Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

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C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Vendredi 21 juillet 2006
Par Gauthier

Petit être de chair qui illumine ma vie à chacun de tes sourires, sache que je t’aime plus que tout sur cette Terre. Tu es si fragile, si petit, si tendre, si beau, tu es le soleil qui illumine ma vie et celle de ta mère.

On a attendu ta venue en paniquant, serions-nous faire ? Allons nous savoir nous occuper de ce petit bout ? Tant de questions que nous refusions de nous poser pendant que tu étais au chaud et que tu poussais tranquillement loin du tumulte de ce monde. Puis tu es venu, en avance, comme si tu étais pressé de vivre, pressé de nous rencontrer et de croquer la vie à pleine dent.

Aujourd’hui ça fait deux ans que tu es là. Deux ans déjà, que je n’ai pas vu passer, pour moi tu seras toujours ce petit bout de 2080g qu’une infirmière installa dans mes bras pour faire sa première sieste digestive alors que ta mère se remettait de ta venue au monde. Deux ans de bonheur, d’angoisse, de rire, de fatigue, de crise, de joie, d’émerveillement. Ton premier sourire, ton premier rire, le premier objet que tu as attrapé, les premiers pas que tu as faits tout chancelant, le premier mot que tu as prononcé, la première fois que tu m’as parlé au téléphone, la première fois que tu m’as appelé papa !

Je ne suis pas ton père, de façon biologique en tout cas. Mais tu ne le connaîtras sûrement jamais, enfin pas temps que tu ne seras pas assez grand pour aller sonner à sa porte, parce que lui ne veut pas te connaître pour le moment. Mais je suis là, je t’aime, je te regarde grandir, je t’aide à comprendre ce monde qui t’émerveille tous les jours. Je t’aime petit bout.

Un jour, ta maman va se marier et tu auras un papa à domicile qui t’aimera autant que moi, mais je serais toujours là, pas loin. Tu as un parrain pour faire tout ce que ta maman t’interdit de faire, pour partir en vacances, pour profiter encore plus de la vie. Tu es mon petit bonheur.

Un jour, j’aurai un fils ou une fille qui vivra avec moi, je l’aimerais de tout me cœur. Mais je ne cesserai jamais de t’aimer toi qui n’es pas avec moi tout le temps, toi qui a déjà une famille, toi
que je ne peux pas élever.

Alors je te souhaite un joyeux anniversaire, je te souhaite de continuer à grandir aussi bien, je te souhaite de profiter de la vie en étant en bonne santé. Tu es heureux petit homme, ça se voit, et je
continuerai à contribuer à ce bonheur à ma façon, à mon niveau. Un jour tu deviendras un homme, tu combleras de bonheur ta maman, tes grands parents, et moi-même, et à ce moment-là je regarderai par-dessus mon épaule et je serai fier de tout ce qu’on a accompli ensemble.

Je t’aime petit bout, continu de faire le bonheur de toutes les personnes qui t’entourent. Tu es la plus belle chose qui nous soit arrivée.
Mercredi 19 juillet 2006
Par Mister Big

La spécialité maison des vingtenaires, outre la brouette, bien entendu, semble être le mur. J’explique. Le mur, ce n’est pas qu’un ouvrage de maçonnerie, c’est aussi un style de vie. Comparons nos petites vies à un voyage en voiture. On roule, on roule, des fois on crève, des fois on fait des excès de vitesse, on a des pannes sèches, le moteur a des ratés, etc etc… Mais en ce qui concerne les étapes sentimentales de nos existences tourmentées, on parlera plutôt de « murs plantés au beau milieu de la route ». On est dans nos petites zautomobiles, peinards, on ne demande rien à personne, et là surgit un mur au beau milieu du chemin ! On le voit, on sait qu’on va se le manger, et qu’est-ce qu’on fait ? On freine des deux pieds ? Que nenni ! Bien au contraire ! On se dresse les deux pieds sur l’accélérateur et on tourne bien le volant histoire de pas le louper, ce mur ! Masochisme, quand tu nous tiens…


Et, scoop pour certains, questions d’habitude pour les autres, en ce moment, il y a une émergence aigue de murs dans le monde des vingtenaires ! Que ce soit, Gauthier, Nina, Océane, votre serviteur, etc… on est tous en train d’investir dans le parpaing !

Je viens d’avoir Océane au téléphone, et on en a justement déduit que la chanson de l’été 2006 des vingtenaires sera « Another Brick » !

 

Gauthier a ses « moumours », moi j’ai mon « mumur » en ce moment.

Il est beau comme un cœur, gentil comme pas permis (je viens de passer une semaine malade comme un chien et il a joué les garde malade à la perfection !), intelligent, fou juste ce qu’il faut pour que ça colle entre nous ; dans un lit, je ne dirai qu’une chose : perfect ! (et encore, il vous dira que je n’ai pas eu droit à tout l’étalage de ses talents ! L’inverse est vrai, aussi, d’ailleurs…), on passe des soirées entière à parler de tout et de rien (ça change du couple : « heu… on fait quoi ? » « ben… heu… » qui finit par légumer devant un film ou par baiser car il n’a rien à se dire !), il est hyperactif à sa façon, donc il passerait son temps à faire du rangement, la vaisselle, etc (un parfait petit homme d’intérieur !)… Je pourrais passer des paragraphes entiers pour vous dire à quel point il est parfait ! Alors, où sont les briques, me direz-vous ? Ben il faut que je tombe sur cette perle rare, ce petit diamant à l’état brut, juste maintenant, tandis que ce charmant polyglotte doit filer pour ses études en septembre à Londres pour 1 an ! Et quand je dis 1an, c’est bien 12 mois, pas une « année scolaire » qui démarre en octobre et qui finit en mai ! Pourquoi tant de haine ? Pourquoi mettre ce mec si parfait sur ma route si c’est pour me le retirer à peine rencontré ???

 

Je ne vous parlerai pas des murs de Gauthier, Nina et Océane (ce sont les premiers qui me viennent à l’esprit, là) car ce n’est pas à moi de le faire et parce qu’ils ont le droit de se planter dans l’intimité, mais on est au moins 4 à voir notre été partir en sucette à cause de ça !

Et surtout, tous autant qu’on est, on est conscients de foncer droit dans ces murs ! Faut-il y voir un côté masochiste ou est-ce plutôt un espoir, une croyance incontrôlable, qui nous pousse à « tenter le tout pour le tout » même si on est presque sur de se planter à l’arriver ? Au grand jeu des relations humaines, certains restent désespérément pessimistes et n’osent même plus prendre de risque. A quoi bon ? Encore se faire mal ? Encore mettre des mois à ramasser les morceaux de nos egos éparpillés par le dernier mec qui nous aura jeté ? Personnellement, je le vois, le mur, mais à quoi bon l’éviter ? Si jamais je braque, là, je passerai à côté, et après ? Des regrets… car même si on évite ce mur par anticipation, on en gardera que ça : « et si ça avait été le bon ?  Et si, malgré tout, je ne m’étais pas planté ? » et ça finirait par m’aigrir, me dessécher… Et nous sommes comme ça, chez les vingtenaires : masochistes de la vie ! Mieux vaut souffrir d’être vivants que ne pas souffrir mais ne pas tout à fait vivre…

Lundi 17 juillet 2006
Bon ça fait un petit moment que je ne me suis pas épanché sur vos épaules. Alors comme la blogo-thérapie a remplacé la psychothérapie, on va m’analyser un peu… Il y a quelque temps, j’ai fait la plus grosse connerie de ma vie (non je ne parle pas du fait de coucher avec un séropositif, j’ai fait pire, sisisisi j’en suis capable). Pour celles et ceux qui lisent mon blog, j’en ai parlé .

 

Pour les autres, petit cours de rattrapage. Flashback, nous voilà en 2001.

 

Gauthier est à l’université depuis deux ans, c’est le printemps, il vient de décider de mettre un terme à son analyse. L’analyse, c’est quelque chose de merveilleux, de confortable, mais bon quand la psy vous raconte ses problèmes de famille, c’est qu’il est temps de voler par vos propres ailes ! Je suis rassuré sur mon orientation sexuelle, sur ma normalité, sur mes envies, sur mes besoins, je peux donc me plonger à corps perdu dans cette grande aventure qu’est la vie.

 

Je me souviendrais toujours de cette phrase que j’ai eue lors de mon dernier rendez-vous d’analyse « Tout va bien pour moi, il ne me manque plus qu’un homme à aimer ! ». J’aurais mieux fait de m’arracher un bras… 27 mars 2001, minuit passé, le téléphone sonne, je sors d’un spectacle au Zénith :

 

- Salut Gauthier, je vais chercher un mec pour aller boire un verre, tu viens?


- Dis donc toi, t’es pas maqué et fidèle ? Tu te fous de moi ? Fais demi-tour de suite, sinon je t’étripe ! (j’avais passé le week-end à l’écouter me parler de son merveilleux, son sublimissime mec dont il était éperdument amoureux, et il s’apprêtait à le tromper ? En me prenant pour couverture ? Mais ça va pas non ?)

- Allez, viens avec moi, comme ça je serai sage…

- Non, je rentre me coucher et toi aussi !

- Putain, je le vois, il est trop trop trop beau, viens de suite, c’est un ordre !

- Mais… (et il me raccroche au nez)

 

J’avais 19 ans, je croyais encore au principe de fidélité et d’amitié, je décide donc d’aller jouer les chaperons alors que je n’avais pas dormi plus de 4h dans la semaine. J’arrive dans notre bar, et je le vois. Nom de dieu… Mais il avait raison, il est trop beau ! En disant bonjour à mon pote, je lui annonce qu’il n’a pas de soucis à se faire, je repars avec le beau gosse, et lui il se masturbera en pensant à nos ébats, comme ça pas d’infidélité (je suis sympa comme pote, non ?).

 

Je fais connaissance avec le bellâtre, il se fait draguer par tous les mecs présents, je suis on ne peut plus pressant pour marquer mon territoire. Là je me souviendrais toujours de ce que m’a dit mon pote en le regardant :

- Ok là il est parfait, mais c’est le genre de mec, à 22/23 ans, qui aura du bide 
- Mais je m’en fou complètement de sa gueule dans 4 ans, je l’encule ce soir, et on en parle plus !
 

Mais on fond de moi ça ne se passait pas aussi bien. Il me sourit, je suis aux anges, il parle à un mec qui lui touche le bras, j’ai envie de tuer tout le monde. Mais pourquoi je réagis comme ça ? J’ai autant de mecs que je veux, et même plus, mais c’est celui-là que je veux. Un coup de foudre ? En tout cas, ça y ressemble…

 

On se sépare, je lui propose de prendre mon num, il est nouveau, on a le même âge, je lui propose d’être son guide dans la jungle de pédé-land. Il refuse poliment. Je suis tout triste quand je rentre chez moi… Je sais que je le reverrais jamais, j’insiste alors auprès de mon pote pour qu’il me file son tel, son mail, n’importe quoi qui me permette de le retrouver, mais ce gros chacal refuse, normal il veut se le faire…

 

Deux semaines plus tard, je me console dans les bras d’un autre homme depuis quelques jours, je suis sur le net. Un garçon vient me parler, c’est lui ! Putain je le crois pas ! Je le lâche pas, sur le net je suis beaucoup plus direct :

 - Tu m’as fait très forte impression, pourquoi tu as refusé mon numéro ?

- Je ne sais pas quelles sont tes intentions, et ça me gênait…

- Alors je vais te le dire : tu m’épouses quand ?

 - 

S’en suivent des heures de dials, des coups de fils interminables, et enfin, le grand rendez-vous, le 29 avril (il m’aura fait courir celui-là !). On se fait un resto, on boit un verre, Lucie nous rejoint, on va en boîte, et enfin il se décide à m’embrasser. Grand moment épique ça aussi. Ça faisait quelques heures que je tendais des perches, et toutes sont passées au dessus, je commençais à me résigner, quand enfin, lâchant un merveilleux « tip top moumoute ! » il se jette sur mes lèvres ! Oui bon ok, ça mérite une explication. Cette expression débile, on la sortait tout le temps, et on l’a dite peut-être 200 fois dans la soirée, à un moment, je dis sur la piste de danse « alors les boîtes à pédés tu en penses quoi ? », réponse de l’intéressé « tip top moumoute ! »… Mais je vous jure que c’était vachement mignon sur le coup, bon ok il faut être moi pour voir le romantisme dans cette scène, mais bon… Bref, la suite est censurée, on s’est mutuellement violé sur les banquettes, Lucie a dû nous rappeler à l’ordre !

 

S’en est suivie une année très mouvementée. Deux fois je pris mon envol, une fois il fit ses bagages. J’avais peur, je pense, d’un amour possible, à 20 ans, on ne se rend pas compte. Et lui aussi ne savait pas comment gérer tout ça. On s’est fait du mal, je l’ai trompé (lui je ne sais pas, et je ne veux pas savoir). Et je suis toujours amoureux de lui, quatre ans après qu’il m’ait brisé le cœur.

 

Il a été le seul que j’ai vraiment présenté à mes parents (comprenez, le seul que j’ai invité à manger chez eux, ceux que ma mère croisait à mon bras à Carrefour, ça compte pas !), il était là pour mes 20 ans lors de mon coming-out définitif devant tous mes amis, il était là quand j’ai pris mon premier appartement, il est le seul garçon avec qui je suis parti en week-end, il est le seul que j’ai jamais aimé. Et je suis incapable de passer à autre chose. Pourquoi ?

 

Il m’a fui pendant 4 ans, et le mois dernier, on va boire un verre ensemble, comme on le fait deux fois par an à peu près, pour se raconter nos vies. Je reste dormir chez lui parce que j’ai loupé le dernier métro, et du coup on a le temps de parler, et surtout aucun des deux ne peut s’enfuir. Et là il vide son sac, pourquoi a-t-il gardé tout ça pour lui pendant quatre ans ? Pour pas me faire souffrir, mais surtout pour pas se faire souffrir, ne pas en parler ça aide à se persuader que c’est faux.

 

Résultats des courses : je l’aime, je veux revenir avec lui (de mon côté, vous remarquez que c’est plutôt clair !). Il a des sentiments pour moi, il n’arrive pas à passer à autre chose, les autres garçons ne l’intéressent pas, il ne se voit pas passer sa vie en couple, mais si ça doit se faire ça ne peut-être qu’avec moi, il a envie de vivre de façon plus consumériste (comme moi en gros : boire, sortir, baiser…), mais il en est incapable, mais il ne veut pas se mettre en couple pour la vie sans avoir fait ça avant, mais il ne sait pas si ça va marcher, mais il ne veut pas me faire souffrir, mais de toute façon il faut réessayer quand même sinon on ne s’en sortira pas, mais après bon dans 5 ans quand il va vouloir partir vivre en province moi je ne voudrais jamais le suivre, et puis il aime pas les chats, et puis il ne l’a toujours pas dit à sa mère (qu’il était pédé, pas qu’il aimait pas les chats, c’est bon vous suivez ?), et puis je suis grand, brun, avec une bonne situation en devenir, et puis je suis beau, et puis il m’embrasse et me demande de le serrer fort dans ses bras toute la nuit…

 

Vous avez compris quelque chose vous ? Moi j’ai du mal… Là il est parti en vacances, je vais passer deux mois sans le voir. La seule chose que je lui ai demandé, enfin les deux choses en fait, me donner des nouvelles, et répondre quand je l’appelle ou me rappeler dans les heures qui suivent, et ne pas me dire s’il touche un autre mec. Et on fait le point en septembre.

 

On s’est déjà engueulé parce qu’il me laisse 4 jours sans nouvelles (quoi psychopathe ? mais c’est juste que j’aime qu’on me réponde, surtout lui d’ailleurs), donc j’ai explosé, il m’a répondu « c’est comme ça et puis c’est tout ! ». J’ai pris ça pour un « tu m’saoule, bye ! », mais en fait pas du tout, il compte bien reprendre en septembre, sans me donner de nouvelles pendant deux mois.

 

Et je fais quoi moi ? J’ai pris une grande décision : je bois, je sors, je couche avec tout ce qui bouge, et si je suis encore en vie en septembre, il n’aura qu’à m’épouser, mais je garanti pas la gueule de la marié après 2 mois de débauche non-stop…

 

Programme du week end : trouver de la coc, trouver un mec, puis un autre, puis un autre… Vais pas me laisser emmerder parce que je suis amoureux d’un connard égoïste non ?

 
 

Gauthier part en vrille.

 

PS : selon lui l’égoïste dans l’histoire, c’est moi… ça s’annonce mal cette histoire !

PPS : Nina et moi en ce moment on a un grand délire sur les murs, vous savez ces murs qu’on voit arriver de loin, mais on fonce quand même dedans en dansant et en chantant. Heureusement que les copains sont là pour nous ramasser après. Donc là je fonce clairement dans un mur, nous sommes d’accord. Et hier j’ai acheté un tee-shirt « Keep off wall », ce qui signifie d’après un pote bilingue « Evitez le mur » ! Faut vraiment que je me remette à l’anglais…

Mardi 11 juillet 2006
Par Mister Big


Non, non, je ne vais pas vous pondre un « antisocial, tu perds ton sang-froid ! »… Je ne suis pas là pour faire de la politique de bas étages, y’a des gens bourrés de diplômes dans ce domaine et qui sont déjà pas fichus de le faire…

Je préfèrerais vous parler d’une race en perpétuelle voix d’extension exponentielle : le con. Le con, on en connait tous, on en a tous dans notre entourage… Le con, c’est l’essence même de l’humanité. Ma merveilleuse vie m’a mené à travailler dans la grande distribution (ben ouais : c’est bien mignon la vie de bohème, mais ça paye pas les factures !), et c’est dans ce microcosme social que j’ai été mis en contact direct avec cette sous-espèce humaine… Tous les jours, depuis un an, je vois du con à longueur de journée. La première moitié n’a pas compris que la réponse à « bonjour » était tout simplement un autre « bonjour » et croit que « je regarde » est un échange équivalent… Maintenant, je leur réponds « je vous ai juste dit bonjour, ce n’est pas une obligation d’achat »... enfin, ça, c’est les bons jours, ceux où je n’ai pas envie de les étriper et de me faire des lacets avec leur intestins… La seconde moitié ne répond même pas ! Et là, devant tant d’indifférence, j’engage la conversation avec ma balance, au cas où ce cher et tendre client ait cru que je m’adressais au mobilier plutôt qu’au seul et unique pequenot trainant devant mon rayon… Certes, il reste quelques individus polis sur Terre, qui me renvoie le bonjour, mais ce n’est malheureusement qu’une infime partie…

Devant tant de grâce et d’échange relationnel fructueux, le Mister Big moyen se dit : « bon, maintenant, j’ai tout payé : l’appart, les meubles, le PC, le séjour à Paris chez Gauthier pendant la première quinzaine d’aout (si ça c’est pas de l’annonce en avant première !!!), etc etc… et si je me trouvais un travail mieux que ça. Car « ça », c’est quand même 6 jours de boulot sur 7 et une semaine de congés sur un an et demi ! Donc le Mister Big a légèrement tendance à devenir asocial… Je vais m’aigrir, si ça continue comme… (Gauthier, si tu me dis que « maigrir, ça te ferait du bien », je te tue et je mets la photo de tes bourrelets sur le blog !!!).

Et là, Ô providence, un ami me parle d’une de ses connaissances qui cherche un employé pour sa boutique ! Ni une, ni deux, je saute sur mon téléphone, j’appelle ladite connaissance, et je m’assure d’avoir la place. Un entretient informel à la boutique, et hop ! Me voilà embauché pour le 1er septembre !

Aurais-je le cul bordé de nouille ? (tout le monde connait cette expression, mais de la voir écrit, ça fait bizarre, non ?) Oui, car je laisse un boulot de merde dans un magasin de merde pour un salaire de misère et des horaires de fou. Mais, fallait bien qu’il arrive, ce mais, je ne vais pas être mieux payé et moins bosser pour rien : je vais officiellement pouvoir sortir en soirée « je fais quoi dans la vie ? je vends des bites en plastiques ! » J’attends les prochaines réunions de famille avec impatience… ! Hé oui, je vais devenir vendeur dans un sex-shop ! Boulot supra-peinard, salaire beaucoup plus motivant, 3 jours de repos/semaine, que demande le peuple ? Ok, je vais en voir des vertes et des pas mûres, mais je pense que ce boulot va « m’aérer » plus qu’un peu ! Puis là, les clients me feront beaucoup moins chier !

Donc, à partir du moins de septembre, je vais pouvoir vous faire la rubrique « sortie DVD du mois » sur le blog pour vous commenter le film porno du moment… ! Bien sur, il y aura aussi une newsletter sur les accessoires diverses et variés qui fleurissent à longueur d’année…

Vendredi 23 juin 2006

Par Gauthier


Bon je vous avais promis un article pour raconter mon week-end de débauche, c’est parti !

 
 
Ingrédients :
85 kg de Gauthier
15 litres de Vodka
15 litres de Champagne
1 bonbonne de coca
6 paquets de cigarettes
2 paires de draps
1 boite d’anxiolitiques
6 préservatifs
2 hommes (pédésexuels si possible)
1 tonne de figurants
1 mère de Gauthier
1 meilleure amie
1 plan « craka-miaou »
1 ami toulousain de passage
1 boite de nuit pédé
1 taxi
1 abonnement RATP
1 CB avec découvert autorisé
 

Laissez mariner le Gauthier dans une longue semaine de travail bien monotone, saupoudrez d’une pointe de manque de sexe et d’alcool et réservez jusqu’au Vendredi.

 

Pendant ce temps, faites monter à Paris 1 ami toulousain de passage pour le week-end. Prévenez le Gauthier 2 h avant qu’il est en galère de logement, et qu’il doit s’incruster pour la nuit. Sortez le Gauthier de sa marinade de boulot et faites lui faire le ménage du sol au plafond dans son appartement, attention, vous avez 2h pour que tout soit nickel !

 

Mélangez le Gauthier et l’ami toulousain de passage pendant une soirée, laissez reposer les médisances qu’il en ressort, et savourez ce grand moment langue-de-pute !

 

Le samedi, laissez partir l’ami toulousain de passage, pour qu’il puisse préparer son oral de Lundi. Pendant ce temps, envoyez le Gauthier (sans l’avoir nourri), avec 1 meilleure amie à un apéro blogueur à 15h. Installez tout le monde dans l’herbe, en ayant pris soin d’habiller le Gauthier avec un panta-court blanc ! Puis réservez dans un bar, arrosez généreusement de vodka. Il est 18h30, le Gauthier et la Meilleure amie sont fin saoules, vous avez 1h30 pour les amener en banlieue sud (option tiers-monde) pour le reste de la soirée.

 

Pendant ce temps, faites faire des galipettes sexuelles à l’ami toulousain de passage. Reproduisez l’expérience pour qu’il est une heure de retard à son rdv avec le Gauthier et la meilleure amie. Réservez dans un RER B préchauffé à 45°C, laissez cuire 30 min.

 

Démoulez le tout dans le 94. Et servez dans une soirée taffioles. Vous aurez pris le soin de n’inviter que des homos entre 15 et 30 ans, surchauffés sexuellement, et relativement alcooliques. Remarquez la gêne (relative et très passagère), de la meilleure amie, quand elle s’aperçoit qu’elle est la seule vaginalement équipée de la soirée.

 

Arrosez généreusement de vodka et de champagne jusqu’à 3h du matin. Faites monter l’excitation en créant des couples qui forniquent dans les buissons, sur les bancs, dans les chambres, sur le canapé, dans la salle de bain… Pensez à arroser régulièrement pour ne pas risquer de laisser le Gauthier se dessécher, puis laissez le parler. Remarquez à quel point il bave sur le plan « craka-miaou » qui l’a invité à cette soirée. Souvenez vous que ce plan faillit se concrétiser, il y a 3 ans, et marrez-vous en sachant que le Gauthier va ronger son frein toute la soirée. Admirez avec quelle dextérité il hurle à qui veut l’entendre qu’il a fait une trithérapie préventive, il y a quelques semaines. Admirez enfin sa classe quand il vomit pendant 15 min dans les chiottes.

 

Envoyez la meilleure amie, l’ami toulousain, et le Gauthier prendre un bus de nuit pour rentrer. Mais pensez préalablement à laisser un message de sa mère sur son répondeur (message déposé impérativement après minuit). Installez le Gauthier sur un trottoir avec son téléphone pour qu’il écoute le message de sa mère, et réservez le temps que les autres en aient marre de l’attendre et qu’ils partent sans lui.

 

Prenez une CB (celle du Gauthier de préférence), et renvoyez le Gauthier demander au plan « craka-miaou » d’appeler un taxi pour lui (parce qu’il ne sait plus comment fonctionne son tel). Réservez sur le trottoir le temps que le taxi arrive, saupoudrez d’un vomi dans le caniveau.

 

Livrez un taxi incapable de rejoindre Paris avant que ça ne coûte 35€, et déposez le Gauthier dans une boite de nuit pédé. Arrosez de champagne, et réservez jusqu’à l’ouverture du métro. Admirez comment le Gauthier se ridiculise devant tout le monde en se cassant la gueule, et déclarant son amour à son ex-plan cul débile, ou à son ex-plan cul chéri. Notez que le Gauthier ne remettra plus jamais les pieds dans cette boite de toute sa vie.

 

Laissez mariner le Gauthier dans sa confusion mentale, et servir sur à un plateau à un homme en manque (mais alors très en manque) de sexe. Faire sortir le Gauthier de la boite, et le ramener chez lui, mettre sur la route de l’homme en manque « besoin d’aide ? », « je ne sais plus où j’habite », « je t’accompagne ».

 

Réservez dans un métro plein d’odeurs suspectes. Observez le self-control du Gauthier qui refuse de vomir en public, et qui ignore (oublie ?) l’homme qui l’accompagne. Servez le couple dans un appartement surchauffé, et mélangez jusqu’au coma éthylique. Remarquez la tête du Gauthier au réveil quand il se rend compte qu’il a enculé un métis toute la journée (grande première). Sortez du lit à 16h, lavez, et virez l’homme sans avoir oublié d’avoir regardé sa carte d’identité pour vérifier son âge et son nom (le Gauthier est encore saoul, mais il n’aime pas qu’on lui mente, il aime avoir raison, mais comme il est encore saoul il se fait piquer « Tu as regardé ma carte d’identité ? » « Non, tu me l’as dit hier soir… »).

 

Laissez reposer le Gauthier 2h devant Internet, puis faites sonner son tel. 7h48 lui propose un repas avec son petit frère et Nina. Faites enfiler au Gauthier un panta-court blanc (le même, mais taché, il ne s’en apercevra qu’une fois arrivé à destination), et envoyez le dans le Marais. Remarquez sa démarche chaloupée (les claquettes c’est pas fait pour marcher quand on est bourré de la veille). Réservez le groupe d’épave dans un resto rose, et arrosez de vodka et de bouffe grasse. Remarquez que le Gauthier ne peut s’empêcher de s’enfiler 4 litres de coca à la minute : la cuite, ça dessèche… Ecoutez la conversation, tout le monde flotte encore dans ses vapeurs d’alcool, la vie est triste (belle ? simple ? on s’en fout, on ne se rend plus compte là…)

 

Pendant ce temps, préparez la vengeance divine. Les intestins du Gauthier lui rappelleront ainsi qu’il n’a plus 20 ans. Et observez avec quelle dextérité il traverse deux arrondissements en courant pour ne pas salir son panta-court (encore blanc ?). La malédiction de la chiasse post-cuite sera t elle fatale ou pas ?

 

Réservez aux toilettes pendant 40 min. Admirez le talent du Gauthier qui a réussi son défi divin. Ensuite mettez la viande dans le torchon. Mais avant, changez les draps maculés des restes de la journée (non ce n’est pas du sperme, non ce n’est pas du vomi… Vous avez trouvé ? Maintenant vous pouvez vomir ;) )

 

Faites sonner le réveil à 8h, et plongez le Gauthier dans une nouvelle semaine de monotonie anxiolisée. Laissez mariner jusqu’à la Gay Pride.

 

Vous obtenez une magnifique régression marinée dans son jus de vodka et de sperme vomitif, à servir chaud avec un bon champagne lexomilé.

 

Ps : relisez les ingrédients, quelque chose doit vous choquer, allez, je vous mets sur la voie, il s’agit du nombre d’hommes. Ça vous parle ? Oui, le Gauthier a eu un homme dont il n’est pas fait mention dans cette recette… Les paris sont ouverts… (qui, quand, où, comment, pourquoi…). La réponse quand j’en aurai envie ;)

 
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