C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Par Tatiana
Bon, oui c’est vrai je le reconnais, j’ai très peu de temps à t’accorder en ce moment. Ca me chagrine moi aussi je t’assure mais je ne peux pas faire autrement (crois moi sur parole si je pouvais je le ferais). C’est la faute de cette maudite école qui a décidé de m’enlever ma vie sociale et de me faire travailler tous les jours sans relâche et sans répit. J’ai à peine le temps de voir mes amis et même des fois je suis obligée de travailler quand je vais les voir. Après je ne dis pas que c’est pas un peu de ma faute aussi, peut être que je m’organise mal. Mais dans tous les cas la situation telle quelle est : j’ai à peine une minute à moi. Du coup j’ai même pas une tonne de trucs à raconter car je suis plongée dans mon quotidien, voir même noyée dedans. Je n’arrive même plus à me pencher sérieusement sur des sujets pour faire un article convenable, c’est pour dire. Oui j’ai un peu honte, enfin ça me saoule un peu car j’aimerais avoir le temps de le faire. Cela dit j’ai tout de même quelques trucs à raconter. Prenons les choses dans l’ordre. Comme je ne sais plus trop ce que j’ai dit la dernière fois je risque de me répéter alors ne m’en veut pas lecteur.
Niveau école, ça se passe. Je serais tentée de dire bien mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je suis assez surprise par moi-même d’avoir pris le rythme aussi vite, j’étais pas sûre d’y arriver et finalement j’ai fait mes preuves. Je ne suis peut être pas aussi douée que certains mais j’ai le niveau par rapport à d’autres alors voilà. En tous cas ça me plait et c’est plutôt le principal finalement. Cette école est très axée sur la créativité (plus que sur la technique d’ailleurs) et je trouve ça bien, car il est bien plus facile d’apprendre la technique que de développer sa créativité. La technique on l’aura très vite en trouvant un job ou un stage, mais la créativité on en a besoin pour les trouver les jobs et les stages. Niveau ambiance de classe maintenant je commence à bien connaître les gens et même que j’ai appris presque tous leurs prénoms (oui j’ai un peu de mal avec ça). Je m’habitue doucement à eux mais je crois que ce ne sera jamais des super potes. Je n’arrivais pas jusqu’à présent à savoir pourquoi je n’avais pas envie d’approfondir les liens que j’ai avec eux, mais je crois que j’ai la solution. En fait je rigole bien avec eux, et même que des fois on se tape des fous rires en cours. Mais le fait est qu’ils sont plus jeunes que moi, et que ça se sent. En plus ils ont toujours la mentalité étudiante et moi je crois que je l’ai perdu l’année dernière. Le fait d’avoir pendant plus de six mois évoluer dans le milieu du travail avec des personnes ayant pour moyenne d’âge 30 ans, j’en ai pris l’habitude et j’ai du mal à revenir en arrière (surtout j’en ai pas envie). Il faut dire que j’ai toujours eu l’habitude de trainer avec des gens plus vieux depuis que je suis petite. Quand j’étais gamine j’adorais parler avec les adultes et je n’ai jamais été timide avec eux, alors qu’avec les enfants de mon âge je l’étais. Quand je partais en colo je trainais souvent avec les monos également. Je me sens plus dans mon élément allez savoir pourquoi, moi j’en sais rien mais c’est comme ça. Je suis sûre que je me serais sentie plus à l’aise si ces gens avaient deux ou trois ans de plus que moi. La ils ont tous minimum un ou deux ans de moins et je les aime bien mais je me vois pas du toit faire une soirée avec eux. Et justement j’y réfléchissais car il y a une soirée organisée par l’école en décembre, et je n’arrivais pas a savoir pourquoi je n’avais pas envie d’y aller toute seule et que j’avais peur de m’ennuyer. Maintenant je sais. Je voulais y aller avec des amis (et l’acteur tant qu’à faire) mais finalement j’ai vu que la soirée débutait vers 23h. Donc mes amis qui travaillent le lendemain ont fait « non » et moi je ne vais pas y aller seule si c’est pour m’ennuyer au bout de deux heures et être naze (car je suis dans une période où il faut que je dorme à partir de minuit tellement je suis naze, oui je suis pour l’hibernation en hiver). En plus je ne roule pas spécialement sur l’or et je n’ai pas envie de dépenser l’argent pour l’entrée les boissons et le taxi. Je préfère m’acheter autre chose pour le coup. La soirée aurais commencé plus tôt je crois que j’y serais allée même seule car au pire je me casse mais là bof.
Enfin, ça c’était côté école. Côté vie tout court, j’ai quelques anecdotes. Ma copine Lydia a enfin conclu avec sa cible (depuis six mois qu’ils se tournaient autour il était temps). Ben ça ne m’a que très moyennement réjouie car je ne le sens pas ce type. Je l’ai vu une fois et j’ai tout de suite perçu son côté psychorigide, et je déteste les gens comme ça. Il s’est avéré d’ailleurs qu’il était vraiment comme je l’avais perçu et puis pas très stable psychologiquement. D’un autre côté qui se ressemble s’assemble comme on dit, et il pourrait bien qu’ils se soient trouvés. Le problème c’est que maintenant elle est passée en mode « vive les bisounours », c’est à vomir. Vas-y qu’elle me sort des « c’est trop mignon » par-ci et des « il est trop chou » par-là : vite la cuvette !!!!! C’est insupportable, surtout quand en plus elle en parle tout le temps. La dernière fois on était allées voir une expo ensemble et pendant toute la première heure j’ai entendu parler de son mec. Dès que je disais un truc ça lui rappelait quelque chose qu’il avait dit ou fait. Bienvenu en enfer. Et sinon au niveau vie sentimentale c’est néant. L’acteur il bouge pas son cul et il est toujours avec poufia (oui c’est le petit surnom de sa pouf). Pourtant ça ne l’empêche pas d’être attentionné envers moi et même que des fois il me drague genre j’te serre dans mes bras et j’te demande si mes fesses sont belles quand j’te tourne le dos. Et puis plein d’autres trucs mais bon je vais pas vous faire la liste non plus. Par contre c’est vrai que dès que je ne le vois pas, j’y pense pas trop. Loin des yeux, loin du cœur comme on dit. On s’était beaucoup rapproché ces derniers temps mais là j’ai l’impression qu’on s’est éloignés. Des fois je le regarde et je vois juste un ami et des fois je vois plus. Enfin de toute façon vu qu’il est avec quelqu’un, c’est pas prêt de se faire.
C’est après quasiment un an et demi de non scolarisation que je reprends le chemin des cours. Cette année (l’ultime et dernière), je suis dans une école d’arts appliqués pour apprendre le graphisme. Comme certains le savent déjà, La semaine dernière j’ai eu ma prérentrée…Tout un poème. Deux heures de parlote du responsable de la filière (celui-là même qui m’a acceptée), pour nous détailler l’emploi du temps et plein d’autres trucs. J’ai pu m’inscrire à la sécu étudiante et avoir l’honneur de payer 189€ supplémentaires (comme si l’école était pas déjà assez chère). J’ai aussi appris que j’avais un test de typographie dès lundi 2 oct. MAIS J’EN AI JAMAIS FAIT MOI J’ETAIS PAS LA L’ANNEE DERNIERE !!!!! Heureusement j’ai récupéré les cours d’une nana et j’ai révisé ce que j’ai pu mais bon c’est pas le top non plus. Pareil, ils doivent rendre un rapport de stage mais moi j’ai pas fait de stage. Et la cerise sur le gâteau, il faut que je prépare un truc pour mercredi prochain, alors que j’ai aucune idée, snif ! Ca va qu’ils sont super cools dans l’école et que tout (ou presque) est négociable. Donc pas de prise de tête inutile on verra en temps voulu. Au niveau des gens qui composent ma classe, je n’ai pas pu me faire une opinion avec le peu de temps que je les ai vus. Ces deux heures ont juste servi à me coller une sacrée pression sur le dos avec un « comment je vais m’en sortir ».
La semaine est passée vite, on est déjà dimanche et je dois réviser le programme de l’année dernière. C’est chaud, très chaud. Les idées pour mon projet de mercredi sont minables. Bref, c’est la merde. J’ai pas réussi à m’endormir avant 1h du mat’ alors que j’étais quand même un peu fatiguée mais j’avais du boulot (avant même de commencer les cours).
Lundi, le jour J. Début des cours à 11h30 par le test sur les cours de l‘année dernière. La prof est toute gentille (méfions-nous ça doit cacher quelque chose), et elle me dit que c’est pas grave si je ne connais rien, je fais le test pour voir. J’espère juste qu’elle ne va pas trop me mettre une sale note. J’ai fait un truc à l’arrache totale. Sur la partie théorique ça allait plutôt mais le reste c’était du free style. Une petite pause et hop ! on attaque les choses sérieuses. Premier sujet de devoir à rendre. Je me plonge dedans direct et je jette une première idée, en esquisse sur une feuille. La prof la voit et me demande de lui présenter. Elle adhère et trouve que c’est plutôt une bonne idée. Tant mieux ! je peux tout de suite creuser le concept.
J’ai un peu plus parlé avec les gens, mais toujours rien de concluant. Je n’accroche avec personne en particulier. Il me faut encore un temps d’observation afin d’analyser tout ce petit monde. Mais quelques tendances se dessinent pourtant.
14h30 : c’est l’heure d’aller manger ! Je fonce à la maison car je n’ai qu’une heure et que je veux aller sur internet (oui il n’y a pas internet sur tous les postes informatique dans cette école c’est un peu naze). En plus il faut que j’achète des clopes car je n’en ai plus depuis samedi soir et que là j’ai besoin de fumer. Je mange, vais sur le net, consulte mes mails, achète mes clopes. Je suis dans les temps nickel. J’arrive à l’école, bizarre il n’y a personne devant. En même temps, c’est quasi l’heure du début du cours. J’arrive devant la salle, la porte est fermée. Là, ça craint grave. Je vérifie mon emploi du temps et bingo ! Tatiana elle a encore fait fort car elle s’est gourée dans l’horaire du cours. Il était à 15h le début ma fille ! J’ai pas envie de me taper l’affiche (oui il reste une demi heure de cours seulement) donc je ne rentre pas et je vais voir au secrétariat. Les filles me disent de voir avec la prof à la fin du cours. Je me sens quand même vraiment mal. Et en même temps c’est moi tout craché. A la fin du cours je vais voir la prof, et elle a pas l’air trop contrariée et me note présente au cours. Je m’inscris sur un groupe de travail au pif car il faut faire un truc en groupe la semaine prochaine.
Re pause et cours suivant (16h-19h). Le prof a l’air bien à l’ouest, surtout que je l’ai vu en panique juste avant quand j’attendais la fin du cours d’anglais. Et là, c’était l’enfer. La torture. Les trois pires heures de ma vie que ça fait longtemps que j’avais pas vécu un truc pareil. On a passé une heure et demie à regarder un poly sur un truc mortellement ennuyeux. Et ensuite il a voulu nous montrer des slides mais pas moyen de faire marcher le rétroprojecteur. A la fin tout le monde parlait c’était du n’importe quoi. Moi du coup, j’en ai profité pour parler avec ma voisine qui s’appelle Natacha. C’est la seule qui est venue vraiment vers moi sans que je lui parle et qui m’a demandé mon nom. Elle a l’air cool comme fille et je l’aime bien. J’espère que ma première impression sera la bonne. Maintenant je commence à cerner plus ou moins les gens (surtout les filles) et j’ai pu a peu près déterminer les groupes :
Les filles et les garçons ne se mélangent pas trop apparemment. Ca me rappelle vachement quand j’étais en DUT. On distingue plein de petits groupes avec des personnalités très différentes. Certains ont l’air d’être les gens « cools » de la classe, d’autres vivent leur vie tranquille sans rien demander. Mais tout le monde n’a pas l’air de s’entendre à merveille.
Une chose est sûre, moi je suis un peu l’intruse. Plein de personnes m’ont demandé si j’avais passé un entretien, montrer des travaux. Je me demande s’ils croient que j’ai fait l’objet d’un traitement de faveur. Mais j’espère bien que non ! J’ai envie de pouvoir penser que je suis ici parce que je le mérite. Enfin voilà ça y est, nouvelle année de boulot avant la vraie vie impitoyable du monde du travail.
je vous ai gardé le meilleur pour la fin !
Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j'en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c'est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c'est à dire assez chaude pour qu'il n'y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l'horrible chaleur extérieure. L'île est vraiment belle, même s'il n'y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J'ai un peu l'impression d'avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d'un jour dans une même ville, c'est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l'île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c'est le prix d'un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l'île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l'île pour descendre dans une crique sauvage. C'était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J'ose même pas imaginer les bestioles qu'il devait y avoir à l'intérieur. On a vu plein d'iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorking (c'est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J'ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D'ailleurs je m'excuse auprès de ceux que j'ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s'est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu'on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes.
Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m'étonne pas que l'autre (cf articles précédents) ait changé d'avis en revenant. En parlant de couple, j'ai réussi à me faire scotcher par un relou à l'auberge de jeunesse sur l'île, alors qu'elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu'il vienne me voir moi. Alors qu'il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j'avais mis ma tenue de pétasse.
Bon, j'ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s'exhibe devant nous car il a remarqué qu'on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C'est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cacun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c'est que c'est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c'est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c'est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c'est pas ça... Surtout le problème c'est que y a que des couples amoureux. C'est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c'est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l'auberge dont le beau blond. Mais c'est pas pour autant qu'on a établi le contact. L'hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t'as un lit bien et un lit pourri. Le pire c'est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat' en te foutant limite dehors. C'est ici qu'il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d'un moment, je décide que j'en ai ras le bol et que puisque c'est comme ça, je rentre à l'hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m'éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l'ambiance.
Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m'ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c'est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c'est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c'est cher. Enfin c'est pas cher par rapport aux prix en France, mais c'est pour notre budget, si. On s'est fait toutes les cabanas le long de la plage, l'horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n'y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l'intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d'hab' on s'est regardé et basta. Le temps que je réalise que c'était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l'hôtel. Grâce à elle on s'est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L'histoire à retenir, c'est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s'est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d'Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j'aurais un fils. Il m'a aussi sorti que j'étais romantique, mais là j'ai pas tout compris. Et il m'a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s'il a dit que j'étais amoureuse que ça allait grandir, ou s'il voulait dire que j'étais sentimentale et que c'était pas prêt de s'améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J'ai appris en partant qu'en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n'arrive qu'à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n'en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu'il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d'avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain.
Plus tard (oui j'ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est)
On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l'état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d'ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c'est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu'on avait payé notre nuit d'hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s'arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu'elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l'autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte.
Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s'est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C'est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n'as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J'ai flippé d'attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c'est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j'en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J'en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu'à elle (même si je l'aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c'est horrible. Puerto c'est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu'on se tape un reste de tempête tropicale et qu'il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l'océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l'eau. Avec l'humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c'est. C'est ici qu'arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c'est ici que j'ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s'appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j'avais moyennement la motivation mais Maria avait l'air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m'étais enfilées m'avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j'y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d'une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu'il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l'Anglaise elle ne l'aura pas celui-là. L'ennui c'est qu'à chaque fois qu'il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j'ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d'ailleurs j'ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t'es ma propriété, c'est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de renter. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j'attends de voir s'il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap' parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j'ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c'est pas juste amical. Maria décide d'aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j'ai rien compris. Parce que là j'ai dépassé le stade d'alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d'obsédés!!) et j'opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s'ensuivent, et il m'emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l'habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j'ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.
Par Tatiana
Bonjour lecteur (oui il est 11h du mat’ alors bonjour). Ma connexion internet étant totalement foireuse ce matin, je profite du fait que je ne peux pas trainer sur internet pour écrire un vrai article avec une tentative de réflexion. Ca va être dur pour moi mais je vais essayer de faire bien ;). Le sujet du jour c’est la fidélité. Ca faisait un moment que je voulais écrire là-dessus mais je n’avais encore jamais trouvé le temps pour le faire. Depuis ma relation avec mon ex (celui dont je vous saoule dans chacun de mes articles), je n’arrête pas de me demander si la fidélité est-elle vraiment possible.
Je crois que vous savez déjà que mon ex n’était pas vraiment ce qu’on peut appeler libre quand je l’ai connu, et encore aujourd’hui (enfin je dirais a priori vu que je ne sais pas ce qu’il devient) il est avec quelqu’un. Selon moi il y a plusieurs raisons d’une infidélité que je vais vous exposer ici ! Ben oui c’est le but de l’article en fait. Aujourd’hui je vais faire comme Nina : mise en situation pour étayer mon argument. Alors admettons que je suis avec Michael (oui comme Michael Vartan). Ca fait disons deux ans que je suis avec lui, et nous sommes un peu dans un passage à vide. Michael n’est plus aussi attentionné avec moi, notre relation tourne en rond. Et là arrive Orlando (cf. Orlando Bloom) ! Il est beau, il n’a d’yeux que pour moi et problème… il me fait craquer. Je ne sais plus quoi faire, et chaque bourde de Michael me fait avancer un peu plus vers les bras d’Orlando. Jusqu’au jour ou arrive le dérapage. Je cède à la tentation. Forcément je me pose plein de questions sur mes motivations, mon couple… Pourquoi donc ai-je fait cela si je suis bien avec Michael ?? Au bout d’un certain temps (qui varie selon le modèle de votre cerveau et la vitesse de connexion de vos neurones) j’en arrive à la conclusion que Michael ne me comble plus autant qu’avant. Là, deux solutions, soit j’ai une longue très longue discussion avec Micki et on recolle les morceaux, soit je le quitte car je juge que notre relation est arrivée à sa fin et qu’il n’y a rien à récupérer. Alors si vous êtes une fille, c'est plus souvent la première solution, si vous êtes un homme lâche, c'est plus la deuxième (non non je ne suis pas aigrie :) ).
Autre scénario possible : toujours avec Micki notre relation va très bien, tout est beau, tout est rose… C’est l’homme parfait qui me fait tout le temps à manger, me fait tout le temps l’amour, est toujours là pour moi mais pas trop pour ne pas que je me sente trop étouffée. (oui je sais quitte à être exigeante autant l’être à fond). Pourtant ça ne m’empêchera pas d’avoir le coup de foudre pour Orlando. Bam ! Comme ça d’un coup d’un seul. Je me raisonne mais si Orlando vient vers moi avec insistance je ne peux pas résister longtemps. Surtout si je suis du genre instinctive en amour, c’est-à-dire que j’ai tendance à foncer. Ce genre de chose arrive plus souvent qu’on ne le croit et beaucoup de personnes se retrouvent avec un amant ou amante alors que ça ne leur était jamais arrivé. Le pire dans ces cas là c’est quand on finit par être amoureuse des deux et ne plus savoir lequel choisir. Donc là, c'est soit vous rompez direct avec Orlando avant de tomber amoureuse de lui, soit vous êtes sacrément dans la merde. Risque maximum : pétage de plombs et largage des deux.
Autre cas, l’angoisse de l’engagement. C’est quand même plus fréquent chez les hommes. Beaucoup, avant ou juste après avoir fait un pas supplémentaire dans leur couple, doivent se prouver qu’ils sont libres encore et qu’ils peuvent faire une dernière folie. Ou alors ils ont envie de se persuader que non eux ils ne veulent pas d’un couple « sérieux ». Là, c’est pas bon du tout. En général, la première personne qui passe et qui suscite un tout petit peu d’intérêt c’est bon. Je vais emménager avec Michael, ça y est on saute le pas. Mais Michael lui est super angoissé, si ça se trouve même il est pas sûr de vouloir habiter avec moi, mais il voulait tellement me faire plaisir. Du coup il se trouve un peu pris au piège et il a envie de se prouver que non il n'est pas tombé dans un train train et peu aussi aller voir ailleurs et être libre quand il veut où il veut. Cela rejoint un peu le cas où l'on veut retrouver les frissons du début. C'est vrai qu'avec le temps, la relation évolue, se transforme. Certain prennent ça pour un affadissement des sentiments amoureux et pourtant il n'en est rien. C'est vrai que ça fait longtemps que je suis avec Michael et que je n'aime pas trop la tournure de notre relation, elle est où la petite étincelle du début ? Le truc qui faisait que j'étais complètement folle rien qu'en entendant ma sonnerie de téléphone portable (il m'a apppeeelllllléééééééééééééééééeeeeeeeee). Ah mais oui je vais la retrouver avec Orlando !
Il y a sûrement encore plein d'autres raisons, mais là je vous ai sorti les classiques. Vous pouvez aussi ajouter le fantasme de faire quelque chose d'interdit, car souvent les relations de ce type sont vraiment intense. Il faut profiter de chaque moment passé ensemble. Et puis, il y a aussi des personnes qui couchent pour coucher sans vraiment de raison, mis à part le challenge et le score.







