspection, genre « on s’inscrit au chômage pour profiter du système et se la couler douce aux frais de l’Etat ». Non mais laissez-moi rire ! J’écris pour divers webzines de façon bénévole, j’ai travaillé à plein temps pour une asso pendant 5 mois pour 300 euros par mois (enfin, quand je suis payée, ça traîne toujours, cette histoire !). Osera-t-on encore me dire que je me la coule douce ? Alors que je travaille comme n’importe qui pour un salaire de misère ? Non ! Si j’étais feignante, je me ferais pas chier à continuer à écrire bénévolement, faut pas déconner.

 

Moi, j’ai de la chance, mes parents peuvent m’entretenir en attendant que je trouve un boulot. Ceci étant, c’est pas pour autant que c’est la dolce vita. Moi, je veux juste avoir
le droit de faire le métier pour lequel je me suis destinée et dans lequel je m’épanouis. Est-ce un mal ? Peut-on légitimement me reprocher de vouloir réaliser mon rêve, somme toute assez accessible ? Parce que prendre le premier boulot qui passe, c’est risquer de m’enfermer dans une routine et de ne plus chercher ailleurs. Et mine de rien, à l’idée de ne pas être journaliste, ça me donne envie de pleurer.

 

Alors laissez-nous rêver, laissez-nous choisir notre voie sans nous culpabiliser parce qu’on choisit des voies difficiles. Et puis si ces voies sont trop difficiles, que les facs arrêtent de sortir des diplômes dans ces domaines-là… Mais ça, c’est un autre sujet.

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41 réflexions sur “Laissez-nous rêver

  1. Tout ça est tellement vrai et ce dans tous les pays…. Peut-on dire vive l’Europe?
    Moi mes parents perdent paticence alors je vais finr par être obligée de devenir bouchère en grande surface pcq besoin de sous…ms je garde mon grand rève en tête et je finirai par y arriver…Un jour je serai Organisatrice d’évènements….je ne veux pas m’être accrochée à la communication pour rien….

  2. La perseverance paye toujours, il ne faut jamais oublier ça. Prendre un boulot pour vivre n’empeche pas de faire des recherches en parallele. Mais c’est sur qu’il ne faut pas se conforter dans cette situation…vive les risques et vive les choix!!!youhou

  3. Oulà. Envie de pleurer tellement c’est vrai et en plein dans mes problèmes actuels et autres angoisses. A notre époque, on flippe quand même pas mal pour notre avenir, et ce de plus en plus tôt. L’an prochain je vais sans doute devoir me réorienter et repartir en L1, et ça me plombe le moral, alors que, franchement, comment pouvais je savoir avec certitude au sortir du bac ce que je voudrais faire ensuite, alors que j’avais à peine 17 ans??

  4. Ca y est je suis déprimée!!! Je commence à peine a chercher dans mon domaine et je me rends compte que meme pour un simple stage qq fois on nous demande 1 a 2 années à l’étranger et 5ans d’expérience, en plus a l’ANPE ils ont le don de vous foutre le cafard!! « ah les assedics vous ont mis en risques faible de chomage longue durée? ben Moi je suis bcp moins optimiste!!! » connasse! bref!! c’est super déprimant tout ca!!

  5. En fait je crois que tu abordes le vrai problèmes juste à la fin, à propos des diplômes des facs.

    Effectivement, quelqu’un comme toi qui sait qu’il choisit une voie difficile mais qui donnera tout pour y arriver parce que c’est une vocation, ok, là j’adhère complètement à ton raisonnement.

    Mais quand tu vois qu’à côté ya des mecs qui partent dans des diplômes complètement fous, des trucs hypers ciblés qui ne déboucheront sur rien, et quand en plus tu sais qu’ils sont pertinemment conscients d’où ils mettent les pieds mais que « tant pis on va faire des années de facs, un gros paquet si possible, après on verra avec papa maman et quand il pourront plus ça sera les autres -la société quoi, oui nous oui- qui financeront ma vie et mes sorties » et ben ya de quoi se révolter…

    C’est toujours pareil en fait, il y a ceux qui en ont réellement besoin et pour qui c’est légitime, et puis les profiteurs…
    le problème c’est qu’il faudrait pas que cette dernière catégorie devienne légion…et là, ça serait peut être aussi à « ceux d’en haut » de faire qqchose!

  6. tu dis: « Moi, je veux juste avoir le droit de faire le métier pour lequel je me suis destinée et dans lequel je m’épanouis »
    Comme tu le dis: c’est un DROIT pas un DU….

    Penses tu que ton cas de bénévoles multipliant ses expériances à ses frais est représentatives des chomeurs? et surtout des jeunes chomeurs? j’en doute beaucoup…a
    Là, j’vais jouer mon con mais: y’a t il beaucoup de postes de disponible dans ton domaine? (parceque j’y connais rien au monde journalistique) Mais s’il y en a peu, faut pas s’étonner que certains restent sur le carreau et soit obligé de faire autre chose plus ou moins éloigné de leur situation de départ…(et meme tres éloigné, cas d’un pote :/)…

    Et pour la conclusion sur les facs: c’est pas un peu facile de renvoyer ça sur les facs? c’est comme dire qu’on ne bosse pas parceque les profs sont pas motivants, sont nuls etc…(puis ceci dit en passant, v’là le niveau des étudiants en fac…j’parle pour moi au passege lol)

    je me suis levé du mauvais pied, désolé ^^

  7. [voix chevrotante] Quand j’étais plus jeune … [\voix chevrotante], je me suis même vue refuser un job d’été parce que mon niveau d’étude était trop élevé… On rêve des fois !
    Sinon, je confirme, récemment on a embauché une secrétaire, et on a éliminé d’office toutes les candidatures au dessus du bac pro (on a pas passé une annonce pour un ingénieur, hein). He bien on a viré la moitié des demandes. Hallucinant. On avait un bon dixième de bac +4, avec des diplômes dingues qui postulaient pour notre pauvre poste de saisie.

    Le monde se barre en vrille, moi je vous l’dit [voix chevrotante…ha zut, je l’avais déjà enlevée]

  8. J’ai vécu un peu la même chose que toi : je voulais faire un M2 dans le domaine de l’aide au développement (dans le Tiers-Monde), je n’ai été prise nulle part, la raison : je manque d’expérience professionnelle. Ok… donc je quitte la France avec mon bac+4 et je décide de ne pas prendre le 1er job venu car j’ai vraiment envie de travailler dans une ONG (pour le développement). Un an passe… (merci papa maman^^), je décroche enfin LE job de mes rêves, alors que je n’avais aucune expérience professionnelle, mon argument lors de l’entretien : « pas d’expérience professionnelle et tant mieux car aucune mauvaise habitude prise ici et là ; et je serai donc moulée aux méthodes de travail de votre ONG » –> j’ai décroché le job!! Et je ne regrette pas d’avoir « glandé » pendant un an, car si j’avais travaillé dans un autre domaine, je n’aurai sans doute pas eu la chance d’être là où je suis maintenant! Certes je n’ai pas de M2, mais j’ai la possibilité de faire ce que j’aime et d’évoluer dans mon job 🙂

    Je crois sincèrement que tu travailleras dans le domaine qui te passionne, c’est une question de temps^^ (car la vocation est en toi) Et tu as raison de ne pas t’égarer dans un job qui ne t’épanouirait pas. Bien sûr c’est facile à dire, mais ça fait partie de ta chance d’avoir des parents comme les tiens^^

    courage!! 🙂

  9. « Laissez nous rever » : Le titre veut tout dire.
    Il ne faut pas que le reve naif de l’etudiant devienne l’ambition unique et ultime parce que la realite du marche permet de vite remettre les pieds sur terre. On est dans le pragmatique, pas dans le reve.

    S’il y a une place pour un diplome sur dix dans tel domaine, il va de soit que 9 diplomes sur 10 devront changer de voie ou vivre d’aides sociales …. A moins que ceux-ci creent eux-memes leur entreprise et donc genere eux-meme du travail. A bac+5, on devrait avoir les facultes et l’envie de monter sa boite, sinon qui ?

    La fac fournit des diplomes, certes, mais il faut oter ses oeilleres le jour ou on penetre l’universite : on le sait si la branche qu’on a choisi est porteuse ou pas, et pas mal se disent « on verra bien plus tard », ils reculent l’echeance de la reflexion sur l’orientation.

    Tout le monde ne vit pas de ses reves, et parfois il faut faire un choix entre reve et realite, tout du moins temporairement.

  10. Coucou.
    Tu le dis toi-même, faut se battre pour ses rêves, c’est normal et il me semble que c’est pour cela que tu te démènes. Toutefois, je ne dirai pas « tous maçonnes, c’est génial ! », mais à priori, le rêve d’être mécanicienne vaut bien celui d’être manequin. Faut savoir adapter ses rêves et ne pas être préssée je pense.
    Quand à toi, je suis persuadée que tu finiras par te trouver ta place. Et je ne te dis pas de ne pas abandonner, tu ne pourrais pas j’ai bien l’impression ^^ …

  11. je me retrouve forcément dans ce que tu dis, le journalisme est (était?) un de mes rêves, mais aujourd’hui je m’interroge pas mal étant donné que je n’ai pas vraiment de formation journalistique, peu d’expérience…C’est pour ça que je suis parti en angleterre, et là j’en suis justement à prendre le 1er job venu (que par ailleurs je ne ferais sans doute pas en France). Mais j’ai vraiment intéret à ne pas m’endormir parce que même si de toute façon l’emploi unique est obsolète dans pas mal de secteurs, je ne me vois pas enchainer les boulots alimentaires à l’infini. Enfin, pour en revenir au journalisme, on ne sait jamais je garde ça dans un coin de la tête et si j’ai l’occasion d’entrer par la fenêtre en lousdé après m’être pris la porte, je foncerai.

  12. La France n’a pas de boulot pour vous? Sauvez-vous. D’autres pays seront heureux de vous accueillir. Canada, Australie, même les States. OK, non, pas les States. Il y a des limites au desespoir.

  13. Whoa… On te sent bien remontée là ! La moutarde est haut dans les naseaux !
    Qui est l’innocent qui t’a dit que tu profitais du système Chomage ? Un tempête a du s’abattre sur son pauvre petit couvre-chef 😉

    Meuh !!

    PS : auras-t-on le plaisir de re-lire Gauthier sur les Vingtnaires ? Son blog étant fermé, je reste dans l’expectative… (Et un peut dans le deuil aussi, j’avoue)

  14. Hello Nina,

    Je suis assez surprise par ce que tu mets dans ton article te concernant (pour le reste, je suis juste d’accord).
    Je n’ai pas fait d’école de journalisme et je n’avais pas de réseau mais j’ai trouvé une place en stage dans une rédac, puis on m’a embauchée comme assistante puis j’ai pigé, puis reembauchée. Evidemment, j’ai eu beaucoup de chances et j’ai fait de belles rencontres mais je ne connaissais absolument personne à la base.
    Bref, tu cherches dans quoi? Parce que dans la presse féminine, les pigistes qui ont des idées et deux trois trucs à dire sont souvent les bienvenues.
    Enfin pour ce que j’en ai vu…
    dis moi?

  15. Ah !

    Non ce n’est pas un autre sujet, c’est le coeur du problème. Doit on réguler les formations, cursus scolaire et les études en général en fonction du marché et des besoins de l’emplois ou laisser chacun libre de ses choix sachant qu’au final le diplômé risque d’être inadapté aux réalités économiques ?

    Si encore l’assurance d’un emploi venait avec le diplôme adapté, ce qui n’est hélas pas le cas, et donc le parti prit de maints étudiants, actuellement, est celui de suivre ses envies et ses rêves, du moins tant que les parents et les études le permettent.

  16. (Décidément, j’ai l’air d’être doué pour parler des choses qui gênent ou ont fâchées)

    Le Journalisme à l’air d’un milieu hyper complexe…

    Ca me fait penser, quand j’avais fait des recherches sur des études d’infographies, on m’avait expliqué que tout le système se basait sur la renommée. Que tu soit doué ou pas, si tu as fait un truc qui a marqué les mémoires, tu trouveras du boulot ! Mais l’inverse s’applique aussi.

    Par contre, je me souviens que l’infographie était un secteur hyper-vérouillé où les postes dispos étaient quasi-inexistants de part la spécificité du boulot… Le journalisme m’a l’air d’avoir plus de possibilités… A moins que je ne me trompe !

    Tout le monde peut être écrivain dans son coin… Mais un journaliste sans support, c’est comme une jeune fille dans bras : « Pas de bras, pas de chocolat ! » (Oui, cette blague aussi vieille que le temps est horrible, je sais… Mais j’adore !)

    Meuh à toi !

  17. Malheureusement, j’en connais des hyper diplomés(ées) qui bossent hors sujet avec le smic. Toi, à part les quques jobs que tu as pratiqué, hors journaliste, que pourrait-tu exercer sans trop de contraintes ? Une piste très sérieuse sur Toulouse et Paris entre autres grandes villes. Rémunéré trés honnêtemment…

  18. arf saches que je comprends tout a fait ton désarroi de ce coté la! En effet je cherche un stage d’un an( oui oui!!) qui finalisera mes etudes , mes « doubles » competences » etc..bref je veux prendre un stage qui me plaira vraiment , me permettra d’avoir des contacts dans un domaine qui m’attire etc.. des opportunites d’evolutions de carriere, de parcours…bref! tout ca pour dire que quand on essaye de me « casser » un job qui ne me passionne pas dans un secteur chiant et qui en prime te paye comme une esclave pendant 1 an pour peut etre ne pas etre embauché apres …faut pas pousser! merde!
    Donc bats toi, toi aussi, contre les gens qui te poussent contre ton gres vers une voie que tu ne veux pas!
    Formons un club!! 😉

  19. non je ne suis pas erasmus, je ne poursuis pas d’études cette année (marre de passer des années de « glande » (enfin préparation aux concours + inscrit en master, mais concretement sur un CV = glande). Je n’exlus pas de reprendre des études, ici ou ailleurs, mais disons que j’ai envie d’autre chose pour le moment.

  20. je suis pas du tout au niveau de prendre des cv pour faire travailler des gens mais je crois vraiment à la proposition de sujet spontanée. Cela dit si t’as besoin d’aide (je sais pas trop quoi mais y a peut-être quelque chose), tell me.

  21. Constaté , effectivement, que la fibre journalistique, tu l’avais dés le berceau, avec pour hochet, le Monde, Cosmo, une souris/Net et CNN en fond sonore! Je reformule ma question, et saisie-la cette fois . Quel job, tu pourrais pas exercer ? Véritable oppurtunité, c’est Toi qui choise …

  22. Infos complémentaires ! Suite article du jour, donner 1 dizaine de coup de fil pour ficeller une opportunité et te proposer 1 job avec parrainage de TN . La balle est ds le camp de Nina… Le choix , toujours la bonne décision à commettre !!!

  23. Ouais mais c’est pas des CV que tu dois envoyer parce que c’est très dur de trouver un poste sans aucune expérience, mais des idées de sujets. Et appeler derrière, et jamais lacher les nanas! Et si tes parents peuvent t’entretenir un peu ca t’intéresse pas de faire des stages. Il y a pas de redacs qui prennent des stagiaires qui écrivent et en plus elles se constituent comme ça un carnet d’adresse.

  24. J’aurais du me relire, j’écris aussi vite que je pense. Donc je disais: est-ce que les stages ça t’intéresse pas? Et il y a des redacs qui prennent des stagiaires qui écrivent. Voilou

  25. Va bosser au lieu de te plaindre !! Tu creuses le trou des ASSEDIC !
    Nan mais ! :p :p :p
    (ceci dit pour ce qui est du sujet des facs, je crois qu’il y’a effectivement bcp à dire… Et bcp à faire surtout !!)

  26. Aucun des « metiers » listés ( avec humour comme d’hab.) ne corresponds à mon offre. Si je te le propose, c’est avant tout en corrélation avec tes capacités réactives; et ce que j’ai perçu de ta personnalité. Reste en liaison, et soit attentive et rapide au comm suivant. Valide si OK !

  27. Mon long commentaire détaillé a foutu le camps.

    J’ai la flemme de tout réécrire et j’en avais dit des trucs.

    Bon, Nina, tu connais mon opinion sur la question et tu connais mes propositions pour trouver des solutions : pour le boulot, pour ton dernier stage et même pour ton pb de chauffe-eau ;o)

    Mais bon, cela n’a pas l’air de t’intéresser alors je ne dirai qu’une chose : bon courage.

  28. tu as complètement raison de ne pas lacher ta voie! Combien de personnes acceptent des boulots juste en attendant et s’y installe et n’arrive plus à en sortir (la routine comme tu dis, la peur de quitter un cdi pour retourner au chomage) et se retourne à 40ans en voyant qu’elles ont gaché leut vie ? ACCROCHE TOI!

  29. tiens c marrant ce que tu dis. Tu sais que moi c’est presque le contraire. J’ai fait des études de journalisme, une école reconnue et comme j’avais le max’ de bourses, je n’ai jamais travaillé pendant mes études. J’ai découvert les peits jobs de merde à ma sortie de cette chère école. Une fois mon beau diplôme de journaliste ne poche, parce que la je n’avais plus les bourses enpoche et qu’il fallait bien que je gagne ma vie. Alors comme les piges c’ets hyper irrégulier et que tu ne peux pas en vivre (enfin la ça commence… youpi ! au bout de 3 ans !) j’ai été venddeuse chez GAP en 22h pendant 2 ans. Puis chez Jules. Puis pionne. Puis hôtesse d’accueil. Puis j’ai trouvé un job de rédactrice mais je me susi faite virer. Alors je me suis mise au chômage. Et je cherche des piges. et je refuse de me remettre à un petit boulot de merde. Parce que comme tu le dis si bien ce n’est aps ma voix, je n’ai pas fait des études de journalisme pour finir vendeuse. Alors je passe mes journées chez moi à chercher des idées d’articles, faire des itws, les retranscrire et envoyer des cvs. Et qu’on ne vienne pas me dire que je sui fénéante sous peine de se prendre mon point dans la gueule !

  30. Quand t’es môme, tout le monde est sur ton dos pour que tu choisisses une « voie ». Conseillère d’orientation, parents, profs… tu deviens vite une merde si tu n’as pas décidé de ton fuur métier à l’entrée en CP.
    A l’âge adulte, c’est tout l’inverse. Tout le monde te soule pour que tu ne t’enfermes pas dans ta « voie » si bouchée.

    Bref, ça ne va jamais. Perso, je les ai écoutés une fois, pas deux. Pour une fois que quelqu’un sait ce qu’il veut faire, ça serait dommage de l’arrêter.

  31. > Bref, quand Emilie s’est rendue à l’ANPE, M. le conseiller lui a dit très sérieusement : « vous savez, mademoiselle, ce qui embauche en ce moment, ce sont les Pompes Funèbres ! ».

    😉 … okay… d’ailleurs il y a une anecdote fameuse concernant l’ANPE. Suite à son licenciement de France Inter, le directeur de la station Jean-Luc Hess ( grand journaliste de cinquante-cinq piges au bas mot qui a écumé toutes les rédactions de Paris, et – si je ne me trompe – a même couvert le conflit vietnamien ), afin de toucher ses indemnités Assedic s’est rendu à un RDV avec une conseillère de l’ANPE. La nana l’a reçu très gentiment, lui a demandé de se présenter, de parler de ses compétences… avant de lui proposer candidement un petit stage de remise à niveau en journalisme… à J-L Hess, un stage de formation au journalisme… mort de rire… nan, Nina, l’ANPE, c’est pour rire…c’est pas pour trouver du boulot 😉

    PS : j’aime bien la citation de Mlle. Emilie Stagiaire sur Marie de Villepin. Je souhaiterais la réutiliser sur mon blog : quelle en est la source ?

  32. société de demande plutôt que d’offre, tu feras ce que les gens demandent et pas ce que tu veux offrir (particulièrement vrai dans le journalisme: je me souviens d’un vieil édito particulièrement émouvant de Val dans Charlie Hebdo à ce sujet), sous prétexte que le client est roi… et qu’on est tous devenus des clients, ben oui.

    argument éculé: « si tout le monde voulait être journaliste (*or-put-the-job-of-your-dreams-here*)), il n’y aurait pas de boulot pour tout le monde ».
    c’est vrai, inutile de le nier – si tout le monde voulait être journaliste à plein temps, on ne pourrait pas tous les occuper. les architectes aussi par exemple: on aurait du mal à caser 1 million d’architectes en CDI en France… et ainsi de suite. en y repensant, il doit sûrement y avoir un nombre maximal d’emplois dans un domaine… donc, on est complet, on n’a plus besoin de toi: vas voir ailleurs, CQFD.

    oder?

    en fait, non: comme ailleurs, on peut préférer vouloir partager un certain type d’emplois entre ceux qui le désirent, plutôt que de le concentrer dans les mains de quelques élus « les-plus-méritants » (sous-entendu, qui méritent d’avoir ce job-là) et les « pouvoir-travailler-plus-pour-gagner-plus » (sans voir qu’en travaillant plus on prend la part de travail d’un autre, qui ne travaille plus du tout du coup).

    métaphore bêta: il y a un nombre maximum de pêcheurs autour d’un étang, disons 10, alors qu’on a 20 pêcheurs potentiels, motivés, qui rêvent de pêche quoi.
    pourtant, on peut nourrir les 20 pêcheurs avec le produit du travail de 10 pêcheurs à plein temps.
    que fait-on? on occupe les 10 *meilleurs* pêcheurs à plein temps, et on les ponctionne pour nourrir les 10 autres? (d’une, les pêcheurs occupés sont mécontents d’assister les autres, « c’est notre travail, hors de question de payer pour des assistés niania », de deux, les inoccupés sont tristes d’être oisifs et sûrement même de devoir être assistés, ils voudraient bien avoir le droit de pêcher eux aussi). voire, les meilleurs pêcheurs se cannibalisent entre eux: le meilleur de ces dix-là décrète qu’il a bien le droit de pêcher davantage, et on peut peut-être même se débarrasser du 10è pêcheur, le moins bon (il y en a toujours un à la traîne des 9 autres, ben oui, c’est the weakest link). productivité, compétition, que diable!
    ou bien, on occupe les 20 pêcheurs à mi-temps, tout le monde mange bien et est content? (« horreur! arrière! utopie socialiste! tout le monde au même niveau, quelle horreur! »…euh, non, pas tout à fait – mais ça demande un partage des corvées, claro)

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