Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Sur ce blog

Les vacances des vingtenaires
Recommandé par des Influenceurs
Chronique cinéma
Recommandé par des Influenceurs

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs
Bienvenue en chômagie
Recommandé par des Influenceurs

Newsletter

Inscription à la newsletter

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...


Mardi 18 septembre 2007

Approchez, approchez, Mesdames et messieurs, voici le fameux wall of fuckin connards ! Sur ce mur vous trouverez inscrits tous les noms des connards qui ont traversé nos vies. Y êtes-vous ? A votre avis ?

 walloffuckin.jpg

En ce moment, c’est notre nouvelle expression avec Vicky : « lui, on peut officiellement le rajouter au wall of fuckin’ connard », un poil plus constructif que « tous des connards », vous en conviendrez. Ouais mais ça sert à quoi. A deux choses : à refermer le dossier « connard du jour » et à en parler à ses cops pour qu’elles confirment que monsieur est un connard qui mérite sa place sur le mur. C’est pas moi qui suis trop dure, c’est lui qui se comporte comme le pire des abrutis. Ouf !

 

Maintenant, la question que je me pose « doit-on dire au connard qu’il en est un ». Bah oui, le mec se conduit comme le pire des goujats mais si on lui dit pas qu’il le fait, il va peut-être pas capter à quel point son attitude le met en lice pour le titre de connard du mois. Voire de l’année. Ben ouais, si on part du principe que dit ne dit mot consent, si je dis rien, c’est que j’approuve son attitude. Du moins, je ne la désapprouve pas. Donc il faut se rebeller et leur dire ; « t’es juste un gros con ».

 

En général, je suis assez du genre « il ne vaut pas la peine que tu perdes 2 mn pour lui » parce que c’est souvent ce que je pense. Un connard ne mérite pas qu’une divine princesse comme moi ne perde encore plus de temps avec lui. Seulement, voilà, sait-il seulement qu’il est un connard ? Oui, la question paraît incongrue mais je la pose ! Imaginons le goujat type, pro de la bise post coïtale ou du on s’appelle (toujours post coïtal) suivi d’un silence assourdissant. Voire les 2 mais là, je sais pas si on peut cumuler. Ah si, on peut, maintenant que j’y pense, j’en ai croisé au moins un comme ça, du genre, je te baise, je te bise, je t’efface de MSN. Limite, ça me démange de donner son nom mais non, je l’ai déjà jeté par mail, restons classe, quand même. Donc revenons en à note fuckin’ connard qui a joué la carte de la bise post coït ou du silence radio. Si on lui dit rien, pour lui, c’est qu’il n’y a pas de problème. Ok, je t’ai baisée, c’est pas une raison pour s’embrasser pour se dire au revoir, c’est pas grave. Bon, t’étais juste un coup comme ça, tu vas pas non plus me faire une crise si je te rappelle pas. Ben si, justement, jeune homme. Il faut être classe de bout en bout, même pour un plan cul, histoire de ne pas gâcher le plaisir. Ben oui, quoi ! Quand on passe une douce nuit dans les bras d’un garçon charmant, ça fait chier qu’il se transforme en fuckin connard une fois le jour levé. C’est Cendrillon à l’envers en gros. Du coup, ça gâche les souvenirs, c’est très con. Oui parce qu’on peut aussi avoir un bon souvenir d’un one shot. Après, je demande pas la lune, juste être traitée avec le respect qui m’est dû. A la limite, tu veux pas me rappeler, tu le dis cash mais tu me promets pas de rester en contact si tu veux pas le faire.

 

Donc je me dis qu’il faut leur donner le bénéfice du doute : ils se rendent peut-être pas compte qu’ils ont mal agi, ils peuvent penser que tout était clair dès le départ et tout ça. Ouais, ok, je m’illusionne pas mal mais il ne faut jurer de rien. Donc je milite aujourd’hui pour éradiquer les comportements connards en les dénonçant, on peut même filer les noms entre nous, histoire que le connard soit arrêté dans son élan. Faudra un jour que je fasse la liste des comportements typiques du connard pour que plus personne ne se comporte de la sorte. Luttons camarades !

 

PS : Article déclinable en version féminine, vous pouvez, vous aussi, faire votre wall of fuckin’ connasses.

 

PS encore : Si tu t’amuses à regarder les prénoms de mon wall et que tu y reconnais le tien alors que je t’ai parlé hier soir sur MSN, c’est parce que c’est pas toi, en fait, le connard en question (oui, c’est un ps très privé, je pardon).

Jeudi 13 septembre 2007

Lecteur, lectrice, je dois te parler de quelque chose de grave… ou pas. En fait, pas grave du tout mais parlons en quand même parce que je l’ai décidé et que j’aime bien me la péter dictatrice. Donc aujourd’hui, je vais te parler de meetic (et consort, ça marche pour tous les sites de rencontre) et du comportement sélectif que ça engendre sur nous.

 brune.jpg

Meetic, tout le monde ou presque a déjà testé, pour rigoler ou pas, peu importe, chacun ses motivations. Après tout, c’est vrai que c’est pratique. On rentre de chez soi après une dure journée, on se connecte à un site et hop, on choisit notre futur prince charmant. Note déjà l’aspect supermarché du truc, on peut rentrer des critères hallucinants pour trouver THE mâle d’une nuit ou pour la vie. Tiens, en ce moment, je testerais bien le steward (on dit personnel aérien navigant) brun et bien bâti d’un mètre 90, entre 27 et 30 ans. Hop, je rentre mes critères et avec de la chance, j’aurai une réponse. Ou pas. Le problème, c’est qu’on en arrive à un niveau de sélection hallucinant qu’on n’aurait pas dans d’autres circonstances. Du coup, j’ai la sensation que trop de choix tue le choix.

 

Si je regarde mes stats perso, plein de gens ont visité ma fiche et plein ont flashé sur moi. Pourtant, dans les faits, j’ai pas rencontré énormément de mecs dessus et en plus, ceux que j’ai rencontré,une fois sur deux, c’est moi qui les ai contactés. Ouais sur meetic, je suis entreprenante mais faut être honnête : mes stats ont l’air de faire peur, trop de flashs, on se dit que je répondrai pas aux sollicitations. Non, je me la pète pas, pour une fille, c’est facile d’atteindre plusieurs centaines de flash. Bref, là n’est pas la question. Je regarde les messieurs qui me visitent, 80% du temps au moins, déjà, la photo ne me plaît pas, je zappe. Après, les autres critères ? Niveau d’études trop bas, boulot pourri, signe astro catastrophique (non, je déconne), il aime ça et pas moi, il a un chien, j’ai un chat… Bref, à l’arrivée, il ne reste personne. J’ai des critères à ce point débiles et hallucinants que j’ai failli ne jamais répondre à Gabriel quand j’ai vu qu’il habitait au fin fond de la grande couronne, trop chiant, me disais-je. Finalement, comme il était quand même mignon et qu’on a pas mal d’intérêts en commun, j’ai fini par le voir et bon, 3 mois après, on se fréquente encore (mais non, on n’est pas un couple), je suis à 30 minutes de chez lui grâce au RER, il a une voiture pour venir me voir, des fois. Même si c’est mieux chez lui parce qu’il a un vrai lit et que je dors trop bien dedans.

 

Quand je me suis rendue compte de ça, je me suis posée plusieurs questions. Bon, au départ, je me suis dit que le problème venait peut-être de moi, que je suis juste pas branchée par ce type de « séduction » et que le côté supermarché me blase mais j’en ai parlé avec Gab qui partage complètement mon avis. Il m’a expliqué un peu ses critères de sélection, je suis rassurée : soit on des 2 psychopathes, soit c’est normal. Mais surtout, ce qui me dérange, c’est qu’en fait, ça tue tout le charme de la séduction et du feeling. Imaginons que je marche dans la rue, lalala et que, pour une fois, je suis consciente de mon environnement. Là, je croise un jeune homme et on s’attire mutuellement. Bon, ok, ça n’arrive jamais mais on imagine, j’ai dit. Là, sur le coup, je me dis « hum, miam miam le jeune homme, allons prendre un café pour discuter ». Je ne sais rien de lui, de ses études, de son taf, de ce qu’il aime ou pas, de son signe astro, de savoir si le mariage est important pour lui ou pas…Au mieux, j’ai son prénom dans les premières minutes et peut-être son âge pas longtemps après et encore. Bon alors imaginons que ce jeune homme que nous appelleront, au hasard, Sawyer (j’ai vu la fin de la saison 3 de Lost lundi, cherchez pas) ait un bac tout court, à fond pour le mariage, qu’il ait un chien et surtout qu’il soit pas photogénique : sur meetic, je l’aurais laissé passer sans même bouger d’un poil. Alors que là, on discute et il est super intéressant Sawyer et que même que j’ai envie qu’il me présente son chien. Ceci n’étant en aucun cas une métaphore sexuelle.

 

Souvent, je pense aux hommes que j’ai connus dans ma vie et je me demande avec lesquels j’aurais vécu quelque chose si on s’était croisés sur meetic. Exit ceux qui ne vivent pas sur Paris donc ciao Guillaume 2 et Alex, pour ne citer qu’eux. Ceux qui n’ont pas un bac +. Ceux qui ne sont pas photogéniques… Ouais ben je sais pas trop qui serait resté à l’arrivée mais ça fait flipper quand même. D’ailleurs, pour l’anecdote, je suis sortie l’an dernier avec un mec qui avait une fiche meetic mais que j’ai pas du tout rencontré là et, forcément, par curiosité, je suis allée voir sa fiche. Force est d’admettre que sa fiche ne m’a pas émue du tout et si on s’était croisés là, il ne se serait rien passé et j’aurais raté un truc. Parce que ce mec là a une prestance naturelle assez remarquable (il a l’élégance innée, je trouve) et en plus, il masse divinement bien. Mais ça, personne ne le dit jamais sur sa fiche. Une autre fois, j’ai « collé un vent » à un mec (enfin, j’ai pas répondu à son mail quoi) que j’ai rencontré dans d’autres circonstances et là, ça a plus collé.

 

Bref, meetic rend trop difficile et trop con. Bien sûr, je ne limite pas mon champ des possibles à meetic, n’exagérons pas non plus. Je n’y cherche pas le futur père de mes enfants dessus, je suis même assez sceptique sur les chances de le trouver là. C’est plus un gadget quand je m’ennuie, vu que c’est gratuit pour moi, femme. Mais c’est vrai que quand je vois que sur 30 visiteurs reçus, aucun ne me plaît, ça me donne un peu le vertige et ça me déprime. Y a que des cas dans le camp des célibataires ? Non, juste que sur meetic, trop de choix a tué le choix.

Mardi 4 septembre 2007

Cher lecteur, rassure toi, je ne prends pas le voile pour rentrer au couvent, je ne vais pas dénigrer le sexe. On pourrait donc croire que mon titre est mensonger mais en fait non, que nenni. Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un sujet qui m’interpelle : pourquoi les mots désignant les organes génitaux sont-ils tous laids ? Déjà, génital, c’est pas top comme mot mais si on va dans les vagins, vulves, pénis, bites, là, ça fait carrément peur.

 brune.jpg

Scène fictive : je suis avec mon namoureux que nous appellerons Wenworth (ça faisait longtemps que je m’étais pas inventée un amoureux, hein !). Donc avec Wenworth, on décide de faire l’amour parce que ça fait du bien. Après un effeuillage rapide et efficace, il me glisse dans l’oreille un « suce-moi la bite ». Ben non, là, ça casse tout. Franchement, je n’aime pas ce mot, il m’écorche l’oreille. C’est pas de la pudibonderie mal placée, je le trouve phonétiquement laid. Et ses compagnons synonymes aussi. Pénis et verge, ça fait classe de biologie, par exemple. Vit, c’est démodé depuis Sade, bâton de berger, je me demande si quelqu’un l’utilise. A la limite, y a zizi qui est rigolo et enfantin mais un mec qui me dit « suce moi le zizi », je rigole trop pour faire quoi que ce soit. Tu veux pas que je te masse le cucul aussi ? Et quand t’auras fait ton rototo, tu feras un gros dodo. Côté fille, c’est pas forcément mieux avec vagin (c’est une déformation de machin ?), vulve, même clitoris, c’est pas hyper joli. Sans parler des mots vulgaires genre chatte ou, pire, con. Bon, déjà qu’on a pas de jolis mots, c’est pas la peine de faire le concours du plus moche. Et je vous passerai mes considérations sur sperme, cyprine, mouille, testicules, couilles, scrotum, rectum, anus, smegma (celui là, rien qu’à prononcer, on n’a plus envie)…

 

Il est difficile de parler joliment de sexe avec tout ça. Je m’interroge sur le manque de vocabulaire plaisant à l’oreille en matière de sexe : est-ce un sujet qui n’a jamais inspiré les poètes. Ben non, c’est pas ça, bien au contraire… Alors quoi ? Hé oui, le sexe, pour en parler poétiquement, faut utiliser la métaphore. Ne compara-t-on pas souvent le sexe féminin à un abricot, par exemple. C’est joli, ça, non ? J’espère que vous mangiez pas d’abricot, là. On a le mont de vénus, la lune, aussi, que de poésie ! Bon, là, pour les mecs, par contre, ça m’échappe mais sans doute parce que les femmes ont mis du temps à parler de ça. Mais je suis sûre que mes lecteurs adorés et très très cultivés vont me trouver des jolies métaphores pour le pénis. Et pas des qu’ils ont inventés y a 30 secondes parce que sinon, je peux en imaginer, moi aussi.

 

De fait, je me demande, est-ce typique de notre temps de parler de sexe en utilisant des termes simples, crus ou scientifiques ? Est-ce dû à une certaine démystification du sexe qui devient aujourd’hui un acte banal ? Appelons un chat un chat, une chatte une chatte, ne perdons pas de temps à imaginer des termes fleuris pour désigner nos organes génitaux (génitaux, c’est moche aussi). Aujourd’hui, nous constatons que parler de sexe de façon imagée est souvent vu comme une espèce de pudibonderie mal placée. Si tu dis bâton de plaisir, tu passes pour un coincé du cul. Tu dis bite, t’es wild, t’es libéré dans ta sexualité. Mais bite, c’est vraiment moche, sans déconner !

 

Bref, au risque de passer pour la prude de service, je n’utilise pas ces mots car ils sont bien laids et qu’ils me font plus rire qu’ils ne m’excitent. Ainsi, pour plagier ma chère Anne, je le dis haut et fort : « Ah non, pas ça dans ma bouche ! »


Vendredi 10 août 2007

Spécial kass-dédi au Kinder de Summer qui m’a fait l’illustration de cet article et l’a d’ailleurs inspiré.

Le sexe, tout le monde aime ça (ou presque), deux corps qui s’emboîtent l’un dans l’autre, que la nature est bien faite. Seulement, de nos jours, on pratique le safe sex et qui dit safe sex dit capote et on a connu franchement plus glamour. Mais une MST l’étant encore moins, on ne fait pas l’impasse. Donc monsieur jouit et éjacule dans un grand aaaaaaaaaaarghhhh libérateur et voilà, les corps s’apaisent et là, l’instant magique retombe à plat. Parce que le bout de plastique, là, il pend et il faudra bien l’enlever.


kinder-surprise-nina.jpg

Il y a fort longtemps, avant que Kinder ne soit Kinder (je parle du jeune homme, pas du chocolat), il avait eu une idée : pourquoi ne pas recycler les œufs de Kinder en réceptacle à capote usagée : juste à côté du lit, ça évite les déplacements. Je croyais donc que ça venait de là son surnom mais j’ai appris que non. J’avais trouvé l’idée marrante car en effet, rien ne brise plus la magie post coïtale de la capote. D’abord, à peine monsieur a-t-il joui qu’il se retire, des fois que la capote préfère rester en moi que sur lui. Ca m’est arrivé, une fois. M’étant levée précipitamment après le coït car Kenya faisait des bêtises, je me retrouve avec un étrange liquide sur les cuisses. Merde, ça sort d’où ? Et c’est quoi ce bout de plastique qui dépasse là ? Ah ok, j’ai embarqué la capote. Je m’excuse platement de ce passage totalement anti glam. Bref, monsieur se dépêche de sortir et se retrouve avec un bout de plastique visqueux au bout du pénis, je peux concevoir qu’il ait pas trop envie de garder ça. Dans mon appartement, il y a deux poubelles : dans le coin cuisine et dans la salle de bain. Même si je vis dans 27m², aucune poubelle à côté de mon lit, donc le monsieur est obligé de se lever pour la jeter. Oui parce que le côté capote usagée sur moquette, c’est encore pire, je crois. Donc monsieur se lève et jette sa capote. Et quand il revient, la magie est un peu brisée.

Il est vrai que des fois, je me prends à rêver d’être en couple juste pour pouvoir passer les tests VIH et ciao le préservatif. Non parce que j’aime pas que le mec se retire juste après mais surtout, la séparation des corps est désagréable à mon sens. Pour moi, le post-coït (et encore plus le post-orgasme) est un moment de plénitude que j’aime savourer pleinement. J’aime sentir nos cœurs et nos souffles reprendre des rythmes normaux, ce silence car il n’y a rien à dire, cette plénitude béate, les palpitations erratiques de notre corps qui vient de subir une émotion violente mais si bonne. Alors oui, je n’aime pas qu’il se retire, je n’aime pas que nos peaux se séparent. Bien sûr, ça m’évite de choper des saletés ou de subir un avortement tous les 3 mois (ou de me déglinguer à la pilule du lendemain) mais bon.

Alors, Kinder n’avait pas une mauvaise idée en essayant de pallier à ce problème même si les œufs Kinder, c’est un peu petit et en plus, j’ai pas mangé de Kinder Surprise depuis chais même pas quand. Les Ra7or s’étaient demandé y a quelques temps où cacher ses capotes (moi, j’ai une boite sous le lit, très pratique), moi, je me demande comment s’en débarrasser sans être obligé de quitter le nid de nos ébats ou de l’abandonner négligemment sur la table de nuit (beurk) en attendant. Alors certains me diront : une mini poubelle à côté du lit. Ah, comme je vous ai niqué vos commentaires, là ! Oui, ce serait un petit investissement utile. Mais attention, à vider très régulièrement… surtout en période de multi amants ou one shots, je ne pense pas qu’un monsieur apprécierait de trouver dans ma poubelle de lit une capote ne l’ayant pas orné.

Mardi 7 août 2007
En ce moment, c’est l’été, la saison des amours et des hormones au plafond donc je parle pas mal séduction et sexe et sentiments. Mais bon, maintenant que j’ai trouvé du boulot, je suis pas sûre que le sujet chômage me botte. J’y reviendrai un jour, don’t panic. En attendant, je soumets à votre avis sagace une nouvelle interrogation : à qui plaît-on ?

brune.jpg

Chacun a son style de personnes. Personnellement, si je fais un bilan de mes mecs passés, on retrouve régulièrement le brun entre 1m75 et 1m85 avec bouc, lunettes, yeux verts ou marrons et plutôt fin. C’est marrant, les filles complexent souvent sur leurs kilos en trop, les mecs, ce serait plutôt sur leurs kilos en moins. Bon, c’est le profil qui revient le plus souvent mais je suis sortie avec des mecs plus petits ou plus grands et certains un peu replets. Bref, il y a un profil qui revient souvent mais il n’est pas incontournable non plus. Mais si on sait qui nous plaît, n’est-on pas « condamné » (très entre guillemets) à ne plaire qu’à certaines personnes ? Après, les opposés s’attirent car qui se ressemblent s’assemblent. Bref, est-on attiré par le même style de personnes comme nous attirons à nous des profils toujours semblables ?

Si je regarde la liste de mes exs (amoureux ou amants), je constate qu’il n’y a pas vraiment d’unité : ils viennent de tous milieux, font toutes sortes de métiers, ont toutes sortes de diplômes, d’origines et même de religion. Accroche-toi pour trouver un portrait type là-dedans. Même si je ne garde que ceux avec qui j’ai été en couple (ou à peu près), je n’arrive toujours pas à dégager un profil vraiment type. Donc ma réflexion est vaine et fin de l’article ? Non, pas si sûr.

Je pense que notre éducation, les gens que l’on fréquente, le milieu où l’on évolue influe plus ou moins sur nos attirances amoureuses. Par exemple, moi, mon profil type, c’est un peu le mec ayant un bac+ (pas forcément beaucoup plus, hein), avec un côté intello (lunettes), plutôt issu de la middle class voire de la « bourgeoisie ». C'est-à-dire que le mec qui débarque de la té-ci avec sa casquette de traviole sur la tête et son jean au niveau des cuisses, ça, non, c’est pas du tout mon style. Déjà, le jean qui pend, ça casse tout. Quand j’étais en première année de fac, je m’étais assise par terre en attendant un cours quand arrive un ange : brun, mat, les yeux verts, les cheveux bouclés. La foudre commençait à traverser l’air quand j’ai remarqué le jean aux cuisses. Ben, l’ange, il m’attirait plus du tout. Il faut avouer que le style caï-ra rapeuse, hip-hopeuse et co, ce n’est pas mon style car ce ne sont pas mes références culturelles. J’ai grandi dans une petite ville de province (où y a des cités et des pas cools du tout, aussi) dans un établissement privé où je suis restée de la petite maternelle à la terminale. Alors autant vous dire que les caï-ra, c’était juste les mecs qu’on croisait en ville et qui nous sifflait des fois, rien de plus. Arrivée à la fac, j’ai un peu coloré mon entourage (oui, des gens de couleurs dans mon bahut privé, y en avait trois, je pense) mais toujours des gens au style plus BCBG que star du rap. Bon, je prends cet exemple mais le style casquette-marcel, c’est pas mon style non plus, ni la raie sur le côté. La question est : si j’étais née mettons dans la cité de ma ville natale et que j’étais allée dans l’école publique voisine, mes goûts en matière de mecs auraient-ils été les mêmes ? Je ne fais pas du déterminisme social à deux balles, attention. Ce n’est pas parce qu’on naît et grandit dans une cité HLM qu’on va forcément épouser le look rappeur. De même que c’est pas parce qu’on grandit dans un quartier résidentiel huppé qu’on ne jurera que par Lacoste et raie sur le côté, c’est aussi une question de personnalité et, sans doute, d’acceptation ou de rejet du milieu dans lequel on naît et on grandit. Mais là, je fais un article de blog, pas une thèse de sociologie ou psychologie donc forcément, je dois faire des raccourcis. Donc je renverse la question. Si nous avons un système de valeurs et de références qui nous fait aller plus vers un type de personne qu’un autre, nous-mêmes allons attirer un type de profil plutôt qu’un autre.

Il est vrai que si le style beau gosse de la cité ne m’attire pas, je pense que globalement, la réciproque est vraie. Bien sûr que, comme toutes les filles, je me suis fait siffler par les bandes de mecs qui traînent aux Halles, ça tient plus du jeu que de la réelle drague. Je pense que savoir à qui on plaît peut aussi être un atout dans le jeu de séduction. Je ne pense pas qu’il soit souhaitable de se transformer de tout au tout pour correspondre à notre cible, il faut admettre qu’on ne peut pas réellement plaire à tout le monde, c’est comme ça. De toute façon, si un mec est branché grande black, je vois pas bien ce que je pourrais faire pour correspondre à ses désirs : je pense pas que me tartiner la gueule au cirage et mettre des échasses soit un super argument vente pour séduire. Je pense même que ça peut faire peur. Et puis le cirage, c’est pas bon pour la peau. Seulement, évaluer dès le départ nos chances de plaire à un mec donné peut éviter de se faire des films et d’avoir à la fin le cœur brisé parce qu’on ne correspondait tout simplement pas à ce que monsieur aime. Des fois (souvent), ce n’est pas tant une question de physique que de personnalité : un mec beau aux idées fascisantes, c’est pas possible pour moi. De même que les mecs hyper prétentieux qui parlent très très fort de leur dernier coupé sport et co, je vais baîller en me demandant quand est-ce que cette foutue soirée se termine. Du coup, si moi, j’ai des critères, normal que le monsieur en face en ait aussi et qu’il ne trouve pas fascinant une nana assez girlie qui adore parler politique, relations internationales et relations entre les gens, qui se plaît à tout analyser et co.

Mais bon, à l’arrivée, si je vois qui me plaît, je sais toujours pas à qui je plais, moi.

 
Blog : Journal Intime sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus