C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Autres vingtenaires

Par Gauthier
 

On parle souvent de ces paliers que vous devez franchir pour passer à la suite. Le plus affolant, et certainement le plus sournois de tous, est celui qui vous propulse dans l’âge adulte. Pendant longtemps je pensais que je le verrais, telle une porte, j’entrerai dans le monde des adultes : un boulot, un appart, un chéri, un rêve d’enfant, une feuille d’impôt, des projets pleins la tête, et des sous plein le portefeuille…

 

Mais ça ne se passe pas comme ça, loin de là. Pour ma part la transition fut (est) longue. Je me dois de parler au présent parce que je n’ai pas fini le voyage. À mon sens, j’ai accompli le plus gros, il me manque à m’en rendre compte, à l’accepter et à « transformer l’essai » comme dirait l’autre. La transition a commencé de façon brutale et relativement imprévisible. Elle a foncé droit sur moi dans une 306 sport sous un tunnel, et m’a laissé avec la moitié du visage sur le tableau de bord, inconscient, au seuil de ma mort.

 

Le travail a commencé de suite, sans que je ne m’en aperçoive, je me suis transformé, j’ai glissé petit à petit vers le monde adulte. J’ai décidé de ne pas mourir sans avoir accompli des choses, et quand je parle de choses, je parle de choses dont je serai fier au seuil de ma mort.

 

Plus que deux seuils donc : la vie adulte, puis la mort. Vu comme ça on comprend pourquoi je n’ai pas voulu en finir tout de suite avec l’adolescence… Pourtant aujourd’hui je me rends compte de toutes ces vies adultes qui m’attendent. Ça me donne envie d’y plonger…

 

Donc petit à petit je suis devenu plus grand dans ma tête. Mais bien des choses me retenaient (retiennent) dans la douce moiteur de l’adolescence, que dis-je, de l’enfance même quelque part… Et puis, de façon progressive mais irréversible, tous ces murs se sont fissurés, et j’ai pu passer outre, tous ces liens se sont cassés, et j’ai pu avancer.

 

Il en reste encore, et pas des moindres.

 

Depuis un an, j’ai quitté ma ville, pour me perdre dans la froideur parisienne. Des liens se sont défaits, d’autres se sont resserrés, mais une chose est sûre : je ne suis plus le même. Mes amis font leurs vies, je fais la mienne. Et aujourd’hui on ne peut plus revenir en arrière. Tout le monde quitte Toulouse, tout le monde trouve sa voie. De ce qui faisait notre amitié : proximité, alcoolisme, études, projets, problèmes, que reste-il aujourd’hui ? Rien ou presque… Pourtant l’amitié est encore là. Mais pour combien de temps ?

 

Tous ces films où l’on voit des amis de 20 ans rigoler comme au premier jour, serait-ce possible pour moi aussi ? Nina, Mister Big, Emma, Lucie, Océane, et tous les autres, serez-vous encore là quand j’aurais 40 ans ? Serais-je encore là pour vos 40 ans ? Je n’ai pas la réponse, et vous non plus…

 

J’ai dû me détacher de vous physiquement pour avancer vers la vie adulte, mais je vous garde toujours dans mon cœur comme si je vous avais quitté hier. Je sais que c’est pareil pour vous. Tout ce chemin accompli en une année, tout ce travail sur nous-même. Tout ça peut nous rendre fier et confiant en l’avenir. Mais que va-t-il advenir de notre petit groupe ?

 

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de perdre mes amis, mes chers amis, pour terminer ma transition vers l’âge adulte. Bien au contraire, ce chemin, on le fait ensemble, chacun à notre rythme, et c’est, j’espère, ce qui cimentera notre amitié pour la vie.

 

Je le dis souvent en rigolant : on finira dans la même maison de retraite ! Mais au fond, j’en rêve…

 

Alors oui c’est sûrement la fin de ma vie d’adolescent, et le début de quelque chose de bien, de nouveau, d’effrayant, mais c’est certainement pas la fin de notre amitié.

 

Qu’on se le dise, on ne se débarrasse pas de moi comme ça ! Alors allez-y, traversez des océans, enterrez-vous dans une province sans TGV, vivez sans le net, ne prenez pas l’avion pour venir me voir… Mais continuez à m’aimer à moitié de ce que je vous aime, et je serai heureux.

 
 

Gauthier qui ferait mieux de boire le samedi plutôt que de se mettre devant une page word vide ;)

Publié dans : Autres vingtenaires
Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 02:57

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Par Mister Big
Rassurez vous, ceci n’est pas un article fleuve, juste quelque chose que je tiens à partager avec vous. Dans la catégorie critique de film ou musicale, les deux sont admises…

Voici les paroles d’une des chansons principales du film Hedwig and the Angry Inch, un des films qui m’a le plus marqué jusqu’à présent. C’est l’histoire d’un homme qui perd sa virilité (au sens propre du terme, à coups de bistouris maladroits) pour suivre celui qu’il aime, qui est trahi, retrahi, désabusé, mais qui, au final, garde l’espoir de découvrir un jour qui « il » est vraiment et ce qui manque à sa vie… C’est ainsi que j’ai perçu ce film, que je vous recommande vivement, car même si l’histoire peut paraitre totalement « gay », elle touchera la plupart d’entre vous qui se reconnaitront en partie dans cet être humain, ni homme ni femme, ni heureux ni triste, juste pathétiquement réaliste. Pour ceux que ce film rebuterait en le regardant, je dirais simplement qu’ils sont soit aveugles, soit qu’ils manquent désespérément de poésie… Les premières minutes sont totalement déconcertantes, c’est sur, mais il en vaut vraiment la peine. Lisez, simplement, la traduction est loin d’être difficile à faire, mais si vous le pouvez, téléchargez la chanson et lisez là dessus, c’est encore plus poignant.

Origin Of Love

When the earth was still flat,
And the clouds made of fire,
And mountains stretched up to the sky,
Sometimes higher,
Folks roamed the earth
Like big rolling kegs.
They had two sets of arms.
They had two sets of legs.
They had two faces peering
Out of one giant head
So they could watch all around them
As they talked; while they read.
And they never knew nothing of love.
It was before the origin of love.

The origin of love

And there were three sexes then,
One that looked like two men
Glued up back to back,
Called the children of the sun.
And similar in shape and girth
Were the children of the earth.
They looked like two girls
Rolled up in one.
And the children of the moon
Were like a fork shoved on a spoon.
They were part sun, part earth
Part daughter, part son.

The origin of love

Now the gods grew quite scared
Of our strength and defiance
And Thor said,
"I'm gonna kill them all
With my hammer,
Like I killed the giants."
And Zeus said, "No,
You better let me
Use my lightening, like scissors,
Like I cut the legs off the whales
And dinosaurs into lizards."
Then he grabbed up some bolts
And he let out a laugh,
Said, "I'll split them right down the middle.
Gonna cut them right up in half."
And then storm clouds gathered above
Into great balls of fire

And then fire shot down
From the sky in bolts
Like shining blades
Of a knife.
And it ripped
Right through the flesh
Of the children of the sun
And the moon
And the earth.
And some Indian god
Sewed the wound up into a hole,
Pulled it round to our belly
To remind us of the price we pay.
And Osiris and the gods of the Nile
Gathered up a big storm
To blow a hurricane,
To scatter us away,
In a flood of wind and rain,
And a sea of tidal waves,
To wash us all away,
And if we don't behave
They'll cut us down again
And we'll be hopping round on one foot
And looking through one eye.

Last time I saw you
We had just split in two.
You were looking at me.
I was looking at you.
You had a way so familiar,
But I could not recognize,
Cause you had blood on your face;
I had blood in my eyes.
But I could swear by your expression
That the pain down in your soul
Was the same as the one down in mine.
That's the pain,
Cuts a straight line
Down through the heart;
We called it love.
So we wrapped our arms around each other,
Trying to shove ourselves back together.
We were making love,
Making love.
It was a cold dark evening,
Such a long time ago,
When by the mighty hand of Jove,
It was the sad story
How we became
Lonely two-legged creatures,
It's the story of
The origin of love.
That's the origin of love.

 
 
 

Pour certains, cette histoire de Zeus séparant l’être en deux paraitra peut être familière, c’est normal, c’est une version édulcolorée d’un mythe de Platon. Personnellement, je trouve cette chanson superbe, et elle me fait penser, surtout dans la dernière partie, à une personne, qui se reconnaitra, j’en suis sur…

 

Voilà un tit’article qui, en une paire de phrases, vous en dira plus sur moi que la plupart de mes textes… comme quoi ! Ce n’est toujours pas la taille mais la qualité qui compte !

 

Sans transition, le prochain article sera : ma première semaine comme vendeur de sex-shop !

Publié dans : Autres vingtenaires
Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /2006 11:10

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Par Gauthier

Oui j’invente des mots, et alors ?
 

Aujourd’hui lecteur, je vais te parler d’une nouvelle espèce, le gaytérosexuel. N’ai pas peur lecteur, il ne te veut aucun mal ;)

 

On parle depuis quelques années des « métro », ou métrosexuels, qui en fait est la contraction de « métropolitain » et « homosexuel ». Je ne vais pas vous expliquer exactement ce que c’est, puisque vous le savez probablement déjà. Personnellement je ne suis pas pour ce néologisme. Tout simplement parce que comme les homos ne se définissent que par leur sexualité (et ben voyons, allons y gaYment dans les clichés !), on s’est senti obligé de mettre « sexuel » dans ce mot ! Alors moi je propose une autre contraction : « homopolitain » ! Ouaip c’est ridicule, mais ça a le mérite de montrer à quel point le mot précédent l’est aussi… Enfin bref, je ne suis toujours pas à l’académie française, donc on s’en fout.

 

Le métro est donc une nouvelle espèce d’homme (un mâle, un vrai, qui encule de la femelle libérée), qui adopte les habitudes des pédés. Il va chez le coiffeur, l’esthéticienne, la salle de gym, la salle d’UV, il fait de la thalasso, et file se faire injecter du botox le matin de ses trente ans. Mais il reste hétéro, profondément hétéro. Sauf que comme il accepte son côté féminin, il est devenu aussi chiant qu’une femme, il se pose toujours des questions, il ne veut plus coucher le premier soir « parce que je te respecte trop », il fantasme sur la sodomie « parce que les femmes libérées font ça, mais elle me font peur », il propose un pacs plutôt qu’un mariage, et offre une semaine de vacances sur l’île de la tentation à sa fiancée en guise de voyage pré-nuptial.

 

Bref, l’homme a changé, et tant mieux quelque part ! Surtout que maintenant quand on lui demande gentiment (et pour peu qu’il ait deux trois verres derrière la cravate D&G) il accepte avec plaisir de se faire sucer et/ou enculer par le pédé de service (c’est souvent moi d’ailleurs !).

 

Les pédés ont été à la mode à la fin des années 1990, il fallait obligatoirement en avoir un dans son groupe d’amis pour pouvoir sortir « Non mais moi le pacs je suis pour. Je connais un gay, il vient manger des fois à la maison, et c’est des gens comme nous… sauf qu’ils finissent par porter des couches à force de se faire enculer ! Mais bon on peut pas tout avoir (rires) ».

 

Le plus souvent se sont les filles qui se sentent bien avec deux trois pédés dans leur entourage « Non mais avec toi je peux parler, c’est tous des connards, et tu es le seul homme à pénis que j’aime ». Oui parce que des hommes sans pénis, c’est sûr, ça court les rues…

 

Alors voilà au début le pédé s’installe dans ce monde hétéro, il prend ces marques, il fait son trou, il se rend vite indispensable. Et même si les premières intentions ne sont pas pures, l’amitié finit par s’installer durablement et sainement. Alors que se passe t il pour ces hétéros qui fréquentent des tafioles depuis x années ? Virent ils tous pédés/lesbos ? Non, ils deviennent des gaytérosexuels.

 

Néologisme de mon invention (enfin je crois, mais bon j’ai pas vérifié faut dire…), issue de la contraction de « gay » et de « hétérosexuel », sous la même forme donc que « métrosexuel » (c’est pas parce que je l’aime pas que je vais pas reprendre l’idée !)

 

Explication du comment du pourquoi de ma théorie toute vaseuse :

 

A force de fréquenter des gays, de sortir avec eux, de vivre comme eux « non mais vous c’est plus facile pour baiser, et puis en plus ils sont tous beaux, merde ! Regarde les thons que je me tape moi ! ! ! ! », ça finit par laisser des traces. Au début le changement se fait en douceur, vous ne remarquez pas que le copain hétéro passe de plus en plus de temps dans la salle de bain avant de sortir, qu’il lit vos magazines de pédés, qu’il vous appelle pour vous proposer de voir un film complètement queer, qu’il pleure pour que vous lui prêtiez votre collection de AB FAB et de Samantha Oops, qu’il s’insurge à chaque passage de Bitch Christine Boutin à la télé, qu’il répond « homophobe » à chaque fois qu’une racaille lance un « pédé »… Et puis ça devient flagrant, votre ami(e) hétéro est plus au fait que vous de ce qu’est un gay aujourd’hui.

 

Nous parlons ici de culture gay, de way of life (fringues, films, tv, icônes…), les hétéros, sans pour autant renoncer à l’envie de fricoter avec l’autre sexe (beurk), s’accaparent la culture gay.

 

Pour vous donner un exemple, je vous parlerai de Nina (ben ouais, on est pas cul et chemise pour rien nous deux !). quand elle vient chez moi elle lit Têtu (alors qu’il y a aussi Le Monde Diplo, Courrier International, le Nouvel Obs…), elle me menace de représailles si j’ose regarder le DVD 3 de Samantha Oops, elle m’informe sur les films qui parlent des pédés, ou les émissions tv en rapport. Bref par moment je la sens plus connectée que moi au monde des pédés.

 

Ça ne me dérange pas, loin de là, ça nous fait encore plus de sujets de conversations. Mais c’est un fait moumour, si tu étais un mec, tu serais encore plus pédé que moi ;)

 

Alors je dis bienvenue à tous ces hétéros qui s’intéressent de plus en plus à nous les pédés, à notre façon de nous amuser et de vivre ! L’interculturel c’est l’avenir, comme dirait l’autre.

 
 

Pr Gauthier, conférencier à Paris LXIX.

Publié dans : Autres vingtenaires
Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /2006 06:00

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Par Gauthier

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de ma famille. Oui je sais, je suis assez monomaniaque en ce moment, je n’ai qu’un nom à la bouche « connard d’ex ». Alors oui ami lecteur, j’ai pitié de toi, sache-le ! Je vais aujourd’hui te parler de ma maman. Tu vas voir, tu vas rire !

Pour planter un peu le décor, je vais préciser deux trois points. Mes parents vivent dans un petit village du sud-ouest. Gentil petit village où j’ai grandi, où tout le monde se connaît, et où, surtout, tout le monde connaît la vie de tout le monde (ouép c’est ce qui rend la vie parisienne si paisible quelque part !). Donc ma mère connaît tout le monde et tout le monde la connaît, bla bla, vous avez pigé le principe…

Il y a quelques jours, elle se rend donc dans l’unique boulangerie du village. Elle connaît le boulanger, bla bla, il vient boire le café à la maison avec sa femme, bla bla… Devant ma maman se trouve un jeune homme d’obédience tafiole, option « super-tafiole ». Pour m’aider à situer le personnage quand elle me raconte elle me dit « comme ton ancien très bon pote là, super super super efféminé, tu vois ? Ben pareil mais pire ! ». Ok merci maman pour la précision, c’est vrai que j’ai pas l’habitude d’en voir des tafioles, c’est mieux que tu prennes un exemple…

La jeune tafiole achète ce qu’elle est venue acheter, et paye. Entre temps elle a un mot gentil pour ma maman, et pour le boulanger. Ma maman salue le boulanger alors que la diva passiva quitte les lieux. Et au lieu de donner une baguette à ma maman et demander comment va mon père, le boulanger ne peut s’empêcher de commenter la scène :

-    Non mais ça, c’est une ????? (ma maman ne se souvient pas de l’expression utilisée, peut-être une occultation volontaire de son cerveau) !
-    Mais pourquoi tu dis ça Roger ? (le boulanger ne s’appelle pas Roger, les prénoms sont changés pour conserver l’anonymat des participants)
-    Ben tu l’as vu ? Non mais c’est pitoyable… (rires)
-    Mais d’où tu te permets de le juger ? Et de me dire ça en plus ? Qu’est ce que tu connais de sa vie à ce gentil garçon ? En plus il a été très gentil avec toi et avec moi !!!! (pas de rires : ma mère était de mauvaise humeur…)
-    Mais attends, c’est pas normal ce genre de pédales-là, ça devrait pas exister, non mais tu l’as vu ? Si c’est pas fait exprès pour qu’on se foute de sa gueule !!!!
-    Et d’où tu oses me dire ça à MOI ???? Mais pour qui tu te prends pour juger les gens ? T’es mieux que lui ? Et tu me tiendrais ce genre de discours si je te disais qu’un de mes fils était gay ?
-    … ben enfin, je te connais, voyons…
-    Ben justement non ! Gauthier est gay, et ça me fait énormément de mal que tu dises des choses comme ça ! Tu n’as pas le droit !!!
-    Mon dieu… mais je ne le savais pas, je suis désolé, vraiment je ne voulais pas te faire du mal, il faut pas m’en vouloir… Et tu le vis bien ? Et ton mari ? Et Gauthier ? C’est pour ça qu’il est parti ?
(mais alors pas de rire du tout du tout !) (il parlait de mon départ, mon père n’est pas parti lui !)
-    Je le vis très bien, Gauthier aussi, s’il est parti c’est pour ses études, et mon mari aussi il aime son fils. On n’a pas eu le choix, on a deux fils et on les aime autant l’un que l’autre. Tu te rends compte des conneries que tu peux dire ????

Sur ce, ma mère dans un mouvement digne d’une sitcom hollywoodienne tourne les talons et sort telle une reine de la boulangerie…

En arrivant à la maison, elle tombe sur mon père qui, l’air contrarié, lui demande pourquoi le boulanger vient de l’appeler pour lui dire « Je sais que tu aimes ton fils même s’il a choisi d’être gay, je ne voulais pas vous insulter, je suis vraiment désolé, dis le bien à ta femme, hein ? ». Et là ma mère explose de rire, et lui raconte la scène en pleurant, prise d’un fou rire incontrôlable.

Pour la petite histoire, mon père lui a fait une scène pas possible du genre « mais vas-y, raconte la vie sexuelle de mes enfants à tout le monde ! ». Et le boulanger a rappelé ma mère pour être sûr qu’elle ne fasse pas la gueule ! Genre elle va se taper 10 km pour acheter son pain pour plus voir ta gueule ducon !!! Elle a que ça à foutre ma mère !!!!!!

Donc voilà, moi qui pensais que tout le monde savait que je suçais des bites dans mon petit village, il en reste encore quelques-uns qui tombent des nues… Ma gentille maman adore se targuer d’avoir un fils pédé qui réussit sa vie. Mais attention, elle ne fait pas ça de façon malsaine, elle ne fait pas ça pour être à la mode non plus ! Elle est juste fière de moi, dans mon intégralité !

Et du coup parfois, j’ai l’impression d’avoir une famille plus militante que moi pour les droits des homos. Que ce soit ma mère, mon frère ou mon père, ils ont mouché leurs lots de connards, mais toujours quand j’étais absent (parce que quand je suis là et qu’on assiste à ce genre de scène, j’ai le droit à un regard genre « euh, on est censé faire quoi là ? », et ils perçoivent dans le mien que je ne veux pas de scène, donc tout le monde range les couteaux).

Maman je t’aime, et pas uniquement parce que tu me fais rire.
Publié dans : Autres vingtenaires
Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /2006 03:11

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Par Mister Big

Quid des beaux parleurs ? Je m’explique… Parfois, on tombe sur des cons, qui nous traitent comme des cons, on les sent venir, et on se prépare à les jeter comme des vieilles savates dès la rencontre… Au mieux, ça sera juste sexuel, au pire, ça se limitera à un verre ou un café dans un bar… Mais parfois, on tombe sur LE mec, celui qui vous dit ce que vous avez besoin d’entendre, qui vous fait sentir ce que vous avez besoin de ressentir, qui est attentif, qui vous promet mariage et châteaux en Espagne… Du coup, devant tant de bons sentiments dégoulinants, on ne peut que fondre et craquer, se laisser espérer à une relation parfaite et épanouissante, celle qui nous manquait tant, celle qu’on attend tous.

Et là, deux choix possible : premier choix, c’est l’homme parfait, on l’aime, on l’épouse ! Ce cas de figure ne se présente qu’une fois sur 100 000 en moyenne, on a des stats, on vous les montrera. Second choix : on le rencontre, il est très gentil, très prévenant, tellement qu’on ne se rend pas compte qu’on a parlé ensemble que 3 minutes avant de finir dans un lit, et là, chlica-chlica, un don du sperme, et hop ! Douche et cloppe comprise, il a disparu en 8 minutes montre en main en prétextant un rendez-vous important avec son gynécologue à 23h30 ! On se dit « c’était tellement bien… je dois le rappeler ou attendre son coup de fil ? » et là commence une attente épique digne de celle endurée par cette pauvre Pénélope attendant le retour de son Ulysse chéri (qui lui, prenait du bon temps sur son rafiot avec une tripotée de mâles musclés et tous plus grecs les uns que les autres ! 20 ans pour rentrer chez lui, on me fera pas croire que c’est seulement à la force du poignet qu’il a résisté aux sirènes !). Puis on attend. On attend toujours, donc on rappelle même si on s’était promis de ne pas le faire. Répondeur. Normal, il est très occupé comme garçon. Tellement que ça fait deux semaines qu’on a plus de nouvelles, d’ailleurs. Puis la vérité commence à se profiler à l’horizon… Il voulait juste tirer son coup. Et merde ! Dire qu’on s’était promis de ne plus jamais tomber dans le panneau ! Mais nous voilà encore victime du Beau Parleur dans toute sa splendeur !!! Encore un de ces connards qui sait quoi dire, à quel moment le dire, et comment s’en servir pour arriver à ses fins ! Un de ceux qui vous font miroiter monts et merveilles et qui, au final, ne vous offre que quelques minutes de plaisir (et encore, certains sont plus doués en parlotte qu’en sexe) et une capote pleine… On ne devrait pas les sentir venir, depuis le temps ? On est habitué à ce genre de type ! Alors pourquoi on se fait toujours avoir ? Hein ? Ne devrait-on pas créer un site sur le net recensant tous les connards de cette espèce ? Genre la Black-List à consulter quand le mec en face de soi semble trop prévenant ? C’est une idée à développer… Ou alors la castration au cutter rouillé, mais c’est plus délicat comme situation, car, bizarrement, ce type parfait ne pouvait pas vous rencontrer chez lui : sa moman était là pour un WE surprise, et donc on ne sait toujours pas où il habite. Mais n’empêche qu’on s’est encore fait avoir. On se sent minable comme pas permis, mais bon, c’est la vie, on n’est pas au premier crapaud embrassé qui se transforme en… salaud ! Il faut dire que ces types sont étonnement psychologues, car ils arrivent à lire entre les lignes, souvent, et à dénicher ce qu’il faut dire et ce qu’on n’attend désespérément d’entendre.

Mais le problème, dans tout ça, c’est que j’ai l’impression que moi aussi je suis un beau parleur… Et là, ça me pose problème ! Mais je me rassure en me disant que je ne suis pas du même genre qu’eux. Si je ne veux que tirer mon coup, je ne vais pas lui faire des propositions de mariage. Je sais comment baiser pour baiser. Par contre, il est vrai que quand je commence une relation qui me parait promise à un bel avenir, j’ai tendance à sortir mes ressources cachées et à déballer mon argumentation comme un démonstrateur Tupperware un dimanche matin sur la place du marché de Roquefort-la-Bédoule… Je me suis rendu compte de cela il y a quelques jours seulement. Je sais quoi dire, je sais quand le dire, et sinon, je sais comment amener la conversation là où elle m’arrange et déballer mon baratin. Je n’aime pas penser que je suis comme ceux qui se servent de cette méthode juste pour baiser, car je ne pense pas l’être, mais je me sers quand même de la même méthode pour arriver à mes fins, c'est-à-dire harponner mon gibier et le ramener à bord, autrement dit : à me caser avec lui. Et comment ai-je été amené à mener cette petite introspection, me dites-vous ? J’ai compris cela en écoutant mes mots à mon cher et tendre actuel. Là aussi, je parle beaucoup avec lui. Et je lui dis plein de choses qu’il a besoin d’entendre. Mais là où j’ai réalisé ma vilenie avec mes précédentes relations, c’est que quand je leur disais ce qu’ils voulaient entendre, je sentais que je le faisais parce que c’était ce qu’ils voulaient entendre. Mais là, avec mon cher et tendre, mon Mumur comme je l’appellerai désormais, tout ce que je lui dis sonne différemment… C’est en cela que j’ai eu la révélation sur mes précédentes expériences et sur ma façon de les appâter à coups de belles paroles. Avec mon Mumur, je ne me force nullement. Tout ce qui me vient à l’esprit et à la bouche vient naturellement. Je le dis car j’ai envie de le dire. Je lui fais des promesses car je les pense vraiment. Est-ce la première fois que je suis vraiment amoureux, me direz-vous ? Non, j’ai déjà aimé, ça, c’est sur. C’est juste la première fois (à 26 ans, il était temps !) que je me sens si bien avec quelqu’un que je serais prêt à faire bouger des montagnes rien que pour lui, la première fois que je me sens prêt à tout faire pour le garder, mais surtout pour le rendre heureux. Et je peux vous dire que ça fait bizarre comme sensation. Quand je baratinais les autres, c’était pour mon bonheur, pour me les garder pour moi. Là, je lui parle beaucoup, notamment de lui, car il a, comme nous tous, des fantômes à exorciser, et que je ne souhaite qu’une chose, qu’il se sente bien. Dans un sens, c’est égoïste, car s’il est bien avec moi, il me restera, certes, mais je préfère résumer ça en une phrase simple aux accents surannés : son bonheur fait mon bonheur. Je ne cherche pas mon bonheur, je cherche juste le sien, et ça, c’est ce qui me rend heureux. Quitte à le laisser partir au loin (CF les articles sur les Murs), quitte à le perdre, je préfère le sentir heureux et libre que de l’enfermer dans une petite cage pour le garder pour moi. Il faut laisser les belles fleurs s’épanouir, car les cacher du soleil pour les garder jalousement, ça ne peut que les faire faner… Certes, s’il m’oublie, si sa nouvelle vie ne laisse plus de place pour moi, j’en souffrirai, mais je préfère ça à le sentir prisonnier de notre relation.

Oui, vous ne rêvez pas : je suis parti d’un article sur les beaux parleurs pour finir par une déclaration d’amour, le tout en passant par une petite introspection. Ca fait beaucoup pour un seul article, je vais m’arrêter là, je pense. Je ne rajouterai qu’une chose : mon homme, je t’aime.

Publié dans : Autres vingtenaires
Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /2006 02:23

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Bla bla



 

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