Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

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C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Vendredi 27 juillet 2007
L’autre jour, j’ai survolé un magazine masculin tout nouveau qui traîne au bureau, H for men, tout en regardant les mecs jouer au foot sur la console. Ouais, je sais magazine masculin, foot, faut pas que je m’étonne si ma mère pense que je suis lesbienne. Donc ce magazine très instructif vous apprend entre autre à saouler une femme pour la désinhiber (mais il conseille du champagne, classe quand même) et comment convertir sa copine de brouette en power plate pour se muscler en baisant. Ca envoie du rêve, surtout la position du marteau piqueur où la fille doit avoir la tête en bas. Pendant que tu te fais les adducteurs, ça te gêne pas que je te vomisse sur les pieds chéri ?


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Entre autres articles, le désormais incontournable papier sur les sex friends ou « amis de complaisance ». J’adore la subtilité francophone. Bon, le papier est court, je vous le résume : c’est super parce que des fois, dans la vie, on veut pas s’engager mais vaut mieux en avoir plusieurs car ces garces charmantes demoiselles ont tendance à se trouver des mecs et plus vouloir sexer avec nous. Je vais pas jouer les prudes, j’ai déjà eu des sex friends, je crois en avoir un actuellement (oui, je suis pas sûre de ma situation avec Gabriel, c’est un peu la lose quand même). Bon moi, à la différence de ce qu’ils disent dans l’article, je les recrute pas dans mon groupe d’amis parce que je ne suis pas foutue de mélanger les genre. Un sex friend peut devenir un ami mais la réciproque n’est pas vraie car mes amis sont des êtres asexués pour moi. Enfin, je veux pas coucher avec sinon, c’est le foutoir et aucune brouette ne mérite de sacrifier une amitié. Mais chacun les recrute où il veut, c’est pas le sujet.

Il est vrai que le sex friend est une bonne solution quand on est dans une période où on veut pas s’engager. Par exemple, l’été dernier, mon cœur était en réparation, hors de question de sortir avec quelqu’un, de lui faire des promesses alors que je savais que j’étais pas capable de donner un chouia d’amour. C’est une question d’honnêteté, je veux pas sortir avec quelqu’un juste pour avoir ma dose de sexe et de tendresse tout en sachant que je ne suis pas vraiment dispo. Récemment, j’ai traversé trop de changements dans ma vie avec mon nouveau boulot et mes projets de colocation. Ca peut paraître bizarre mais je me sens très différente d’il y a quelques mois et je dois me poser dans ma nouvelle vie avant d’aller de l’avant. Donc retour sur meetic pour le recrutement, on n’a pas fait mieux. Dans le lot, Gabriel, donc, qui a beaucoup de qualités à mes yeux mais m’a prévenue : ça fait 7 ans qu’il est pas tombé amoureux et ne veut pas forcément s’attacher donc je ferais mieux d’en faire autant. Et là, je merde un peu. Etant profondément monogame même avec mes sex friends (à moins qu’on soit un couple mais je serais au courant, non ?), j’ai du mal à gérer les autres et à même à avoir envie de les voir. Le semi Russe m’a saoulée avec sa fellation routière, il est disqualifié, na. Non parce que je le sens gros comme une maison, ce sera une fellation et il me ramène chez moi et non. Comme dirait Vicky, il a qu’à aller au Bois de Boulogne.

Le risque majeur dans le sex friending, c’est l’attachement unilatéral. Avec Laurent et Benoît, je m’étais pas attachée, je sais pas bien pourquoi pour le premier. Pour le second, je sais, c’était un enfoiré. Après tout, Laurent avait pas mal de qualités. Mais j’étais pas dans le mood sans doute. Là, avec Gab, je me fais un peu peur, je joue avec le feu parce que je commence à craquer et je crains de me prendre une claque car je pense pas avoir de place dans sa vie. Pourtant, ça fait un peu chier, on est de plus en plus en symbiose sexuellement parlant et on s’entend bien, en dehors de ça, on papote beaucoup quand on se voit. Mais c’est vrai que quand on se voit pas, on parle pas trop, des fois sur MSN mais ça ressemble pas à une relation de couple. Hé oui, il ne faut pas confondre tendresse et attachement, là est tout l’art du sex friending et moi, je suis merdique dans la gestion des sentiments, c’est pas nouveau. Comme dirait Vicky (elle dit plein de choses intelligentes), j’ai le droit de m’attacher, c’est pas un mal mais faudrait juste que je m’attache à un mec qui me le rend bien.

Bref, sur le papier, le sex friending peut paraître une solution idéale pour avoir sa dose de sexe et tendresse à des moments où on ne peut offrir plus. Cependant, il faut toujours rester clair dans ses sentiments avec l’autre et admettre la possibilité que la situation finisse par nous échapper. A trop jouer avec le feu, on peut parfois se brûler et ça fait mal.

Vendredi 20 juillet 2007

Il y a X temps, je discutais avec Lambchop sur le forum et on s’accordait sur le fait qu’après une folle nuit de sexe, ça se sent. Je parle pas de réaction physiologique, non, je parle de la façon dont les gens nous regardent. En gros, quand je repars de chez un amant ou de chez mon namoureux, j’ai l’impression que j’ai tatoué sur mon front « elle a fait des folies de son corps toute la nuit et même qu’elle a eu un orgasme (ou même plusieurs) ».


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Il y a quelques temps, j’ai passé une nuit purement divine avec un jeune homme. Le lendemain, j’avais une banane monstre, j’étais toute guillerette et les vendeurs ont apprécié mon nouvel enthousiasme, me dragouillant gentiment. Bon, forcément, quand ils voient une nana tout sourire qui déclame un joyeux « bonjour ! », ça doit les changer un peu. Mais je remarque que de façon générale, après une nuit orgasmique, ça se voit, ça se sent. Non, je ne parle pas d’odeur, c’est dégueu, là ! Je me souviens d’une fois où je rentrais d’une nuit torride avec Laurent, tous les gens me regardaient. Etait-ce parce que j’avais le mascara au milieu des joues ou parce que j’avais la tête d’une fille qui avait sexé ? Je ne sais pas. A moins que je n’ai remarqué ces regards que parce que je me sentais « coupable ».

Bien sûr que dans une rame de métro, y a peu de chance que je sois la seule à avoir forniqué la nuit précédente mais alors pourquoi tout le monde me regarde ? Il est vrai que si ma sexualité n’est pas un tabou, j’évite cependant de la crier sur tous les toits, je ne suis pas sûre que tout le monde soit ravi de savoir que j’ai brouetté la nuit précédente (et plusieurs fois en plus). Autant ça ne me gêne pas de le raconter aux copines, autant mes voisins, mes collègues ou la personne assise en face de moi dans le métro n’a pas besoin de le savoir. Rien à cacher mais rien à déclarer non plus, en somme. Pourtant, on dirait que les mecs n’ont pas forcément la même logique que moi, au vu des nombreux suçons qui ont orné ma personne. Sans déconner, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi les mecs se sentent toujours obligés de me marquer, surtout ceux avec qui je ne sors pas. Je veux bien croire que mon cou est absolument irrésistible (j’avoue que j’aime bien les cous, moi aussi) mais arriver au boulot avec une trace rouge indiquant que je suis une personne sexuée, bof. Et devoir expliquer à mes parents que j’ai un mec, tout ça pour que ce connard me plante 15 jours après, bof aussi.

Dans les faits, je pense que personne ne voit qu’on a eu du sexe, sauf traces visibles. Alors pourquoi on a l’impression que tout le monde nous regarde ? Outre la « gêne » qu’un élément de notre vie intime nous paraisse à ce point visible, il y a un autre fait, autrement plus agréable : faire l’amour nous rend beau. Enfin, moi, en tout cas. Comme on dit souvent, pour plaire aux autres, faut se plaire à soi. Or après une séance de sexe, je me sens belle et désirable, c’est un fait. Pas plus tard que mardi : j’arrive chez Gabriel, j’ai passé la journée à tirer sur mon t-shirt des fois que mon énooooooooooooorme bidou dépasse. Une fois arrivée chez le monsieur et après deux verres de champagne et un pét, forcément,mon bidou adipeux et blanc, je l’ai un peu oublié. Si bien qu’une fois la brouette consommée, je me promène toute nue dans son appart, ranafout. Et le lendemain, je me sentais carrément plus jolie. Bon, les plus scientifiques d’entre vous m’expliqueront que c’est une question d’endorphines ou chais pas quoi mais j’adore me balader dans la rue avec la sensation que je suis une jolie demoiselle, planquée derrière ses grandes lunettes de soleil. Parce que le soleil, ça fait bobo les noeils, sinon.

Mais en fait, la vraie question est « est-ce que les gens me regardent plus que d’habitude ou c’est moi qui le remarque aujourd’hui ? ». Non parce que la plupart du temps, je suis dans ma bulle mais ces jours là, comme j’ai l’impression que c’est tatoué sur ma tronche que j’ai sexé, j’ai l’impression que tout le monde. Mais en fait, s’il le faut, rien ne change par rapport aux autres jours. Juste que là, je le remarque.


NB : Ma freebox étant décédée, la publication des articles et réponses aux comms se feront quand je pourrai ! :)

Jeudi 19 juillet 2007

L’autre jour, durant ma tournée journalière des blogs, je suis tombée sur un article des Ra7or écrit par un petit nouveau, miss Ra7or (mais c’est un mec). Ce jeune homme parlait de drapeaux en berne, de soldats au repos, de baudruche dégonflée… Bref, de pénis qui bande mou, voire carrément pas. Et nous, les filles, face à ça, on fait quoi ?


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Dans ma vie sexuelle, j’ai peu eu à faire à des épisodes de ce genre, par chance ou par talent, je ne sais pas. La première fois, c’était un matin avec Pierre le pervers qui m’avais entreprise sous la douche mais ça ne m’avait pas particulièrement marquée vu que le matin, je suis toujours un peu à côté de mes pompes. Ensuite, il y avait eu Laurent, j’en avais parlé à l’époque, que je comprenais pas pourquoi il s’obstinait à imprimer sa montre dans ma cuisse. Le truc, c’est que nous, les filles, on n’a pas de pénis et on se rend pas toujours compte que c’est fragile, ces choses là, y compris et surtout en ce qui concerne l’érection. Pour nous, femmes, la mécanique est simple : désir = érection donc érection molle = désir faible. C’est mathématique mais en fait, c’est faux. Enfin, ça peut être vrai mais c’est oublier que l’homme a aussi le droit d’être fatigué, stressé, angoissé… Faut pas croire, c’est compliqué un homme. Après tout, nous aussi, des fois, on a des pannes. Pourquoi on aurait le monopole du psychologique ?

La question est : « ok, il débande, que faire ». Un, ne pas se mettre à pleurer. C’est vrai qu’on a souvent tendance à se sentir vexée de la platitude de « Jean-René national » (© miss Ra7or je m’étais promis de le replacer) genre « je suis moche, même un mec bande pas devant moi alors que je l’ai chauffé pendant une heure, bouhouhou ! ». Non, non, non, c’est pus compliqué que ça et dans l’histoire, on est deux à être mal. Parce que si nous, nous sommes blessées dans notre orgueil et notre séduction, lui, c’est aussi dans son orgueil et sa virilité qu’il l’est, blessé. Ma phrase précédente est une horreur mais soit, on continue. Donc, nous voici chacun au bout d’un Popol dégonflé sans savoir que faire. Côté fille, on est bonnes et généreuses et on a tendance à dédramatiser d’un « c’est pas grave ! » mais il paraît qu’il ne faut pas le dire, ça. Pourtant, ça ne l’est pas, grave. Avec Laurent, par exemple, je savais qu’on avait toute la nuit pour forniquer alors s’il est mou la première fois, on arrête, on se détend, on reprendra plus tard. Surtout que je sais que la mise de la capote est souvent terrible. De la même façon, si les préliminaires sont trop « tout pour moi », forcément, Popol finit par faire la gueule. Mais que faire si ça repart pas ? Moi, franchement, à part le « c’est pas grave, faisons autre chose en attendant », je vois pas. Je vais pas ne rien dire et rester dans mon coin du lit, ce serait encore pire. Alors quoi ?

Cette histoire de débandade montre quand même à quel point on a vraiment une fausse vision de la sexualité et du mécanisme du désir de l’autre. Mais aussi de la pression qu’on se fout au moment de la brouette, ça doit forcément être grandiose, merveilleux, fantastique… Une panne, ça arrive à tout le monde et à nous aussi, les filles. Je suis toujours mal à l’aise quand, au bout d’un certain temps, je suis obligée de demander au monsieur d’arrêter parce que je suis toute sèche et que ça fait mal (surtout avec capotes, ça fait mal de se sauver la vie, des fois. Mais bon, je préfère avoir un peu mal en fin de brouette que choper une MST). Evidemment, l’idéal, c’est d’essayer de relancer la machine en usant de caresses, léchages et autres des parties sensibles (sans faire comme si sa vie en dépendait, c’est vexant pour tout le monde et apparemment douloureux pour monsieur, quand on y me trop de cœur). Moi, j’ai ma botte secrète : l’oreille. Un mordillage/suçage du lobe, ça vous lèverait toute une armée. Mais je suis totalement oreillosexuelle, moi. Et si ça marche pas ? Ne prenons pas un air grave pour dire « c’est pas grave », un sourire, un câlin, un « faisons autre chose, ça reviendra tout à l’heure ou demain » devrait suffire.

Quoi qu’il en soit, la sexualité n’est pas toujours une fête, il y a parfois des crises. Le tout est de savoir ne pas prendre sur soi les soucis de l’autre et comprendre que oui, la nature est bien faite mais que parfois, une érection, c’est aussi psychologique. Tout comme l’éjaculation, d’ailleurs, mais ceci est un autre sujet.

Jeudi 12 juillet 2007

En ce moment, je rencontre des hommes, merci Meetic. Donc, premier rendez-vous, on se retrouve face à face dans un bar et faut meubler, on va pas se sauter direct dessus. Surtout que des fois, on a aucune envie de se sauter dessus mais on va pas se tirer au bout de 5 minutes, ça ne se fait pas. Donc on discute. Or en cette année électorale, le sujet politique plane, menace. Faut-il donc l’aborder ou l’ignorer ?

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Moi de mai, je me retrouve à un charmant jeune homme dans un bar, Gabriel (oui, celui avec qui j’ai brouetté plusieurs fois depuis, fin du suspense). Après avoir passé 10 minutes au mobaïle à essayer de se retrouver (très amusant) puis 10 autres minutes à trouver la Butte aux Cailles, nous voici installés dans un bar chelou à siroter lui une bière, moi un Martini rouge. Et voilà qu’inévitablement, alors que nous sommes entre les Présidentielles et les législatives, le sujet jaillit. Je ne sais plus comment, je ne sais plus pourquoi mais il est là. Chacun est sur ses gardes mais on le sent, on le sait, on n’a pas voté pareil. J’ai voté Ségo (par défaut), i a voté Sarko (par défaut). Un long débat sociétal s’engage, on n’est pas d’accord sur certaines choses. Gloups ! Heureusement une transposition au resto a fait dévier la conversation mais quand je vois que j’ai même pas le droit à un baiser alors qu’il me ramène chez moi, je me dis que nos désaccords politiques m’ont desservie. Finalement, non, j’ai conclu 3 semaines plus tard. J’ai eu le même souci avec Nabil, je sors une vanne et il me fait « quoi, t’as pas voté Ségo quand même ? » Heu… Pas grave, j’ai conclu quand même.

 

La politique relève quand même pas mal de l’intime selon moi et c’est vrai que parler politique dès le premier rendez-vous me paraît assez risqué. De façon personnelle, je ne recrute pas les hommes en fonction de leurs opinions politiques, j’ai passé 4 ans et demi avec un centriste, à l’époque où c’était pas à la mode. Cependant, commencer une relation, même purement physique, par un débat houleux sur la France et sa société, on connaît plus romantique quand même. Et pourtant, pourquoi ne pas en parler ? Cette année, ça paraît quand même impossible, je savais en une semaine l’opinion politique de mes collègues, ma mère a (enfin) compris que j’étais à gauche, les bloggeurs m’accusent d’être Sarkozyste voire lepéniste et anti-gitan (rien que ça). Bref, en ce début d’année 2007, il paraît impossible d’esquiver le sujet.

 

Mais en temps normal, faut-il éviter, aborder le sujet ? Bien sûr, quelqu’un qui n’en a rien à battre n’en parlera pas. Personnellement, la politique m’intéresse en tant que citoyenne et observatrice. Je ne suis pas militante et je pense être quelqu’un de raisonné, j’admets tout à fait les qualités et les défauts des uns et des autres. J’en parlais hier midi avec Romain et Gonzague, deux collègues de droite et ça s’est très bien passé. Oui, Ségolène Royal a été nulle de critiquer son propre programme, elle perd toute crédibilité à mes yeux. Oui, ça me saoule les gens qui fantasment sur le méchant Sarkozy et préfèrent sortir 100 fois le même poncif plutôt que de parler de vrais sujets, de ses actions depuis son élection, là où y a débat. D’ailleurs, avec Gabriel, on a parlé de la TVA sociale. Bon, on était globalement d’accord pour s’indigner de cette mesure. Non parce que soyons honnête : si la TVA augmente et que le prix de base des produits ne bouge pas, les prix vont augmenter. 1+1+1, ça fait 3, sauf pour Jean-Claude Vandamme à la limite. Moi, la politique, ça me plaît comme sujet mais je ne quitte pas une table parce qu’un des convives a voté Sarkozy. Surtout pendant un tête à tête.

 

Après, mes opinions politiques font quelque part partie de moi. Mise en situation. Tête à tête avec un beau gosse que j’ai envie de mettre dans mon lit (ou de me glisser dans le sien). Là, « moi, j’ai voté Sarkozy parce que ça, ça et ça. Et toi ? ». Deux options. Je roucoule un hypocrite et consensuel « moi aussi », aussi faux que ma couleur de cheveux. Ou alors j’assume mes idées. Etant une personne avec un caractère de merde entier, forcément, je vais assumer. En fait, c’est même carrément un bon test. Puisque j’accepte qu’il n’ait pas voté comme moi, comme une personne censée que je suis, il devrait en faire autant. Honnêtement, un mec qui me jette parce que je suis de gauche, je crois que ça me fait gagner du temps. Je vais pas investir une minute de plus avec un crétin tête de pioche qui refuse d’admettre que les gens n’ont pas les mêmes opinions que lui.

 

Finalement, c’est plutôt un bon test… Reste qu’on peut faire plus glamour pour séduire un homme.

Vendredi 29 juin 2007

Il y a des fois dans la vie où j’aime me poser des questions sans grand intérêt et faire des articles sur le sujet. Mais bon, la vie est trop courte pour ne se poser que des questions existentielles. Donc grande question du jour : de l’homme ou de la femme, qui doit fournir les capotes ?

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Commençons par une anecdote personnelle. Mardi soir, sur MSN, un jeune homme vient me parler, nous l’appellerons Gabriel. Nous avions dîné ensemble y a 3 semaines et il ne s’était rien passé et je pensais ne jamais avoir de nouvelles du monsieur. Or, mardi, le voilà qui réapparaît, chaud bouillant genre « bon, il serait temps de transformer l’essai, là. » Bon, honnêtement, j’ai rien compris, je le pensais pas du tout intéressé par ma personne, comme quoi, je suis toujours aussi douée en psychologie masculine. Donc une heure plus tard, le voilà chez moi et après une bonne heure de papote, on s’effeuille sur mon canapé. La brouette pointant le bout de son nez, le voilà qui part à fouiller la poche de sa veste pour choper des capotes. Alors que moi, j’en ai et que j’ai toujours pas pu tester ma super capote Durex. Mais on fera avec la sienne.

 

J’ai remarqué que dans la plupart des cas, les mecs prévoient toujours des munitions, si j’ose dire, même quand ils viennent à mon domicile. Non parce que j’en ai des capotes, moi. Pas 150 000 mais j’en ai. J’en parlais justement à Summer qui m’expliquait que pour elle, c’était plutôt bon signe que les messieurs viennent avec leur capote, ça veut dire qu’ils se protègent. Mouais… J’avoue que quand j’ai un rencard avec un mec, j’amène pas forcément mes capotes parce que, déjà, je suis pas forcément sûre que ça finisse dans un lit puis en plus, je pars du principe que celui qui invite pourvoit à ce genre de choses. Et si y a pas de capotes, tant pis, on attendra la fois suivante. Puis au pire, y a suffisamment de distributeurs dans Paris pour régler le problème.

 

Bien sûr, il y a la question des capotes XL. Récemment, j’ai passé un moment délicieusement intime avec un monsieur très très bien équipé mais il n’avait pas pensé à prendre son matériel mais, Dieu merci, moi, j’en avais. Parce que bon, les capotes de cette taille là, on pense pas toujours à en acheter, ne péchons pas par optimisme. Non puis si on sort une capote XL à un monsieur normalement équipé, il peut mal le prendre.

 

Mais à travers tout ça, ce qui m’interroge, c’est « une fille n’est-elle pas censée se préoccuper de ce genre de questions ? ». Bon, pour certaines, on peut les imaginer angéliques donc pas équipées pour une brouette sauvage. Mais dans l’ensemble, j’ai l’impression que dans l’inconscient collectif, les mecs sont censés pourvoir les capotes. Parce que c’est sur eux qu’elle se met ? Oui, je sais, y a des préservatifs féminins mais le jour où un mec me sort un préservatif féminin, je crois que je serai sur le cul. En plus, c’est moche, on dirait une poche plastique, on a connu plus glamour mais là n’est pas la question. Donc, comme c’est sur le pénis de monsieur qu’on va le placer, c’est à lui de s’en préoccuper ? Je crois que ça nous ramène à une conception procréative du sexe, je m’explique. En gros, c’est à la fille de gérer sa fertilité en prenant (ou pas) la pilule. Le monsieur est prié de gérer son éjaculation, s’il pouvait le faire dans un capuchon en latex, ce serait super, merci.

 

Alors oui, c’est sur eux qu’on va mettre la capote, tout ça mais de l’autre côté du pénis, y a quand même moi. Moi qui ne veux surtout pas me retrouver enceinte ni choper une MST. Donc je me sens concernée par la chose, quand même. Si je convie un jeune homme à passer chez moi en ayant une idée derrière la tête, c’est normal que j’ai des préservatifs, je ne vois pas comment je pourrais m’en foutre.

 

Bref, dans l’idéal, je trouve pas mal que les deux y pensent, le débat n’étant plus « capote ou pas » mais « les tiennes ou les miennes ? ». Je pense que chacun d’entre nous, homme ou femme, doit y penser. Ca évitera de se retrouver tout dépités quand, à l’heure de mettre le capuchon, on se rend compte que personne n’en a. 

 
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