C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Quand on est chômeur, pour les autres, par définition, on n’a rien à faire. Enfin, rien n’est moins faux parce que chercher du boulot, ça prend du temps, beaucoup. Non mais c’est vrai, il faut tenir son CV à jour, écrire les lettres de motivation, trouver les adresses des recruteurs, envoyer nos candidatures (surtout pas de mails groupés, ça ne ferait quand même pas sérieux), consulter les annonces et y répondre. Et pas trop s’éloigner de l’ordi pour être dans les premiers à répondre à la dite annonce. Mais comme on est au chômage, on n’a pas d’horaires. Si on doit déjeuner avec des ami(e)s, c’est nous qui nous déplaçons. Normal, normal. Puis l’avantage, c’est que ça nous aère. Parce que, pour ma part, mon taff, je le cherche chez moi, je passe la journée sur mon ordi à ne voir personne donc dès que je peux avoir un semblant de vie sociale, je profite.
Mais du coup, j’en viens à culpabiliser. Bon, quand c’est un déjeuner, je pars vers 11h30 de chez moi, je peux revenir vers 14h30-15h, ça laisse encore beaucoup de temps pour chercher du travail. Mais parfois, je prends un après-midi pour voir quelqu’un, aller au cinéma, lire ou faire des courses autres qu’alimentaires. Et je culpabilise un peu. Non mais c’est vrai, je cherche du taff, j’ai pas le temps de glander, je le ferai quand j’aurai un boulot et que je prendrai mes RTT. Non parce que le cinéma, le verre au café, tout ça, ce n’est pas précisément gratuit. Or je vis grâce aux sous que me donnent mes parents et ils m’entretiennent pas pour que je glande.
Pourtant et pourtant, il faut se ménager des temps de détente. Oui, chercher du boulot, c’est du plein temps mais faut savoir sortir un peu le nez de ses recherches. Sur une centaine de mails que j’ai envoyés en quelques jours, je n’ai eu que 4 réponses (c’est déjà pas mal, me direz-vous, je le concède). Quand j’ouvre ma boîte mail, mon cœur bat la chamade, je n’ai qu’une peur : qu’elle soit vide. Ou alors qu’elle soit pleine de mails non délivrés destinés à la base à des gentils rédac chefs. Je sais, c’est un peu curieux comme réaction. Mais la recherche d’emploi peut vite être décourageante, quand on fait la comparaison entre mails envoyés (beaucoup), réponses reçues (carrément moins) et entretiens obtenus (là, on les compte sur les doigts de la main). Parfois, je traîne sur les forums de journalistes comme ceux sur categorynet et c’est hyper angoissant. « Moi, j’ai fait une école supra reconnue, ça fait 10 ans que je suis pigiste et que j’ai du mal à joindre les deux bouts ». Dès que je lis ça, ça donne une grosse envie de baisser les bras. Sauf que moi, je suis journaliste et c’est tout, c’est ce que je veux faire, je peux pas renoncer comme ça. Bref, tout ça est fortement anxiogène et non, je ne suis pas quelqu’un de particulièrement anxieux ou stressé. Or comment chercher efficacement du travail si on est dans une espèce de cercle vicieux qui fait qu’à l’arrivée, on se sent une merde ?
Il est donc important de se ménager des plages détente de temps en temps. Après tout, un cinéma, ça ne dure que 2 à 3h. Refaire le monde avec un(e) ami(e), ça redonne le sourire et foi en l’avenir. Même si c’est stérile et qu’on ne fera rien changer, on s’en fout. Et puis quand on passe l’après-midi à parler de tout et de rien mais surtout d’actualité, ça donne la sensation d’être intelligent. Ca ouvre les écoutilles et c’est important car rien n’est pire que de fonctionner en circuit fermé. Après, bien sûr, tout est question de modération, je m’offre pas un après-midi détente tous les jours non plus. Mais une fois par semaine, c’est déjà bien.
Octobre 2005, me voici diplômée, je passe donc du statut d’étudiante à celui de chômeuse. Sauf que ça ne va pas durer, ai-je décidé. Donc je ne passerai pas par la case ANPE/Assedics, non, non, non ! Ma grande naïveté me perdra. 4 mois plus tard, la mort dans l’âme, je finis par me connecter sur le site des assedics et c’est parti, je m’inscris. Je ne me doutais pas alors que je pénétrais dans un univers à vous rendre fou.
Je m’inscris, donc. En fait, au départ, j’appelle une dame qui m’explique que je m’inscris sur le net et c’est fini, je reçois tout par la Poste ensuite et tout va bien, merci. Je lui demande au passage s’ils délivrent des conventions de stage, on me répond oui. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Quand je vous le dis que je suis naïve. Premier accroc : je ne reçois pas les papiers. Inscription + 15 jours, je finis par appeler. Je n’ai guère d’estime pour les services de la Poste (j’ai bossé pour eux, je sais de quoi je parle) mais 15 jours pour une lettre dans un même département, même en début d’année, ce n’est pas normal. Donc, j’appelle :
Quelques jours plus tard, je les reçois et je comprends, l’adresse n’est pas la bonne puisque mon numéro a le malheur d’avoir un « bis ». J’ouvre et je constate que je suis priée de prendre rendez-vous avec l’ANPE avant le 10. On est le 17. Je prends rendez-vous avec l’ANPE, rendez-vous pris fin janvier. Bon, voilà, ça roule. Naïve moi.
Le jour dit, me voici à l’ANPE, face à une dame qui rentre consciencieusement mon dossier tout en commentant mon CV. Elle trouve bien que j’ai déjà eu deux entretiens, moi, cette information me fait flipper. Deux en quatre mois, c’est pas brillant ! Pendant qu’elle remplit mon dossier, je lui explique que j’ai besoin d’une convention de stage car je viens d’en trouver un de trois mois dans un grand groupe Internet. Là, j’ai réveillé la bête.
« Non mais attention, on donne pas de conventions comme ça ! C’est quoi ce stage ?
- Ben un stage de journaliste [comme si j’allais faire un stage d’esthéticienne…]
- Ah mais l’ANPE ne donne des conventions de stage que si le stage est suivi d’un CDD d’au moins 6 mois ».
C’est une blague ? Je veux pas dire mais si une entreprise compte m’embaucher, elle me prend direct en CDD ou CDI, pas en stage ! Conclusion : oui, techniquement, l’ANPE distribue des conventions de stage mais dans les faits, si elle en donne deux par an, c’est le bout du monde. Du coup, mon stage me passe sous le nez.
Deux mois plus tard, second rendez-vous. Oui, les rendez-vous mensuels, c’est un mythe. Je me retrouve face à une dame qui sera mon conseiller référent. Cool, on va pouvoir avancer. Naïve, moi. Il faut savoir qu’un rendez-vous de ce genre dure 30 minutes. Ma nouvelle conseillère commence par rentrer mon dossier sur l’ordinateur. Mais… euh… on l’a déjà fait la dernière fois, ça… Bon, je me démonte pas.
- Et comment on fait pour trouver du travail dans votre branche ? »
Je regarde autour de moi : non, il n’y a aucune caméra cachée… Elle n’arrête pas de me dire d’aller à l’APEC jeunes diplômés, elle prend 5 bonnes minutes pour m’expliquer comment y aller, des fois que mappy ne serait pas mon ami. Je veux bien y aller moi mais j’ai des questions. Mais elle s’en fout de mes questions, j’ai qu’à les poser à l’APEC. Ok, elle me file un nouveau rendez-vous un mois et demi plus tard, je repars un peu furieuse : c’est pas qu’une demi-heure, ce soit beaucoup mais franchement, j’aurais su, je serais pas venue.
Le jour du dit rendez-vous, je n’y vais pas car je suis en emploi mais j’avoue que j’oublie totalement de prévenir. Et je ne reçois aucun courrier à ce sujet. En somme, le rendez-vous me paraît totalement fictif, ce qui m’étonne pas vu que Mme la conseillère n’arrivait pas à s’en sortir avec son ordi. Un mois plus tard, je reçois un courrier « Melle Bartoldi, vous avez rendez-vous avec M. Bidule à l’ANPE d’une ville-qui-n’est-pas-la-mienne ». Hein ? J’appelle.
- Non, il n’a pas encore été fait, c’est pour une association en attente du récépissé de la préfecture.
Et c’est la dernière fois que j’ai entendu parler de l’ANPE. Après ce rendez-vous manqué, j’ai été virée des assedics, je me suis réinscrite aussi sec et… rien. Je suis inscrite et c’est tout, on ne me demande plus rien, si ce n’est de pointer tous les mois. Ce que j’oublie à peu près systématiquement, j’avoue, mais vu que je ne touche aucune allocation chômage, ce n’est pas bien dramatique.
Bref, en conclusion de ce petit chapitre, notez : si en journalisme, du travail tu veux trouver, l’ANPE tu dois oublier.
Voici un article qui paraîtra superficiel de prime abord mais je suis sûre que je vais vous convaincre. Le but d’un envoi massif de candidatures est d’obtenir un entretien. Mais quand celui-ci survient, il faut s’y préparer.
Il y a donc 9 mois, j’ai deux entretiens pour la même boîte. Mercredi, 15h, je commence à me préparer. Quelle tenue ? Un tailleur, of course. J’avoue que j’aime bien les pantalons tailleurs déjà, à la base, là, suffit juste d’y adjoindre la veste et c’est parti. Alors devant ma penderie, je prends mon tailleur-pantalon fétiche noir à rayures blanches. Fétiche parce que j’y suis bien dedans, je peux bouger sans soucis. Avec ceci, que mettre ? Mon haut rose fuschia avec un peu de dentelle au col. Suicidaire ? Non, stratégique. Sans décolleté (pour pas qu’on croit que je joue sur mes atouts physiques pour réussir), il réhausse la sobriété de ma tenue tout en y mettant une touche de féminité. J’avoue que j’aime le rose et les hauts colorés, ça égaie et en plus, ça donne bonne mine. Ça montre que je ne suis pas du genre à me cacher, à être tellement discrète qu’on ne me voit même pas. Non, ce n’est pas le genre de la maison. De toute façon, en entretien, je suis 100% naturelle : enthousiaste, souriante et dynamique. Et puis je postule à un poste de journaliste/rédactrice, pas pour être hôtesse d’accueil dans une entreprise de pompes funèbres. Un journaliste, c’est tout de même quelqu’un qui ose : ose interpeller des gens dans la rue pour des micro-trottoirs, ose décrocher son téléphone pour solliciter des entretiens, ose mobiliser son réseau pour trouver le bon interlocuteur… Quelqu’un qui ose mettre du rose fuschia, même quand elle ne passe pas d’entretien.
Je prends soin de choisir mes dessous aussi. Il faut être à l’aise des pieds à la tête. Des jolis dessous pour que je me sente bien. Idem pour les bas : il faut qu’ils soient entier, aucune maille filée ne sera acceptée. Enfin, les chaussures. Bon, là, je suis obligée de renoncer à mes chaussures si confortables (baskets ou bottes) pour mes chaussures à talons certes très jolies mais comme je les mets jamais, je souffre un peu. D’un autre côté, j’aime bien marcher avec pour le bruit que ça fait, un bruit de femme déterminée.
A présent que je suis vêtue, il est temps de se maquiller. Bon, je ne change rien à mon habitude : n’étant pas une star de la chanson pour ado, je ne me tartine pas la figure de trois kilos de maquillages. Un peu d’or dans mes cheveux, un peu de noir sous mes yeux… Je plaisante. Je me maquille les yeux avec soin, comme d’hab, un fond de teint qui me flatte les narines car il sent bon la poudre, un peu de gloss. Je me coiffe les cheveux avec soin mais ayant une coupe carrée, je ne les attache pas. Pour quoi faire ? Mes ongles sont parfaitement coupés, un petit pshit de parfum pour sentir bon.
Bref, je me prépare pour un entretien comme pour un rendez-vous galant. Futile ? Non. Oui, bien sûr, ce n’est pas mon physique que je vais vendre mais mes compétences. Après tout, on peut être un(e) bon(ne) journaliste et avoir le cheveu gras et le méchant look qui tue. C’est vrai, mais le débat n’est pas là, à mon sens. Pomponnée comme je suis, je me sens belle et conquérante, je dégaine mon sourire d’autant plus facilement. Je soigne ma démarche, déterminée, je me tiens droite, je vais attention à pas tripatouiller n’importe quoi. A partir du moment où je me sens jolie et avenante, la machine à confiance en moi se met en route. Je m’adresse à mon interlocuteur de façon polie et souriante. Je suis bien, je suis moi.
Certains vont me dire : « mais si tu tombes sur une femme, tu vas être mal ». Et bé non ! Je suis souvent tombée sur des recruteuses et ça s’est tout aussi bien passé. A mon avant-dernier entretien, je suis tombée sur deux femmes. Je n’ai pas eu le job vu qu’elles ont préféré quelqu’un de plus expérimenté (je comprends), j’ai reçu un mail d’une des eux me félicitant de mon « excellente prestation ». Oui excellente ! C’est juste une question de confiance. Je me sens bien quand je sais que tout est parfait dans les moindres détails, j’ai ma petite chaîne en or avec mon ankh rapporté d’Egypte par mes parents, j’ai ma jolie écharpe verte, mes lunettes rouges (que je mets ou non), mon sac avec un livre sérieux dedans (alors que j’avoue que je lisais Cosmo dans le train pour y aller mais j’avais besoin de me détendre). Bien sûr, ce qui compte le plus, ce sont mes compétences et mon press book. Mais la phase de préparation, l’habillage et le maquillage sont des rituels qui me rassurent.
Petit jeu aujourd’hui de la double écriture de la lettre de motivation. L’idée est simple : d’abord le texte officiel, en dessous, l’expression d’une petite voix intérieure
bien cynique… Je précise que c’est juste un jeu, je suis parfois réellement emballée à l’idée de bosser dans un journal ou une boîte.
Ayant trouvé votre annonce sur le site jechercheunjob.com, je me permets de vous envoyer ma candidature pour le poste de journaliste. En effet, votre annonce m'intéresse au plus haut point.
Enfin, même si c’est pas le cas, j’ai répondu à ton annonce 15 mn après qu’elle soit posté, je suis une desperate chômeuse et tu me proposerais d’écrire dans la revue des passionnés du tracteur, je postulerais alors que je suis une pure citadine.
De formation journalistique, j'ai eu l'occasion d’écrire dans le domaine sur lequel vous travaillez et qui me passionne.
Si, j’ai écrit une rédaction sur le sujet en cinquième et si j’ai rien écrit dessus depuis, c’est que c’est trop passionnant, j’ai peur de pas rendre la magie de cette question.
La renommée de votre entreprise n’est plus à faire et être une de ses employées est une motivation de plus pour moi.
Avant de lire votre annonce, je savais pas que vous existiez
Titulaire d’un master professionnel de journalisme, je suis à la recherche d’un emploi dans l’univers des médias. Auparavant, j’ai réalisé deux maîtrises, utilisant à chaque fois l’analyse de presse. Mon cursus universitaire m’a permis d’acquérir une solide culture générale ainsi que des outils d’analyse utiles pour le journalisme. De plus, lors de mon année d’étude à l’IEP, j’ai obtenu des diplômes informatiques.
Tu les vois mes gros diplômes, hein, hein ? Ca t’épate, hein ? T’as vue comme chuis cultivée ? Et le « master professionnel », ça le fait. Là, tu m’aimes déjà, je le sais, je le sens.
Par ailleurs, j’ai profité du temps libre que me laissaient mes études pour multiplier les expériences dans le milieu médiatique, essentiellement en presse écrite et Internet. D’ailleurs, je suis actuellement chef de la rubrique sur un webzine.
Oui, je suis un bourreau de travail, je bosse même en dehors de mes cours et je fais plein de choses. Même que je dors pas la nuit pour écrire plein d’articles et du coup, je suis chef de rubrique. Et dans chef de rubrique, y a chef, comme dans rédacteur en chef…
Lors de ma précédente recherche d’emploi, j’ai multiplié les expériences diverses et variées, j’ai notamment réalisé quelques interviews pour une plate-forme de blogs. Je possède une solide culture Internet et une très bonne connaissance de la blogosphère puisque je gère moi-même plusieurs blogs dont un lu quotidiennement par plus de 1500 personnes (visiteurs uniques).
Embauche-moi, je te ramènerai des lecteurs. Non mais vise la culture Internet que j’ai, c’est carrément pas donné à tout le monde. Bon, c’est vrai que ma « culture Internet », je me la suis faite toute seule, comme une bonne geekette qui se respecte mais quand même, quoi.
Je me tiens à votre entière disposition pour tout entretien concernant ma candidature, je vous remercie par avance pour le temps que vous consacrerez à ma demande.
Je veux qu’on se voit, je veux qu’on se voit, je veux qu’on se voit. Je suis tout à toi, à tes pieds, claque des doigts et j’arrive.
J’espère vous rencontrer prochainement pour vous convaincre davantage de ma motivation et de ma détermination.
En vrai, tu pourras découvrir que je suis toute jolie (si t’es un homme ou une femme qui aime les femmes) et très drôle, je te raconterai même des blagues s’il le faut pour détendre l’atmosphère. Et je fais super bien le café.
En attendant, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les plus distinguées
J’ai toujours trouvé ces salutations de fin de lettre très pompeuses. Si la personne me rappelle pas, mes salutations les plus distinguées risquent de se transformer en paroles qui ne le sont plus, distinguées, suggérant à la personne de visiter la Grèce, par exemple.
Donc, pour trouver du boulot, répondre à une annonce peut être une bonne idée. Une entreprise qui vous indique gentiment qu’elle a besoin de vous, c’est pas tous les jours ! Bon, on regarde déjà la description du poste. Bon, je suis pas forcément hyper calée en économie (je le suis même pas du tout), je n’ai pas d’expérience en politique mais je tente quand même. Après tout, l’entreprise aura mon CV, on sait jamais, ça pourra toujours servir. Non parce qu’il m’est déjà arrivé d’être rappelée 4 mois après avoir envoyé un CV pour un autre poste. Maintenant, grâce aux mails, on peut en envoyer 150 de CV sans que ça nous coûte un sou, autant en profiter.
Mais revenons à l’essence même de cet article, la réponse à une annonce. Je regarde les annonces et je regarde celles qui me correspondent à peu près. C’est à dire que si on exige des langues que je ne parle vraiment pas ou des logiciels que je n’ai jamais vus de ma vie, je zappe. Parce que je suis peut-être pas bilingue en anglais ou italien mais je sais me débrouiller dans ces deux langues et ça revient très vite. Je suis pas un pro de Quark Xpress mais je l’ai déjà utilisé donc je peux me débrouiller dessus. Par contre, je parle pas portugais, russe ou espagnol, je ne connais pas In Design et je suis pas graphiste. Donc bon, faut quand même être raisonnable et ne pas envoyer son CV vraiment n’importe où parce que, du coup, ça peut donner l’impression que j’ai même pas lu leur annonce et que j’ai sauté sur leur mail sans réfléchir.
Bon, par contre, si je corresponds à peu près, je saute sur l’occasion. Etape 1 : copier le mail. Etape 2 : aller sur ma boîte mail spéciale recherche d’emploi (oui, j’en ai une), prends ma lettre de motivation type et je personnalise. Si je sais à quelle boîte je m’adresse (ce n’est, hélas, pas toujours le cas), je leur fais un peu de lèche, comme expliqué dans mon article sur les lettres de motivation. Ça montre aussi que j’envoie pas toujours le même courrier quand je postule, ça ne fait pas très sérieux sinon. Donc je parle d’eux, je dis où j’ai trouvé leur annonce. Après le paragraphe classique « ma formation, mon expérience », je mets en lumière les compétences qu’ils exigent, je pousse même le vice à leur proposer quelques articles… Après tout, ne lésinons pas sur les moyens, on postule pour un job, pas pour un jeu concours.
Je clique sur envoi. Première étape terminée. Là, vous avez plusieurs possibilités :
- vous ne connaissez pas l’entreprise pour laquelle vous avez postulé car il n’y avait aucune précision à ce sujet. Donc une fois le CV envoyé, c’est terminé, on attend la réponse, si réponse il doit y avoir.
- vous avez le nom de l’entreprise mais vous recevez une réponse automatique « on a bien reçu votre CV, surtout, ne rappelez pas ». On obéit ou pas ? Perso, j’ai tendance à pas rappeler dans ce cas-là parce que, de toute façon, vous n’arriverez jamais à avoir la bonne personne au bout du fil.
- vous avez le nom de l’entreprise, le numéro et aucune consigne au sujet du rappel. Ben, tant qu’à faire…
Parce que, sachez-le, pour 10 CV envoyés, si on a une réponse (même négative), c’est le bout du monde. Je me demandais pourquoi, y voyant un mépris manifeste pour les pauvres candidats mais en fait, j’ai eu un élément de réponse quand j’ai passé l’entretien y a trois semaines : c’est parce que seules les premières candidatures sont examinées, les autres partent au panier. Parce que je suis pas la seule à connaître categorynet : dès qu’une annonce y passe, vous pouvez être sûrs que le recruteur reçoit une centaine de CVs dans la journée. Du coup, je suis sur les dents, je réponds dès qu’une me correspond… même le dimanche !







