Ecriture

J’ai une passion dans la vie : j’écris. Tout le temps ou presque, ça m’occupe. Quand je n’arrive pas à dormir, j’imagine des intrigues, quand je me lève le matin, j’essaie de voir si mes rêves sont exploitables pour un futur roman ou au moins une nouvelle. Tout m’inspire.
 
Tout a commencé quand j’avais 9 ans (et oui). A l’école, je n’étais pas forcément très douée en rédaction, tout dépendait du sujet. Quand ça m’inspirait, j’avais d’excellentes notes mais si le sujet ne m’emballait pas, je me plantais. A 8 ans, donc, je vais fouiller dans le cellier de mes parents, un placard situé hors de l’appartement qui sert de cave et de débarras et là, je découvre un précieux trésor : une machine à écrire. Oui, il faut savoir qu’au début de sa carrière, mon père avait un cabinet seul et c’est ma mère qui lui servait de secrétaire, d’où la machine à écrire. En 89, il s’associe à un collègue et ils prennent une secrétaire professionnelle, je peux donc récupérer la vieille machine à écrire.
 
Je l’installe donc dans ma chambre et c’est parti pour mon premier roman : Saphira. Une sorte de fantômette, dont le nom vient du fait que je trouvais très joli ce signe-là : §. Ça devenait donc le signe de miss Saphira. J’ai dû écrire dix pages et c’était bien mauvais. Outre le style, le « méchant » était désigné d’office, aucun intérêt. Après, j’ai un trou. En 4e, LE défi : la prof de français nous demande d’écrire un roman. J’en commence 50, je suis très inspirée, je rends finalement un truc dont j’ai oublié le titre, l’histoire d’un espèce de club des huit qui enquêtent sur un château hanté mais qui ne l’est pas, en fait, y a des méchants dedans qui font croire ça pour pas qu’on trouve leur repère. Délicieusement naïf. Tout écrit à la main (hé oui, la machine à écrire étant sans doute décédée lors du déménagement), j’ai récolté un petit 16. La prof a beaucoup aimé mon style et m’a dit que j’étais très douée pour les dialogues, pas trop pour les descriptions (c’est toujours le cas, je crois).
 
Ensuite, en seconde, j’écris un nouveau roman à la main, « super fliquette », ça s’appelait. Aujourd’hui, je trouve ça nul mais ma sœur avait adoré à l’époque, l’histoire d’une fille qui devient flic et qui mène une enquête. Déjà, à l’époque, j’aimais bien tuer mes personnages, près de la moitié sont morts. Gros défaut : outre le style, l’happy end pue : elle est trop parfaite. Les méchants sont arrêtés et l’héroïne conclue avec son partenaire, ils s’aiment, ils s’embrassent dans les vagues, que c’est beau ! Suite à ça, je récupère une nouvelle machine à écrire avec traitement de texte, un truc terrible : j’écris le texte qui défile sur un mini écran et quand je tape entrée, tout se tape : bonjour le bordel ! Le seul souci, c’est que je n’ai jamais réussi à entrer correctement les tabulations donc il manquait parfois quelques mots que j’écrivais à la main en marge (si c’est pas mignon). Là, j’entame un nouveau roman : Summerisland. Même travers que le précédent : les méchants ont tendance à mourir, mais à la fin, tout le monde il se marie, tout le monde il est heureux. Je l’ai relu il y a quelques années et je l’ai trouvé catastrophiquement guimauve. J’ai cependant découvert à ce moment-là les vertus curatives de l’écriture, je m’explique. Avril 1996, voilà, j’ai 16 ans, youpi. Le soir de mon anniversaire, on va dîner en ville avec un ami de mes parents de passage en ville, on fêtera mon anniversaire le lendemain, pas de soucis. Sauf que le lendemain matin, en se levant, mon père découvre que le fidèle cochon d’inde, celui qui a vécu 6 belles années est décédé de sa belle mort. Il faut dire que le pauvre, il était vraiment arrivé en fin de vie, son train arrière était paralysé et puis 6 ans, c’est vraiment vieux pour une bête pareille. Mais forcément, un animal qu’on a eu pendant 6 ans, on s’y attache. L’enterrement au fond du jardin est émouvant, on fête quand même mon anniversaire alors que j’en avais pas envie DU TOUT. L’après-midi, tristoune, je me pose devant ma machine à écrire et je tape, je tape. Ben mine de rien, ça m’a fait vachement du bien.
 
Mon premier « vrai » roman, celui que je n’ai pas brûlé pour pas qu’on le retrouve, c’est 1999 (écrit en 1998), une histoire d’anges et de fin du monde. Ecrit sur ma machine à écrire, je l’ai retapé récemment pour l’avoir en format numérique et j’en ai profité pour le réécrire, l’occasion de constater que mon style avait pas mal évolué. L’histoire des anges et tout ça, ça me plaît beaucoup (génération manga), j’en ai écrit trois sans qu’ils aient forcément des liens entre eux. Le deuxième, dont j’ai oublié le titre (faut dire que celui-ci et l’autre sur les anges, j’arrête pas de changer leur titre, ça me satisfait jamais), je l’ai fait lire à deux copines, l’une d’elles n’en a pas dormi de la nuit tellement je lui ai foutu la trouille ( ?). C’est là que je me suis rendue compte qu’entre l’auteur et ses lecteurs, on ne retient pas forcément la même chose. Moi, à la fin, j’étais malheureuse car mon héroïne meurt. Les filles étaient désolées car son mari se retrouvait tout seul. « Elle, c’était une connasse, c’était bien fait pour sa gueule ! ». Ah.
 
Aujourd’hui, j’ai 5 romans à mon actif. 3 sur les anges, un roman d’anticipation et un roman plus réaliste (que j’ai perdu, je crois…). Comment j’écris ? Au feeling total. Quand je commence un roman, j’ai le début et la fin, le but est d’arriver du premier à la dernière. Au fur et à mesure que j’écris, j’ai de nouvelles idées qui étoffent le roman. Parfois, j’ai une idée de roman juste à partir d’une scène que je veux écrire. Je suis inspirée par tout, surtout par mes rêves. Je fais des rêves particulièrement tordus mais y a toujours quelque chose à en retirer, je note ça dans mon cahier à idées. Parfois, une scène anodine m’inspire. Je me souviens, j’étais au tabac avec Guillaume 1er et je vois un mec remplir une grille de loto, la froisser et la jeter. Sur le coup, j’ai été tenté de récupérer la grille pour voir si le mec aurait gagné ou pas (oui, je suis un peu tordue comme fille). Et là, idée : je vais écrire une petite nouvelle sur un vieux qui passe sa journée au bar/tabac et qui ramasse toutes les grilles de loto non validées pour voir si la personne aurait gagné ou pas. J’aime bien inventer des gens bizarres. A une époque, je voulais créer un roman autour d’un mec persuadé que les pigeons sont des extraterrestres en train de nous envahir et il rencontre une fille qui vole les fleurs chez les fleuristes pour les replanter… Mais je sais pas encore ce qui peut leur arriver à ces gens-là. N’empêche que quand je vois une place envahie de pigeon, je pense à mon bonhomme.
 
Côté style, j’ai énormément évoluée, plus ou moins influencée par mes lectures. Au début, je faisais des phrases de trois mots, genre : elle frappa à la porte puis entra. Elle constata qu’il n’était pas là. Elle alla donc à la salle de bain et prit une douche. Pas brillant. Je crois que le déclic principal fut la découverte de Moravia, mon auteur préféré absolu. Moravia, c’est le genre de mec qui serait capable d’écrire une nouvelle sur un escargot qui se déplace avec brio. Quand je lis ses romans, j’ai tendance à vouloir ranger mon ordi et ne plus jamais y toucher. Mais je persévère car l’écriture, c’est mon loisir, c’est ma passion. C’est aussi pour ça que, quelque part, je n’ai pas envie d’envoyer mes « œuvres à un éditeur ». Si on me dit que c’est nul, je vais désespérer et laisser tomber. De façon générale, j’ai du mal à faire lire ce que j’écris, peur du jugement de l’autre, peur de décevoir… Guillaume a dû me harceler pour que j’accepte de lui faire lire ma prose… Qu’il n’a jamais fini de lire, d’ailleurs. Et puis, l’écriture, c’est mon exutoire. Quand je vais pas bien, j’écris, je poursuis mes histoires, je m’évade dans un monde qui n’est pas le mien et ça fait beaucoup de bien, mine de rien. Bon, du coup, j’ai tendance à un peu massacrer tous les personnages, le taux de mortalité d’un roman est d’à peu près un personnage sur deux (quoi qu’il y en a un, il doit en rester trois de vivants, à la fin). Mais c’est une technique d’écriture : il y a des personnages dont j’ai besoin au début mais qui m’encombrent à la fin… Ben, ils décèdent. Au fond, j’aime bien cette sensation d’être la maîtresse du destin de mes personnages. Ils naissent et meurent selon ce qui m’arrange, ils se reproduisent ou pas, réussissent dans leur entreprise ou pas… Je connais la finalité, elle est inéluctable même si, des fois, j’aimerais les sauver mais ça n’aurait pas de sens. Non parce qu’écrire la vie de quelqu’un pendant un an ou plus, on s’y attache et lui faire du mal, ce n’est pas très agréable. Mais je sais où je dois aller et je m’y tiens.
 
Mon œuvre majeure, je pense, c’est Technopolis, mon roman d’anticipation qui est prévu sur quatre volumes. L’histoire en très gros : Oceany, une jeun fille de 19 ans, naît en pleine 3e guerre mondiale. A la fin de la guerre, on regroupe ce qu’il reste de l’humanité (pas grand chose) dans une mégalopole hyper super technologique, Technopolis. Sauf que la petite Oceany, c’est une super révolutionnaire, elle va se rebeller contre le régime en place. Les quatre romans racontent donc la vie d’Oceany, de ses 19 ans à ses 40, je crois… Le premier volume faisait 266 pages word, le deuxième en est à 360 et j’en suis à la moitié, à peu près. Oceany, je l’aime beaucoup. Elle est chiante comme la pluie, totalement idéaliste mais au fond, elle et moi, on grandit ensemble même si ma vie est beaucoup plus calme que la sienne.
 
Pourquoi je raconte tout ça ? Parce qu’à partir de la semaine prochaine, le samedi, je publierai Technopolis, petit à petit. Au départ, j’avais eu l’idée d’écrire le roman des vingtenaires, mais au bout de six pages, j’en ai eu marre : raconter ma vie sur le coup, ok, mais presque un an plus tard, bof. L’idée était de réécrire un peu l’histoire de façon plus littéraire, en la modifiant quelque peu par moment, mais c’est chiant, je l’avoue, mon style en pâtissait. En gros, j’avais la sensation de réécrire les articles du blog, aucun intérêt pour personne donc poubelle. De toute façon, j’ai envie d’être connue par mon imagination, pas par mes actions.
 
Alors, voilà, à partir de la semaine prochaine, tu découvriras Technopolis. Ça me permettra de réécrire un peu l’histoire car depuis mes 19 ans, mon style a dû évoluer.
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39 réflexions au sujet de « Ecriture »

  1. tu écris bien, j’ai hate de lire ton roman…
    Au vue de ton style de fin d’histoire préférée, je te conseille la lecture du premier livre de Maxime Chattam , un français de 30 ans qui détrone des vieux polarmen américain… je n’en dis pas plus, sinon qu’il vaut mieux avoir un estomac bien accroché..

  2. > Au départ, j’avais eu l’idée d’écrire le roman des vingtenaires,
    > mais au bout de six pages, j’en ai eu marre

    Une fois que c’est « blogué » je ne crois pas que ce soit recyclable. Alors que le journal intime, tant qu’il reste personnel, se prête bien à des réécritures, il me semble. L’article qui a été lu par des dizaines ou centaines de personnes est comme une œuvre — bonne ou mauvaise — exposée en public. Il doit rester là, quitte à subir de temps en temps un petit coup de pinceau pour les retouches. 😉

  3. zibro dit :

    Alors vivement samedi prochain!!

    J’aime beaucoup ton style donc si l’histoire est sympa (le pitch me plait ben), je vais accrocher, c’est sûr!

    Pour moi l’écriture a toujours été un calvaire, mes rédactions avaient toujours du mal à atteindre le nombre de pages exigées… on ne peut pas être bon partout! 😉

    Bon week end à tous

  4. Grr dit :

    Oceany c’est un peu comme notre Arlette Laguiller mais en un peu moins ridicule.
    Sinon pour le scénario, je suis curieux de savoir comment l’humanité entière va se retrouver dans une même ville dirigée par des méchants-pas-beaux sans broncher.

  5. Je suis content que tu décide enfin de te soumettre à la vindict populaire!!!

    Moi j’ai lu une parti de Technopolis, et c’est très bon 😉

    Bisous moumour, et je le redis, je suis content…

  6. E. dit :

    Jveux pas faire ma parano mais tu devrais faire référencer ton roman quelque part genre un truc pour la protection d’auteurs parce que imagine ton roman plait bien à quelqu’un qui le recopie et dans quelques mois tu le retrouves en librarie… ça sera pas trop glop… :s

  7. Kikou Nina… Et bien j’ai une proposition à te faire… j’y pensais depuis un moment déjà, mais je n’osais pas (bon, rassures toi, ce n’est rien d’indécent)… ce post me permet de le faire… Voilà… Moi aussi j’écris, depuis pas mal de temps… Avec mon complice de presque toujours, nous avons écrit une pièce de théatre, un roman et des scénar… Il habite près de Paris et justement, il aurait besoin d’aide pour certains de ses scénarios, et je pense qu’il y en a un qui pourrait tout à fait te convenir… C’est très sérieux… Cela fait 8 ans qu’il bosse sur ces scénars… (il y a un cycle de 5). Le premier nous avions commencé, avec idée de tournage et tout, lorsque nous étions sur Toulouse au Mirail… Nous avons même effectué des repères, monté un dossier pour les projets défis jeunes, et tout, mais nous n’étions pas allés jusqu’au bout… manque de moyens et pas de contacts dans le milieu… Son rève est de pouvoir réaliser ce qu’il a écrit… Ses idées sont géniales. Donc, voilà, si cela te tente, et bien, tu as mon adresse mail… Je te ferai passer le lien de sa page free avec ses écrits… et je t’en parlerai davantage… Moi même, j’ai rempilé pour un autre scénar… lui se concentre sur les deux premiers… et le dernier. L’écriture d’un scénario pour un court métrage est quelque chose de particulier, mais comme moi, ce sont les dialogues sur lesquels j’ai du mal… Par contre, les descriptions, ça va… donc n’hésites pas si cela te tente…

  8. excellent, en cours de lecture de ta note en voyant que tu avais écris un roman d’anticipation je me disais que j’allais t’écrire un mail pour te demander de le lire et puis voeu exaucé à la fin de la note 🙂

    « C’est aussi pour ça que, quelque part, je n’ai pas envie d’envoyer mes « œuvres à un éditeur ». Si on me dit que c’est nul, je vais désespérer et laisser tomber. » il y en a qui n’osent mm pas coucher leurs idées sur papier, un peu pour les mm raisons, c’est encore pire !

    « Le premier volume faisait 266 pages word, le deuxième en est à 360 et j’en suis à la moitié, à peu près. » je reste bouche bée devant ta volubilité… j’espère que tu vas nous publier des gros morceaux à chaque fois ;D

  9. bien le bonjour.
    J’ai hâte de découvrir ce roman.
    Petite remarque sur le commentaire de Gloups, concernant l’auteur Maxim chattam.
    J’ai moi même lu ses 3 bouquins (je suis actuellement sur le 4eme)
    Et je vous les recommandes vivement et comme le dis gloups
    Le 1er (l’âme du mal) est vraiment excellent. Mais mon gros coup de coeur est le 2ème (In Tenebris) que je trouve vraiment génial.
    Franchement si vous aimez les thrillers. Jettez vous dessus.
    .@+
    Chris

  10. Laure dit :

    Bonsoir Nina,

    Depuis le temps que je lis ce blog en silence, il est temps de laisser un petit commentaire !

    Je me reconnais compkètement dans tes aventures, on a un peu les mêmes aventures et la même vision des choses.
    J’adore ton style, et en lisant cet article je ne peux que te souhaiter un vrai succès dans ton domaine, l’écriture. Je vois qu’on te propose déjà des projets !
    Que ce soit dans un journal, un magazine, un roman ou un scénario, je suis impatiente de lire la suite…

    Bonne chance !

    Une parisienne qui a eu sa soirée gâchée à cause de meetic 😉

  11. Berzerk dit :

    Nina > « Ca me rassure que tu me dises ça, Technopolis, c’est un peu mon bébé ! 🙂 D’ailleurs, si j’ai une fille, je l’appellerai Oceany. « 

    Là je crois que notre destin est scellé. J’ai toujours voulu appeler ma fille Océane.

    Le 12 Mars ça te va pour le mariage? Il faut que je commence à prévenir ma famille…

  12. Berzerk dit :

    Océane, Océanie, Oceany. Je propose de l’écrire phonétiquement en vietnamien, comme ça pas de dispute.

    Ah oui c’est vrai qu’il y a aussi la belle-famille. Il va peut-être falloir remettre ça au 2 avril, le temps que je fasse connaissance. 😉

  13. Berzerk dit :

    « Ouais, presque pour mon annif!! 😉 »

    Parfait!! Ca sera moins galère pour s’en rappeler pour notre anniversaire de mariage.

    « Je veux l’écrire Océanie, à la française! 😉 »

    Si pour un ‘i’ je t’ai pour la vie, j’accepte avec joie. 🙂

  14. Cool, j’ai hâte de lire ton roman. En plus, j’adore la science fiction, surtout quand ça fini mal, la fin du monde … Oui, je sais, je suis un peu, beaucoup, pessimiste quant à l’avenir de l’humanité. Mais peut-être que ton roman fini bien!
    De plus, je me reconnais quand tu dis que l’écriture est un éxutoire; mais mon problème c’est que j’écris principalement, voir uniquement, quand je vais mal! Il y a toute une période de ma vie (22-27 ans) où je n’ai aucune trace de mes états d’âmes et cela me manque. Mais quand j’écris je plonge dans les abysses de mon être et cela n’est pas toujours gaie. c’est pourquoi, quand je vais bien, je préfère rester à la surface 😉
    Kisses.

  15. écureuil dit :

    salut ! j’ai hate de te lire! j’adore ecrire aussi meme si je ne suis pas tres tres douée. Tu connais le nanowrimo? « national novel written monthly » ? en gros tu dois ecrire une histoire comme tu veux de plus de 50000 mot en un mois(tous les mois de novembre) c’est géant à faire! c un suoer defi! en plus on est ^plusieurs a le faire donc ca motive ! et j’ai rencontré d’autres ‘ecrivains’ à une rencontre sur paris, c’était géant… et puis c international tu peux lire le roman d’un mec en chine, au canada ou au japon (si tu connais la langue ou que c un anglais bien sur) ….si tu veux plus de détail contact moi.

  16. Marrant, j’ai écrit un article sur l’écriture cette semaine ou la semaine dernière sur mon blog, je ne sais plus.
    De mon côté, l’écriture est un passe-temps et un plaisr très intime. Mes écrits, je ne les montre à personne (ou presque). Juste une ou deux nouvelles mises en ligne et montrées à des proches.
    Le reste, mes délires de 50 pages ou plus, je ne les montre pas.
    Je crois que ce qui m’a fait le plus mal, c’est quand mon père a perdu le texte de 60 pages, début d’un roman, que j’avais commencé il y a deux ans. J’étais partie pour le continuer et hop ! Le fichier a disparu.
    Ce qui me fait rire, et certains comprendront pourquoi je dis ça, c’est que je l’avais appelé « L’épopée de Lili ». D’ailleur, depuis que j’écris, le personnage principal est presque toujours une fille nommée « Lili ».
    Des fois on se pose des questions 😉 (mais là encore, seuls deux-trois personnes comprendront).

  17. Ben Bradford dit :

    Le pb c’est quon peut avoir une bonne plume journalistique et être un pietre romancier. En tout cas, bravo pour n’avoir jamais succomb » à la tentation de te faire editer. Tu peux compter sur moi pour te dire sincerement si les aventures de ton Oceany sont de la merde ou passionnantes. Parce que respecter qq’un c’est aussi lui dire clairement ce qu’on en pense de lui. Entretemps, et pour revenir à la guimauve dont tu nous parlais je te glisse une replique de Love Actually  » Ne change rien, pour moi tu es parfaite. »

  18. Nina: « J’ai jamais écrit de scénarios… Enfin, si, un qu’on m’avait demandé mais j’avais pas fait l’écriture scénaristique, je l’avais fait sous forme de nouvelles donc ça peut peut-être poser problème, nan? Il a besoin de quoi comme genre d’aide, en fait? J’avoue que ça m’intéresse! 🙂 »
    Et bien écoutes, tu as mon adresse mail… Mon pote a écrit une sorte de précis de l’écriture scénaristique si tu veux… Je pourrais te faire passer cela… Je sais pas si tu es déjà venue faire un tour sur mon blog, mais tu peux y trouver deux de mes textes… et puis n’hésites pas à m’écrire un mail, je te ferai passer les liens et te donnerais des explications… et puis tu peux aussi me joindre via msn…

  19. Belle initiative et belle preuve de courage! Exposer quelque chose qui te tient autant à coeur, c’est chouette!
    Mais même remarque que E., fais gaffe aux droits d’auteur, n’en mets pas trop, sélectionne des extraits seulement, ou trouve une parade, des fois que quelqu’un veuille te le prendre…
    Bonne soirée!

  20. écureuil dit :

    bien sur qu’on peut ecrire en francais! je peux lire en anglais sans probleme mais ecrire un roman je l’aurai jamais fait!
    http://www.nanowrimo.org/ ca peux aider!! c le site officiel. je suis dedans d’ailleurs mais pas sous le pseudo d’écureuil!
    biz a toi nina.

  21. Gne wolfec’est un excellent auteur americain, fantasy et science fiction surtout. Il a un style de fous et ces scenars sont remarquablement bien monte…
    Quelque chose me dit que ca te plairait, je ne sais pas si on le trouve traduit en france…. et en anglais c’est pas tres tres accessible aux ptits francais…, enfin je ne connais pas ton niveau dans cet langue…

  22. C’est pas rentable ça ! A chaque fois, tu écris des articles qui me donnent envie de raconter ma vie ! Bientôt, y’aura les mêmes infos qu’ici que sur mon propre blog lol

    Bah ouais, prce que lire un peu les différents romans et scénarios que tu as écris, ainsi que ton expérience plus générale avec l’écriture et comment en est né l’envie, ça m’a donné envie d’en faire autant pour moi…

    Alors voilà, tant pis pour toi lol

    ***

    Ma Vie : Bonus Caché !!

    Aussi loin que je me souvienne dans mon passé, j’ai toujours aimé raconter des scénarios. Quand je jouais avec mes Chevaliers du Zodiaque, enfant, c’était pas pour refaire les scénarios existant ou me contenter de faire se battre mes personnages… non non, quand je jouais, j’inventer mes propres histoires…

    C’est d’ailleurs là que j’ai commencé mon premier « scénario », sous peu qu’on puisse appeler ça ainsi ce dont je vais parler lol Une bande dessinée des Chevaliers du Zodiaque, dessiné par mes soins (de façon catastrophique, bien entendu…). Ca n’a pas duré longtemps, c’était moche comme tout.

    Déjà à l’époque, les rédactions à l’école étaient mon sujet de prédilection. je me souviens avoir vu une parodie de Superman dans le Club Dorothée dans lequel le héros était un vrai gaffeur, et avoir écrit ce qu’on pourrait appeler avec une certaine ironie ma première fanfic où Superman affrontait ce type parce qu’il avait fait une gaffe qui le faisait passer bien involontairement pour un voleur…

    Le déclic sur le sens que devait prendre mes récits, c’est lorsque j’ai du écrire la suite d’un texte où des gamins allait voler des pommes dans un verger : on devait raconter qu’il se faisait attraper par le proprio. J’ai alors raconté que le proprio était super gentil gna gna, qu’il leur offrait à manger etc… et le jour des résultats, la prof nous annonce qu’on a tous raconté la même chose ! Moi qui pensait surprendre, je fus bien déçu.

    J’ai alors compris que je devais raconter des trucs bien sinistre pour toucher mon lectorat. A la rédaction suivante, on devait raconter un mec dont le beau père présentait son nouveau territoire, le territoire en question étant un lieu d’esclavage ! Bien entendu, tout mes camarades racontèrent comment le type se révoltait, hurlait que c’était degueulasse, et finalement se barrait. Moi, j’ai raconté comment, malgré un certain malaise, il se résignait en sachant qu’il n’y pouvait rien, et je ponctuais mon récit d’une descritpion d’un type fouetté avec une belle phrase incluant « la morsure du fouet sur son dos » qui plu énormément à mon prof (je sais plus en quelle classe j’étais, mais j’étais jeune… je devais être au début du collège, je pense…).

    Arrivé en 4ème, je commençais à développer un goût pour l’écriture de plus en plus fort, que je tentais d’exorciser par des BD, encore et toujours. Inspirées par les Comics Marvel, je cessais vite ces récits pour me consacrer à (ce qu’aujourd’hui j’appellerais) des fanfics de Dragon Ball Z. Je les écrivais en étude, à la fin de mes devoirs, et j’allais les lire à mes amis pendant la récré ! J’avais beaucoup de succés… d’ailleurs, certains de mes camarades dans ma propre classe les lisait pendant que j’écrivais les suivant !

    Plus tard, je tentai mon premier récit : « Magie Noire », mais finalement ça ressemblait plus à un synopsis qu’à un scénario. Par la suite, je décidais que puisque mon talent pour l’écrit était bien trop faible pour suffir à attirer l’attention, il me fallait donc créer une astuce pour attiser la curiosité.

    C’est ainsi que je créais Unknown Warriors. Des Guerriers se battent contre des vilains : ultra classique. Sauf qu’ils n’étaient pas les héros du récit. Le héros était un simple journaliste, qui suivait leurs exploits. Sur une base trés classique, j’avais réussi à développer un récit assez novateur qui, de nouveau, plu beaucoup à mes quelques (peu nombreux^^) lecteurs. Surtout que j’avais retenu la logique se « sombrosité » -> chaque épisode, les gentils tuaient les méchants… mais à chaque fois, pleins de gens mourraient, et le Big Boss volaient leurs âmes. Toujours dans l’optique de « vous avez vaincu 15 épisodes de méchants, ça a servit à rien ! » mais les gentils gagnent quand même à la fin.

    Puis vint LE roman de ma vie. Publié sur Internet, d’abord sur un site web Wanadoo avant de migrer quasi-définitivement sur Multimania, « Curse, la malédiction… » raconte l’histoire d’une médium qui rencontre un garçon dont elle n’arrive pas à lire l’avenir, lequel garçon a de aîles dans le dos (ce qu’elle ignore).

    Curse respecte toujours cette logique de « sombrosité » : le premier arc parle d’un gamin battu par son père, le 2ème de l’Ex de David (le héros ailé) qui revient foutre la merde dans son amitié naissante avec l’héroine (Sabrina) etc… les épisodes passent, pleins de persos meurrent, d’autres arrivent et à mes yeux aucun héros n’est irremplaçable : rien ne dit qu’ils seront encore vivant lors du final de la série !

    Aujourd’hui, j’aime toujours beaucoup écrire, même si j’ai peu de romans et/ou nouvelles à mon actif. Mais j’ai des idées à foisons, simplement je cherche toujours à écrire compliqué.

    Des nouveautés arriveront un jour, trop heureux que je suis de pouvoir coucher sur papier les idées qui germent en mon esprit.

    Quant à Curse, j’en suis à 28 épisodes, la fin programmée au 30ème…

    Thom…
    ps : dans le même genre, je suis modérateur d’un jeu de rôle St Seiya (les Chevaliers du Zodiaque, à nouveau !^^), et j’en écris tous les scénarios ! Quel retour aux sources, n’est-ce pas ?

  23. Rozbenny dit :

    C’est fou comme il suffit qu’une personne dise qu’elle écrit pour que d’autres se libèrent et avouent aussi leur crime : ils écrivent!!

    M’enfin !! C’est chouette que tu nous dévoiles une de tes oeuvres!

    Je me doute que le style ne doit pas être identique, surtout si l’oeuvre a déjà quelques temps, mais généralement ça c’est très subjectif, tout le monde ne cherchant pas la même chose dans tes écrits. Ne serait-ce que sur ton blog, en lisant les archives, ta façon de livrer tes choniques est différente. Mais j’avoue que j’aime bien le ton un peu hésitant que tu avais au début!!

  24. Rozbenny dit :

    « je n’ai pas envie d’envoyer mes « œuvres à un éditeur ». Si on me dit que c’est nul, je vais désespérer et laisser tomber »

    Je pense qu’une grande majorité des gens qui écrivent ont ce sentiment (moi également!!)

    C’est en écrivant un journal au lycée que j’ai franchit le pas, et que j’ai exposé mes idées à la partie du monde entier qui avait accès à ce journal… soit l’internat d’abord et le lycée ensuite !!!
    Mais pour tous les poèmes que j’ai pu écrire, mises à part les personnes à qui ‘ils étaient destinés, personne ne les a lu!!

    En tout cas, c’est génial ce que tu vas faire, tout plein d’encouragements et surtout profite tu temps que tu as pour écrire, car dès qu’on est plus étudiant…

    Poutous.

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