C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Marine

Chers lecteurs, vous ne me connaissez pas. C'est mon premier article ici, et tout porte à croire qu'il n'y en ait pas d'autre. Mais connaissant bien Nina, je me suis permise de participer épisodiquement à l'aventure des Vingtenaires pour réfléchir à une histoire qui me tracasse quelque peu. Et comme Nina est sympa (évidemment, me direz-vous, sinon, vous passeriez pas votre temps à nerder ici, soyez logiques, un peu), comme elle est sympa, donc, elle m'a donné une tribune sur ces pages.


Chers lecteurs, je veux vous parler d'un genre de fiasco sentimental. Pas comme celui de Stendhal (lui parle de l'impuissance). Non, un fiasco plutôt féminin. Celui du "je coucherai pas" dont on est victime quand on est jeune. Celui qu'on finit toujours par regretter, un jour où l'autre. Nan, pas celui qu'on comprend trop bien. L'homme qui a une haleine de fennec, on couche pas avec, mais aucun problème ontologique par rapport à ça. L'homme qui a autant de sex appeal qu'un combiné four-micro-ondes, on n'en veut pas non plus. Et ma foi, ça se comprend. Mais des fois, ça arrive, l'homme est attirant. Et drôle. Et spirituel. Et certainement un bon coup. Et il est attiré par nous. Mais ... rien. POURQUOI???
Grande question devant l'Eternel.

Chers lecteurs, permettez-moi une mise en situation brève et succincte (oui ça s'écrit comme ça, si vous me croyez pas, vérifiez dans le dictionnaire). Samedi dernier. Je vois mon amie Agathe. On se connait depuis 5 ans environ. Même si on n'est pas les plus proches du monde, on a quand même facilement tendance à tout se raconter. Surtout les ragots de notre école. Quitte à être entre filles dans un bar, autant puter à mort... Mon dieu, c'est tout naturel. Elle me raconte l'histoire sentimentale d'une fille de notre école avec un pote de pote (rhaaaa les histoires d'école, surtout en milieu parisien, que de bonheur....) Et au fil de son récit, elle s'arrête. Pour se rendre compte que l'homme dont il est question, et qui a eu une histoire de quelques mois avec cette fille (que nous nommerons Lucie par souci de clarté), cet homme (que nous nommerons Antonin par souci de clarté) est un "ex" à moi. Notez les guillemets, ils sont importants.
Alors Antonin, qui est-ce? Un pote de pote, bien sûr, comme toujours... Mais pas n'importe quel pote et pas n'importe quelle pote. Lui, c'est le meilleur ami de celui que ma plus proche amie d'école fréquente alors. Et pour ces raisons, on s'est retrouvés souvent dans une situation de type A parle avec B, B drague A, A et B sont en phase pré-coïtale,donc C n'a qu'à échanger vannes et blagues avec D, ce serait quand même plus convivial après tout. D, c'est-à-dire Antonin est naturellement convié à l'anniversaire de C, c'est-à-dire Marine, votre aimable narratrice. Par un enchaînement de circonstances que je ne saurais retracer ici (mort à la téquila paf), Antonin se retrouve à dormir dans le lit de Marine. Dormir, oui. Marine se couche elle aussi. Dans le même lit. Une place. Bon, ben ce qui devait arriver arrive; mais pas exactement, c'est-à-dire qu'on sort ensemble, il y a mélange salivaire, échange de fluide, mais guère de fornication. Mon explication perso a posteriori, c'est que j'étais trop bourrée. Mouais. Quelques jours après, j'apprends qu'en fait il a une copine. Depuis longtemps en plus, le bougre. Je suis piquée au vif, vexée, et pour passer outre, je m'efforce d'oublier cette affaire et naturellement de tout nier en bloc. Quelques semaines plus tard, le même mâle testiculé et testostéroné a dû se souvenir que je dormais dans un matelas dunlopillo de qualité sommeil +++ puisqu'il y revient. Comme une fleur. Je suis couchée depuis au moins minuit (je sais, j'ai pas toujours été rock and roll), en pyjama pas sexy en boules quies (j'habite alors sur une avenue passante), et tout et tout. Arrive quelqu'un qui me pousse (dans mon lit nan mais je rêve!) et s'allonge à côté de moi, pour dormir qu'il disait. S'ensuit le même manège qu'à mon anniversaire, encore une fois, échange de fluides, etc. mais pas brouette. Sauf que pour mon debriefing perso, après, j'ai pas le prétexte du "j'étais trop bourrée", vu que je m'étais couchée sur une tisane et un bouquin. Rien. Nada. Niente. Et c'est pas faute d'avoir essayé de son côté. Mais j'ai tenu bon. J'ai pas cédé. Pas cédé? Bizarre, non? Ce gars m'attirait pourtant. Le même manège s'est reproduit une troisième fois. Une troisième fois, j'ai "tenu bon". Tenu bon? Bizarre, non? Aujourd'hui, je me demande à quoi j'ai bien pu tenir bon, au final. Ce type m'attirait. Mon dieu qu'il était sexy, quand j'y repense. Une décharge d'hormones sur presque deux mètres.  Je me suis demandé si j'étais frigide. Si j'étais un mauvais coup. Si je craignais de n'être qu'un, pardonnez-moi l'expression, vide-couilles palliatif à une relation à distance. S'il était possible qu'on veuille de moi pour plus que pour une nuit. Je me suis demandé si j'étais trop complexée pour m'exposer à un jugement qui m'aurait fait peur. La vie d'école, c'est mauvais pour ça. Toutes les rumeurs circulent à une vitesse...

Eh bien chers lecteurs, une chose est certaine : aujourd'hui, en fait, je regreeeeeeeette! J'ai pas du tout le coeur brisé, que ce soit bien clair, et je le considère pas précisément comme un ex, mais bon... il reste très fantasmatique, ce jeune homme. Encore aujourd'hui, et je me demande pourquoi j'ai rien fait. Je me dis que ce jour là, j'aurais mieux fait d'avaler mon pyjama, mes draps, de m'attacher les mains pour pas le repousser, bref, je m'arrête là, vous avez saisi l'idée. Je sais pas si je dois en tirer une conclusion à la mord-moi-le-noeud et somme toute un peu banale du type "mieux vaut avoir des regrets que des remords" (ou l'inverse), je trouve ça un peu nul. Désolée pour ceux qui pensaient me donner ça comme conseil, hein. Mais en tous cas, j'en retire deux enseignements, après une longue réflexion (oui, bon, depuis 3 jours en fait).
La première. Si tu as la chance d'avoir sur ta route quelqu'un qui t'attire et que tu laisses passer cette chance, tant pis pour toi. En même temps c'est un risque le premier soir, on sait pas ce qu'on en tirera après, ce que ça nous apportera, ça se tient. Si la personne revient une deuxième fois, c'est une chance/un signe/pas anodin en tous cas. Mais si tu la laisses passer une deuxième fois alors que tu étais quand même attirée, là, tu peux considérer raisonnablement 1/ que tu as un problème, 2/que c'est mort de mort. Que c'est pas la peine de revenir la bouche en coeur 6 mois après en disant "ah, finalement oui". La vie c'est pas comme le métro. Si tu rates ton arrêt, tu peux pas reprendre le trajet en sens inverse. Il faut aller de l'avant. Sans regarder en arrière si possible. N'empêche, mon Antonin, plusieurs fois, j'ai regretté d'avoir joué les prudes/frigides/neuneus. Mais bon, maintenant, Antonin, d'une, il est célibataire (groumpf), de deux, c'est Lucie qui a pris ma place (en plus je l'aimais pas, cette conne...). Bon, suite logique...
...le deuxième enseignement. Si tes actions t'étonnent toi-même, si tes réactions sont incohérentes avec ce qui se passe dans ta tête, commence à réfléchir sur ce qui influe en profondeur sur tes choix. J'y ai réfléchi, à mon refus répété à Antonin. Si je n'avais pas été immergée dans un milieu somme toute assez nécrosé, je crois que les choses eussent été bien différentes. Le fond de ce problème, ce n'est pas seulement la question regrets/remords, c'est pour ça que je l'élimine d'emblée (malgré les remords, j'ai pas plus agi en conséquence quand la situation s'est présentée à moi). Non. Le fond de ce problème, chers lecteurs, c'était ce qui m'entourait. J'avais cru y échapper, et je me suis laissée bouffer par les codes d'un milieu très particulier, et aux dires de beaucoup très malsain. Dans un milieu où les codes de comportement sont à ce point en porte-à-faux avec l'ensemble de la société, dans un milieu où vivre la nuit, errer le jour, être décadent, tromper sa moitié, jouer sur tous les tableaux sexuels est monnaie courante, quand on a une personnalité plutôt calme et réservée, on peut être facilement happé. Et quand je repense à Antonin, c'est tellement ce qui s'est passé. Je n'ai pas eu peur de lui mais de ce qu'il pourrait raconter sur nous, sur moi, du jugement qu'il aurait. Et ça m'a littéralement bloquée.

Alors je n'ai pas de morale pour cette histoire (mauvaise élève je suis), mais au moins le soulagement d'avoir pu la mettre en mots. Et deux enseignements, quand même, c'est pas si mal, je répète pour les deux pelés qui m'ont pas lue en entier : pas laisser passer trop de fois des occasions, c'est ça qui fait le larron, euh pardon, c'est pas la bonne phrase, non c'est surtout ce qui fait avancer / souvent certains échecs sont finalement imputables à notre malaise dans un milieu qui nous convient peu. Je ne suis pas familière avec cet univers des blogs dont Nina m'a pourtant beaucoup parlé, mais, chers lecteurs, j'étais curieuse de partager cette anecdote, voyons si elle vous fait réagir...

Publié dans : Marine
Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 01:06

Voir les 45 commentaires - Ecrire un commentaire
Nom : Marine
Age : 24 ans
Signe astro : Vierge
Profession : ça intéresse des gens?
Situation amoureuse : inexistante à ce jour.
Lieu de chasse favori : peu importe le lieu, non?
Ce que vous cherchez : j'en sais trop rien j'avoue, mais je cherche en tous cas, c'est sûr!
Liaison amoureuse la plus longue : 1 mois (no comment)
Votre meilleur souvenir en amour : le dernier en date, on prenait un café et tout TOUT ce qu'une fille rêve d'entendre dans les premiers rencards, il l'a dit (sans faux semblants en plus). Bon, ça a pas marché, mais c'est une autre histoire.
Une anecdote marrant en matière de sexe : avoir été surprise en plein acte à une soirée avec des amis. Ma meilleure amie d'alors m'a dit "Marine, il serait temps de rentrer je crois" pour désamorcer la situation. Et comme je savais plus où me mettre, je l'ai giflée. Je suis pourtant une fille très sympa. N'empêche, après, on est allés finir ce qu'on avait entamé avec mon galant du moment... mais la magie était moins là.
Vos règles et devises : bof, j'en ai pas.
Petite présentation : Je m'appelle Marine.
Si vous étiez une chanson : ben non, ce serait con, je chante faux.
Si vous étiez un livre : ben non, ce serait con parce qu'il serait un peu décousu, mal goupillé, et personne voudrait m'éditer.
Si vous étiez un film : ben non, ce serait con, j'aurais que quelques heures de durée de vie...
Si vous étiez un arbre : ben non, ce serait con, je pourrais pas marcher, ni parler, bref je m'emmerderais un peu
Si vous étiez une fleur : ben non, ce serait con, je supporte pas le parfum, donc je pourrais pas me supporter
Si vous étiez un animal : ben non, ce serait con, c'est l'homme l'espèce dominante. Je serais donc asservie et ça me plairait pas.
Si vous étiez une ville : ben non, ce serait con parce que soit je serais coquette mais mortelle d'ennui, soit marrante et vivante, mais crade et ravagée.
Si vous étiez un pays : ben non, ce serait con, je pourrais pas faire de tourisme, je resterais fixée dans une nationalité, bref, pas de circulation, pas de voyage.
Si vous aviez 3 vœux : au troisième, je libèrerais le Génie.
Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : Coca Cola pour avoir la vraie recette (juste par curiosité)
Ma vertu préférée : je vais prendre le vote du public, pour celle-là
Le principal trait de mon caractère : je suis chiante, il paraît
La qualité que je préfère chez les hommes : humour, curiosité, finesse. si en plus ils sont beaux et virils, c'est magique.
La qualité que je préfère chez les femmes : leur langue de pute, leur attachement quasi-génétique à des préoccupations bassement matérielles (deviser pendant des heures sur les fringues), leur frivolité en somme.
Mon principal défaut : je veux toujours avoir raison.
Ma principale qualité : j'ai toujours raison
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : qu'ils me jugent pas
Mon occupation préférée : rêvasser
Mon rêve de bonheur : je vais prendre le coup de fil à un ami.
Quel serait mon plus grand malheur ? : ne plus avoir d'imagination
A part moi -même qui voudrais-je être ? : Scarlett Johannsonn, par exemple.
Où aimerais-je vivre ? : chez moi, ça me va déjà.
La couleur que je préfère : elle varie selon l'humeur
L'oiseau que je préfère : je peux prendre le 50/50?
Mes auteurs favoris en prose : ils écrivent bien (tant qu'à faire). et ils ont une faculté incroyable à créer un monde, à instaurer des codes de compréhension autres.
Mes poètes préférés : ils me rappellent le lycée.
Mes héros dans la fiction : j'ai envie de me les faire
Mes héroïnes favorites dans la fiction : quelque part, je les aime pas (elles me font de l'ombre dans mon entreprise de me faire le héros)
Mes compositeurs préférés : je peux pas les écouter en compagnie, je dois en profiter seule, en général.
Mes peintres préférés : je souris en regardant leurs oeuvres, je reste des heures scotchée à découvrir sur chaque millimètre carré un truc complètement incroyable (pour moi en tous cas)
Mes héros dans la vie réelle : ils ont des couilles
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : elles aussi
Mes héros dans l'histoire : eux aussi
Ma nourriture et boisson préférée : j'ai envie de dire que ça dépend du moment...
Ce que je déteste par-dessus tout : l'odeur du parfum Angel de Thierry Mugler.
Le personnage historique que je n'aime pas : ça lui ferait une belle jambe de savoir que je l'aime pas... (en même temps, j'avais prévenu, je suis chiante)
Les faits historiques que je méprise le plus : pffff je m'y connais pas trop donc à la va-vite, je dirais l'esclavage.
Le fait militaire que j'estime le plus : ceux qui ont permis à de grands films de voir le jour. C'est paradoxal, d'ailleurs, parce que c'est qu'ils sont particulièrement scandaleux ou abjects... Exemple typique de non-réponse. J'aime pas les questionnaires
La réforme que j'estime le plus : allez, un petit cliché, l'abolition de la peine de mort en france. Surtout les circonstances dans lesquelles ça s'est produit.
Le don de la nature que je voudrais avoir : savoir danser à la perfection
Comment j'aimerais mourir : satisfaite
L'état présent de mon esprit : perplexe... je me demande si vous serez réceptifs à un questionnaire un peu rigide fait de non-réponses, je trouve, alors que je veux juste vous raconter un peu ma vie, mais à ma façon.
La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : aux chiottes l'indulgence. Si y a faute, faut être ferme. Point.
Publié dans : Marine
Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 00:51

Voir les 18 commentaires - Ecrire un commentaire

Bla bla



 

W3C

  • Flux RSS des articles

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés