C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
(Note pour toi, nouveau lecteur ou toi, ancien lecteur inattentif : cet article est une fiction, la scène suivante n'est jamais arrivée.)
La semaine dernière, lors d'un abordage en toute finesse sur un trottoir, j'ai attrapé le numéro de téléphone d'un gars plutôt pas mal. Après un échange standard de coups de fil, nous voici à la concorde pour un rendez-vous « balade in Paris ». Hé oui, j'ai joué la provinciale paumée, il va falloir assumer et jouer les niaises à coup de « oh » et de « ah ».
Bon, il est à l'heure, bon point. Un homme motivé à l'idée de conclure avec une fille est ponctuel (ou à peu près, la ponctualité est un sport à Paris). On chemine joyeusement dans le parc des tuileries en se demandant quoi de neuf depuis la dernière fois, on parle de nos boulots respectifs.
« Tu fais quoi ?
- Responsable de communautés.
- ...
- Non, je travaille pas dans une secte ».
Ce qui est bien avec mon métier, c'est que ça fait toujours son effet quand tu donnes l'intitulé, les gens te regardent toujours un poil effrayés. Bref, après les échanges d'usage, ça devient laborieux.
« C'est agréable.
- Oui, il fait beau aujourd'hui.
- Ouais.
- ...
-...
-... »
Un ange passe et il a ramené tous ses potes. Des fois, dans ces cas là, j'aimerais réellement qu'un ange passe, ça ferait un sujet de conversation, au moins.
« Et sinon, tu fais du sport ? »
Aïe, la question qui fâche. J'hésite à lui parler de ma drague sportive mais je vais me contenter de lui expliquer que je me suis ruinée le poignet en roller mais dès que je peux, je retourne à la piscine puis à la salle de sport où j'ai pris un abonnement. J'ai bien compris que je choperai pas là-bas mais au prix de la salle, faut rentabiliser, hein. Et là, il me parle de sa passion pour le foot, le sport ultra national qui ne m'a jamais réellement passionnée, même si je fais des efforts. Et là, le garçon, taquin, me demande « c'est quoi ton équipe préférée ?
- Oh moi, le foot... Et toi ?
- Devine ! ».
Et là, je prie l'escouade d'anges qui nous escorte de ne pas parler à un fan acharné des fois que je me plante d'équipe. Non mais c'est vrai, si le mec, c'est un ultra de Boulogne et que je réponds l'OM, je sens que je vais rigoler. De l'autre côté, les ultras de Boulogne, je suis pas sûre d'avoir envie de les fréquenter, je sais pas pourquoi... On n'a pas le même humour. Bon, allez on se lance « Heu... l'OL ? ». Bon, je me suis trompée mais ça le fait rire, c'est donc pas un ultra, il n'aime même pas le PSG. Mais voilà, maintenant qu'on a joué au devine-mon-équipe-de-foot-préférée, nous revoici dans nos grands silences contemplatifs.
On s'arrête à un café. Peut-être qu'il n'arrive pas à marcher et parler en même temps ? Assis, il n'est pas plus bavard. Bon, on va s'entraîner à touiller le café. Comme c'est passionnant. Bien, là, il est temps de trouver une bonne excuse pour fuir. Il est mignon mais il n'y a aucun feeling entre nous, c'est un fait. Hop, je lui raconte que je dois voir ma sœur pour dîner chez elle. « On se rappelle », me dit-il. Je prends ça pour une façon polie de dire « toi et moi, ça le fait pas du tout, tu le sais, je le sais, on va arrêter le massacre ». Je lui tape la bise et je file fissa chez moi. En trajet, je reçois un sms : « super l'après-midi avec toi, j'espère qu'on remettra vite ça ». Je ne comprendrai jamais les hommes.
(Je rappelle à mon lectorat et surtout à ceux qui tomberaient ici pour la première fois que cette série est une joyeuse fiction. Actuellement, le seul homme dont j'aurais besoin, c'est d'un kiné).

Recommandé par des Influenceurs
Le smirting, qu'est-ce que c'est ? C'est la drague entre fumeurs sur le trottoir devant les bars, c'est donc une pratique très 2008. N'ayant pas réussi à verrouiller une cible dans le bar, je vais aller m'en griller une petite sur le trottoir ne sait-on jamais.
Etape 1 : oublier son briquet. Ben oui, c'est super bateau mais c'est toujours la meilleure façon d'entamer la conversation sans en avoir l'air. Me voici donc dehors. Erreur tactique numéro 1 : il fait froid donc j'ai ma doudoune d'hiver, je ressemble plus à Mme Michelin qu'à Carmen Electra. Mais bon, la veste en jean, là, c'est pas possible, je vous rappelle qu'il a neigé y a une semaine. Ah tiens, y a un mec pas mal là mais il est avec quelques potes, je tente ou pas ? De toute façon, faut bien que je demande du feu, j'en ai pas. Allez, à trois, je me lance.
Etape 2 : voix de velours et grand sourire. « Bonsoir, est-ce que je pourrais vous demander du feu, s'il vous plaît ? Merci ! ». Là, le truc, c'est de pas lâcher la proie et enchaîner de façon intelligente. Alors je pourrais faire remarquer qu'il fait froid mais ils sont pas cons, ils ont dû remarquer tous seuls. Puis ça donne de suite l'image de la nana creuse, c'est pas topissime. On va pas non plus commencer de suite par un sujet politique ou artistique, ça va leur faire peur. Non mais imaginez une petite nana cachée dans sa doudoune qui vous demande du feu et fait : « ouais et alors, le passage de la flamme olympique à Paris, vous en avez pensé quoi ? » ou encore mieux « et alors, t'as voté pour quoi aux dernières présidentielles ? », non, non, non, je vais passer pour une tarée. Surtout que j'ai tendance à avoir des opinions et à les défendre avec de grands moulinés de bras. Bon, on va tenter le bateau : « vous connaissez ce bar, vous le fréquentez souvent ? ». Tarte powaaaaaaa !
Etape 3 : Essayer d'attiser la conversation, toujours en laissant de côté les sujets qui fâchent. Alors deux hypothèses : les messieurs ne sont que de passage sur Paris alors il va falloir vanter les charmes de notre chère capitale. Soit ce sont des gars du coin et là, va falloir se la jouer provinciale benête (féminin de benêt) « Ouiiiiiiii, je viens d'arriver sur Paris et je connais pas trop, tu compreeeeeeeends, hihi ! ». Ben oui, le prince charmant est par définition serviable et il sera ravi de me faire découvrir la capitale, main dans la main, yeux dans les yeux, tout ça quoi. Hé oui la balade romantique, c'est peut-être cliché mais ça marche toujours. Les messieurs me répondent, ce sont des Parisiens alors jouons la carte de la provinciale, retrouvons notre accent toulousaing. Je leur demande quelques bonnes adresses, des endroits sympas pour se balader « les quais de Seine, le dimanche, c'est sympa, on peut faire du roller ! ». Ah ouais mais moi, le roller, c'est fini ! Je leur raconte ma mésaventure, ils rient. Homme qui rit, à moitié conquis. Ah, y en a un qui semble très motivé pour me faire visiter sa ville, cool. Je suis trop forte.
Je finis ma cigarette. Heureusement, si j'ai pas pris mon billet, j'avais pris mon portable pour noter son numéro, mouahahahah. Ainsi, la semaine prochaine, je draguerai en balade romantique à travers Paris.
(Hé, figure toi que cet article est une blagounette. En vrai, je cherche pas le prince charmant et je vais même plus au bar, en fait… J’ai la vie sociale d’une marmotte en plein hiver)

Recommandé par des Influenceurs
Après réflexion avec moi-même et avec toi, lecteur qui a plus de bon sens que moi, j’ai réglé le souci de ma compagnie, je débarque dans le bar avec deux copines maquées. Comme ça, à trois, on est pas assez nombreuse pour dissuader les charmeurs potentiels. Première mission : choisir une table en vue, histoire qu’on puisse un peu se faire remarquer. Ben oui, si on est dans un coin tout sombre, comment qu’un prince charmant pourrait me voir ? Bon, heureusement, une table sympa et en pleine lumière est libre, youpi.
Maintenant que nous sommes assises, va falloir choisir sa consommation. La bière, j’ai déjà expliqué que je n’aimais pas ça donc je vais prendre un cocktail plutôt mais là, va falloir pas trop se tromper. Je pourrais prendre du champagne mais ça fait pétassista… Un cocktail mais pas trop gros histoire de ne pas passer pour une alcoolique et pour ne pas parler trop fort après un verre. Déjà qu’avant, je suis pas toujours la plus discrète du monde. Oui, le but est certes de me faire repérer par un mec séduisant et tout mais si je parle comme une pocharde avec la conversation qui va avec (exemple, lundi soir : « ohlala, ce mec, je lui aurais trop bouffé le cul ! » pile quand le serveur se penche à notre table), je pense que je peux me griller pas mal de coup. Bon, votons pour un cosmo, même si ça fait tragiquement Sex and the city.
Maintenant que le décor est posé, travaillons nos attitudes. Rire mais pas glousser ou s’esclaffer, avoir des gestes gracieux, envoyer ses cheveux dans tous les sens mais pas trop quand même pour ne pas passer pour une pintade finie. Soyons raffinée. Je regarde autour de moi pour voir un peu ce qu’il y a de bien, histoire de commencer à échanger quelques regards avec un beau jeune homme. Il paraît que c’est toujours la femme qui initie le jeu de séduction alors j’initie, j’initie. Enfin, si je trouve une cible, sachant qu’en plus, ma myopie ne me permet pas d’être hyper sélective non plus, vu que j’y vois rien. Bon, aucune cible verrouillée pour le moment, on va boire un peu entre copines en attendant de nouveaux arrivants.
Evidemment, les gens arrivent mais je vois pas toujours leur tête et je suis obligée de demander l’avis de mes amies « il est bien, lui ? – Bof ! ». Ah mince, j’ai oublié un point capital dans mon choix d’amis : contrôler leur goût en matière de mecs. Je connais certes leur petit ami mais difficile de voir sur un mec si on a globalement les mêmes goûts. Non parce que s’il le faut, le mec « bof », moi, je l’aurais trouvé canonissime. Peut-être que c’était l’homme de ma vie mais suite à une différence de goût entre mes copines à bonne vue et moi, je l’ai laissé passer. Rah, faut penser à tout ! La prochaine fois, je leur montrerai les photos de tous mes exs officiels et officieux pour qu’elles situent un peu ce qu’il me faut. Enfin, pour ceux dont j’ai la photo. Et pas la photo de leur pénis même si avec certains, je pourrais passer pour une petite chanceuse. Donc voilà, je montre les photos et surtout celles des plus beaux de mes exs histoire d’être sûre qu’elles ont bien compris. Alors le brun ténébreux, oui, avec les yeux verts, oui. La taille, je m’en fiche mais faut qu’il soit un peu bien habillé, quand même. Genre avec un pantalon à sa taille.
Le bar se remplit et il y a de plus en plus de brouhaha. On est obligés de parler plus fort et les tables voisines (où viendra peut-être ma cible quand j’en aurai trouvé une) sont susceptibles d’entendre ce que l’on dit donc amenons la conversation aux sommets pour passer pour une fille intelligente. Paraît que c’est pas forcément une bonne idée mais moi, je préfère. Donc on y va « vous en pensez quoi du parcours de la flamme olympique à Paris ? ». Hop, parlons actu, Tibet, droit de l’homme… Sauf qu’inévitablement, la conversation dérape et on finit toujours par parler sexe et fanfreluches diverses et variées. Ok, c’est jouissif ce genre de conversation mais pour la séduction, je suis pas sûre…
Bon, il ne se passe rien dans le bar et j’ai des fourmis dans les pâtes. Il va falloir bouger. La semaine prochaine, je pratiquerai donc le smirting pour draguer.
(Je rappelle à mon lectorat que tout ceci n'est que fiction et qu'en vrai, je chasse pas le mâle)

Recommandé par des Influenceurs
Après être allée au pub et avant d'aller au bar cosy, je me pose un peu pour réfléchir à mon plan d'attaque. Et puis je dois prendre des médicaments pour pas avoir mal à mon entorse donc l'alcool, c'est le mal. Alors réfléchissons ensemble à cette angoissante question : qui prendre avec moi pour aller draguer.
J'ai déjà expliqué que ma sœur, ce n'était pas possible. Alors voyons ce que nous avons en rayon. Parce qu'aller dans un bar seule en soirée, ça pue trop la fille désespérée qui cherche un mec et c'est pas comme ça qu'on trouve quelqu'un de bien.
Option A : la copine célibataire
Dans un monde idéal, on se fait draguer par un groupe de mec du même nombre que nous et comme on est trop chanceuses, on se les partage sans se disputer, comme une évidence. Un peu comme dans Hélène et les garçons : elles sont 3, eux aussi, ils choisissent naturellement leur chacune et tout le monde est heureux. Mais dans la vraie vie, ça ne marche jamais comme ça. Alors, une cops célibataire, ok, mais une du type pas jolie qui me ferait pas de l'ombre. Ouais mais pas trop moche quand même sinon elle va tenir la chandelle toute la soirée et ça va pas être drôle. Et puis ce qui est un peu pénible avec la beauté, c'est que ça reste hyper subjectif...
Option B : la copine en couple
L'avantage, c'est qu'elle n'est pas en chasse mais là aussi, la liste des inconvénients n'est pas négligeable. Pour commencer la copine en couple ne va pas chercher à se dégoter une cible dans un bar et on se retrouve avec le syndrome chandelles option « merci de me faire passer une soirée de merde à parler avec un type pendant que je regarde les arbres pousser ». Note pour moi-même : toujours prévenir sa copine en couple qu'on veut sortir draguer, histoire qu'elle soit au courant de ce qu'il risque de se passer. De plus, il reste toujours la possibilité que ma cible la trouve plus séduisante elle que moi. Et puis l'inconvénient majeur avec la fille en couple, c'est que comme elle a trouvé chaussure à son pied, elle s'improvise chausseuse pour moi et décide de me trouver le mâle. Sauf qu'elle, elle est pas désespérée et élimine les prétendants à tour de bras. « Mais non arrête, il est pas beau », « t'as vu comme il est fringué ? », « j'aime pas comment il parle », « tu fais dans le babysitting maintenant ? », « laisse tomber, il reluque toutes les nanas qui vont aux toilettes ». Bref, c'est la garantie de ne pas trouver l'homme mais en plus d'avoir envie d'étriper une copine qui nous a cassé tous nos jouets.
Option C : le pote homo
Là, de prime abord, on est rassurée, aucun risque qu'il nous pique notre target et si tel est le cas, c'est que de toute façon, la target n'était pas pour nous, c'est mathématique. Mais ce n'est pas parfait non plus parce que ce serait pas drôle sinon. Premier souci : le pote homo est un homme donc ma target peut penser que c'est mon chéri et ne pas venir me draguer. Ou me prendre pour une salope si moi, je vais lui parler. Ou fantasmer sur un plan à 3 alors que c'est pas ce que je comptais lui proposer. Donc il faut prendre un homme gay de type très gay, justement. Mais voilà, il va falloir s'entendre sur le planning de la soirée car il risque d'y avoir conflit si vous voulez draguer tous les deux. Par expérience, je sais qu'il y a des hétéros dans les bars et boîtes homos mais ce ne sont vraiment pas les plus séduisants puisqu'ils vont là pour fuir la concurrence. Donc la question est : sort-on en milieu homo ou hétéro ? Parce que selon la réponse, l'un des deux va faire chandelle et j'ai déjà expliqué que ça n'était pas génial pour draguer dans ses conditions.
Conclusion : je sais pas encore qui je vais choisir pour aller draguer au bar la semaine prochaine mais ça va être compliqué, je sens.
La semaine dernière, je me suis rendue au Stade de France, le cœur gonflé d’espoir à l’idée de choper un beau supporter de rugby mais, manque de bol, autour de moi, que des familles et ma sœur. Cette fois-ci, je change mon fusil d’épaule. L’idée est la suivante : parmi les supporters de rugby, il y a toujours plusieurs mecs mignons, pile dans mon style. Or au stade, une fois le match commencé, tu ne peux pas te déplacer à ta guise surtout qu’au stade de France, il est un peu dur de scanner tout le monde pour verrouiller sa cible. Mais la chasseuse ne commet pas deux fois la même erreur. Cette fois, je prends sous le bras une amie fan de rugby et on va au pub.

L’avantage du pub, c’est que je peux atteindre qui je veux et le sujet est tout trouvé : le match. Comme j’ai fait un stage dans le journalisme rugby, je peux tenir une conversation sur le sujet sans passer pour une pauvre idiote. Et figure-toi qu’une nana qui s’intéresse au sport (pas forcément pour le pratiquer mais qui le regarde), ça fait toujours son petit effet. Le jour où je suis désespérée, je deviens une pro du foot. Bon, donc, arrivée au pub, c’est bondé, ça sent la bière.
« TU VEUX QUOIIIIIIIIIIIIIII ? » hurle ma copine.
Bon, alors, la bière, je fais impasse, j’ai horreur de ça. Bon, on va jouer la carte du coca light. Ça fait pas super ambiance mais je vais pas boire une boisson que je déteste quand même… Oui, quand je bois de la bière, j’ai l’impression que ça lessive l’estomac comme si j’avais bu la tasse à la piscine. Puis surtout, la bière me fait faire plus pipi que le coca et j’ai pas envie de rater l’amour parce que j’étais en train de faire la queue aux toilettes. Surtout que casser une discussion charmante par un « scuse, je vais faire pipi », ça vous casse un coup.
Donc me voici en train de siroter mon coca, essayant de discerner la tronche des messieurs vu que j’ai enlevé mes lunettes. Déjà, remercions la loi française, maintenant, y a plus de fumée donc je peux voir un tout petit peu mieux. Bon, alors, il y a un brun pas mal là bas, je demande confirmation à ma copine pour éviter d’être victime de ma myopie et je commence à envoyer les signaux conventionnels : regards appuyés, jeu de cheveux, sirotage du coca avec la paille d’un air mutin… Mais le problème, c’est que je peux envoyer tous les signes que je veux, le monsieur est absorbé par le match. Et en plus, on ne gagne même pas donc il a pas l’air super content.
Bon, tentative de plan B. L’idée : se placer le plus près possible de lui pour partager l’ivresse d’un essai, qu’on se saute joyeusement dans les bras pour fêter ça. Je traverse la foule en arrivant miraculeusement à ne pas renverser mon coca sur mon beau top. Ah, le coca, mince : faut que je le boive et vite parce qu’on ne saute pas de joie avec une boisson dans la main, surtout que ça constitue un rempart entre ma cible et moi. Ben oui, on prend pas dans les bras quelqu’un qui a un verre, c’est mathématique. Le problème, c’est que quand tu bois du coca cul sec, c’est que ça fait pleurer mais j’assume, je suis une grande fille. On dira que c’est l’émotion puis ça rend mes yeux brillants. Bon… Ah, on a bien choisi notre jour pour jouer comme des brelles, on marque pas un essai ! Quelques pénalités mais rien de transcendant.
Ok, puisque c’est ça, passons au plan C dit le plan « j’étale ma culture ». Le principe est simple : je prends ma copine qui connaît rien au rugby et je lui explique tout genre je suis trop une pro.
« ALORS TU VOIS, LA, Y A UN EN AVANT !
- C’EST QUOI ?
- C’EST QUAND LE JOUEUR PASSE LA BALLE VERS L’AVANT VERS UN AUTRE JOUEUR OU QU’IL LA RECUPERE ALORS QU’ELLE EST TOMBEE VERS L’AVANT.
- ET POURQUOI IL PEUT PAS ?
- PARCE QUE CE SONT LES REGLES, C’EST POUR QU’IL Y AIT PLUS DE SPECTACLE ! »
I’m so good. Même si en vrai, je vois pas bien ce qu’il se passe à l’écran (j’ai pas mes lunettes, j’ai dit) donc parfois, je vois pas trop pourquoi y a faute. Mais un pub n’étant pas le lieu le plus silencieux du monde, j’ai beau hurler, le beau gosse ne semble pas m’entendre (ou du moins m’écouter). Bon, tout va se jouer en 3e mi-temps.
Sauf que la France perd, une défaite amplement méritée. Et là, c’est soupe à la grimace, ma cible semble bien dégoûtée et commente la défaite avec son pote, sans même nous regarder. D’ailleurs, la pub se vide rapidement, les fans déçus préfèrent rentrer chez eux. Ai-je verrouillée la mauvaise cible ou n’était-ce tout simplement pas le lieu ? Puisque c’est ça, la semaine prochaine, je drague dans un bar moins bruyant et plus cosy.






