Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Sur ce blog

Les vacances des vingtenaires
Recommandé par des Influenceurs
Chronique cinéma
Recommandé par des Influenceurs

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs
Bienvenue en chômagie
Recommandé par des Influenceurs

Newsletter

Inscription à la newsletter

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Dimanche 9 septembre 2007
En ce moment, vous l’aurez remarqué, les nouveaux livres pullulent dans les rayons de nos librairies : c’est septembre, c’est normal. Hé oui, c’est la rentrée littéraire, on sort vite plein plein de livres pour qu’ils puissent postuler aux divers concours littéraire. Sauf que trop de choix tue le choix.
 

brune.jpg

Discussion hier soir sur MSN avec sieur Lucas, on est d’accord pour dire que les nouveaux romans sont de moins en moins bonne qualité, on nous sort tellement de trucs qu’on se demande comment certains ont réussi à se faire publier. Mon Technikart de septembre m’explique déjà pourquoi certains (mauvais) romans ne seront pas descendus par la critique. Comme vous le savez, les journalistes sont des écrivains frustrés qui ont tous un manuscrit qui traîne dans les tiroirs. Donc il ne faut pas se mettre certains éditeurs à dos, sinon, ça va faire mal. Entre les fils de, les cousins, neveux, amants ou maîtresses, on arrive vite à une liste ubuesque de nouveaux romans. Et moi, je me demande ce qu’on y gagne là-dedans.

 

Y a 15 jours, j’ai lu « L’amour dure 3 ans » de Begbeider, un pote qui ne l’aime pas du tout m’a demandé ce que j’en pensais, je lui ai répondu : « Ben, je le trouve assez marrant, curieusement, mais ça ne vaut pas plus qu’un blog ». Je ne remets pas en cause l’écriture blog mais celle-ci est brute, sans fioriture, en général. On écrit comme ça sort avec un minimum de syntaxe pour que ça ait du sens mais c’est pas travaillé.

 

J’avoue que cette espèce d’euphorie littéraire me déprime un peu. Ca me donne plus envie d’acheter. Pourtant, je suis une grande bibliophage, je lis beaucoup, aidée par plus d’une heure de transports en commun par jour. Mais là, je regarde la foule de nouveaux titres et j’ai envie de dire stop. La quantité est très souvent l’ennemie de la qualité, c’est pas nouveau, les éditeurs préfèrent sortir un max d’ouvrages de qualité moyenne pour tenter de décrocher un prix plutôt que d’en sortir un seul bon et tout miser dessus. Evidemment, on me répondra que c’est normal de pas mettre les œufs dans le même panier mais quand je vois le prix des nouveaux livres pas encore en poche (15 euros en moyenne), moi, ça me saoule un peu. Et puis quand j’arrive dans une librairie et que je vois ce défilé de nouveaux titres, je suis blasée. Ah, des bons titres, percutants et tout, il y en a mais qu’il y a-t-il derrière cette phrase choc, cet alignement de mots percutants ? Combien de livres n’ont pour seul trait de génie le titre, justement ? Sans parler des modes littéraires ! Au printemps, on a je ne sais combien de livres qui sont sortis sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, un titre ou deux sur Chirac aussi. Les éditeurs avaient parfaitement conscience que ces livres étaient du fast food de la littérature : vite lus, vite consommés, aucun espoir de rester dans les annales. Qui achètera un bouquin de ce genre dans un an ? Je pense que pas mal d’écrits de la rentrée littéraire sont condamnés au même destin : on sait qu’ils ne resteront pas dans les annales mais profitons de la pub que ça va engendrer pour se faire un peu de tune.

 

Du coup, aujourd’hui, on est tous potentiellement des écrivains. Il suffit d’avoir une plume à peu près efficace pour publier un ouvrage. Après, est-ce qu’il sera vendu, c’est une autre histoire. Après, évidemment, avoir un lien de famille avec quelqu’un de connu, ça aide. Par exemple Mazarine Pingeot. Je sais pas si vous avez déjà lu la prose de la demoiselle, moi, j’avoue m’être arrêtée à une chronique ou deux dans Elle. Bon, autant vous dire que Mazarine, elle connaît plein de mots très compliqués et tout et qu’elle en met partout dans ses phrases. Du coup, ça n’a plus aucun sens mais bon, c’est une philosophe, aussi, faut comprendre, ces gens ne savent pas faire simple. Mais bon, Mazarine Pingeot ne serait pas la fille de, je pense que ses gribouillis seraient restés au fond d’un tiroir.

 

Evidemment, c’est le jeu, c’est dans tous les métiers pareils, y compris les moins show bizz et paillettes. Mais bon, moi, je réagis en temps que lectrice, j’aime pas trop qu’on me prenne pour une vache à lait. J’avoue que rien ne m’énerve plus que de lire un roman que je n’aime pas, me forcer à la finir, des fois que les 10 dernières pages sauveraient le reste. Du coup, un roman que j’aurais lu en même pas une semaine, je mets 3 semaines à le terminer, j’achète un paquet de magazines pour avoir quelque chose à lire dans le métro à la place de ce roman de merde. Bon, d’un autre côté, vu que je n’achète plus que des poches recommandés par mes amis, je fais des économies mais je trouve que ce manque d’exigence dans la production littéraire nuit carrément au genre. Des romans légers comme des bulles de champagne, il en faut clairement, j’aime ça aussi, mais qu’on les range dans les collections exprès. Ne donnons pas des lettres de noblesse à une feuille de chou.

Dimanche 2 septembre 2007
Ouvrons un programme télé au hasard. Oui, peu importe le titre du magazine, le programme est toujours le même, hein ! Que voit-on ? Des séries, des tas de séries, encore et toujours des séries. Il y en a tellement que même Technikart a sorti un numéro spécial séries pour l’été.
 

brune.jpg

Quel est l’intérêt des séries ? Une histoire qui s’étale sur tout un tas d’épisodes, ça peut durer longtemps, une dizaine d’années et même ne jamais s’arrêter (genre les feux de l’amour ou amour, gloire et beauté, ça a commencé, j’étais même pas née). Le but des créateurs est de capter le spectateur suffisamment longtemps pour que la série soit reconduite à la fin de la saison, l’idée est même de foutre un super suspense au dernier épisode de la saison pour qu’on ait envie de voir le premier de la suivante.

 

Bref, les séries, il en existe de toutes sortes : comiques, dramatiques (dans tous les sens du terme), fantastiques, policières… Chaque spectateur peut faire son choix. Il y a quelques temps, j’étais assez sériphage, regardant Urgences, Lost, X-files, Six feet under et Friends, bien sûr. Mais tous les soirs, je peux pas être devant ma télé à mater un nouvel épisode. D’abord parce que j’ai aussi une vie sociale, ensuite, pas de chance, j’ai pas eu la télé pendant 15 jours grâce à ma connasse de freebox et enfin parce que des fois, j’ai pas envie de regarder la télé. Donc séries tous les soirs, arrive rapidement un moment où je rate un épisode et même deux puisqu’en général, ça marche par paire. Du coup, aujourd’hui, je suis has been. J’ai vu un demi-épisode de Heroes, j’ai raté les dernières saisons de Desperate Housewives et Lost, jamais vu 24 heures ni les Sopranos, je continue à regarder Urgences (mais j’ai raté des épisodes dont les derniers) et à ne pas aimer Grey’s Anatomy et Docteur House. Le premier parce que c’est gnangnan, le second parce que sur une saison d’une vingtaine d’épisodes, on a 20 fois le même. Après, je suppose que j’en oublie mais c’est pas grave. Grâce à Technikart, j’ai des supers spoilers qui me brûlent le clavier. Bon, j’en balance un demi : deux survivants de Lost sont frères et sœurs.

 

Mais laissons là ma consommation de séries pour revenir au genre en lui-même. Ce que je reproche souvent aux séries, c’est de ne pas savoir s’arrêter à temps. J’aime très rarement les derniers épisodes, genre Friends, X-files, Buffy, Sex and the city…D’autres partent très vite en vrille genre les 4400 ou Six feet under. D’autres ne sont pas reprogrammées dont soit on n’a jamais la fin (John Doe dont l’intérêt majeur étaient les fesses nues de Dominic Purcell dans le générique) ou on bidouille un téléfilm merdique pour balancer une pseudo explication comme le Caméléon. Je me souviens avoir vu ce téléfilm de fin avec mon cher Guillaume 1er, à l’époque, on était atterrés. C’est ça, la fin ? Ben, ça pue. Les scénaristes essaient parfois de rattraper le coup. Genre Dallas. A un moment, ça vire au n’importe quoi, Bobby meurt (en fait, l’acteur voulait se casser) mais il faut le réintégrer dans le scénario. Parfois, on sort la botte du sosie mais là, non, ils ont fait fort, très très fort : ils ont raconté que tout ça n’était dû qu’à un délire de Pamela (la femme de Bobby) plongée dans le coma. Unbelievable ! Des fois, je me dis que ce serait plus simple de fixer un nombre donné d’épisodes (et donc de saison) comme ça, on n’allonge pas la sauce indéfiniment, ce qui pousse toujours les scénaristes à trahir l’esprit du début. Quand on voit le n’importe quoi de Lost, par moment, j’ai peur, très peur. Pareil pour Desperate Housewives : vous trouvez normal que tous les psychopathes de la Terre habitent tous dans la même rue, vous ? Autant j’ai bien aimé la saison 1 de la série (j’ai pas vu la 2nde donc, je peux rien dire), autant cette série a potentiellement tous les ingrédients pour se casser la gueule : est-ce une série comique ? Dramatique ? « sociétaire » ? Policière ? Finalement, ce n’est ni plus ni moins qu’un Melrose Place plus glamour, moins trash, moins « tiens, j’ai pas encore couché avec la locataire du 6b, il est temps de m’en occuper ». Si, si, je vous jure : des gens qui vivent dans la même rue (même immeuble) qui s’aiment, se quittent, avec du drame, des rires, des secrets, des crimes, des fois. On a même recyclé deux acteurs de cette série dont la fin était bien pourrie, aussi.

 

Bref, la frontière entre une bonne et une mauvaise série est bien ténue et elle peut très facilement se franchir. Mais s’il arrive qu’une bonne série devienne merdique, une mauvaise série s’améliore très rarement. Maintenant, est-on condamné à ne plus voir que des séries à la télé au détriment de films ou n’est-ce qu’un phénomène de mode ? Quand on voit qu’aujourd’hui, les stars de série deviennent plus célèbres que les acteurs de cinéma, on peut légitimement se poser des questions. Mais à force de proposer 150 séries chaque année, le public va forcément devenir de plus en plus exigeant et pas mal mourront d’elles-mêmes très rapidement. Ce qui mettra sans nul doute fin au phénomène.

Jeudi 2 août 2007

Dimanche, levée dès l’aube pour prendre mon train, j’erre dans le point Relais de la gare Montparnasse. Ma mission : m’acheter un ou plusieurs magazines pour mon voyage en train. Difficulté : élevée, j’ai pris le train 15 jours plus tôt et j’ai déjà lu Cosmo, Biba et Glamour. Non parce que les autres féminins ne me plaisent pas : entre les « on a 20 ans, on pète plus haut que notre cul » et les « déjà 35 ans, les gosses à amener à l’école et la ménopause qui approche », mon cœur balance. Alors que je m’étais faite à l’idée de pas lire de féminin dans le train, j’avise une photo d’Angelina Jolie en train de manger une pomme. Le numéro 1 de Sensuelle vient de sortir, voyons ça.


finjuin005BIS.jpg

 

En ce moment, c’est la grande mode des journaux féminins branchés sexe. Après S’Toys, voici donc Sensuelle. Bon, les deux n’ont pas forcément grand chose à voir. Je regrettais que S’Toys ne soit finalement qu’un long publireportage pour chambre69, Sensuelle offre du contenu, même si Soft Paris investit la place : pub, reportage sur une soirée Sex toys, même une chronique d’Anne Charlotte, la chef de Soft. On retrouve également l’incontournable Nathalie, directrice du site piment rose. Mais après, résumer Sensuelle à une collection d’articles de blog serait une grave erreur, allons plus loin.

 

Pour le numéro 1, faut voir à pas se rater, on propose donc les sujets qui tapent fort. Alors que dans le numéro 1 de H for men, on avait le « être un bon coup, gagner plus et mincir », là, c’est « soirée sex toys, Angelina Jolie et cunnilingus ». Le magazine se revendique bi mais très franchement, c’est un peu usurpé car rien ne parle de lesbianisme. L’article sur le cunnilingus parle essentiellement d’une pratique entre un homme qui lèche et une femme qui reçoit (l’inverse, ça s’appelle une fellation), à la soirée Sex toys, il n’y a manifestement que des hétéros et l’icône lesbienne Jolie a totalement perdu de son côté Rock n’ roll. En fait, on lit l’interview et on la trouve bien chiante Angie. Et on parle même de son mari kétrobo. Pas très lesbien, tout ça. Mais bon, ça viendra peut-être au numéro 2, le côté bi, ne désespérons pas. Côté sexologues, on retrouve l’incontournable Catherine Solano mais j’avoue que je l’aime bien elle. C’était la sexologue d’une émission de M6 sur le sexe (émission globalement très mignonne) et elle était bien friponne Catherine, elle répondait des trucs un peu à double sens en se marrant sous cape. Ne manque que Jean-Pierre Leleu, l’incontournable sexologue des féminins mais là, c’est plus l’idée des femmes qui parlent aux femmes même si des témoignages de mecs sont intégrés à l’article sur le cunni. Je dirais que là, c’est la grosse bonne idée du magazine : faire aussi parler les hommes sur notre sexualité. C’est vrai ça, comment les mecs vivent le cunni ? Même je dirais qu’il faudrait intégrer plus les hommes dans ce magazine. Là, ça en ferait un incontournable.

 

Parce que globalement, je trouve que Sensuelle n’amène rien de plus, c’est un peu la compil des sujets sexe des différents féminins. Genre la soirée sex toys, c’est lu et relu, je vois pas bien la nouveauté. Les femmes ont des sex toys ? Diantre, elle est où la révélation ? Bien entendu, ce n’est qu’un numéro 1, je vais attendre le 2, voire le 3 pour donner un avis. Les femmes qui prennent la parole sur leur sexualité, faut arrêter de présenter ça comme une nouveauté. Je crois que pour que Sensuelle soit plus original, il doit donner plus la parole aux hommes… et aux lesbiennes ! On peut pas se prétendre bi alors qu’on ne parle à aucun moment de lesbianisme, y compris dans un article sur le cunnilingus. Par contre, il y a deux plans où le journal doit à tout prix rectifier le tir. D’abord la maquette. La couverture n’est pas du tout attirante, trop de blanc, trop plate. Franchement, je n’aurais pas lu mes féminins fétiches, je ne l’aurais même pas vu. Trop sinistre. De la même façon, gros truc rédhibitoire : les fautes d’orthographe. Sur un blog, déjà, ça peut m’agacer mais je comprends, on se relit pas toujours mais dans un magazine, non, non et non. Normalement, on paie des gens pour corriger les fautes. Mention spéciale à Bénédicte Crabouillet qui nous en fait quasi une par phrase dans sa chronique de fin. Du genre « qui a toujours rêvée d’un homme à la maison […] ? » (tournure un peu bizarre et un seul e à rêvé), « les partisantes du PQ » (le mot exact est partisane), « vous pouvez toujours l’appelez Harry » (on a déjà conjugué le pouvez, laissons l’appeler à l’infinitif). Je suis certes exigeante sur ce point mais là, avouez que c’est quand même gros. Surtout dans le cadre d’un magazine.

 

Bref, j’achèterai le numéro 2 pour voir mais je suis pas vraiment convaincue par la pertinence de Sensuelle pour le moment. Mais laissons lui le temps de rectifier un peu le tir et de s’imposer dans les kiosques. Ou pas.


EDIT : Réponse de Mélanie Courtois
la rédactrice en chef de Sensuelle dont j'ai parlé récemment, j'estime qu'il est de mon devoir de le publier (elle est d'accord ! )

"Bonjour,

J'ai lu avec attention le message que vous avez laissé sur votre blog et les commentaires concernant le magazine Sensuelle et je voudrais apporter quelques précisions.
Sensuelle n'est pas bi dans le sens "pour les lesbiennes". J'ai écrit dans l'édito Sensuelle est bi (n'y voyez-là aucun parti pris éditorial) alors oui je fais des fautes d'orthographe, c'est un gros point faible mais quand je dis cela ça veut dire bimestriel (tous les deux mois) et quand je rajoute aucun parti pris éditorial, cela veut justement dire que ce n'est pas spécialement pour les bisexuels.
Deuxièmement, c'est vrai qu'il y a énormément de fautes d'orthographe et que cela doit être particulièrement agaçant. Mais il faut savoir que nous n'avons pas de groupe derrière nous, qu'à 25 ans j'ai pris de gros risques en faisant un emprunt à la banque, que nous sommes toutes bénévoles, que si je suis à plein temps sur le magazine (bénévolement), mes amies travaillent ailleurs à plein temps et font cela pendant leur temps libre. Ca n'excuse rien, mais malheureusement les journées ne font pas 36 heures et nous avons travaillé comme des folles et il y a eu tellement de trucs à régler que malheureusement, la deuxième relecture est passée à la trappe. J'espère que pour le numéro 2, le problème sera résolu. Et comme cela arrive à beaucoup de personnes, on ne voit pas toujours ses propres fautes à force de relire son texte, on le connaît par coeur et on ne voit plus rien.
Concernant la maquette de la couv, je suis entièrement d'accord et on va rectifier le tir sur le numéro 2.
Voilà, je voulais juste préciser que nous n'étions pas bi au sens où¹ vous l'entendiez, sinon vous auriez été déçue (encore!) au numéro 2.
Et que deuxièmement quand on a 100 fois moins de budget que cosmo ou Marie Claire, ba oui ça peut pas être parfait.
En tout cas, tout commentaire permet d'avancer.
Merci d'en avoir parlé.
Cordialement,
Mélanie Courtois"

Je pense en effet que ces précisions sont importantes, ça explique pas mal de choses.

Dimanche 22 juillet 2007
Le dimanche, c’est culture donc aujourd’hui, redonnons ses lettres de noblesse à ce traditionnel article qui tombe parfois dans la facilité et le stupre. Vendredi, j’ai pris ma fidèle  Vicky sous le bras et nous voici au théâtre du Petit Gymnase, billets en main, pour voir le nouvel artiste à la mode, Max Boublil.

brune.jpg


Il faut avouer qu’il y a encore 15 jours, je savais pas qui c’était puis on a eu un chat avec lui sur la plate-forme ado et là, je me suis bien marrée même si certaines réponses étaient borderline pour les gosses. Oui, nos petits, faut pas leur parler sexe, ils sont purs, ils sont innocents, ils pensent que leur zizi, il ne sert qu’à faire pipi. Donc je me dis « tiens, si j’allais voir son spectacle ? ». Donc, c’est parti avec Vicky on prend nos places pour vendredi, avant dernier soir du show. 20h, on se met donc en bout de la longue queue mais finalement, nous très fortes, nous voici au second rang. Un gars arrive, plutôt brun et mignon, avec de faux airs de Titoff, je trouve. Le comique, pas l’acteur porno ! Jean, t-shirt noir et converses, portable… Un vrai djeunz, quoi. D’ailleurs, selon son skyblog, il a 21 ans. Précoce, le petit !

Bon, je ne vais pas vous raconter le spectacle parce que c’est drôle et qu’il vaut mieux aller le voir que le lire sur mon blog. Max a une sacrée pêche, il saute dans tous les sens, il joue avec son public (sur qui il postillonne joyeusement). Nous, on est au 2ème rang donc potentiellement exposées. D’ailleurs, je me prends une affiche quand je rigole à un moment et que je suis la seule… Pas ma faute si je suis super bon public. Mais en fait, le sketch c’était à la fin du spectacle. Attention, c’est parti pour le côté langue de pute. Au premier rang, juste devant nous, 3 demoiselles très très excitées par Max genre on en fait des caisses pour se faire remarquer. Oui parce qu’il faut savoir qu’à la fin, le jeune homme fait monter une fille sur scène et on sent qu’elles veulent à tout prix être l’élue. Pas de chance, c’est pas l’une d’elles et j’ai un peu envie de me marrer. Les nanas passent à la vitesse supérieure genre elles montrent qu’elles ont les paroles de la chanson qui tourne sur le net, "Tu vas prendre", elles allument leur briquet pendant le refrain, standing ovation en fin de spectacle… Heureusement, on était à l’étroit, elles ont pas pu enlever leur string pour le jeter sur scène. Une fois le rideau retombé, c’est parti pour une partie de « je dreame ma vie en blue », les nanas ont décidé de l’attendre à la sortie pour l’interviewer. Rien que ça… Mais j’ai pas vu si elles ont réussi ou pas, je suis un peu dégoûtée, ça m’amusait, moi.


Mais revenons en à Max Boublil. Comment devient-on comique à la mode à 21 ans quand on est hétérosexuel (donc on couche pas avec Laurent Ruquier) et qu’on vient pas de la té-ci (donc pas bon pour le Jamel Comedy’s Club) ? Ben, on utilise la même voie que Kamini et Lily Allen, on envoie sa chanson sur le net et avec de la chance, on se fait repérer. Donc voici Max à l’affiche sur Daily Motion et sur tous les plateaux télés et radio. Ça marche tellement bien que les maisons de disques créent de faux artistes « trouvés sur le net » genre
Mange du Kebab, lancé sur le net genre « c’est des mecs qui bossent dans un Kebab du XVIIIe, ils ont fait une chanson pour de rire ». Sauf que sur le site Internet,  y a pas l’adresse dudit Kebab et quand on voit qui est le propriétaire de l’URL, surprise, c’est EMI records. D’ailleurs, on a reçu le CD 2 titres au boulot. Donc, voilà, ça marche sur le net et le voici tout partout, son spectacle est pris d’assaut. Bon, c’est cool pour lui surtout qu’il me fait pas mal rire donc je peux pas dire que c’est pas mérité mais ce côté mouton de panurge médiatique m’épate toujours un peu. Surtout que ça va tellement vite sur le net que la star du jour peut être oubliée le lendemain.

Mais Max, il est sympa, il est taquin, c’est le genre de one man show que j’aime bien. Pas de temps morts, du  jeu avec le public, des sketches peut-être un peu « faciles » sur les sujets abordés (flics, meetic, Plus belle la vie…) mais bon, on peut faire des sketches bien pourris sur des sujets qui font marrer tout le monde. N’empêche que ça me motive pour écrire d’autres sketches. Pit-être qu’un jour, moi aussi, je serai en haut de l’affiche de daily motion. En tout cas, Max repart en tournée en octobre et je vous le conseille. Vous pouvez me croire, je suis pas payée par Max ou par quelqu’un d’autre, j’ai juste bien rigolé et ça fait toujours du bien !

En bonus, le clip de la chanson « tu vas prendre »

Dimanche 15 juillet 2007

Il y a des jours comme ça, où je me pose des questions cons. Aujourd’hui, réfléchissons ensemble sur la mode car j’ai l’impression que depuis quelques années, on ne fait plus que ressortir les vieilles fripes du carton pour les remettre à la une. Aucune innovation, aucune audace… Bref, les modeux ne servent-ils plus aujourd’hui qu’à nous dire quelle fringue ressortir ?

 brune.jpg

J’avoue ne pas suivre la mode. En général, pour la connaître, je rentre dans un magasin et je regarde ce qu’il y a. Par exemple, cet hiver, je rentre dans une boutique et c’est un déluge de gris, de noir et d’aubergine. Quelle déprime. Je n’ai rien contre ces couleurs là, je mets même très (trop) souvent du noir mais j’aime bien avoir un peu de pétard aussi. Cet été, c’est plus flashy, youpi ! Sauf que le jaune fluo et le vert pelouse, je peux pas en mettre, ça ne me va pas du tout au teint. Ca peut me servir à la limite si je veux pas aller bosser genre « regarde ma tête, ça se voit que je suis malade ». De la même façon, j’aime pas les slims ou les leggins, même si, dixit ma sœur « ohlala, tes jambes sont tellement blanches que j’ai cru que tu avais mis des leggins ». Mais c’est la mode d’être blanche, non ?

 

Bon, bref, je ne suis pas une modeuse et j’avoue que je m’en fous. J’ai pas forcément les moyens d’avoir un dressing avec tout ce qui est à la mode et ce qui ne l’est plus mais qu’on garde parce que ça reviendra. Puis je pense être assez grande pour décider de ce que j’ai envie de porter ou pas. J’achète ce que j’aime, pas ce qui se porte pour être in. Mais il n’en reste pas moins que j’ai souvent l’impression que la mode est une vaste blague et que l’innovation est absente depuis quelques années. Tiens, si on remettait à jour les sixties, seventies, eighties, nineties… La mode des années 2000 est-elle condamnée à ne piocher que dans ce qui a été fait à la fin du XXe siècle ? Le délire et l’originalité ne sont-ils réservés qu’aux défilés ? Ce robes psychédéliques immettables ne sont-elles faites que pour dire qu’on fait des défilés avec plein de gens prout-prout ? On est loin des tenues des films de SF.

 

Au-delà de ça, je me demande sincèrement à quoi sert la mode. A part de marqueur social, je vois pas. Oui parce que, soyons honnêtes, nous n’avons pas tous les moyens d’être une parfaite fashionista. Non parce que la pochette léop    ard Dolce & Gabbana, je veux bien la trimballer en soirée mais à 1770 euros, je vais devoir la voler puisque mon salaire net est inférieur à ça (mon salaire brut aussi d’ailleurs). Heureusement, pas de panique, pour les fashionistas (j’aime bien ce mot) fauchées ou, pire, pauvres, on peut désormais louer des sacs trop chers sur sacdeluxe.fr, environ 20 euros les 15 jours, youhou ! Parfois, j’ai l’impression que la mode n’est ni plus ni moins que l’illustration de la théorie de Bourdieu sur le bon goût : ce sont les normes bourgeoises qui dictent ce qui est beau ou pas. Les fringues Jenifer ou Gemo, c’est moche. Mais pas mal de gens n’ont pas forcément les moyens d’aller s’habiller ailleurs. L’habiller plouc n’est pas forcément un choix. C’est d’ailleurs pour ça que je supporte pas les connards et connasses qui se moquent des fringues cheap des autres. File leur ton porte monnaie, je suis sûre qu’elles s’habilleront de suite mieux.

 

Pour ma part, je ne cours pas après les marques, je m’habille dans les magasins genre H&M, Promod ou Etam et je n’en éprouve pas la moindre honte (ni fierté). Je suis classique dans ma façon de m’habiller et je me sens bien comme ça. Bien sûr, je crève d’envie d’avoir suffisamment de tune pour faire une razzia chez des Filles à la Vanille ou Copain copines car j’adore leurs fringues assez décalées, que je rêve de robes très Marilyn avec un grand chapeau et des lunettes pour me la jouer star. Mais pour le moment, je ne gagne pas des milles et des cents même si mon salaire est tout à fait correct, surtout pour un début. D’un autre côté, il est vrai que quand il me reste de l’argent à la fin du mois, je le dépense beaucoup plus (et même trop) facilement au rayon librairie de la FNAC que chez Zara ou dans des boutiques créateurs. Est-ce que ça fait de moi une personne à ne pas fréquenter publiquement ? Qu’on n’invite pas aux soirées parce qu’elle a trois trains de retard sur la mode ? Mmmm, j’avoue que ceux qui font leur liste d’invités en fonction de ceux que disent John Galliano, Jean-Paul Gauthier, Donatella Versace (mouarfff !) et consort, ils peuvent ne pas m’inviter, ce sera un service à me rendre !

 

La prochaine fois, je vous expliquerai qu’être ringard, c’est in. Sortez vos tongs en plastiques et shorts à fleurs !

 
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus