C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Voilà, là, je suis pas inspirée pour écrire un truc intelligent donc on va faire un article idiot qui fait du bien au cerveau. Toi, lecteur, tu viens d’allumer ton ordi et de vérifier tes mails, t’as la tête dans le pâté, je le sais alors pas de considérations ésotériques à la con aujourd’hui. Non, aujourd’hui, on va faire de la météo.
Je sais pas chez toi mais ici, à Paris, il pèle et pas qu’un peu. Enfin, rien que de très normal pour un 23 janvier, ok… Sauf que trois jours avant, il faisait 10 degrés de plus au moins ! Donc, forcément, mon petit corps, il comprend pas ce qu’il lui arrive… Non parce qu’il était habitué à se balader que normalement couvert, avec un t-shirt, un pull et un manteau même pas fermé. Là, de suite, il faut rajouter les couches parce que bon, c’est pas que je peux pas me payer le luxe d’être malade mais ça me ferait profondément ch***. Mon petit nez est bien trop joli pour être écorché à coup de kleenex. Donc le manteau, je le ferme, je rajoute une écharpe, des gants (en cuir d’Italie, cadeau de Noël) et un chapeau parce que mes oreilles étant une zone érogène cruciale de ma personne et que je ne veux pas qu’elles perdent de leur sensibilité. En somme, opération : pas de peau exposée.
Chez moi, j’ai remonté le chauffage et tout mais je me pèle quand même un peu. Alors là aussi, les grands moyens s’imposent. Couette supplémentaire, gilet avec ma grosse chemise de nuit (là, je sens que mon potentiel de séduction atteint des sommets). Bon, je vous rassure, je mets pas encore les chaussettes. En plus de ça, je bois plein de boissons chaudes genre thé, café, tisane et eau chaude au citron (tout ça sans sucre parce que je vous dis pas, sinon). Sans parler des soupes, of course. Et puis y a la douche bien chaude juste avant d’aller au dodo. Puis même des bains, des fois, soyons folles.
Bon, en dehors de ces considérations passionnantes, j’ai l’impression que tout le monde en a pris un coup au moral. Moi, d’abord. Pourtant, tout va plutôt bien en ce moment mais bon, j’ai froid, ça me fatigue, j’ai surtout envie de m’enrouler dans les draps, c’est pas glop glop ! Mardi, je voulais faire du podcast vidéo en ville, je déjeune en ville avec ma copine Sab (qui m’a fait attendre en plein froid, la cruelle, j’ai cru que je me transformais en pingouin) et je décide d’aller faire un tour sur le parvis de Notre Dame pour trouver deux ou trois personnes à interviewer. Mais en fait, vu le froid, je me suis rapatriée direct aux Halles. Ce froid soudain semble avoir figé Paris sur place. Demandez aux gens comment ils vont, vous aurez droit à un « bouaf ! » ou un truc du genre. Le froid, on aime pas ça et c’est tout. Si encore il neigeait, ça compenserait mais même pas !
Je me souviens de ce mois de février (ou de mars, je sais plus) 2005 où je foutais les pieds dans la capitale pour un entretien de motivation pour mon stage. Il neigeait, tout le temps et Paris sous la neige, ça a vraiment une autre gueule, c’est magique. Bon, j’avais prévu de déambuler joyeusement dans les rues mais vu que je sentais déjà plus mes orteils, j’ai décidé d’aller déambuler aux Galeries Lafayette. Histoire de bien me prendre dans la gueule que Paris, c’est plus cher que la province. Alors j’ai craqué sur deux robes, ce jour là, genre « ouah, trop jolie », ma main, fébrile, saisissait avec une certaine anxiété l’étiquette et… la relâchait, effrayée, tel un enfant qui aurait pris un serpent pour un bâton. 324 euros la robe bout de tissu. Et ta sœur, elle bat le beurre ?? Oui, moi, l’hiver, je l’aime que pour la neige, le chocolat chaud et la cheminée chez papa maman. Le reste, ça m’emmerde. Le ciel gris, la nuit tout le temps, la pluie glacée, le nez qui coule, la pulpe des doigts qui menace de faire exploser ma petite peau, mes mains incapables d’attraper quoi que ce soit dès qu’elles sont sorties des gants. Et encore, là, j’ai eu la bonne idée d’arrêter de fumer donc pas besoin d’enlever les gants pour allumer cette foutue clope de mes fesses. J’aime pas la nature morte, la boue après la neige, les gens qui font la gueule et la mode cette année tellement terne. En hiver, on n’a pas idée de ne vendre que du noir, du gris et, à la limite du prune. Faites péter le orange, le rouge, le fuschia, je sais pas moi ! C’est pas parce que c’est moche dehors qu’il faut qu’on s’adapte, bordel. Moi, en signe de protestation, je mets mes lunettes de vue rouges, na.
Les gens chouinent parce qu’il n’y a plus de saison. Et ben, ok, c’est vrai mais moi, il me manquait pas l’hiver. Surtout qu’il neige même pas !
Souvent, les jeunes blogueuses comme celle que vous lisez actuellement sont assimilées à Bridget Jones, Carrie Bradshaw, voire Ally McBeal ou Clara Sheller. Soit des histoires de filles comme les autres à la recherche de leur Mister Big, Prince charmant tout parfait. De ce point de vue là, ok. Mais le modèle ne correspond pas pour autant.
En octobre, je suis allée boire un verre avec Lucas. Au passage, Lucas, si tu passes par là, c’est pas que je m’inquiète mais si, si tu pouvais me faire un signe, ça me rassurerait quand même… Donc on parle du sujet avec M. Lucas et là, il met le doigt sur ce qui ne va pas : nos amies, elles sont trentenaires. Les problématiques ne sont donc pas les mêmes.
Dimanche soir, je regardais Sex and the city sur Teva, en VO histoire de dire que je travaille mon anglais (mouahahah !). Carrie et ses copines croisaient dans cet épisode des gamines de 13 ans fringuées comme des trentenaires, baisaient et dépensaient l’argent de papa comme si c’était le leur. Or, je pense qu’il ne faut pas brûler les étapes. A 26 ans, je n’en ai pas 30 + (oui parce qu’il me semble que si Ally passe le cap des 30 pendant la série, les autres sont légèrement au dessus, voire franchement au dessus pour les miss de Sex and the city qui terminent la série à 37 ans). Alors, oui, 4 ans, c’est rien, blablabla mais en fait si. Enfin, pour moi en tout cas. Pour l’heure, mon horloge biologique ne me traumatise pas. Moi, ce que je veux, c’est une relation sympa et pas prise de tête, pas trouver à tout prix un mec qui me filera ses gênes pour que je fasse un bébé. Parce que les enfants, j’aime toujours pas ça et que j’ai décidé que ma sœur se reproduirait avant moi, histoire que je vois si je suis à ce point nulle avec ces individus minuscules qui s’expriment en pleurant ou en gazouillant ou si finalement, je suis trop une future mère en puissance.
Et puis quelque part, j’envie ces femmes dont le seul problème, c’est L’homme. Trouver the only one. Après, elles ont des métiers (ce qui n’est pas mon cas) avec un salaire qui leur permette de sortir et d’avoir un super appart (ben, j’ai pas de boulot donc pas de salaire, évidemment). Bref, une vie où le seul souci est de se trouver une moitié, je trouve qu’il y a pire comme vie. Bon, évidemment, ce sont des séries ou des livres donc c’est dur de faire des « œuvres » sur du vide, genre pendant 5 ans, Carrie ne trouve pas un mec, ce serait chiant à pleurer… Quoi que… Mais après, quelque part, ça rassure : ouais, elles sont belles (oui, enfin, pour certaines, ça se discute mais c’est pas le sujet), intelligentes, pétées de tune mais seules. Bon, ça va alors, moi aussi, je suis seule, ça veut pas dire que je suis moche et conne. On comprend les angoisses de Bridget qui se lève trois fois dans la nuit pour se peser, le cœur déchiré d’Ally quand elle se rend compte que son grand amour est marié à une autre, on est heureuse quand Carrie retrouve son seul amour Big. Qui est quand même vachement plus beau que le vieux Slave chiant qu’elle se tape à la fin. Bref, en un mot, ces comédies tirent les bonnes ficelles qui font réagir notre petit cœur de princesse romantique à la recherche de son prince.
Ceci étant, ça m’agace quand on me limite à ça. Déjà, moi, je suis une vraie personne, pas un personnage. Y a des moments où je m’en fous de la recherche de L’homme, j’ai pas le temps ou pas l’envie et j’ai d’autres trucs à régler vachement moins glamour. Genre me réinscrire pour la 38e fois aux assedics parce que j’ai oublié de leur dire que j’étais toujours au chômage. Genre envoyer une lettre en recommandé à mon ancienne asso qui me doit toujours 600 euros (ça, remarque, c’est la super histoire à rebondissements, hein ? Quand on croit que c’est réglé, hé bé non). Genre appeler la Poste parce qu’ils me font chier. Genre aller au salon du cinéma et se rendre compte qu’on est potentiellement psychopathe. Tout ça, c’est pas glamour. Ca peut à la limite être Bridget mais pas du tout Carrie ou Ally. Encore moins Clara qui vit tellement dans son monde qu’elle n’a pas trop conscience de genre de joyeusetés administratives. Et puis, elles, elles vivent dans un monde où tout est beau : des apparts fantastiques, des fringues démentes, des placards remplies de chaussures qui font rarement mal aux pieds… Mais surtout, elles vivent toutes dans un monde de mannequin. Non mais sans déconner, elles ne croisent que des mecs sortis tout droit des pubs Hugo Boss. Moi, même sans lunettes, c’est pas le cas.
Le truc, c’est qu’il ne faut pas trop se comparer à nos modèles. Tout ça reste fantasmagorique. Oui, la recherche de L’homme, c’est sympa. Mais faut pas oublier que L’homme d’aujourd’hui ne sera peut-être pas celui de dans 10 ans et qu’il arrive souvent qu’on ait plusieurs hommes de notre vie, plusieurs Mister Big et c’est comme ça. On ne retrouvera pas notre grand amour au détour d’une rue à Paris alors que ça fait dix ans qu’on se trouve, quitte, retrouve, requitte… Ben, moi,je trouve ça fatigant. On se quitte, on se retrouve une fois, à la limite, mais on va pas faire 107 ans ce même cirque, on a un peu autre chose à faire. Et puis, franchement, au bout des 15e retrouvailles, vous pensez réellement que ça va marcher, ce coup-ci ?
Bref, ces vies ne sont que des vies fantasmées. Des modèles amusants, pourquoi pas mais des idéaux de vie… Quelque part, passer sa vie à juste chercher le prince charmant, c’est un peu triste, nan ?

Mais avant de commencer mon blabla, je vous souhaite à tous une bonne année 2007 et tous mes vœux. Vous allez penser que je suis hypocrite de dire ça, que je ne vous connais pas pour la plupart. Sauf que moi, j’aime bien savoir qu mes lecteurs sont heureux, surtout si c’est un poil grâce à moi. Des fois, j’aimerais avoir comme slogan « le blog des vingtenaires, le blog qui rend les gens heureux ». Ca déchire comme slogan, quand même ! Donc, voilà, je vous souhaite plein de bonheur, en espérant en avoir autant que vous (mouarffff !).
Revenons à nos moutons et nos cotillons. Pour moi, qu’est-ce qu’un mauvais réveillon ? Ben, c’est comme une mauvaise soirée : si je m’y ennuie, c’est pas top. Je me souviens du réveillon 2001-2002, j’étais allée chez des amis de Guillaume et j’avoue que je m’étais ennuyée ferme, j’ai vu les minutes passer, de 21h à 4h du matin, aarrrrrrrrrrrghhhhhhhhh !! Je connaissais personne, on était que 4 à avoir moins de 40 ans, j’étais pas du tout dans le mood quoi. Et ça, y a pas pire. Surtout que le réveillon, c’est pas trop la soirée où vous pouvez filer à 0h30, faut boire la coupe jusqu’à la lie.
Bref, on peut imaginer tout un tas de scénario catastrophe. De la soirée « mais qu’est-ce que je fous là » quand vous constatez que la moyenne d’âge est de 12 ans, que vous allez dîner devant les DVD best of de la Star Ac tout en massacrant joyeusement les chansons en compagnie des élèves. Ou alors que vous êtes super bien zappée et que vous êtes bien la seule ou vice et versa, histoire de se sentir bien à l’aise. Que vous ne pouvez pas refuser la mousse de canard tiède alors que ça vous donne la nausée, tout comme les huîtres d’ailleurs mais y a que ça à manger et que du champomix tiède à boire.
J’ai aussi testé pour vous le « invité chiant et rabat-joie que personne n’aime et c’est qui le con qui l’a invité ? ». Vincent était son nom, il se disait RPR mais il était la réincarnation de Pétain, rien ne valait la vieille France pour lui. Alors, évidemment, dire qu’il n’était pas en phase était un doux euphémisme, surtout qu’on a passé une partie de la nuit assis sur la route (où personne ne passait ou presque) à jouer de la guitare, fumer des cigarettes et arrêter les trois voitures qui passaient pour leur demander une citation pour le réveillon (oui, on est débiles, et alors ?). Il nous a d’ailleurs cassé les couilles à soutenir mordicus que ce n’était pas Malraux qui avait dit « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Franchement, un soir de réveillon à 2h, du mat, je m’en foutais bien ! Mais bon, il devait penser que c’était De Gaulle, son saint homme. Bref, il nous a cassé les couilles toute la soirée, ce qui est un peu dommage car sinon, le réveillon était nickel.
J’ai aussi testé le « allons en boîte histoire de ramasser tous les relous qui traînent ». Donc je n’irai plus jamais en boîte un 1er janvier, même à 4h du mat, même en boîte à pédé, y a trop d’outres à vin relou. Cette année, avec Zoé, on s’était dit que si on se faisait un truc toutes les deux, on irait sur les Champs à minuit mais je crois que je me passerais très bien de cette happening à la con « il fallait y être, c’est trop hype ! ». Ben, moi, je le suis pas mais je m’en tamponne le cocotier. Ma mère m’a même dit « non mais faut pas y aller, y a plein d’agressions et tout ! ». Bon ma mère, je l’aime bien mais sa parano me fatigue parfois… Donc le mieux, c’est de se donner rendez-vous dans un lieu clos avec des amis et ne plus en bouger : comme ça, au moins, les relous, on les connaît déjà…
Après, y a pas de règles pour un réveillon raté ou réussi, chacun fait selon ce qu’il aime. Pour la bouffe, préférez les réveillons « chacun amène un truc », comme ça, vous êtes sûrs d’aimer au moins un truc à manger. Et ça évite les « tu me dois 70 euros » pour trois toasts et deux crevettes… (cf le blog de Soph). Ou alors faites faire la cuisine à Mr Big, lui, il assure sa mère !
Bref, je crois que pour un réveillon réussi, y a pas 36 000 façons de réussir :
- savoir ce que vous voulez comme soirée
- considérer que c’est une soirée comme les autres et faire comme d’hab, quand tout marche bien
- si vous n’êtes pas contents des réveillons où on vous invite, vous n’avez qu’à en organiser un.
PS : Moi, j’ai passé un super réveillon, tranquille mais très convivial et j’ai rencontré des gens. Par contre, qu’est-ce que j’ai bouffé ! Sur la photo, c’est un peu de ma tenue de réveillon, enjoy !

Souvent, quand on demande aux gens une définition du bonheur, on a souvent le trio : amour, argent, travail. Voire la santé, ce qui nous fait donc un quatuor. Moi comme les autres, d’ailleurs, mon idéal de bonheur, c’est d’avoir un boulot qui me plaît et bien payé, avec un homme qui me comble pi peut-être un ou des enfants et un chat. Sauf que pour le moment, je n’ai que le chat. Ce n’est pas pour autant que je suis malheureuse. Bon, ça me lourde de pas avoir de boulot, c’est évident et vous le savez mais ça ne me rend pas malheureuse pour autant. Car rien ne vaut la philosophie des petits bonheurs.
Mais qu’est-ce que donc ? En fait, c’est très simple : c’est se réjouir à la moindre occasion. Par exemple, mes petits bonheurs à moi, c’est une discussion entre amis, un délire sur MSN avec Gauthier, une discussion rapide avec un ou une inconnue dans la rue (quand il ne s’agit pas de drague), un truc à la télé qui me fait rire, lire mon magazine dans le bain, le bain tout court, une soirée en amoureux. Manger des grenades, acheter un truc joli, faire un câlin à mon chat… Tout est source de bonheur quand on y pense, il suffit d’être attentif.
En grandissant, je me suis rendue compte qu’il ne fallait pas attendre ce bonheur ultime pour être heureux. D’abord parce que rien ne me dit que j’arriverai à l’atteindre un jour et quand bien même, il est toujours entaché de soucis. Exemple, mes parents : le boulot qui plaît, des sous pour vivre confortablement (sans pour autant payer l’ISF, je vous rassure), l’amour, les enfants et même un chat à tête de clown (je l’adore la chatonne de mes parents). Ben mes parents essuient quand même des soucis : récemment, on a appris que ma mère développait une maladie dégénérative. Heureusement, ça peut se soigner mais c’est pas agréable comme nouvelle. Bon et puis trente ans qu’ils sont ensemble, ils en ont traversé des épreuves et des pas drôles. Mais bon, c’est la vie, on est tous logés à la même enseigne. La vie en rose, ça dure pas, c’est comme ça.
Donc plutôt que d’attendre ce GRAND bonheur, autant profiter des petits. Comme on est bien dans ses pompes après une soirée entre amis, comme on est rayonnant, vous ne trouvez pas ? C’est que du bonheur, comme dirait Arthur, je crois…. Ah non, c’est Castaldi, plutôt… Oh merdouille, je sais plus. Le tout, c’est de savoir le reconnaître. Le bonheur, ce n’est pas forcément gagner des mille et des cents à la télé, il y a des choses tellement plus accessibles, tellement plus bêtes qu’on n’y pense même pas. Le bain, par exemple, mais quel délice ! Quand je me plonge dans l’eau et que j’ai la sensation que mon corps se dissout dans le liquide parfumé (oui, je mets des sels dans mon bain, c’est encore meilleur). De sentir la vapeur d’eau qui tapisse ma peau, mes narines. Après une bonne lecture, je me bichonne, petit gommage et compagnie, le peton. Je ressors de là comme après une mue : apaisée, heureuse, détendue. C’est le cas de le dire, tout baigne.
Le problème, c’est qu’on nous force à avoir la folie des grandeur, « on a soif d’idéal » comme dirait Souchon. On allume la télé, on est bombardés par des produits de luxe, on voit des gens gagner de l’argent en ouvrant des boîtes… Trop facile. On ouvre nos magazines (y compris sérieux), nous revoilà avec nos produits de luxe, nos femmes tellement belles grâce à la retouche informatique, des concours faciles où on peut gagner jusqu’à 10 000 euros en envoyant par coupon réponse la réponse à la question : « qui présente telle émission tellement populaire que même dans ta grotte, t’en as entendu parler ». Mais jusqu’à quel point tout cela crée une frustration ? Par exemple : ce qui me rendrait heureuse, c’est de m’acheter ce petit gâteau tout joli. Non, je veux ressembler à une Adriana Karembeu miniature donc hors de question de manger un truc de plus de 3 calories. En plus, là, c’est l’effet vicieux des régimes : à force de se priver n’importe comment, on craque et nous voilà à dévorer un paquet de biscuits et à culpabiliser. De la même façon, on va économiser drastiquement pour s’acheter, mettons, une super télé. Du coup, plus de cinéma, plus de resto, plus de magazines, plus de livres, CD… Bon, à la fin, on arrivera peut-être à l’acheter la télé mais les programmes resteront toujours aussi merdiques. Economiser, oui, c’est bien, mais ne nous interdisons pas un petit plaisir de temps en temps. Quand un CD me plaît, je l’achète. Chaque mois, je me paie Cosmo. De temps en temps, je me fais un petit resto avec Gauthier ou un cinéma. Le tout est de ne pas abuser, ce n’est pas ce que je dis. Mais bordel, une soirée dans un petit resto à refaire le monde, ça me booste pour la semaine, ça !
Récemment, je suis allée dans le sud ouest pour un week-end coquin avec Olivier. Entre autres choses, nous sommes allés à la plage. Allongée sur le sable, les yeux face au ciel bleu (qui avait eu la gentillesse de se découvrir peu après notre arrivée), bercée par le bruit des vagues, ça m’a frappée : j’étais heureuse. J’ai retenté l’expérience le 1er novembre. J’ai un peu fait chier mes parents pour aller à Perpignan sur la tombe de mon grand-père puis on est allé manger en bord de mer (mon papa s’est d’ailleurs trouvé une cousine lointaine au restaurant), je me suis fait un méli-mélo de poisson délicieux. Puis on s’est promenés au bord de la plage, j’ai plongé mon petit peton dans l’eau. Le soir, nous sommes rentrés, tous sourires : une journée parfaite. Toute simple mais parfaite. En plus, en furetant chez un bouquiniste en bord de plage, j’ai trouvé un Moravia que j’avais pas ! Finalement, le bonheur, quand on y pense, c’est tout les jours qu’on peut l’avoir.
Il y a des moments dans la vie où on est dans une période calme qui nous laisse du temps pour réfléchir et observer les choses sans passion et emportement. Mon petit cœur n’a pas battu pour un homme depuis quelques temps (sinon, il continue de battre normalement, rassurez-vous, je suis pas un esprit), je suis débarrassée de toutes les rancoeurs ou souffrances passées donc j’écoute le discours des autres. Non parce que moi, en ce moment, à part dire des platitudes à base de « ça viendra quand ça viendra », « c’est quand on s’y attend pas que ça tombe »… Je suis sûre que tous mes lecteurs envient ma vie amoureuse, là !
Bref, du coup, comme je parle pas, j’écoute. Comme il se passe rien, je repasse le fil de mes aventures passées (sans rancœur ni colère, je le répète). Parfois, j’ai l’impression que ma vie amoureuse se répète, ce sont souvent les mêmes histoires ou à peu près, les mêmes conneries que je répète. Et c’est pas mieux chez mes amis. On se sort d’une histoire pour replonger dans une histoire similaire. Et beaucoup parle de karma ou de destinée. Moi aussi, je l’eus fait dans le temps. « J’ai la loose en amour, pourquoiiiiiiiiiiiiiiii ? J’ai dû faire un truc horrible dans ma vie antérieure et je paie les pots cassés ». Sauf qu’aujourd’hui, je pense que c’est trop simple comme explication, trop fataliste et totalement déresponsabilisant. Si j’ai la loose, c’est pas ma faute, c’est mon karma (ou mon destin ou ce que vous voulez). Et bien non, je ne suis plus d’accord ! De toute façon, y a que les imbéciles qui changent pas d’avis, na !
Notre vie amoureuse, on la choisit. Ok, c’est moins facile que le boulot, carrément moins objectif. Quand je craque sur un mec, je ne le fais pas exprès. Les bruns aux yeux clairs, ça me fait fondre, surtout s’ils ont un sourire que même Sean Connery, il a pas. Que quand ils me parlent, je suis tellement enchantée que j’oublie tout le reste. Bon, bref, on part du principe qu’on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Donc on peut penser que mon karma/destin me fout dans les pattes toujours des mecs à problème, qu’ils règlent avec moi et c’est une autre qui en profite. Non parce que quand je regarde ce que sont devenus mes exs amoureux ou plans cul, ils se trouvent toujours quelqu’un juste après moi et c’est le bonheur. Enfin, non, pas tous. D’ailleurs, c’est curieux, c’est ceux dont je souhaite le plus le bonheur qui ne le trouvent pas… Sans doute n’ont-ils pas la même conscience que moi de leur valeur. Il y en a un en particulier (je dirais pas lequel pour protéger sa vie), il s’est auto-convaincu qu’il ne mérite pas d’être heureux, que c’est un sale type en gros et qu’il ne mérite que le pire. J’ai essayé de le persuader du contraire mais en vain. Bref, je m’égare. Je disais donc qu’on pouvait choisir sa vie amoureuse. Mais souvent, on fait le mauvais choix. Peut-être est-ce parce qu’on sacralise un peu l’amour, aussi, qu’on voit ça comme un espèce de tsunami qui nous emporte au-delà de toute raison. L’amour, ça doit être violent (je parle pas de violence physique, hein !), ça doit être un coup de foudre, de la passion limite destructrice, du « on s’est battue et on l’a eu ». L’amour, c’est censé mettre du sel dans notre vie donc on cherche la complexité. A partir de là, faut pas s’étonner qu’on soit malheureux au bout du chemin.
Evidemment, parfois, on tombe mal, ça arrive même à des gens bien. Le prince charmant des premiers jours se transforme en ignoble goujat ensuite. Ca arrive et là, on tombe de haut. Parce que monsieur, ou madame, d’ailleurs, les hommes n’ont pas le monopole de la goujaterie, se relâche dès qu’il croit la partie gagnée. Or il y a relâchement et relâchement. Que mon mec arrête de m’amener mon petit déj au lit au bout d’un moment, qu’il ne m’envoie plus de textos enflammés ou ce genre de truc, j’ai tendance à penser que c’est normal. Qu’il me traite comme la dernière des merdes, qu’il trouve à redire à tout ce que je fais, là, non. Il est pas bon mon café ? Ben t’as qu’à le faire, au lieu de râler ! Je suis ta copine, pas ta bonne. Mais bon, parfois, aussi, on sent clairement le connard, il l’aurait tatoué sur sa tronche que ce serait pas plus flagrant et pourtant, on fonce tête baissée, yeux fermés et on n’a même pas pensé à mettre un casque. Comme dirait Mister Big : « nous, quand on voit un mur, on s’y précipite la tête la première ». Oui, oh oui ! Mais peut-on se plaindre après d’avoir vécu nos liaisons foireuses (hop, réintègre le sous-titre du blog dans un article) alors qu’on savait dès le départ qu’elle le serait et qu’on a foncé sciemment ? Si on voulait une vie épurée de toute relation difficile, ne suffit-il pas de dire non dès le départ ?
En gros, je pense qu’on se crée son propre bonheur ou malheur, sauf grands drames de la vie comme les décès, les maladies ou des licenciements…Je pense que plutôt que de croire que c’est son karma, il faut plutôt considérer que c’est une accumulation de choix de vie. En somme, si notre vie est merdique, il ne tient qu’à nous d’en changer.







