C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Sexe et séduction

Hier soir, il y avait une émission fortement passionnante sur M6 sur les nouveaux comportements sexuels. Je ne vais pas encore m'énerver sur le caractère « nouveau » que l'on colle chaque année et ce depuis que j'ai l'âge de comprendre ce qu'est le sexe sur ces reportages, je me suis déjà exprimée longuement sur le sujet. Mais hier soir, je sais pas, je trouvais que tout ça avait quelque chose de pathétique.



Je n'ai pas regardé longtemps, ça m'a énervée. D'abord, il y avait les femmes « d'un certain âge » qui aimaient les petits jeunes, présentées comme des croqueuses d'hommes. La première accueillait plein de jeunes chez elle et dansait devant eux dans une indifférence hallucinante « les hommes sont captivés ». Tellement captivés qu'ils préfèrent boire et fumer entre eux et laisser la demoiselle exécuter une danse prétendue lascive mais que je qualifierais de... épileptique. Puis vient l'éternel reportage sur la bisexualité « je roule des pelles à une pote, je suis bi ! » ou l'éternel mais toujours drôlatique : « je fantasme sur Angelina Jolie, je suis bi ». Toute femme a un jour fantasmé sur Angie (moins maintenant, elle me fait peur), j'ai même fantasmé sur Shane de The L wolrd (qui ressemble à Jared Leto, vive mon lesbianisme refoulé, hein...), ça ne fait pas de moi une lesbienne, c'est bien plus compliqué que ça. Le reportage était suivi d'une interview de Maïa Mazaurette qui expliquait que : « si, si, plein de filles embrassent leurs copines pour draguer des mecs ». Comme je l'ai déjà dit, attraper un homme uniquement parce que j'embrasse une femme n'est guère flatteur. Et comme je concluais sur twitter : « Aujourd'hui, pour séduire les hommes, il faut prétendre coucher avec les femmes. Y a pas comme un paradoxe ? »



J'ai fini par zapper puis je me suis posée la question. Pourquoi ça m'énerve ? Par jalousie ? Ahahah, non, j'ai passé le stade où pour intéresser un homme, j'ai besoin de fouiller la bouche d'une autre fille, j'ai d'autres atouts. Je ne mets même plus ma sexualité en avant. D'abord ça leur fait peur mais surtout, j'ai autre chose à offrir. De toute façon, à trop en dire, on finit parfois par en inventer un peu, à se la jouer super open et à se retrouver un peu coincée quand la personne en face nous propose une pratique qui ne nous branche pas du tout. Bref, de façon générale, je ne suis pas qu'un vagin, merci bien. Donc ce n'est pas une réaction de jalousie, qu'est-ce ? Suis-je à ce point lassée d'entendre parler de sexe ? Ai-je à ce point pitié de ceux qui survendent leur sexualité pour masquer le vide abyssal de leur personnalité ? Suis-je donc en train de devenir vieille à l'esprit obtus voire coincée ? Est-ce que ça veut dire que bientôt, je vais me limiter à un missionnaire dans le noir à 22h37 les jeudis soirs ? Aaaaaaaaaah !



Et puis j'ai poursuivi ma réflexion et me suis rendue compte que le problème n'était pas de parler sexualité mais la façon de le faire. Je lis des blogs érotiques ou nouvelles sur des forums et certains, même s'ils racontent des faits, sont rédigés de façon si subtile et élégante que ça ne me fait pas cet effet d'étalage pour se rendre intéressant mais plus de partage. Les mots peuvent être crus, les actions violentes, les corps bondés, maltraités, c'est juste qu'il n'y a aucune vulgarité. Car c'est finalement ça qui m'énerve et que j'ai eu du mal à identifier : la vulgarité. On peut parler de sexe de façon légère et ludique, même de façon sérieuse mais autant j'apprécie chez certains, autant l'étalage exagéré verse dans la vulgarité et m'épuise. Autant j'aime la viande bien cuisinée, par exemple, autant le spectacle d'une boucherie avec carcasses qui pendent, de suite, ça m'attire moins.



Finalement, plus le temps passe et plus je me dis que la seule façon intéressante de parler de sexe, c'est d'éviter toute surenchère voire mythomanie. Parce que hier soir, la grande gigue blonde qui dansait en prétendant être une déesse de l'amour pour des hommes qui semblaient surtout s'intéresser à son appart (lieu où on peut boire et fumer tranquille tandis que la propriétaire remue n'importe comment), ben au fond, ça m'a fait de la peine.

Publié dans : Sexe et séduction
Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /2009 11:58

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Partons du principe qu'ici, en terme de beauté, je parle au sens large du terme, ça évitera d'entrée de jeu des commentaires désagréable sur une éventuelle prétention de ma part sur mon apparence physique. Ceci étant posé, attaquons l'article.

 



Pendant longtemps, j'ai rêvé d'être une beauté froide un peu à la Carole Bouquet ou Grace Kelly, ce genre de femmes mystérieuses qui semblent connaître les mystères de l'univers mais n'ont pas le droit de les partager et ça les rend un peu triste. Vous voyez l'idée ? Bref, je me rêvais de ces héroïnes sublimes et inatteignables, marchant avec fierté, le corps droit, le menton dressé tel un défi à ... à on ne sait pas trop qui. Mais force est de constater que je suis à des milliers de kilomètres de la beauté froide, je suis même précisément l'inverse : je suis une beauté chaude.

 



Qu'entends-je par beauté chaude ? Alors je ne parle pas en terme chromatique puisque justement, si on prend mes couleurs (peau blanche, yeux bleus, cheveux clairs), je suis plus dans le froid. Je parle plus de l'effet produit sur autrui : la beauté froide glace, la beauté chaude est plus chaleureuse. Prenons un exemple tout bête : Nina dans la rue. Prenons mardi par exemple. Mardi, j'étais légèrement à la bourre (j'ai du mal à me lever en ce moment) donc je fonce prendre le train, une première personne me demande un renseignement. Train pris, me voilà dans mon quartier, je marche vite, les écouteurs vissés aux oreilles. Et là, une dame d'un certain âge m'arrête « excusez-moi, mademoiselle, je vois bien que vous êtes pressée mais... ».  Ca, c'est à peu près mon quotidien : dès que je ne suis pas de mauvaise humeur, les gens viennent spontanément me demander des trucs, me parler... Je ne fais pas peur, je ne suis pas une beauté froide. C'est un fait.

 



Alors quelque part, c'est sympa que les gens vous prennent systématiquement à la bonne. Je fais rarement une mauvaise première impression parce que oui, j'ai l'air sympa et que j'ai une bonne bouille. Et je souris beaucoup aussi. Ca a des avantages certains, je m'intègre facilement dans n'importe quel groupe, les gens sont souvent gentils avec moi. Des fois un peu trop. Vu que j'ai dû intimider deux personnes dans toute ma vie entière (l'amoureux secret de ma meilleure amie du lycée qui n'osait pas lui parler car il avait peur de moi (bonjour l'excuse bidon) et un mec qui m'a dit que j'étais impressionnante car quand je rentre dans une pièce, je suis comme chez moi (mais je pense qu'il se foutait de ma gueule (c'est lourd toutes ces parenthèses (mais j'aime bien)))), les gens viennent spontanément m'adresser la parole... y compris les hommes qui en veulent à ma vertu. Oui je me fais draguer et relativement souvent mais normal : je ne fais pas peur aux hommes.

 



 Je n'ai donc rien en commun avec la beauté froide mystérieuse. Ce n'est pas un drame non plus. Certaines me diront même qu'être une beauté froide, c'est pas si drôle quand on n'est pas actrice, que les gens nous prennent d'abord en grippe en pensant qu'on se la pète alors que pas du tout et que ça fait 3 ans qu'un homme ne les a pas draguées. Pas faux. De toute façon, j'ai jamais voulu être actrice. Par contre, il va vraiment falloir que j'apprenne par cœur un plan de Paris, ça m'évitera de donner des mauvaises directions quand je veux vraiment aider les gens mais que j'ai confondu des rues.

 



NB préventif : le SIDA, c'est mal, tu sais que c'est un peu ma marotte, mettre des préservatifs et tutti quanti. Et en plus, le SIDA est hyper moche, comme tu pourras le constater ici. Il a même des lèvres en forme de vagin.

 

NB informatif : Pour ceux qui ont raté la fête des mères (bouh, pas bien !), une petite boutique de bijoux bien sympa.


NB : Non, plus rien, j'ai fini.

Publié dans : Sexe et séduction
Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 12:21

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Il y a presque 4 ans, j'avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m'ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n'appréciaient pas qu'on les apprécie à leur juste valeur. T'en fais pas, gars, vu comme tu m'insultes,  c'est normal que je n'ai aucune envie de te connaître. Donc j'avais dit ça. Depuis, j'ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j'ai totalement changé d'avis. Les connards ne m'attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu'il va le trouver puisqu'il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu'il raconte sa vie sans l'avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n'ai trouvé aucun attrait à Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j'adore mon personnage mais je n'aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c'est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C'est un des ressorts de la série, d'ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c'est là que j'ai réalisé : je n'aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m'épuise.



Les connards, j'ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m'en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J'ai trois explications :


- Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n'existe alors t'es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu'il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n'est pas réciproque, d'insister pour qu'il ait le plaisir de te jeter méchamment.


- Parce que le connard est faible.  Il n'a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n'a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l'Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu'il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu'on s'ennuie un peu... beaucoup.


- Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d'autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c'était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n'êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez d'ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d'avoir daigné partager un lit avec vous. Et c'est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu'il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu'un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.



Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s'en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d'attente, c'est à consommer de suite parce que le connard n'attend pas. Or ce qui m'excite, moi, c'est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m'ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu'une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.



Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

Publié dans : Sexe et séduction
Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 12:05

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Récemment, j'ai découvert un peu accidentellement via Facebook qu'un garçon pour qui j'avais une certaine estime avait mélangé son sexe avec une fille que je qualifierais de « hystérique avec un feu perpétuel au cul ». Cliniquement, c'est ce qui doit correspondre à nymphomane mais je ne suis pas psy donc je sais pas... Quoi qu'il en soit, quand j'ai vu ça, ça m'a un peu déçue, je me dis qu'il tombait bien bas.



Puis j'ai réfléchi et me suis dit que non, on ne pouvait pas être limité à qui on couche ou plutôt, on a tous droit à nos erreurs de casting. Prenons ce cas précis dont je parle, imaginons que le garçon s'appelle Charles et la fille Succube. C'est pas très joli mais j'ai préféré éviter de choisir un vrai prénom pour ne pas froisser mes lectrices qui pourraient penser que je sous entends que toutes les filles portant leur prénom sont des nymphos. Donc pourquoi Charles s'est compromis avec Succube ? Peut-être par attrait du sexe facile, de la réputation sulfureuse de la fille car c'est bien connu, plus une fille se tape de mec, meilleure elle est au lit (ahahah !). Peut-être Charles n'avait-il pas vu de femme nue en vrai depuis longtemps et que quand on a très faim, on n'est pas très regardant sur la nourriture. Peut-être tout simplement que Charles ne connaissait pas la triste réputation de Succube et qu'elle lui a fait croire qu'elle était une fille douce, aimante et pas du tout hystérique.  Voilà : difficile donc de savoir le pourquoi du comment et à la limite, ça ne me regarde pas. Je vous parle de Charles et de Succube mais j'ai vu la même chose entre une fille que j'estime intelligente que nous appellerons Bénédicte et son amant que nous appellerons Poney, suite à la réputation qu'il se plaît à entretenir (je vous laisse deviner laquelle, ça n'a aucun rapport avec l'haleine, bien sûr). Qu'est-ce qu'elle fout avec ce type ? Mystèèèèèèèèèère.



Mais soyons honnête jusqu'au bout. Si j'étais tous les hommes avec qui j'ai couché, je ne serais pas forcément quelqu'un de bien, ça dépend qui on regarde. Des amants bien (au niveau humain, je ne parle pas de performance), j'en ai connu quelques uns, ils gardent d'ailleurs une belle place dans mon cœur (c'était la minute neuneu, veuillez m'excuser). Mais des connards, j'en ai eu aussi une foultitude, bien trop même à y penser. Il y a eu plusieurs types de connards, je ferais deux catégories :

- les connards non identifiés, que je prenais pour des mecs bien et le lendemain, tu découvres qu'ils t'ont effacée/bloquée de MSN ou que leur ex, en fait, c'est toujours leur actuelle ou qui ne te donnent plus de nouvelle le jour où tu leur expliques que, non, tu n'as aucune envie de coucher avec une de tes copines et lui pour lui faire plaisir. D'ailleurs, suis-je vraiment anormale de ne pas avoir envie de coucher avec mes amies ? Mes copines, je les adore mais de leur caresser leurs corps nus avec mes doigts, ma langue... de les voir prendre du plaisir... Heu, ça me fait limite l'effet d'un inceste en fait.  Puis si un mec veut un plan à 3, je ne vois pas pourquoi je devrais me taper le boulot de trouver la 3e personne.

-  les connards parfaitement identifiés mais quand on a faim, on a faim. Même si après s'être tapé son connard, on se sent un peu sale et surtout totalement nulle, comme après avoir avalé un menu maxi giant au McDo alors qu'on est censée être au régime : sur le coup, c'est bon mais après, c'est un peu la honte.



Alors oui, je n'ai pas couché qu'avec des gentlemen et parfois en parfaite connaissance de cause. Est-ce que ça fait de moi une moins bonne personne ? Parfois à mes yeux le lendemain mais c'est tout. Sûr que je mérite mieux mais en attendant ce mieux, j'ai aussi le droit de m'amuser un peu. De toute façon, ça ne regarde que moi et personne n'a à être au courant. Parce que quitte à coucher avec des connards, je préfère que mes contacts Facebook ne soient pas au courant...

Publié dans : Sexe et séduction
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 11:07

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Les hommes sont parfois des êtres étranges. Les femmes aussi, évidemment mais nous sommes toujours dans le cadre de la semaine du sexe et je n'ai jamais couché avec une femme donc on les exclut de l'article, vous pourrez en parler en comms, messieurs, si vous voulez.



Donc, les hommes, je disais. Parfois, je suis étonnée par le sens de l'à propos et leur délicatesse à des moments où ce n'est pas le moment. Prenons par exemple un garçon que nous appellerons Thierry. Suite à une partie de jambes en l'air, le jeune homme me recontacte sur MSN et ça donne en gros :

Lui : Tu vas bien ?

Moi : Oui

Lui : On baise ?

Moi : Non, pas le temps.

Bon y avait plus de chair quand même mais en gros, lui était chaud bouillant, moi froide crevée. Oui, mon nouveau boulot est TRES prenant (mais je ne me plains pas, j'aime bien). Donc la conversation alternant les « et tu deviens quoi ? On baise ? », j'ai multiplié les non, il était clair que je n'étais pas dans le trip et là, attention : « c'était bien la dernière fois, tu [fffffffff] drôlement bien, on sent bien que c'est ton truc ». Bon, je vais me pincer le haut du nez là. Oui, le monsieur voulait me faire un compliment mais ce genre de déclaration, hors contexte torride, je sais pas pourquoi mais ça ne me flatte pas plus que ça. Voire pas du tout, en fait.



Autre cas, je discute avec un mec hautement hot sur MSN mais il est important de signaler qu'au début, le mec ne sait pas à quoi je ressemble. Il veut me voir là de suite à tout prix mais je refuse. Non que j'ai pas envie de le voir mais je suis en indisponibilité technique et pour pousser le vice, je lui explique même que pas de bol,  mes règles avaient en plus 15 jours de retard (nouveau boulot = stress quand même = mon corps me le fait payer). Je suis d'un glamour quand je m'y mets... Et là, le mec insiste pour qu'on se voit, « non, j'ai mes règles, c'est dégueu, pas agréable, laisse tomber » et il me sort : « j'ai envie de toi ». Rappelons qu'il n'avait pas vu ma tête et que je discourais sur mes règles depuis 10 bonnes minutes. Alors soit ce mec est un vampire, soit il a pas vu de femme à poil depuis une éternité. Pourtant, au vu de sa photo , c'est un magnifique lot. Mais bon, tout ça pour dire que là encore, le « j'ai envie de toi » ne m'a pas flatté une demi nano seconde.  



Mais pourquoi ils nous disent parfois ce genre de choses ? Autant dans le feu de l'action, ça ne me gêne pas du tout parce que voilà, c'est le contexte donc là ok. Quoi que faut pas que ça fasse « dans les films pornos que je regarde, le mec dit « han t'aimes ça, salope ! » donc je vais dire pareil » parce qu'au mieux, je vais exploser de rire, au pire, je vais me demander sur quel tocard je suis encore tombé. Faut que ça soit naturel et si vous ne dites rien, personne ne vous en voudra (comme si c'était le moment de faire des discours). Mais là, dans une conversation pas du tout hot, c'est juste... incongru. J'ai des talents de [ffffff] ? Ouais bah cool, ravie que ça t'ait plu mais je me serais passée de cette déclaration. J'avais bien remarqué que ça t'avais plu, j'étais là, aussi...



Alors j'imagine qu'il existe aussi nombre de filles qui ratent les moments X et vous sortent de nulle part des « haaaaaaaaan, j'ai envie de ta grosse queue toute dure, là » alors que vous étiez en train de lui raconter que vous aviez eu quelques soucis sur un dossier... J'en suis même absolument persuadée, en fait.



Alors mesdames, messieurs, soyons des êtres de bon goût : ce genre de phrases,  on apprend à les sortir au moment adéquat parce que sinon, ça me donne juste envie de dire : « T'as qu'à le dire que t'en as rien à foutre de ce que je raconte. » Puis je ne trouve pas ça hyper respectueux. Si je dis non, ce n'est pas pour me faire désirer et faire mon effarouchée, c'est juste que j'ai pas envie parce que je suis fatiguée ou en pleine marée rouge (ahem) donc merci de changer de sujet.


Non mais...

Publié dans : Sexe et séduction
Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 11:27

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